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Comment GlobalLogic a aidé Haystack Robotics à concevoir un robot de désinfection par UV
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Comment GlobalLogic a aidé Haystack Robotics à concevoir un robot de désinfection par UV

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Résumé IASource uniqueImpact UE

GlobalLogic, via sa division Silicon & Embedded, a co-conçu avec Haystack Robotics, société basée à Santa Clara (Californie), un robot mobile autonome (AMR) de désinfection UV pour hôpitaux et établissements de soins. Le projet est né pendant la pandémie de COVID-19, quand la désinfection est devenue un cas d'usage prioritaire pour la robotique. Haystack portait le concept, et GlobalLogic a joué le rôle de partenaire d'ingénierie. Le robot combine perception en temps réel, intelligence embarquée en périphérie (edge) et navigation, avec une désinfection UV de niveau hospitalier et une intervention humaine minimale. Il propose deux modes : un mode autonome, où il navigue jusqu'à la bonne chambre, et un mode « follow me », où il suit une infirmière ou un soignant qui ouvre les portes et prépare les lieux. Le châssis à chenilles est séparé architecturalement de la charge utile UV, ce qui permet d'y monter d'autres équipements plus tard. La programmation et la fusion de capteurs reposent sur ROS, et le contrôle des moteurs a été réutilisé dans d'autres projets de GlobalLogic. L'article ne donne ni prix, ni charge utile, ni temps de cycle, ni nombre d'unités déployées, ni sites clients : il s'agit d'un retour d'expérience d'ingénierie, sans preuve chiffrée de déploiement réel.

Ce cas illustre un problème que les démonstrations en entrepôt ou en usine laissent de côté : l'hôpital est un environnement dense, fermé et imprévisible, avec des portes, des patients et des contraintes de bruit. Le choix du mode « follow me » est révélateur. Il reconnaît qu'une autonomie complète reste fragile quand il faut franchir des portes ou entrer dans une chambre sans surprendre un patient, et il confie ces tâches à un humain plutôt que de les automatiser. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, la leçon est que la fiabilité en environnement partagé passe souvent par une collaboration homme-robot assumée, pas par une autonomie totale. Le fournisseur d'ingénierie affirme aussi que le niveau de sécurité exigé en milieu hospitalier a profité à d'autres secteurs de son activité. Ces déclarations ne sont pas étayées par des données de performance, notamment sur l'efficacité de désinfection ou la couverture, pourtant mises en avant comme limite de la désinfection manuelle.

Le marché de la désinfection UV robotisée a connu un pic d'intérêt en 2020, porté par l'urgence sanitaire, avant de se normaliser. Plusieurs acteurs s'y sont positionnés, et la pression sur les hôpitaux, qui doivent soigner davantage de patients avec moins de personnel, maintient le besoin d'automatiser l'hygiène. La démarche de GlobalLogic, qui vise une plateforme déclinable en « classe de solutions » plutôt qu'un produit unique, reflète une tendance du secteur : mutualiser la base mobile et changer la charge utile selon l'usage. Mahanti reconnaît toutefois que l'entreprise a réalisé peu d'autres déploiements en milieu hospitalier. Aucune échéance de pilote ou de commercialisation n'est annoncée, et les prochaines étapes dépendront de l'adoption par des établissements de santé, qui reste à démontrer.

