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InSpatio ouvre à Hangzhou un centre de données robotique axé sur la simulation, avec un objectif d'un million d'heures par mois
Chine/AsiePandaily 

InSpatio ouvre à Hangzhou un centre de données robotique axé sur la simulation, avec un objectif d'un million d'heures par mois

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InSpatio, une société de modèles de fondation en intelligence spatiale issue de SenseTime en 2025, a ouvert le 29 octobre à Hangzhou ce qu'elle présente comme le premier centre de collecte de données pour l'IA incarnée piloté par la simulation en Chine, selon Leiphone. L'objectif affiché est de produire un million d'heures de données par mois, soit environ 100 000 heures par jour. La démarche part d'un constat : le manque de données des robots tient moins au volume qu'à la variété. Un robot saisit correctement sur une étagère fixe, mais son taux de réussite chute quand l'étagère pivote, qu'une autre rangée de boissons masque la cible ou qu'il doit atteindre l'objet par l'autre côté. Selon l'Académie chinoise des technologies de l'information et de la communication, plus de 70 terrains d'entraînement pour robots étaient en service en Chine fin juin, et plus de 40 autres sont prévus, mais beaucoup se concentrent sur des tâches faciles à filmer comme plier du linge ou ranger une table. Chaque nouvelle configuration impose de réserver à nouveau un site et des opérateurs, si bien que les coûts augmentent à chaque variation. InSpatio remplace la formule « personnes × heures » par « configurations d'environnement × calcul parallèle ». À partir d'un petit nombre de démonstrations réelles ou téléopérées, le système combine planification de mouvement, exécution de politiques (policy rollouts) et contrôles physiques automatisés pour générer des trajectoires en boucle fermée dans des centaines d'environnements parallèles, avec images RGB, profondeur, segmentation, pose 6D et étiquettes d'action alignées.

Pour l'industrie, l'enjeu est de savoir si la diversité des données peut s'acheter en calcul plutôt qu'en main-d'œuvre de téléopération. Si c'était confirmé, le goulot d'étranglement des modèles VLA (vision-langage-action) se déplacerait de la logistique des sites vers la qualité des actifs de simulation et la fidélité physique, avec un impact direct sur le coût marginal de chaque nouvelle scène pour les intégrateurs qui adaptent un robot à un environnement client. Plusieurs réserves s'imposent toutefois. Le chiffre d'un million d'heures par mois est une capacité annoncée, pas une production démontrée, et aucune donnée publique ne mesure encore le gain de performance réel des politiques entraînées sur ces données par rapport à des données collectées physiquement. Le problème du passage de la simulation au réel (sim-to-real) reste central : InSpatio reconnaît elle-même que les politiques finales sont validées sur de vrais robots, et affirme que l'avantage de la simulation croît avec le niveau de difficulté, ce qui reste à prouver, notamment pour les contacts et les objets articulés où les erreurs de friction et de masse pèsent le plus.

Le centre s'appuie sur deux filières d'actifs de scènes. La première passe par un partenariat avec le moteur de données de monde 3D Kosmo de Hesai, capable selon le rapport de scanner une pièce de 100 mètres carrés en environ 15 minutes avec une reconstruction 3DGS (Gaussian splatting 3D) de précision millimétrique. InSpatio découpe ensuite ce scan statique en objets distincts dotés de propriétés physiques. La seconde utilise son simulateur de monde Topos Pro, qui convertit images uniques ou multiples, vidéo, lidar ou prises de drone en scènes au niveau objet, où tables, chaises et équipements peuvent être sélectionnés, remplacés et dotés de propriétés de collision. Le traitement comprend la séparation en instances, le comblement des géométries occultées, la réparation de l'arrière-plan et le calibrage de la masse, du centre de masse et de la friction par tâche. L'entreprise définit trois niveaux de livraison : L1 pour la navigation, L2 pour la préhension dextre avec géométrie millimétrique et occlusions denses, et L3 pour les dynamiques de contact et d'articulation, comme l'ouverture d'un tiroir. Ce positionnement place InSpatio face aux acteurs de la donnée synthétique et des plateformes de simulation, tout en s'inscrivant dans la multiplication des terrains d'entraînement chinois. Les prochaines étapes à surveiller sont les résultats publiés de transfert vers des robots réels et l'identité des clients qui adopteront les niveaux L2 et L3.

