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IndustrielRobotics Business Review 

Ben Waters présente les dernières stratégies de recharge sans fil

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Ben Waters, CEO de WiBotic, spécialiste de la recharge sans fil et autonome pour robots mobiles, a détaillé dans The Robot Report Podcast comment la stratégie de recharge évolue à mesure que les flottes grossissent. Selon lui, l'entreprise s'est diversifiée en un an et demi vers le nettoyage de sols, les chariots médicaux, le spatial et la défense, des marchés qui réutilisent le même produit que ses clients robotiques historiques. Ces derniers ont enregistré une forte croissance de volumes cette année. Waters cite aussi une adoption en hausse des AMR (robots mobiles autonomes) dans l'automobile et des déploiements en extérieur, notamment pour l'inspection de postes électriques. Les humanoïdes sont décrits comme un « joker », la recharge sans fil pouvant réduire leurs temps d'arrêt. L'entretien est un échange avec un dirigeant, pas une annonce produit : aucun chiffre de puissance, de prix ou de déploiement client n'est donné dans l'extrait.

Le point central est la recharge d'opportunité. Le schéma classique, où des chargeurs fixes sont placés en bordure d'usine et où chaque robot s'y rend dès que sa batterie tombe à 20 %, devient un goulot d'étranglement dès que la flotte atteint 20 à 40 unités. Un robot situé à l'autre bout du site peut devoir rouler dix minutes, en évitant les obstacles, et le gestionnaire de flotte ne lui attribue plus de tâche alors qu'il se trouve peut-être dans une zone où du travail l'attend. Pour Waters, l'opportunité de charge n'a de sens qu'avec du sans fil, qui permet de recharger par petites touches pendant les temps morts sans intervention humaine. L'intérêt pour les intégrateurs et les exploitants est que la recharge devient un paramètre d'orchestration de flotte, avec des effets sur la disponibilité, l'infrastructure du site, la maintenance et même la taille des batteries embarquées. Il faut garder en tête que l'argument vient d'un fournisseur de la technologie concernée.

Cet entretien s'inscrit dans la maturation du marché : la recharge sans fil était jugée intéressante depuis longtemps, mais n'était économiquement pertinente qu'une fois les flottes assez grandes, seuil que Waters estime désormais atteint. Selon la présentation de l'article, la discussion a aussi abordé les compromis de la charge rapide, le passage de WiBotic vers des systèmes de plus forte puissance et l'usage des données de recharge pour repérer des problèmes d'alimentation. L'extrait disponible ne détaille pas ces points, ni les concurrents de WiBotic. Les prochaines étapes à surveiller sont la montée en puissance des produits pour les robots plus gourmands, dont les humanoïdes, et la confirmation par des déploiements chiffrés des gains d'uptime annoncés.

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ForceN présente un cours accéléré sur la détection de force et de couple pour les humanoïdes à RoboBusiness
1Robotics Business Review 

ForceN présente un cours accéléré sur la détection de force et de couple pour les humanoïdes à RoboBusiness

Robert Brooks, fondateur et PDG de ForceN, donnera une conférence intitulée « A Crash Course in Force & Torque Sensing for Humanoids » lors de RoboBusiness 2026, à Santa Clara (Californie). L'événement se tient les 20 et 21 octobre, et l'intervention est programmée le premier jour à 14h15 (heure du Pacifique). ForceN conçoit des capteurs de force et de couple destinés aux poignets et autres articulations de robots. L'entreprise dit avoir équipé des robots chirurgicaux, logistiques et humanoïdes, et travaille aussi pour la robotique spatiale, nucléaire et agricole. Brooks doit y résumer trois ans de collaboration avec « plusieurs des principaux constructeurs d'humanoïdes ». Il y ajoutera les enseignements tirés de la chirurgie, de la logistique et de la robotique de terrain, avec deux axes : les usages possibles de ces capteurs sur un humanoïde et les moyens de ne pas les endommager. Il s'agit d'une annonce de présentation, sans nouveau produit, sans chiffre de performance ni nom de client. Les « top humanoid companies » ne sont pas identifiées. Le sujet dépasse la promotion d'un fournisseur. À mesure que les humanoïdes visent des tâches industrielles, ils doivent manipuler aussi bien des charges lourdes que des objets fragiles. Sans mesure d'effort au poignet ou à la cheville, le robot ignore la pression qu'il applique. Les démonstrations actuelles reposent surtout sur la vision et la proprioception des actionneurs, ce qui masque une partie de l'écart entre démo et déploiement réel. Le fait qu'un fournisseur de composants consacre une session à la fragilité de ces capteurs (surcharges, chocs, chutes) suggère que la fiabilité mécanique de l'instrumentation reste un point dur pour passer du prototype à la série. Pour les intégrateurs et les responsables d'exploitation, la question est de savoir où placer ces capteurs, et à quel coût de robustesse et de calibration. ForceN est issue des travaux de doctorat de Brooks à l'Université de Toronto et à l'hôpital SickKids, sur la détection et l'actionnement de nouvelle génération pour la robotique chirurgicale. Brooks y a ajouté une expérience préalable dans le nucléaire, la fabrication lourde et la robotique médicale. Le marché est déjà occupé par des acteurs établis, comme ATI Industrial Automation, OnRobot et Robotiq, ainsi que par Bota Systems, société suisse qui vise elle aussi la robotique collaborative et mobile. La capacité de ForceN à se faire une place dans la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes dépendra de volumes de production qui restent, pour l'instant, non publiés. Aucun pilote ni calendrier n'est annoncé. La conférence sera surtout l'occasion de recueillir des retours de terrain, à défaut de données vérifiables sur les performances.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IndustrielActu
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Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers
2Interesting Engineering 

Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers

Robot DALE de Dewalt (filiale de Stanley Black & Decker), développé avec la société de robotique mobile August Robotics, vient d'être lancé commercialement après une présentation au salon World of Concrete plus tôt cette année. Ce robot est conçu pour le forage vertical descendant dans le béton, une opération jusqu'ici largement manuelle et chronophage sur les chantiers. Il embarque des batteries interchangeables à chaud, un système de supervision à distance, une extraction automatique des poussières et un contrôle qualité assisté par intelligence artificielle. Grâce à la plateforme autonome et multi-robots développée par August Robotics, plusieurs unités DALE peuvent être déployées simultanément sur un même chantier, avec détection d'obstacles et délimitation automatique des zones de travail ; un mode dédié permet aussi de forer à travers des armatures en acier lorsque nécessaire. Selon les chiffres communiqués par Dewalt à l'issue d'un pilote d'un an mené avec une entreprise du secteur (non nommée), le robot aurait atteint une vitesse de forage jusqu'à dix fois supérieure aux méthodes traditionnelles, réduit les délais cumulés de 190 semaines sur 26 phases de construction de data centers, et affiché une précision de 99,97 % sur plus de 230 000 trous percés. Le robot est désormais disponible à la commande sur le site de Dewalt. Ces chiffres, s'ils se confirment en usage réel et à plus grande échelle, marqueraient une avancée notable pour un secteur de la construction de data centers en pleine tension : chaque site nécessite typiquement des milliers de perçages pour ancrer les racks serveurs et les supports des systèmes MEP (mécanique, électrique, plomberie), un travail répétitif, pénible et propice aux erreurs humaines. Pour les intégrateurs et donneurs d'ordre du BTP industriel, la promesse d'un gain de temps aussi important équivaut directement à des économies sur des projets où chaque semaine de retard pèse lourd financièrement, notamment dans la course actuelle à la capacité de calcul. Il faut toutefois noter que ces statistiques proviennent exclusivement du communiqué de Dewalt, sans validation indépendante ni détail sur les conditions précises du pilote, ce qui invite à une lecture prudente des performances annoncées comme un "monde en première mondiale". Ce lancement s'inscrit dans une stratégie plus large de Stanley Black & Decker visant à faire de sa marque Dewalt un acteur de la robotisation des chantiers, au-delà de son cœur historique de l'outillage électroportatif. Le partenariat avec August Robotics, spécialiste des plateformes robotiques autonomes pour la construction, permet à Dewalt d'apporter une brique d'automatisation avancée à ses clients sans développer en interne toute la pile technologique de navigation et de gestion de flotte. Bill Beck, président de la division Tools and Outdoor chez Stanley Black & Decker, a indiqué que l'entreprise entend désormais élargir la distribution de cette technologie à un marché plus vaste. Le secteur du forage robotisé pour la construction reste toutefois un marché naissant, où DALE devra faire ses preuves face à l'adoption progressive d'autres solutions d'automatisation de chantier, dans un contexte où la demande de data centers continue de tirer les investissements en infrastructure.

IndustrielActu
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Audi teste des robots humanoïdes mobiles qui pourraient prendre en charge le tri de pièces dans les usines automobiles
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Audi teste des robots humanoïdes mobiles qui pourraient prendre en charge le tri de pièces dans les usines automobiles