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Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique
1Robotics Business Review 

Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique

Locus Robotics, spécialiste des robots mobiles autonomes (AMR) crédité de plus de 6 milliards de picks réalisés en entrepôt, s'attaque désormais à la préhension robotique. L'entreprise était entrée sur ce marché en mars 2025 avec Array, un manipulateur mobile équipé d'un bras de picking guidé par vision et d'une ventouse standard. Plus d'un an après, Locus a racheté Nexera Robotics, société basée à Vancouver connue pour sa technologie de préhension NeuraGrasp, des pinces souples capables de saisir aussi bien de petits contenants que des sacs en polybag poreux ou des articles en tissu. Selon Roy Belak, ancien PDG de Nexera et désormais vice-président senior en charge de la préhension robotique chez Locus, NeuraGrasp en était déjà à sa sixième génération de produit au moment de la rencontre entre les deux entreprises, lors du salon MODEX en 2025. Locus avait alors déjà largement avancé le développement d'Array, mais l'architecture existante, alimentation pneumatique et électrique notamment, s'est révélée compatible avec l'intégration de la technologie Nexera. Belak n'a pas communiqué de calendrier précis, mais anticipe que la prochaine présentation publique d'Array intégrera NeuraGrasp. Cette acquisition illustre un enjeu central pour l'industrie de la logistique automatisée: la préhension universelle reste le principal goulot d'étranglement du picking robotisé, bien plus que la navigation ou la localisation, déjà largement maîtrisées par les AMR. D'après Belak, la ventouse seule couvre 60 à 70% des cas d'usage en entrepôt, mais échoue sur les 30 à 40% restants, articles déformables, poreux ou irréguliers, qui nécessitent une approche hybride combinant succion et pince. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce mouvement confirme une tendance de fond du secteur: la préhension pinch gagne du terrain face à la succion pure pour atteindre des taux de couverture élevés sur des catalogues de SKU hétérogènes. Il s'agit toutefois pour l'instant d'une annonce de feuille de route et non d'un déploiement massif: Array circule encore chez les premiers clients avec sa ventouse d'origine, et les données d'usage nécessaires pour optimiser NeuraGrasp à grande échelle restent à collecter. Le rapprochement s'inscrit dans la course plus large à la manipulation robotique généraliste en entrepôt, où plusieurs acteurs développent des grippers universels ou des bras dotés de modèles vision-langage-action pour élargir la couverture SKU au-delà de la ventouse classique. Nexera apportait des années de R&D sur ses effecteurs souples mais cherchait un partenaire capable d'industrialiser et déployer sa technologie à grande échelle, un besoin auquel répond directement le réseau client de Locus, où une longue liste d'entreprises attend déjà l'accès à Array. Belak décrit une fenêtre d'opportunité étroite: un an de retard supplémentaire dans l'acquisition aurait rendu l'intégration technique beaucoup plus difficile compte tenu de l'avancement du développement d'Array. Les prochaines étapes attendues sont l'intégration effective de NeuraGrasp dans les unités Array déployées, la remontée de données terrain permettant d'affiner les algorithmes de préhension, puis une diffusion progressive de la technologie combinée auprès des clients existants et futurs de Locus.

IndustrielActu
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Comment concevoir des rails de robot et des systèmes à 7ème axe pour les environnements réels
2Robotics Business Review 

Comment concevoir des rails de robot et des systèmes à 7ème axe pour les environnements réels

