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Robot Talk, épisode 154 : la navigation visuelle chez les insectes et les robots, avec Andrew Philippides
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Robot Talk, épisode 154 : la navigation visuelle chez les insectes et les robots, avec Andrew Philippides

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Andrew Philippides, professeur de biorobotique à l'Université du Sussex (Royaume-Uni), mène des travaux à l'intersection de la biologie expérimentale, de la robotique et du machine learning pour décoder les mécanismes de navigation visuelle chez les insectes sociaux. Co-directeur du Centre for Computational Neuroscience and Robotics et du programme doctoral be.AI (financé par le Leverhulme Trust), il étudie spécifiquement comment les fourmis et les abeilles parviennent à se repérer et à apprendre des trajectoires complexes avec un cerveau de quelques milliers de neurones seulement.

L'enjeu pour la robotique mobile est direct : les algorithmes de navigation actuels (SLAM, odométrie visuelle) restent coûteux en calcul et fragiles face aux environnements non structurés. Les insectes, eux, résolvent ce problème avec une efficacité énergétique et computationnelle hors norme. Comprendre ces mécanismes permet de concevoir des algorithmes bioinspiré légers, potentiellement déployables sur des robots à ressources contraintes, drones miniatures, robots agricoles autonomes, robots d'inspection en milieu dégradé.

Les travaux de Philippides s'inscrivent dans un courant de recherche en pleine expansion qui inclut des équipes comme celle d'Antoine Wystrach (CNRS Toulouse) sur la navigation des fourmis, ou les projets de robotique neuromorphique portés par Intel (Loihi) et l'Université de Zurich. Le groupe du Sussex collabore avec des biologistes comportementaux pour valider les modèles sur terrain réel, limitant ainsi le sim-to-real gap qui affecte nombre d'approches purement computationnelles. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'intégration de ces algorithmes dans des plateformes robotiques embarquées.

Impact France/UE

Les travaux d'Antoine Wystrach au CNRS Toulouse sur la navigation des fourmis s'inscrivent directement dans ce courant de recherche bioinspiré, positionnant la France comme contributeur actif à la conception d'algorithmes de navigation légers pour drones agricoles et robots d'inspection.

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Robot Talk, épisode 153 : des robots inspirés de l'origami, avec Chenying Liu
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Robot Talk, épisode 153 : des robots inspirés de l'origami, avec Chenying Liu

Chenying Liu, Junior Research Fellow et Associate Member of Faculty au Department of Engineering Science de l'Université d'Oxford, était l'invitée du 153e épisode du podcast Robot Talk pour présenter ses travaux sur l'intelligence physique incarnée (embodied physical intelligence). Sa recherche explore comment la forme physique d'un robot peut activement contribuer à la perception, au traitement de l'information, à la prise de décision et au mouvement, en s'inspirant notamment des principes géométriques de l'origami. L'épisode ne communique pas de métriques techniques précises, pas de charges utiles, de degrés de liberté ni de résultats expérimentaux chiffrés, ce qui le situe davantage dans la vulgarisation académique que dans l'annonce produit. L'approche d'Oxford que défend Liu représente un contrepoids notable au paradigme dominant du tout-logiciel : plutôt que de déléguer l'intelligence uniquement aux modèles de fondation et aux VLA (Vision-Language-Action models), l'idée est d'intégrer la computation directement dans la géométrie et les matériaux du robot. Cette co-conception mécanique-contrôle promet des systèmes plus robustes et plus efficaces en énergie, particulièrement pertinents pour des environnements non structurés où les modèles sim-to-real peinent encore. Ce courant de recherche, parfois appelé morphological computation ou soft robotics computationnelle, est actif dans plusieurs laboratoires mondiaux, MIT CSAIL, ETH Zurich, EPFL, ainsi qu'en France au CNRS LIRMM et à l'INRIA. Oxford se positionne ici via une chercheuse indépendante dont le programme, encore jeune, n'a pas encore de partenaires industriels publiquement annoncés. La prochaine étape naturelle serait une publication de résultats expérimentaux ou un prototype démontrant le gain d'autonomie promis par cette philosophie de conception.

