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Robot Talk, épisode 153 : des robots inspirés de l'origami, avec Chenying Liu
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Robot Talk, épisode 153 : des robots inspirés de l'origami, avec Chenying Liu

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Chenying Liu, Junior Research Fellow et Associate Member of Faculty au Department of Engineering Science de l'Université d'Oxford, était l'invitée du 153e épisode du podcast Robot Talk pour présenter ses travaux sur l'intelligence physique incarnée (embodied physical intelligence). Sa recherche explore comment la forme physique d'un robot peut activement contribuer à la perception, au traitement de l'information, à la prise de décision et au mouvement, en s'inspirant notamment des principes géométriques de l'origami. L'épisode ne communique pas de métriques techniques précises, pas de charges utiles, de degrés de liberté ni de résultats expérimentaux chiffrés, ce qui le situe davantage dans la vulgarisation académique que dans l'annonce produit.

L'approche d'Oxford que défend Liu représente un contrepoids notable au paradigme dominant du tout-logiciel : plutôt que de déléguer l'intelligence uniquement aux modèles de fondation et aux VLA (Vision-Language-Action models), l'idée est d'intégrer la computation directement dans la géométrie et les matériaux du robot. Cette co-conception mécanique-contrôle promet des systèmes plus robustes et plus efficaces en énergie, particulièrement pertinents pour des environnements non structurés où les modèles sim-to-real peinent encore.

Ce courant de recherche, parfois appelé morphological computation ou soft robotics computationnelle, est actif dans plusieurs laboratoires mondiaux, MIT CSAIL, ETH Zurich, EPFL, ainsi qu'en France au CNRS LIRMM et à l'INRIA. Oxford se positionne ici via une chercheuse indépendante dont le programme, encore jeune, n'a pas encore de partenaires industriels publiquement annoncés. La prochaine étape naturelle serait une publication de résultats expérimentaux ou un prototype démontrant le gain d'autonomie promis par cette philosophie de conception.

Impact France/UE

Le CNRS LIRMM et l'INRIA sont cités comme acteurs du courant de computation morphologique, mais l'épisode de podcast n'a pas d'impact opérationnel direct sur l'écosystème français.

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Robot Talk, épisode 154 : la navigation visuelle chez les insectes et les robots, avec Andrew Philippides
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Robot Talk, épisode 154 : la navigation visuelle chez les insectes et les robots, avec Andrew Philippides

Andrew Philippides, professeur de biorobotique à l'Université du Sussex (Royaume-Uni), mène des travaux à l'intersection de la biologie expérimentale, de la robotique et du machine learning pour décoder les mécanismes de navigation visuelle chez les insectes sociaux. Co-directeur du Centre for Computational Neuroscience and Robotics et du programme doctoral be.AI (financé par le Leverhulme Trust), il étudie spécifiquement comment les fourmis et les abeilles parviennent à se repérer et à apprendre des trajectoires complexes avec un cerveau de quelques milliers de neurones seulement. L'enjeu pour la robotique mobile est direct : les algorithmes de navigation actuels (SLAM, odométrie visuelle) restent coûteux en calcul et fragiles face aux environnements non structurés. Les insectes, eux, résolvent ce problème avec une efficacité énergétique et computationnelle hors norme. Comprendre ces mécanismes permet de concevoir des algorithmes bioinspiré légers, potentiellement déployables sur des robots à ressources contraintes, drones miniatures, robots agricoles autonomes, robots d'inspection en milieu dégradé. Les travaux de Philippides s'inscrivent dans un courant de recherche en pleine expansion qui inclut des équipes comme celle d'Antoine Wystrach (CNRS Toulouse) sur la navigation des fourmis, ou les projets de robotique neuromorphique portés par Intel (Loihi) et l'Université de Zurich. Le groupe du Sussex collabore avec des biologistes comportementaux pour valider les modèles sur terrain réel, limitant ainsi le sim-to-real gap qui affecte nombre d'approches purement computationnelles. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'intégration de ces algorithmes dans des plateformes robotiques embarquées.

UELes travaux d'Antoine Wystrach au CNRS Toulouse sur la navigation des fourmis s'inscrivent directement dans ce courant de recherche bioinspiré, positionnant la France comme contributeur actif à la conception d'algorithmes de navigation légers pour drones agricoles et robots d'inspection.