Güdel Inc., filiale américaine du groupe suisse Güdel Group AG, organise un webinaire technique le 12 mai 2026 à 14h heure de l'Est, intitulé "Harsh and Dirty by Design: Engineering Robot Tracks and 7th Axis Systems for Real-World Environments". Deux expertes prendront la parole : Molly Lynch, account manager pour la région Midwest chez Güdel avec 15 ans d'expérience en automatisation industrielle, et Brenda Courim, directrice des ventes et du marketing de Güdel, forte de plus de 30 ans dans le secteur manufacturier dont environ 20 ans en ingénierie de conception principalement dans l'industrie automobile, diplômée en génie mécanique de l'Université du Michigan. La session s'adresse aux ingénieurs robotique, intégrateurs système, concepteurs d'automatisation et responsables de maintenance confrontés à des environnements industriels sévères. Les rails de translation et systèmes de 7e axe sont parmi les composants les plus exposés d'une cellule d'automatisation, et c'est précisément là que réside le problème structurel que le webinaire cherche à adresser. Conçus pour des environnements propres et contrôlés, ces systèmes sont soumis en conditions réelles à des projections de soudure, des poussières abrasives, de l'humidité, des produits chimiques, des overspray de cabines de peinture et des écarts de température extrêmes. Les modes de défaillance typiques identifiés incluent le contournement des joints d'étanchéité (seal bypass), l'endommagement des roulements, la corrosion et la perte d'alignement. Les intervenantes défendront des approches de conception spécifiques, notamment les guidages à rouleaux (roller guideways), les galets suiveurs (cam followers), les racleurs mécaniques, les capots de protection de rail et les traitements de surface protecteurs. La thèse centrale est que la maintenance préventive ne peut pas rester une réaction aux pannes : elle doit être intégrée dès la phase de conception du système, ce qui implique des choix d'architecture de rail et de configuration influençant directement l'exposition à la contamination et l'accessibilité pour l'entretien. Güdel Group AG, fondé en Suisse en 1954, est l'un des acteurs historiques des systèmes de mouvement linéaire et des rails de déplacement pour robots industriels, avec une présence significative dans les secteurs automobile, logistique et métallurgie. Le marché des 7e axes pour robots articultés comprend également des solutions de Rollon (désormais intégré dans Nadella Group), de constructeurs comme KUKA ou Fanuc via leurs divisions d'accessoires, et diverses offres d'intégrateurs régionaux. Cet événement est à classer comme un webinaire promotionnel d'un fournisseur, non comme la publication d'une étude indépendante ou d'un benchmark sectoriel, et aucune donnée comparative externe n'est annoncée au programme.

IndustrielActu
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Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection
3Robotics Business Review 

Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection

Mantis Robotics, basée à Pleasanton en Californie, a dévoilé le 23 juin 2026 le MR-X, un robot bimanuel conçu pour opérer sans cage ni barrière de sécurité physique dans des environnements industriels partagés avec des humains. Le système affiche un payload de 31,7 kg (70 lb) et une vitesse maximale de 10,6 m/s. Il repose sur la plateforme SafetyCore, un système de réflexes en temps réel breveté par l'entreprise, qui analyse en continu l'environnement et ajuste le comportement du robot dès qu'un opérateur entre dans sa trajectoire, sans arrêt de cycle. Le MR-X est conçu pour des installations fixes comme pour des déploiements en manipulateur mobile (mobile manipulator), et cible des tâches d'assemblage bimanuel, de transfert de matière et de tri de colis. Il embarque une interface de programmation sans code. Mantis présentait les MR-X et MR-1 au salon Automate 2026 (stand 1261, South Hall). Ce lancement illustre une tentative de positionnement entre deux segments qui peinent à se rejoindre : les cobots (lents, sûrs, peu puissants) et les robots industriels classiques (rapides mais nécessitant une intégration de sécurité lourde). Si les métriques annoncées sont confirmées en conditions réelles, un système combinant vitesse industrielle, double bras et opération sans barrière représenterait un avantage d'intégration significatif pour les lignes mixtes homme-robot. L'absence de fence élimine des coûts d'infrastructure et réduit la surface au sol allouée à la cellule robotique, deux points critiques pour les PME industrielles et les entrepôts logistiques. Cela dit, l'article repose sur des déclarations de l'entreprise : aucune donnée indépendante sur le temps de cycle en conditions de production, ni sur la robustesse du SafetyCore face à des scénarios non contrôlés n'est fournie. La mention d'Amazon comme référence de leur MR-1 reste vague, sans volume ni contexte de déploiement précisé. Mantis Robotics s'appuie sur son MR-1, certifié ISO 10218 et ISO 13849, qui aurait déjà démontré la viabilité de l'opération sans fence à vitesse industrielle. Le MR-X étend cette architecture à un format bimanuel, une tendance forte en 2025-2026 face à la montée des humanoides (Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, 1X Neo) qui promettent la même polyvalence mais accusent encore un écart significatif entre démo et réalité opérationnelle. Dans le segment fenceless cobots, Mantis affronte des acteurs comme Universal Robots, FANUC CRX et Techman Robot, tandis que sur le bimanuel industriel, ABB YuMi et Rethink Robotics (désormais absent) ont montré les limites du segment. Aucun calendrier de disponibilité commerciale ni prix indicatif n'a été communiqué lors de l'annonce, ce qui place le MR-X davantage côté teaser produit que lancement commercial effectif.