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SenseTime, via sa filiale SenseMart, a inauguré à Shanghai (quartier touristique de Baoshan Riverside) un magasin de proximité autonome baptisé "Shaomai Gou" (烧卖购), dont l'affluence lors des congés du 1er mai a confirmé l'intérêt du public. Le client scanne un QR code ; un bras robotique sélectionne et délivre le produit en 15 secondes dans les meilleures conditions annoncées, sans caissier ni gérant sur place. Le point de vente de 15 m² propose plus de 300 références (SKUs) couvrant boissons, café, glaces et plats chauds, produits standardisés et non standardisés confondus. Trois boutiques sont actuellement en exploitation régulière à Shanghai, avec 400 transactions quotidiennes par unité en moyenne. SenseTime vise une extension à d'autres villes chinoises d'ici fin 2026. Ce que ce déploiement démontre pour l'industrie, c'est la viabilité opérationnelle d'une boucle "percevoir-comprendre-décider-exécuter" en environnement retail réel. L'architecture repose sur deux moteurs : SenseMartGalaxy pour la perception visuelle et la compréhension multimodale, et SenseMartGalaxy-EAI, qui intègre la reconstruction 3D par gaussiennes et des world models pour la manipulation physique. Point concret pour les intégrateurs : le système reconnaît de nouveaux produits sans réentraînement, ce qui abaisse le coût d'onboarding des références. Cette capacité s'appuie sur cinq ans d'accumulation de données propriétaires, soit 300 000 modèles 2D produits, 100 000 assets 3D et 1,5 million d'enregistrements de transactions journalières. C'est un avantage structurel difficile à répliquer rapidement par un entrant. SenseTime est historiquement connue pour ses solutions de vision par ordinateur et de reconnaissance faciale ; SenseMart constitue son pivot vers la robotique de service. Le segment du retail autonome est disputé : Amazon Go est en recul commercial en Occident, tandis que Standard AI et AiFi misent sur des formats "grab and go" sans manipulation physique. En Chine, Cainiao (Alibaba) et JD.com explorent des approches similaires, mais l'intégration d'un bras robotique dans un espace aussi réduit reste rare. Les analystes soulèvent des questions légitimes sur la durabilité économique du modèle (coûts de maintenance, taux de pannes, comportements atypiques côté clients) que les chiffres actuels, issus d'un lancement récent dans un cadre touristique contrôlé, ne permettent pas encore de trancher.

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Chine/AsieActu
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Chine/AsieOpinion
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Un fournisseur de solutions robotiques pour Foxconn boucle un tour d'amorçage avec plus de 20 millions de yuans de revenus en six mois
436Kr 

Un fournisseur de solutions robotiques pour Foxconn boucle un tour d'amorçage avec plus de 20 millions de yuans de revenus en six mois

Chengwu Robotics (乘物机器人), startup fondée début 2025 et basée à Shenzhen, a bouclé un tour d'amorçage auprès de 和椿科技 (He Chun Technology), acteur taïwanais de référence en automatisation industrielle et robotique intelligente, avec Huajun Capital comme conseil financier exclusif. La société affiche pour 2025 un chiffre d'affaires cumulé supérieur à 20 millions de yuans (environ 2,5 millions d'euros), issu de plus d'une dizaine de projets d'intégration industrielle, dont des déploiements chez Foxconn. Elle a établi des partenariats approfondis avec des dizaines de fabricants de robots et obtenu des autorisations de niveau maximal auprès de 8 grandes marques. L'équipe fondatrice réunit Huang Jinlong, ingénieur full-stack avec plus de dix ans d'expérience en robotique industrielle, et Shan Yuhu, docteur issu de Tencent, Xpeng et Meituan, spécialisé en modèles multimodaux larges, perception 3D et fusion multi-capteurs. Plutôt que de vendre un robot propriétaire, Chengwu se positionne comme intégrateur logiciel pour des scènes industrielles non standards, là où l'automatisation traditionnelle atteint ses limites. Son modèle VLA (Vision-Language-Action) maison, baptisé Bybot Foundation Model-1 (BFM-1), vise la généralisation cross-plateforme : transférer un modèle entraîné sur un robot vers d'autres morphologies sans réentraînement complet, problème encore ouvert dans le secteur. La chaîne de collecte de données propriétaire, composée du dispositif Egocentric-UMI et du système de télé-opération Bybot-TeleOp, réduit délais et coûts d'acquisition de données multimodales (visuelles, haptiques) en simulant des environnements de production réels. Un prototype de demi-corps supérieur, équipé de bras bimanuaux à contrôle de force, mains dextres et caméras RGBD, sert de plateforme matérielle d'entraînement du modèle. Le BFM-1 est en phase de validation technique ; aucun déploiement à grande échelle n'a été annoncé. Chengwu émerge dans un écosystème robotique chinois particulièrement dense, où Unitree, UBTECH, Agibot et Fourier Intelligence occupent le segment des corps robotiques, mais où la couche d'intégration logicielle et modèle reste fragmentée. Le partenariat stratégique avec He Chun Technology, présente dans les réseaux industriels taïwanais et continentaux, accélère l'accès aux grands comptes manufacturiers, Foxconn en premier lieu. La roadmap suit une logique de progression "industrie d'abord" : les scènes industrielles, souvent réalisables avec une simple pince à deux doigts et des exigences de généralisation modérées, constituent le marchepied avant les applications commerciales, de service, puis domestiques. La prochaine étape déclarée est d'approfondir les capacités cross-corpo du BFM-1 et d'élargir le portefeuille de clients via le réseau industriel de He Chun.

Chine/AsieActu
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