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Robot Talk, épisode 159 : captation sensorielle et manipulation robotique, avec Maria Koskinopoulou
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Robot Talk, épisode 159 : captation sensorielle et manipulation robotique, avec Maria Koskinopoulou

Maria Koskinopoulou, maître de conférences en robotique et vision par ordinateur à l'université Heriot-Watt (Édimbourg), était l'invitée du 159e épisode du podcast Robot Talk animé par Claire Asher. Co-directrice de l'ARM²Lab (Autonomous Robotic Manipulation and Multi-Agent Systems Lab) au sein du National Robotarium britannique, aux côtés d'Ignacio Carlucho, elle y présente ses travaux sur la manipulation robotique autonome appliquée à la chirurgie, à l'industrie manufacturière et à des domaines émergents comme la robotique sous-marine et le tri de déchets. Ses projets sont financés par le UKRI (UK Research and Innovation) et des programmes européens, sans que des montants ou des échéances précises ne soient communiqués dans cet épisode. L'intérêt de ces travaux réside dans la convergence de plusieurs verrous technologiques : perception visuelle embarquée, interaction homme-robot, et apprentissage automatique appliqué à des environnements non structurés. La robotique chirurgicale et le tri autonome de déchets représentent deux cas d'usage où le gap sim-to-real reste un obstacle majeur, et où les approches multi-agents peuvent offrir une redondance opérationnelle pertinente pour les intégrateurs industriels. Le National Robotarium, inauguré en 2022 à Édimbourg avec un financement de 22,4 millions de livres sterling du gouvernement écossais et de Heriot-Watt University, positionne le Royaume-Uni comme acteur de premier plan en robotique appliquée post-Brexit. L'ARM²Lab s'inscrit dans un écosystème concurrentiel où des laboratoires comme le Dynamic Robot Systems Group d'Oxford ou le LIRMM en France travaillent sur des problématiques similaires. Cet épisode reste une présentation de recherche académique en cours, sans annonce de produit ni de déploiement commercial.

UELes travaux de l'ARM²Lab bénéficient de financements de programmes européens et s'inscrivent dans un écosystème de recherche en manipulation autonome que partagent des laboratoires français comme le LIRMM, sans déploiement commercial ni impact direct sur le marché européen.

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Des scientifiques de Harvard conçoivent des filaments imprimés en 3D inspirés des éléphants pour la robotique souple
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Des scientifiques de Harvard conçoivent des filaments imprimés en 3D inspirés des éléphants pour la robotique souple

Des chercheurs de la Harvard John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences (SEAS) et du Wyss Institute ont mis au point une méthode d'impression 3D permettant de fabriquer des muscles artificiels programmables directement à la conception. La technique, développée dans le laboratoire du Pr Jennifer Lewis, s'appuie sur une buse rotative extrudant simultanément deux matériaux distincts : un élastomère à cristaux liquides (LCE) dit "actif", qui se contracte physiquement sous l'effet de la chaleur, et un élastomère souple "passif" qui reste inerte. Cette extrusion en rotation génère une structure interne hélicoïdale dont le pas et l'angle déterminent à l'avance le comportement mécanique du filament une fois activé. Quand la température monte, la traction du LCE contre la résistance du matériau passif force le brin à se plier, se tordre ou s'enrouler selon la géométrie encodée à l'impression, sans assemblage ni post-traitement mécanique. Des prototypes fonctionnels ont été réalisés, notamment des filtres actifs thermos-sensibles et des pinces multi-objets capables d'attraper ou de relâcher des particules selon la position de l'élastomère actif dans la section. La miniaturisation est déjà engagée : des buses spéciales et des encres dédiées permettent de produire des filaments de 100 microns de diamètre. Les résultats sont publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. L'intérêt industriel de cette approche réside dans la programmabilité à la source : la trajectoire mécanique du filament est définie pendant l'impression, ce qui élimine les étapes d'assemblage multicouches typiques des actionneurs souples classiques. Pour les intégrateurs en robotique douce, cela signifie une réduction potentielle des cycles de fabrication et une montée en complexité fonctionnelle sans multiplication des composants. La capacité à passer d'un filament simple à un réseau architectural - grilles sinusoïdales, treillis expansibles ou contractiles - ouvre la voie à des préhenseurs reconfigurables pour la manipulation d'objets délicats, un segment où les solutions pneumatiques actuelles restent lourdes à déployer. La preuve que la morphologie active peut être encodée dans la microstructure du matériau lui-même, plutôt que pilotée par un système d'actionnement externe, valide une hypothèse centrale de la recherche en soft robotics. Les élastomères à cristaux liquides sont connus depuis plusieurs décennies mais leur intégration dans des process de fabrication reproductibles et scalables restait un verrou. Le laboratoire Lewis à Harvard travaille depuis plusieurs années sur l'impression multi-matériaux fonctionnelle, notamment pour des structures biomédicales et des électroniques souples. Dans le paysage concurrentiel, des équipes comme celles du MIT (CSAIL), de l'ETH Zurich et de start-ups telles qu'Otherlab ou Soft Robotics Inc. développent des actionneurs souples par voies pneumatiques ou câblées. L'approche Harvard se distingue par l'absence totale d'alimentation fluidique ou mécanique externe à l'activation thermique. Les développements annoncés visent à intégrer des canaux en métal liquide pour permettre l'actionnement électrique, et à produire des filaments injectables auto-bloquants pour des applications biomédicales. Aucun calendrier de commercialisation ni partenariat industriel n'a été communiqué à ce stade : il s'agit d'une preuve de concept publiée en amont d'éventuels pilotes.

