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IndustrielRobotics Business Review 

Résoudre le défi de l'interconnexion en robotique moderne : comment 3M conçoit pour le mouvement, la densité et la disponibilité

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Le distributeur Heilind Electronics met en avant l'offre d'interconnexion de 3M pour la robotique: connecteurs, câbles et assemblages de câbles conçus pour les mouvements répétés, la densité et la disponibilité. Les chiffres clés concernent la durée de vie en flexion. Les assemblages compatibles CoaXPress sont testés à 45 millions de cycles, ceux compatibles USB3 Vision à 100 millions. Les câbles plats, utilisés pour les liaisons d'E/S et de données, couvrent une plage d'environ 1 à 100 millions de cycles selon les références. 3M met aussi en avant la terminaison par déplacement d'isolant (IDC), qu'il a inventée en 1961. Il affirme qu'elle réduit jusqu'à 80 % le temps de câblage par rapport au sertissage, et que de nombreux connecteurs IDC se manipulent d'une seule main. Côté encombrement, les séries Cable Socket 451 et Header 452 adoptent la moitié du pas standard de 0,100 pouce, ce qui double la densité de contacts sur la même surface de carte. Les connecteurs Mini-Clamp (2 à 4 fils) et la famille Mini Stack visent les capteurs et les cartes très contraintes. Plusieurs lignes ajoutent un verrouillage à vis contre les vibrations, et 3M propose des câbles destinés à limiter les interférences électromagnétiques et la diaphonie près des câbles moteur. Il s'agit d'un catalogue de produits existants, sans nouveau lancement, sans client nommé et sans déploiement chiffré.

L'intérêt tient moins à l'annonce qu'au problème qu'elle désigne. Dans un bras ou une main articulée, le câblage qui traverse les articulations est une cause classique d'arrêt non planifié, et son poids, son encombrement et sa tenue en fatigue pèsent directement sur la fiabilité d'un robot. Pour un intégrateur ou un responsable de site, la durée de vie en flexion devient un paramètre de maintenance prévisible, au même titre que celle des réducteurs. Une prudence s'impose toutefois: il s'agit d'un contenu promotionnel de distributeur. Les chiffres sont ceux du fabricant, sans rayon de courbure, vitesse de cycle ni critère de défaillance. Un « 100 millions de cycles » sans ces conditions ne se compare pas d'une référence à l'autre. Aucun fabricant de robots n'est cité, et le texte ne dit pas si ces produits équipent des humanoïdes ou des cobots.

Le contexte est celui d'une industrie où la densité de capteurs, de calcul embarqué et de degrés de liberté augmente plus vite que la maturité du câblage. 3M se positionne sur un marché dominé par TE Connectivity, Molex, Amphenol, Hirose et Samtec pour les connecteurs, et par des spécialistes comme l'allemand igus pour les câbles de chaîne porte-câbles à longue durée de vie en flexion. L'avantage revendiqué par 3M repose sur l'IDC, la gamme à pas réduit et l'adéquation avec la vision industrielle (CoaXPress, USB3 Vision). Aucun calendrier, pilote ou nouvelle référence n'est annoncé. Le texte disponible s'arrête d'ailleurs en pleine présentation de la gestion des interférences. Le point à suivre est de savoir si les constructeurs de robots, humanoïdes compris, publieront un jour des données de fiabilité du câblage dans des conditions de test comparables.