Audi teste des humanoïdes mobiles Agile One, développés par le Munichois Agile Robots, pour automatiser le séquencement de pièces dans son Production Lab d'Ingolstadt, en Allemagne. Le projet, annoncé le 21 octobre lors du NVIDIA GTC Berlin, est une preuve de concept. Les robots doivent prélever des composants dans des bacs et les ranger dans l'ordre exigé par les postes d'assemblage. Agile One combine une portée à hauteur humaine, une manipulation à deux bras et une base à roues. Dassault Systèmes construit un jumeau virtuel de l'environnement logistique avec DELMIA et la plateforme 3DEXPERIENCE, tandis que les bibliothèques NVIDIA Omniverse simulent l'environnement physique et les interactions robotiques. La logistique d'Audi représente environ un million de prélèvements par jour. Ce chiffre décrit le flux actuel, pas une performance des robots. L'annonce ne donne ni cadence, ni taux d'erreur, ni calendrier de déploiement élargi. Le séquencement est l'un des derniers îlots résistants à l'automatisation en logistique automobile. Les pièces varient en forme, en emballage et en position, et certaines, souples ou semi-rigides, se déforment pendant la saisie. Les robots conventionnels, conçus pour des objets précis dans des environnements contrôlés, y réussissent mal. Si l'approche tient ses promesses, un humanoïde sur base roulante pourrait s'insérer dans des flux existants sans refonte de l'usine autour de postes fixes. C'est l'argument central des intégrateurs et des directions industrielles. La démarche mérite aussi attention pour sa méthode: valider faisabilité, temps de cycle, ergonomie et sécurité en simulation avant les essais physiques limite les interruptions de production. En revanche, l'absence de métriques mesurées interdit de conclure que le fossé entre démonstration et réalité industrielle est comblé. À ce stade, il s'agit d'un pilote en environnement de laboratoire, pas d'un déploiement en ligne de production. Ce pilote s'inscrit dans la multiplication des essais d'humanoïdes chez les constructeurs automobiles. BMW travaille avec Figure, Mercedes-Benz avec Apptronik et Hyundai avec Boston Dynamics, chacun cherchant à prouver une utilité concrète hors des vidéos de démonstration. Agile Robots se positionne comme un acteur européen capable d'associer robotique, IA et partenaires de simulation, avec le soutien de l'écosystème NVIDIA, ce qui compte pour les industriels européens soucieux de proximité technologique. Pour Audi, le Production Lab sert à évaluer des technologies avant tout passage à l'échelle dans ses usines. Les prochaines étapes à surveiller sont la publication de résultats chiffrés (cadence de prélèvement, taux d'erreur, disponibilité), le passage éventuel du laboratoire à une ligne réelle et le coût par prélèvement face aux solutions existantes. Aucun de ces éléments n'a été communiqué pour l'instant.

UEUn constructeur allemand (Audi) teste un humanoïde conçu par l'européen Agile Robots, avec Dassault Systèmes pour le jumeau numérique, ce qui renforce une filière industrielle franco-allemande en robotique.

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Bedrock Robotics lance ses premiers déploiements d'excavatrices sans opérateur
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Bedrock Robotics lance ses premiers déploiements d'excavatrices sans opérateur

Bedrock Robotics, startup de San Francisco dirigée par d'anciens ingénieurs de l'autonomie chez Waymo, a déployé ses premières excavatrices lourdes entièrement autonomes sur des chantiers actifs au Texas et au Nevada. Financée à hauteur de 350 millions de dollars en capital-risque, l'entreprise mène trois premiers projets : une station de traitement des eaux dans le Nevada avec Sundt Construction, un chantier de terrassement de plusieurs millions de mètres cubes au Texas avec Champion Site Prep, et un projet de génie civil de 1,2 million de mètres cubes avec Zachry Construction Corp. Selon Kevin Peterson, directeur technique de Bedrock, les machines réalisent pour l'instant des travaux de terrassement précoces : décapage, déblai-remblai et préparation des fondations avant les tâches plus fines. L'entreprise ne déploie que des engins neufs équipés et testés à son siège, mais compte faire fonctionner son système sur des machines de partenaires d'ici la fin de l'année. Les excavatrices opèrent sans opérateur en cabine mais restent supervisées à distance : le système surveille sa propre progression et alerte automatiquement en cas de blocage, un principe de "personne dans la boucle" présenté comme la priorité de sécurité numéro un. Ce déploiement marque une étape pour l'automatisation du BTP : il s'agit de machines opérationnelles sur des chantiers commerciaux actifs, et non de démonstrations en environnement contrôlé, ce qui illustre une transition de l'IA physique du prototype vers un usage économique réel. Pour les intégrateurs et entreprises de construction, l'enjeu dépasse le seul gain de productivité : le secteur fait face à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, avec plus de 40% des ouvriers du BTP américain appelés à partir à la retraite d'ici cinq ans, ce qui transforme l'automatisation des engins lourds en nécessité structurelle plutôt qu'en simple optimisation de coûts. Les volumes annoncés, plusieurs millions de mètres cubes, ne renseignent toutefois ni sur les temps de cycle réels ni sur le niveau d'intervention humaine à distance encore nécessaire, des éléments à vérifier avant de parler d'autonomie totale à grande échelle. Bedrock Robotics s'inscrit dans une vague de startups issues de la conduite autonome qui réorientent leurs technologies de perception vers les engins de chantier. Le système, conçu en mode plug-and-play, vise à terme le rétrofit d'excavatrices existantes plutôt que la seule vente de machines neuves, une stratégie censée accélérer l'adoption sans forcer le renouvellement du parc. Peterson a détaillé trois priorités pour la suite : élargir le nombre de clients et de déploiements pour accumuler de l'expérience opérationnelle, étendre le système à des tâches plus fines nécessitant davantage de précision, et ouvrir la voie à des flottes hétérogènes capables de se coordonner entre plusieurs types d'engins sur un même chantier. Ces annonces restent pour l'instant limitées à quelques sites pilotes ; leur généralisation dépendra de la capacité de Bedrock à prouver une fiabilité constante sans opérateur en cabine, sur des chantiers aux conditions plus variables que celles rencontrées jusqu'ici.

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