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Vers l'intelligence des mains dextériques en robotique : un état de l'art
4arXiv cs.RO 

Vers l'intelligence des mains dextériques en robotique : un état de l'art

Une équipe de chercheurs a publié en mai 2026 sur arXiv (identifiant 2605.13925) une revue systématique de l'état de l'art des mains robotiques dextres, couvrant l'ensemble de la chaîne de recherche : mécanique et actionnement, perception tactile, méthodes de contrôle et d'apprentissage, jeux de données et protocoles d'évaluation. Le papier structuré en quatre axes examine les compromis fondamentaux entre capacité de force, compliance mécanique, bande passante de contrôle et complexité d'intégration. Il recense les principales architectures de transmission (câbles, tendons, engrenages), les modalités sensorielles embarquées (capteurs de force, peau artificielle, vision tactile type GelSight), et retrace l'évolution chronologique des paradigmes de contrôle : du contrôle impédanciel classique vers les approches par apprentissage par renforcement, imitation, et plus récemment les Visual-Language-Action models (VLA) appliqués à la manipulation en contact riche. L'intérêt principal de cette synthèse pour les équipes R&D et les intégrateurs industriels est qu'elle tente de résoudre un problème structurel du domaine : l'hétérogénéité des hypothèses expérimentales rend les comparaisons entre travaux quasi impossibles. Les auteurs pointent explicitement que les résultats publiés varient selon l'embodiment de la main, la configuration sensorielle, le type de tâche et le protocole d'évaluation retenu, ce qui obscurcit la trajectoire réelle du secteur. En consolidant datasets, pratiques de benchmarking et métriques d'évaluation dans un cadre commun, le survey fournit une grille de lecture pour juger si les progrès annoncés relèvent d'avancées méthodologiques réelles ou d'artefacts de setup. C'est particulièrement utile dans un contexte où les démos vidéo soigneusement sélectionnées et les claims "sim-to-real solved" se multiplient sans validation robuste sur des tâches industrielles répétables. Ce travail s'inscrit dans une vague de consolidation académique portée par l'essor des mains humanoïdes commerciales : Figure (main intégrée sur Figure 02 et 03), Tesla Optimus, Agility Robotics ou encore les systèmes de Sanctuary AI ont tous relancé l'intérêt pour la manipulation dextre après deux décennies de progrès limités post-DLR Hand et Shadow Hand. Côté recherche, les laboratoires Carnegie Mellon, Stanford, ETH Zurich et, en Europe, des acteurs comme Enchanted Tools (France) et des spin-offs universitaires allemands poussent des approches hybrides hardware-learning. Le survey identifie comme chantiers ouverts prioritaires : la généralisation hors distribution (objets inconnus, matériaux déformables), la robustesse sensorielle en conditions industrielles dégradées, et la co-optimisation hardware-software encore trop rare. Aucun calendrier de publication étendue n'est annoncé ; le preprint est disponible en accès libre sur arXiv.

UELe survey cite explicitement Enchanted Tools (France) et des spin-offs universitaires allemands comme acteurs actifs sur la manipulation dextre hybride hardware-learning, en faisant une ressource de référence directement pertinente pour les équipes R&D françaises du secteur.

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