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Des scientifiques conçoivent un robot pionnier pour nettoyer et inspecter les piles de ponts sous l'eau
1Interesting Engineering 

Des scientifiques conçoivent un robot pionnier pour nettoyer et inspecter les piles de ponts sous l'eau

Des ingénieurs de l'University of Technology Sydney (UTS) ont développé SPIR (Submersible Pile Inspection Robot), un robot sous-marin autonome conçu pour nettoyer et inspecter les pieux immergés qui soutiennent ponts, quais et infrastructures portuaires. Conçu par le professeur Dikai Liu et l'équipe du Centre for Autonomous Systems (CAS) en collaboration avec Transport NSW, SPIR s'ancre sur un pieu via des bras préhenseurs capables de saisir la structure depuis n'importe quelle position. Un bras distinct équipé d'un jet haute pression décape les organismes encroûtants, balanes, huîtres, algues, dont l'épaisseur peut atteindre 20 centimètres avant toute évaluation structurelle. Le robot intègre ensuite une séquence d'inspection entièrement autonome : cartographie simultanée et localisation (SLAM), identification du type et de l'épaisseur des bio-salissures, planification et exécution de la trajectoire de nettoyage, puis capture d'images haute définition pour construire une carte 3D géoréférencée du pieu exposé. L'ensemble est supervisé depuis un bateau via une interface affichant les flux vidéo en direct. SPIR a été testé sur plusieurs ponts de Nouvelle-Galles du Sud, État qui recense à lui seul 5 000 ouvrages d'art ; à l'échelle australienne, le potentiel adressable atteint 50 000 ponts et 70 ports. L'intérêt opérationnel est direct. Les méthodes actuelles reposent sur un échantillonnage : les plongeurs nettoient une bande verticale sur une fraction des pieux, laissant la majeure partie des structures non examinée. La contrainte est physiologique, la fatigue impose des rotations courtes, un opérateur ne peut surveiller qu'un seul plongeur à la fois, et dans certaines zones, les risques incluent courants de marée, visibilité nulle et faune hostile. SPIR opère en continu et un seul opérateur peut superviser plusieurs robots simultanément, démultipliant la productivité sans augmenter l'exposition au danger. L'impact économique est également mesurable : la fermeture d'un quai pendant une inspection par plongeurs peut coûter jusqu'à 100 000 dollars par jour à une autorité portuaire ; SPIR fonctionne sans interrompre les opérations de chargement. Le système offre aussi une couverture d'inspection complète là où le sampling laissait des angles morts structurels, ce qui change le niveau de confiance possible dans l'évaluation de l'état des infrastructures vieillissantes. Le projet s'inscrit dans un mouvement plus large d'automatisation des interventions sous-marines en milieu industriel, aux côtés de systèmes comme Hull BUG (General Dynamics) ou des ROV de sociétés comme Reach Robotics et Saipem pour les pipelines offshore. UTS CAS travaille sur la robotique autonome en environnement non structuré depuis plusieurs années, SPIR représentant leur déploiement le plus abouti sur infrastructure critique. Le professeur Liu indique que la plateforme est adaptable au nettoyage de coques de navires, de pipelines, de plateformes pétrolières et de fondations d'éoliennes offshore. Aucune timeline commerciale ni partenariat industriel n'ont été annoncés à ce stade : SPIR reste pour l'instant un système validé en essais terrain, pas encore un produit commercialisé.

IndustrielActu
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Comment choisir un moteur BLDC pour les bras robotiques et les robots mobiles
2Robotics Business Review 