UELe CNRS LIRMM et l'INRIA sont cités comme acteurs du courant de computation morphologique, mais l'épisode de podcast n'a pas d'impact opérationnel direct sur l'écosystème français.

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Robot Talk, épisode 159 : captation sensorielle et manipulation robotique, avec Maria Koskinopoulou
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Robot Talk, épisode 159 : captation sensorielle et manipulation robotique, avec Maria Koskinopoulou

Maria Koskinopoulou, maître de conférences en robotique et vision par ordinateur à l'université Heriot-Watt (Édimbourg), était l'invitée du 159e épisode du podcast Robot Talk animé par Claire Asher. Co-directrice de l'ARM²Lab (Autonomous Robotic Manipulation and Multi-Agent Systems Lab) au sein du National Robotarium britannique, aux côtés d'Ignacio Carlucho, elle y présente ses travaux sur la manipulation robotique autonome appliquée à la chirurgie, à l'industrie manufacturière et à des domaines émergents comme la robotique sous-marine et le tri de déchets. Ses projets sont financés par le UKRI (UK Research and Innovation) et des programmes européens, sans que des montants ou des échéances précises ne soient communiqués dans cet épisode. L'intérêt de ces travaux réside dans la convergence de plusieurs verrous technologiques : perception visuelle embarquée, interaction homme-robot, et apprentissage automatique appliqué à des environnements non structurés. La robotique chirurgicale et le tri autonome de déchets représentent deux cas d'usage où le gap sim-to-real reste un obstacle majeur, et où les approches multi-agents peuvent offrir une redondance opérationnelle pertinente pour les intégrateurs industriels. Le National Robotarium, inauguré en 2022 à Édimbourg avec un financement de 22,4 millions de livres sterling du gouvernement écossais et de Heriot-Watt University, positionne le Royaume-Uni comme acteur de premier plan en robotique appliquée post-Brexit. L'ARM²Lab s'inscrit dans un écosystème concurrentiel où des laboratoires comme le Dynamic Robot Systems Group d'Oxford ou le LIRMM en France travaillent sur des problématiques similaires. Cet épisode reste une présentation de recherche académique en cours, sans annonce de produit ni de déploiement commercial.

UELes travaux de l'ARM²Lab bénéficient de financements de programmes européens et s'inscrivent dans un écosystème de recherche en manipulation autonome que partagent des laboratoires français comme le LIRMM, sans déploiement commercial ni impact direct sur le marché européen.

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G2-Nav : cartes de coûts vision-langage ancrées et sécurisées pour la navigation sociale des robots
3arXiv cs.RO 

G2-Nav : cartes de coûts vision-langage ancrées et sécurisées pour la navigation sociale des robots

Des chercheurs présentent G2-Nav, un nouveau framework de navigation sociale pour robots mobiles, détaillé dans un article déposé sur arXiv (2607.16956v1). Plutôt que de laisser un modèle vision-langage (VLM) décider directement des trajectoires, comme le font les approches end-to-end existantes, G2-Nav traduit le raisonnement sémantique du VLM en une costmap vision-langage interprétable. Le modèle identifie les zones traversables et les agents sociaux à partir d'une perception en ensemble ouvert (open-set), puis cartographie ce contexte social sous forme de coûts exploitables par le planificateur. Pour renforcer la robustesse en conditions réelles, le VLM effectue aussi une vérification sémantique sur le suivi (tracking) en amont, et les auteurs ajoutent un contrôle de sécurité à haute fréquence destiné à compenser la latence du système avant la génération de trajectoire. Des expériences en environnement réel, selon les auteurs, montrent une navigation autonome sûre, efficace et socialement conforme dans des espaces non structurés. Le code source doit être publié ultérieurement. L'intérêt de ce travail tient à la faille qu'il cherche à combler entre deux approches jugées insuffisantes pour l'autonomie complète: les frameworks VLM end-to-end, qui produisent des décisions de planification difficiles à auditer et donc risquées à déployer, et les méthodes d'instruction-following, pensées pour suivre des consignes humaines plutôt que pour opérer de façon totalement autonome. En cantonnant le VLM à un rôle d'évaluation sémantique plutôt que de contrôle direct, G2-Nav vise une architecture plus traçable, un enjeu concret pour les intégrateurs et décideurs industriels qui doivent justifier la sécurité de robots évoluant parmi des humains, en entrepôt, en établissement de santé ou en espace public. Le garde-fou de sécurité haute fréquence répond en particulier à un angle mort fréquent des démonstrations VLM: la latence d'inférence, souvent ignorée dans les vidéos promotionnelles du secteur. Ce travail s'inscrit dans la vague de recherche actuelle sur l'usage des VLM pour doter les robots d'un raisonnement de niveau humain en navigation sociale, un domaine où les benchmarks restent encore largement issus de démonstrations contrôlées. L'abstract ne précise ni l'institution porteuse ni le matériel robotique utilisé pour les essais réels, et le code, annoncé comme futur, n'est pas encore disponible: il s'agit donc à ce stade d'un préprint à confirmer par la publication effective et par une évaluation indépendante, plutôt que d'une solution déployée ou commercialisée.

