
Robot Talk, épisode 159 : captation sensorielle et manipulation robotique, avec Maria Koskinopoulou
Maria Koskinopoulou, maître de conférences en robotique et vision par ordinateur à l'université Heriot-Watt (Édimbourg), était l'invitée du 159e épisode du podcast Robot Talk animé par Claire Asher. Co-directrice de l'ARM²Lab (Autonomous Robotic Manipulation and Multi-Agent Systems Lab) au sein du National Robotarium britannique, aux côtés d'Ignacio Carlucho, elle y présente ses travaux sur la manipulation robotique autonome appliquée à la chirurgie, à l'industrie manufacturière et à des domaines émergents comme la robotique sous-marine et le tri de déchets. Ses projets sont financés par le UKRI (UK Research and Innovation) et des programmes européens, sans que des montants ou des échéances précises ne soient communiqués dans cet épisode.
L'intérêt de ces travaux réside dans la convergence de plusieurs verrous technologiques : perception visuelle embarquée, interaction homme-robot, et apprentissage automatique appliqué à des environnements non structurés. La robotique chirurgicale et le tri autonome de déchets représentent deux cas d'usage où le gap sim-to-real reste un obstacle majeur, et où les approches multi-agents peuvent offrir une redondance opérationnelle pertinente pour les intégrateurs industriels.
Le National Robotarium, inauguré en 2022 à Édimbourg avec un financement de 22,4 millions de livres sterling du gouvernement écossais et de Heriot-Watt University, positionne le Royaume-Uni comme acteur de premier plan en robotique appliquée post-Brexit. L'ARM²Lab s'inscrit dans un écosystème concurrentiel où des laboratoires comme le Dynamic Robot Systems Group d'Oxford ou le LIRMM en France travaillent sur des problématiques similaires. Cet épisode reste une présentation de recherche académique en cours, sans annonce de produit ni de déploiement commercial.
Les travaux de l'ARM²Lab bénéficient de financements de programmes européens et s'inscrivent dans un écosystème de recherche en manipulation autonome que partagent des laboratoires français comme le LIRMM, sans déploiement commercial ni impact direct sur le marché européen.
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