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Les atouts de la chaîne d'approvisionnement asiatique pourraient donner à l'Asie un avantage sur les États-Unis dans la course à l'IA, selon Foo de Granite Asia
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Les atouts de la chaîne d'approvisionnement asiatique pourraient donner à l'Asie un avantage sur les États-Unis dans la course à l'IA, selon Foo de Granite Asia

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Jixun Foo, associé gérant de Granite Asia et vétéran du capital-risque technologique asiatique, estime qu'Asia dispose d'un avantage structurel sur les États-Unis dans la prochaine phase de la course à l'IA. Selon lui, le développement de l'IA a franchi un cap décisif : après deux ans de percées sur les modèles de fondation (LLMs, VLMs), le secteur entre dans une phase d'applications physiques, robotique, automatisation industrielle, systèmes embarqués, où la capacité à produire du matériel à grande échelle devient aussi déterminante que la recherche algorithmique.

Ce changement de paradigme est stratégiquement important pour les intégrateurs et décideurs industriels : il déplace le centre de gravité compétitif des data centers vers les chaînes d'approvisionnement. La Chine, le Japon, la Corée du Sud et Taiwan concentrent une part dominante de la fabrication mondiale de composants électroniques, de moteurs, d'actionneurs et de capteurs, précisément les éléments critiques pour déployer des robots physiques à l'échelle industrielle. Un avantage logistique et manufacturier peut compenser, au moins partiellement, un retard sur les modèles de base.

Granite Asia, fonds hongkongais actif dans les technologies deeptech et la mobilité, s'inscrit dans un mouvement plus large de repositionnement des investisseurs asiatiques sur l'IA physique. Les concurrents américains, Figure AI, Agility Robotics, Boston Dynamics, misent sur l'excellence des modèles (VLA, GR00T N2, pi0), mais dépendent largement de composants fabriqués en Asie. La thèse de Foo rejoint celle de plusieurs analystes : la prochaine bataille ne se gagnera pas uniquement dans les laboratoires, mais sur les lignes de production.

Impact France/UE

L'avantage manufacturier asiatique sur les composants robotiques (actionneurs, capteurs, moteurs) renforce la dépendance structurelle des intégrateurs européens vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement asiatiques, un enjeu de souveraineté industrielle pour la filière robotique EU.

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Sam Daws, ancien haut fonctionnaire des Nations Unies et directeur du Project on Peace, Security, and AI à l'Université d'Oxford, a participé à un dialogue stratégique organisé par le Chongyang Institute for Financial Studies de l'Université Renmin de Chine, dans le cadre de la série Mingde Strategic Dialogue. Il a positionné la Chine comme détenant une "position de leadership mondial" en robotique humanoïde et en IA incarnée (embodied AI), tout en reconnaissant que les États-Unis conservent une avance sur la conception des puces avancées. L'avantage distinctif chinois résiderait, selon lui, dans sa capacité à intégrer l'intelligence incarnée à la fabrication industrielle avancée via l'initiative nationale "AI+". Sur la question de l'IA militaire, Daws a mis en garde contre ce qu'il nomme "l'illusion de la précision algorithmique" : les environnements de combat restent intrinsèquement incertains, avec des données incomplètes et des conditions dynamiques, ce qui rend tout déploiement autonome sans contrôle humain réel particulièrement risqué. Il a par ailleurs cité le KazLLM du Kazakhstan -- un grand modèle de langage en langue kazakhe -- comme exemple réussi de développement d'IA localisée dans le contexte des pays du Sud Global. Ce dialogue illustre un glissement dans le débat autour de la souveraineté technologique : les puissances intermédiaires refusent de plus en plus de choisir entre blocs technologiques rivaux, et exigent des infrastructures fiables, une puissance de calcul accessible et des standards interopérables. Pour l'industrie robotique, la thèse de Daws est notable : il soutient que la transition de l'"IA informationnelle" vers l'"IA agentique" -- des systèmes capables d'exécuter des tâches complexes de manière autonome ou semi-autonome -- représente la prochaine rupture structurelle. Si la Chine réussit à convertir son avance dans l'integration manufacturing-embodied AI en standards de facto, les intégrateurs et les OEM mondiaux pourraient se retrouver contraints d'adopter des architectures chinoises pour accéder aux marchés émergents. Le contexte géopolitique éclaire la portée du discours : Daws a évoqué des discussions en cours entre la Chine, l'ASEAN et l'UE sur l'interopérabilité robotique, ainsi qu'une coopération trilatérale potentielle Chine-Japon-Corée du Sud sur les standards des robots humanoïdes -- un signal d'alignement régional à surveiller face à la dynamique américaine autour de Boston Dynamics, Figure AI ou 1X Technologies. Il a identifié l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI/UNIDO) comme plateforme clé pour accompagner la montée en gamme industrielle dans l'ère de l'IA. Il convient de noter que ce compte-rendu reste celui d'un dialogue d'experts, sans annonce de produit ni déploiement concret : l'enjeu ici est normatif et géopolitique, pas opérationnel.