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EmbodiedDiffusion : diffusion visuelle guidée par la franchissabilité pour la navigation de robots hétérogènes
4arXiv cs.RO 

EmbodiedDiffusion : diffusion visuelle guidée par la franchissabilité pour la navigation de robots hétérogènes

Des chercheurs présentent EmbodiedDiffusion, un framework basé sur la diffusion qui prédit simultanément des cartes de franchissabilité (traversability) et génère des trajectoires directement à partir d'images RGB, sans carte ni planificateur séparé. Le système distille les connaissances sémantiques d'un modèle vision-langage (VLM) enseignant vers un modèle étudiant léger pendant l'entraînement, ce qui permet une inférence sans prompt, en temps réel, une fois déployé. Un mécanisme de conditionnement modulaire basé sur FiLM isole le raisonnement spécifique à chaque plateforme robotique dans un sous-ensemble compact et entraînable du réseau, sans toucher au backbone visuel ni au modèle de diffusion de trajectoire. Testé en environnements intérieurs sur des robots quadrupèdes et aériens, le système atteint un taux de réussite de navigation de 80 à 100% en régime de données complètes, avec un temps d'inférence de 90 millisecondes, et s'adapte à une nouvelle plateforme robotique avec seulement 10 minutes de collecte de données visuelles. Il s'agit d'une quatrième version révisée d'un article déposé sur arXiv, donc d'un travail académique et non d'un produit commercialisé. L'intérêt principal tient à l'unification de deux tâches habituellement traitées séparément, l'estimation de franchissabilité et la planification de trajectoire, dans un seul modèle bout-en-bout qui se passe de cartographie lourde et de réglage manuel. Pour les intégrateurs travaillant avec des flottes hétérogènes (drones, quadrupèdes, à terme humanoïdes), la promesse clé est la portabilité rapide entre plateformes robotiques sans réentraînement complet, un point de friction connu des pipelines de navigation actuels. Le chiffre de 90 ms d'inférence, s'il se confirme hors laboratoire, positionnerait l'approche comme compatible temps réel sur du matériel embarqué, un critère souvent absent des démonstrations VLM à base de prompts. Les approches dominantes en navigation autonome reposent soit sur des VLM pilotés par prompts, coûteux en latence, soit sur des pipelines découplés associant cartographie SLAM et planificateurs classiques, longs à déployer et à calibrer par robot. EmbodiedDiffusion s'inscrit dans la tendance plus large des modèles vision-action (VLA) qui cherchent à remplacer ces chaînes modulaires par un apprentissage de bout en bout, dans la lignée des travaux sur la généralisation cross-embodiment. Les résultats restent pour l'instant limités à des environnements intérieurs contrôlés avec deux types de plateformes ; leur validation sur des cas industriels réels et sur davantage de morphologies robotiques reste une étape à venir.

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