UEPression concurrentielle indirecte sur ABB (YuMi) et Universal Robots, tous deux leaders européens du segment cobot/bimanuel, mais aucun déploiement ni partenariat européen annoncé.

IndustrielOpinion
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Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness
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Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness

Kollmorgen, marque du groupe Regal Rexnord spécialisée dans les systèmes de motion control, annonce que Yoshi Umeno, son directeur mondial du développement commercial pour la robotique, interviendra à RoboBusiness 2026, qui se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Sa conférence, intitulée « A Joint-by-Joint Guide to Humanoid Motion », est programmée le premier jour de l'événement à 11h30 heure du Pacifique. Umeno y présentera une architecture zone par zone du robot humanoïde plutôt qu'une approche générique, en détaillant les contraintes propres à chaque segment corporel et les défis spécifiques du passage à l'échelle industrielle. Il proposera aussi un cadre pratique pour évaluer les partenaires de motion control, avec un accent sur le co-engineering pour simplifier le chemin du prototype à la production en volume. Umeno cumule une expertise en actionneurs, moteurs, réducteurs, drives et composants de précision, et travaille déjà avec plusieurs fabricants d'humanoïdes à l'échelle mondiale. L'inscription complète à la conférence, avec une réduction de 200 dollars jusqu'au 31 août, inclut l'accès aux keynotes, sessions techniques et événements de networking comme le Mix and Mingle du premier jour et le Women in Robotics Luncheon du second. Le message de Kollmorgen touche un point sensible du secteur : le logiciel des humanoïdes progresse en quelques semaines, porté par des modèles de type VLA (vision-language-action), tandis que le hardware de motion (actionneurs, transmissions, capteurs de couple) met des mois à passer du papier à un échantillon fonctionnel, et des années à atteindre la production en volume. Ce décalage, plus que la conception elle-même, constituerait selon l'entreprise le véritable goulot d'étranglement pour des acteurs comme Figure AI avec son Figure 03, Apptronik avec Apollo, Agility Robotics avec Digit, ou Unitree avec son G2, tous engagés dans la course à la commercialisation d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela déplace le curseur d'évaluation : au-delà des démonstrations spectaculaires, la vraie question devient la fiabilité et la manufacturabilité des articulations sur des cycles de production industriels, un angle rarement mis en avant dans les annonces grand public des OEM humanoïdes, davantage centrées sur les capacités logicielles et cognitives des robots. Cette intervention s'inscrit dans la stratégie de Kollmorgen visant à se positionner comme fournisseur de composants critiques auprès des grands noms de la robotique humanoïde, un marché dominé par des start-ups et laboratoires nord-américains (Figure AI, Apptronik, Agility Robotics) et chinois (Unitree), aux côtés d'acteurs plus établis comme Boston Dynamics et son Atlas. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans cette annonce, centrée sur l'écosystème nord-américain des fournisseurs de motion control pour humanoïdes. RoboBusiness 2026 couvrira aussi d'autres secteurs applicatifs comme la santé, l'agriculture et la logistique, avec des espaces de networking dédiés. Pour l'heure, il s'agit d'une conférence et d'un cadre méthodologique présentés par un fournisseur de composants, non d'un lancement produit ni d'un déploiement client vérifié, une nuance à garder en tête face au ton promotionnel habituel de ce type d'annonce événementielle.

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