UEDes discussions Chine-ASEAN-UE sur l'interopérabilité robotique sont évoquées, avec un risque que des standards de facto chinois s'imposent aux intégrateurs et OEM européens souhaitant accéder aux marchés émergents.

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La Chine mise sur l'IA et la fabrication avancée pour contrer les vents économiques contraires
2SCMP Tech 

La Chine mise sur l'IA et la fabrication avancée pour contrer les vents économiques contraires

Le Premier ministre chinois Li Qiang a effectué lundi une visite symbolique à Pékin, passant par l'usine de véhicules électriques de Xiaomi puis par le Humanoid Robot Innovation Centre, un hub qui regroupe plus d'une douzaine de start-ups spécialisées en IA incarnée (embodied AI), des partenaires industriels et des institutions de recherche. Lors de cette tournée, Li a appelé à une intégration accélérée entre les acteurs de l'IA et le secteur de la fabrication avancée, positionnant cette convergence comme levier de croissance prioritaire face au ralentissement de la demande intérieure et aux pressions commerciales extérieures, notamment les tensions tarifaires avec les États-Unis. Le signal politique est clair : Pékin veut transformer ses capacités en robotique humanoïde et en IA générative en avantages compétitifs industriels concrets, pas seulement en vitrines technologiques. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela signifie une accélération probable des déploiements pilotes en usine, avec un soutien étatique direct aux start-ups locales. La visite du Humanoid Robot Innovation Centre illustre aussi la stratégie de clustering : concentrer capital, talents et clients industriels pour réduire le fossé entre démo lab et déploiement réel. Ce mouvement s'inscrit dans une trajectoire déjà engagée : la Chine a multiplié les programmes de soutien à la robotique humanoïde depuis 2023, avec des acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence ou Agibot qui affichent des cadences de production croissantes. Face à eux, les acteurs américains (Figure AI, Physical Intelligence, Tesla Optimus) et européens avancent sur des segments différents. La prochaine étape à surveiller sera la concrétisation de ces orientations politiques en contrats industriels mesurables.

UEL'accélération du soutien étatique chinois à la robotique humanoïde intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens, qui devront consolider des niches différenciées face à des cadences de production chinoises croissantes.