Comment choisir un moteur BLDC pour les bras robotiques et les robots mobiles

Un guide technique publié par The Robot Report, signé Faisal Mahmood, rappelle qu'on ne choisit pas un moteur brushless DC (BLDC) pour un bras robotisé ou un robot mobile à partir du catalogue de contrôleurs. On part de la charge mécanique. Une tension et une puissance nominales ne disent pas si le moteur tiendra le couple requis à basse vitesse, régulera sa position, absorbera l'énergie régénérative ou survivra au cycle thermique. L'actionneur est un système complet : moteur, onduleur, capteurs de courant, retour de position du rotor, réducteur, frein, codeur de sortie, chemin thermique, interface de communication et logiciel robot. L'article donne des relations de premier ordre : couple articulaire égal au couple moteur multiplié par le rapport de réduction et le rendement du réducteur, moins les pertes ; vitesse moteur égale à la vitesse articulaire multipliée par le rapport ; puissance électrique approchée par la puissance mécanique divisée par le rendement total. Pour un bras, il faut quantifier couple continu et crête, durée des pics, couple de gravité, inertie réfléchie, jeu, compliance et position du codeur. Pour un robot mobile, on part de la masse du véhicule, du rayon de roue, de la résistance au roulement, de la pente, du terrain, du glissement et de la configuration de traction. L'intérêt est surtout pratique. Les priorités diffèrent selon l'application : une articulation de bras ou de cobot vise un couple contrôlable, la douceur à basse vitesse, la précision, la réponse aux collisions et la rétroconduisibilité. Un moteur de traction privilégie le rendement, le couple de démarrage, le freinage et la synchronisation des voies. L'article met en garde contre des pièges classiques. Un codeur côté moteur peut être très précis alors que la sortie du joint subit l'erreur de transmission du réducteur. Un contrôleur correct en accélération peut provoquer une surtension du bus DC lors d'un freinage régénératif agressif, si batterie, capacité de bus et stratégie de freinage n'ont pas été dimensionnés pour cela. Pour un intégrateur ou un ingénieur, c'est un rappel que beaucoup de défaillances de terrain viennent d'un dimensionnement incomplet plutôt que d'un composant défectueux. Un robot extérieur de type UGV passe aussi bien plus de temps à forte charge qu'un robot de livraison d'intérieur léger. Le texte replace ces choix dans une confusion de vocabulaire courante : la littérature commerciale emploie « BLDC » et « PMSM » (moteur synchrone à aimants permanents) presque indifféremment, alors que la forme d'onde de force contre-électromotrice, le bobinage, l'algorithme de commande et le retour de position déterminent le comportement réel. STMicroelectronics, cité en exemple, traite les deux comme des domaines voisins et décrit des architectures à six pas comme à commande vectorielle (FOC). L'auteur distingue ensuite les méthodes de commutation selon la qualité de mouvement recherchée : la commutation trapézoïdale à six pas est simple et économique, mais les commandes sinusoïdale et FOC ne se valent pas et ne produisent pas le même comportement. L'extrait disponible s'interrompt au début de cette comparaison, sans chiffres de produit ni annonce commerciale. Il s'agit d'un contenu pédagogique publié à l'approche des 20 ans de RoboBusiness, et non d'un lancement ou d'un déploiement.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IndustrielTuto
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Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique
3Robotics Business Review 

Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique

Locus Robotics, spécialiste des robots mobiles autonomes (AMR) crédité de plus de 6 milliards de picks réalisés en entrepôt, s'attaque désormais à la préhension robotique. L'entreprise était entrée sur ce marché en mars 2025 avec Array, un manipulateur mobile équipé d'un bras de picking guidé par vision et d'une ventouse standard. Plus d'un an après, Locus a racheté Nexera Robotics, société basée à Vancouver connue pour sa technologie de préhension NeuraGrasp, des pinces souples capables de saisir aussi bien de petits contenants que des sacs en polybag poreux ou des articles en tissu. Selon Roy Belak, ancien PDG de Nexera et désormais vice-président senior en charge de la préhension robotique chez Locus, NeuraGrasp en était déjà à sa sixième génération de produit au moment de la rencontre entre les deux entreprises, lors du salon MODEX en 2025. Locus avait alors déjà largement avancé le développement d'Array, mais l'architecture existante, alimentation pneumatique et électrique notamment, s'est révélée compatible avec l'intégration de la technologie Nexera. Belak n'a pas communiqué de calendrier précis, mais anticipe que la prochaine présentation publique d'Array intégrera NeuraGrasp. Cette acquisition illustre un enjeu central pour l'industrie de la logistique automatisée: la préhension universelle reste le principal goulot d'étranglement du picking robotisé, bien plus que la navigation ou la localisation, déjà largement maîtrisées par les AMR. D'après Belak, la ventouse seule couvre 60 à 70% des cas d'usage en entrepôt, mais échoue sur les 30 à 40% restants, articles déformables, poreux ou irréguliers, qui nécessitent une approche hybride combinant succion et pince. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce mouvement confirme une tendance de fond du secteur: la préhension pinch gagne du terrain face à la succion pure pour atteindre des taux de couverture élevés sur des catalogues de SKU hétérogènes. Il s'agit toutefois pour l'instant d'une annonce de feuille de route et non d'un déploiement massif: Array circule encore chez les premiers clients avec sa ventouse d'origine, et les données d'usage nécessaires pour optimiser NeuraGrasp à grande échelle restent à collecter. Le rapprochement s'inscrit dans la course plus large à la manipulation robotique généraliste en entrepôt, où plusieurs acteurs développent des grippers universels ou des bras dotés de modèles vision-langage-action pour élargir la couverture SKU au-delà de la ventouse classique. Nexera apportait des années de R&D sur ses effecteurs souples mais cherchait un partenaire capable d'industrialiser et déployer sa technologie à grande échelle, un besoin auquel répond directement le réseau client de Locus, où une longue liste d'entreprises attend déjà l'accès à Array. Belak décrit une fenêtre d'opportunité étroite: un an de retard supplémentaire dans l'acquisition aurait rendu l'intégration technique beaucoup plus difficile compte tenu de l'avancement du développement d'Array. Les prochaines étapes attendues sont l'intégration effective de NeuraGrasp dans les unités Array déployées, la remontée de données terrain permettant d'affiner les algorithmes de préhension, puis une diffusion progressive de la technologie combinée auprès des clients existants et futurs de Locus.

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Teradyne Robotics et Sereact s'associent pour développer des solutions d'IA physique pour le commerce de détail et la logistique
4Robotics & Automation News 

Teradyne Robotics et Sereact s'associent pour développer des solutions d'IA physique pour le commerce de détail et la logistique

Teradyne Robotics et Sereact ont annoncé un partenariat associant la plateforme d'IA physique de Sereact aux robots collaboratifs (cobots) de Universal Robots, filiale de Teradyne. Les applications visées sont le commerce de détail, la logistique et la manufacture, plus précisément des opérations réelles jusqu'ici difficiles à automatiser. Le communiqué ne donne ni payload, ni temps de cycle, ni nombre de sites, ni calendrier, ni prix. Il s'agit donc d'une annonce de partenariat commercial, sans déploiement client chiffré ni produit conjoint livré à ce stade. Pour les intégrateurs et les responsables d'exploitation, l'intérêt tient à la répartition des rôles. Le matériel cobot est déjà éprouvé et largement installé, tandis que la couche logicielle d'IA, qui gère la perception et la préhension d'objets variés et non structurés, reste le point de blocage des applications de picking et de manipulation hors cadre. Si l'intégration fonctionne, elle abaisserait le coût de programmation et d'adaptation pour des références changeantes. Seuls des chiffres de taux de prise réussie, de cadence et de disponibilité sur site client permettront de trancher entre promesse et réalité industrielle. Sereact est une start-up allemande basée à Stuttgart, spécialisée dans les modèles d'IA pour la manipulation robotique, ce qui donne une visibilité européenne à ce rapprochement avec Universal Robots, d'origine danoise. Teradyne Robotics regroupe Universal Robots et les robots mobiles autonomes MiR. Le groupe cherche à enrichir son offre logicielle face à des concurrents qui misent sur des modèles de fondation pour la manipulation, comme Physical Intelligence ou Covariant. Les pilotes et jalons commerciaux restent à annoncer.

UEPartenariat associant la start-up allemande Sereact et Universal Robots (Danemark), renforçant l'offre européenne de cobots dotés d'IA physique pour la logistique et la manufacture.

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