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Des téléphones aux robots humanoïdes : la chaîne d'approvisionnement chinoise vise sa prochaine courbe de croissance
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Des téléphones aux robots humanoïdes : la chaîne d'approvisionnement chinoise vise sa prochaine courbe de croissance

Le fabricant de smartphones Honor a créé la surprise en remportant le semi-marathon robotique de Pékin avec son humanoïde D1, devançant des acteurs établis comme Unitree, une première qui illustre un basculement structurel dans l'industrie : la chaîne d'approvisionnement chinoise des smartphones et de l'électronique grand public se reconvertit activement vers la robotique humanoïde. Des fournisseurs de composants jusqu'ici positionnés sur les marchés mobiles cherchent de nouveaux relais de croissance alors que la demande en téléphonie stagne, et transfèrent leur expertise en actionneurs, capteurs, batteries haute densité et électronique embarquée vers ce nouveau segment. L'enjeu est considérable pour l'industrie robotique mondiale. La Chine dispose d'un avantage structurel rare : une chaîne d'approvisionnement intégrée, des volumes de production éprouvés, et des coûts unitaires optimisés par des années de compétition féroce sur le marché mobile. Si ces capacités se déploient à grande échelle dans le secteur humanoïde, elles pourraient accélérer drastiquement le passage du prototype au produit commercialisable, un goulot d'étranglement qui freine encore la plupart des acteurs occidentaux. La victoire du D1 reste néanmoins une démonstration en conditions contrôlées, et les performances en environnement industriel réel constituent un autre niveau d'exigence. Ce pivot intervient alors que Pékin soutient activement l'humanoïde via des subventions et des appels d'offres publics. Unitree (G1, H1), UBTECH et le consortium Fourier Intelligence figurent parmi les acteurs domestiques établis que Honor et d'autres entrants issus du hardware grand public viennent désormais challenger. À l'international, Boston Dynamics, Figure AI et 1X restent les références, mais leur chaîne d'approvisionnement reste plus fragmentée. Les prochaines étapes pour Honor et les reconvertis du mobile seront de démontrer une fiabilité opérationnelle hors contexte de compétition.

UELe pivot de la chaîne d'approvisionnement chinoise vers l'humanoïde pourrait à terme intensifier la pression concurrentielle sur les fabricants européens de robots en comprimant les coûts unitaires de composants clés (actionneurs, batteries, électronique embarquée).

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Les avancées de l'IA physique chinoise s'affichent sur les routes, dans les airs et en usine
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Les avancées de l'IA physique chinoise s'affichent sur les routes, dans les airs et en usine

L'IA physique - la combinaison de machines avancées dotées de "cerveaux" capables d'interagir avec leur environnement - connaît une expansion accélérée en Chine. Des drones de livraison sillonnent désormais les airs au-dessus de Shenzhen, dans le sud du pays, tandis que des robots de livraison empruntent les réseaux de métro urbains. Les premiers véhicules autonomes circulent sur des axes publics, et des robots humanoïdes font leur apparition aussi bien sur les lignes de production industrielles que sur des scènes de spectacle. Cette convergence entre robotique, véhicules autonomes et drones représente un changement structurel dans la façon dont la Chine déploie l'IA au-delà des serveurs : il ne s'agit plus de démos en laboratoire, mais de systèmes en opération réelle dans des environnements non contrôlés. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela signifie que le fossé entre prototype et déploiement se réduit concrètement sur plusieurs verticales simultanément, ce qui accroît la pression concurrentielle sur les acteurs occidentaux et japonais du secteur. Ce déploiement s'inscrit dans une stratégie industrielle nationale de long terme, soutenue par des financements publics et une chaîne d'approvisionnement en composants (actionneurs, capteurs, puces) largement localisée. Face à la Chine, les États-Unis misent sur des acteurs comme Figure AI, Agility Robotics ou Boston Dynamics, tandis qu'en Europe, des sociétés comme Enchanted Tools (France) ou Wandercraft restent à des stades de commercialisation plus précoces. Les prochaines étapes chinoises devraient inclure une densification des flottes de drones en zone urbaine et l'extension des corridors de test pour véhicules autonomes.

UELes entreprises françaises comme Enchanted Tools et Wandercraft, encore en phase de commercialisation précoce, subissent une pression concurrentielle croissante face aux déploiements à grande échelle opérés en Chine sur plusieurs verticales simultanément.

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