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SenseTime ouvre un magasin de proximité avec des robots à IA physique à Shanghai
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SenseTime ouvre un magasin de proximité avec des robots à IA physique à Shanghai

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SenseTime, via sa filiale SenseMart, a inauguré à Shanghai (quartier touristique de Baoshan Riverside) un magasin de proximité autonome baptisé "Shaomai Gou" (烧卖购), dont l'affluence lors des congés du 1er mai a confirmé l'intérêt du public. Le client scanne un QR code ; un bras robotique sélectionne et délivre le produit en 15 secondes dans les meilleures conditions annoncées, sans caissier ni gérant sur place. Le point de vente de 15 m² propose plus de 300 références (SKUs) couvrant boissons, café, glaces et plats chauds, produits standardisés et non standardisés confondus. Trois boutiques sont actuellement en exploitation régulière à Shanghai, avec 400 transactions quotidiennes par unité en moyenne. SenseTime vise une extension à d'autres villes chinoises d'ici fin 2026.

Ce que ce déploiement démontre pour l'industrie, c'est la viabilité opérationnelle d'une boucle "percevoir-comprendre-décider-exécuter" en environnement retail réel. L'architecture repose sur deux moteurs : SenseMartGalaxy pour la perception visuelle et la compréhension multimodale, et SenseMartGalaxy-EAI, qui intègre la reconstruction 3D par gaussiennes et des world models pour la manipulation physique. Point concret pour les intégrateurs : le système reconnaît de nouveaux produits sans réentraînement, ce qui abaisse le coût d'onboarding des références. Cette capacité s'appuie sur cinq ans d'accumulation de données propriétaires, soit 300 000 modèles 2D produits, 100 000 assets 3D et 1,5 million d'enregistrements de transactions journalières. C'est un avantage structurel difficile à répliquer rapidement par un entrant.

SenseTime est historiquement connue pour ses solutions de vision par ordinateur et de reconnaissance faciale ; SenseMart constitue son pivot vers la robotique de service. Le segment du retail autonome est disputé : Amazon Go est en recul commercial en Occident, tandis que Standard AI et AiFi misent sur des formats "grab and go" sans manipulation physique. En Chine, Cainiao (Alibaba) et JD.com explorent des approches similaires, mais l'intégration d'un bras robotique dans un espace aussi réduit reste rare. Les analystes soulèvent des questions légitimes sur la durabilité économique du modèle (coûts de maintenance, taux de pannes, comportements atypiques côté clients) que les chiffres actuels, issus d'un lancement récent dans un cadre touristique contrôlé, ne permettent pas encore de trancher.

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SenseTime ouvre un commerce de proximité en IA incarnée avec des robots humanoïdes à Shanghai
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SenseTime ouvre un commerce de proximité en IA incarnée avec des robots humanoïdes à Shanghai

SenseTime, l'un des principaux groupes d'intelligence artificielle en Chine, a inauguré en mai 2026 à Shanghai un point de vente de détail entièrement opéré par des robots humanoïdes. La boutique, baptisée "Shaomai Gou" (烧卖购), est installée dans le site touristique Baoshan Riverside Scenic Area. Le protocole client est simple : scanner un QR code pour passer commande depuis son téléphone, puis recevoir le produit directement des mains du robot. Au-delà de la préparation des commandes, les robots seraient capables d'assurer la sélection des références, la tarification et l'analyse des données de réapprovisionnement des stocks. Le magasin a attiré des files d'attente spontanées lors du week-end du 1er mai. Aucun modèle de robot n'est identifié dans l'annonce officielle, et SenseTime ne publie pas de métriques opérationnelles (temps de cycle, taux de succès des saisies, volume de transactions). Ce déploiement est significatif parce qu'il sort les robots humanoïdes du contexte industriel contrôlé pour les placer face à des consommateurs non formés, dans un environnement ouvert et non structuré. La manipulation de produits variés, la gestion des interactions client et le réassort en rayon constituent des tâches difficiles pour un système robotique généraliste. Cela dit, l'absence de données techniques publiées invite à la prudence : l'initiative ressemble davantage à un déploiement pilote à forte valeur marketing qu'à une preuve de passage à l'échelle industrielle. Ce que cela valide en revanche, c'est l'existence d'une voie commerciale pour l'embodied AI dans les services de proximité à forte fréquentation, un segment jusqu'ici dominé par des kiosques automatisés passifs. SenseTime a bâti sa réputation initiale sur la vision par ordinateur et la reconnaissance faciale avant de pivoter vers l'IA incarnée, combinant vision robotique, compréhension du langage naturel et manipulation physique. En Chine, la société fait face à la concurrence de Unitree Robotics, Fourier Intelligence et UBTECH sur le segment humanoïde ; à l'international, les références du secteur restent Figure AI avec le robot 03, Physical Intelligence avec Pi-0 et Boston Dynamics. La prochaine étape logique pour SenseTime sera d'étendre "Shaomai Gou" à d'autres sites et de publier des données de performance qui permettraient de distinguer la démonstration du déploiement opérationnel réel.

Chine/AsieActu
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Chine : le premier centre d'entraînement de robots humanoïdes hétérogènes ouvre à Shanghai
2Interesting Engineering 

Chine : le premier centre d'entraînement de robots humanoïdes hétérogènes ouvre à Shanghai

La Chine ouvrira en juillet 2026 à Shanghai son premier centre de formation hétérogène pour robots humanoïdes, dans le quartier de Zhangjiang. Développé par le National and Local Co-Built Humanoid Robotics Innovation Center, le site couvre plus de 5 000 m² et accueille plus de 100 types de robots issus d'une dizaine d'entreprises, ce qui en fait le centre de formation le plus diversifié du pays selon le Global Times. Les robots y sont entraînés sur des tâches réelles dans des environnements simulant à la fois le foyer domestique et l'atelier industriel. Les données générées alimentent des bases de données à grande échelle destinées à soutenir les modèles d'IA utilisés dans la fabrication, les services, la santé et l'agriculture. Ce projet s'inscrit dans la continuité d'un premier centre ouvert à Pékin en décembre 2025, où des humanoïdes pratiquaient des tâches d'usine, des corvées ménagères, la cuisine et la gestion de colis. L'enjeu central de ce centre shanghaïen n'est pas simplement le volume d'entraînement, mais l'interopérabilité des données. Selon Xu Bin, directeur général du centre, les humanoïdes de différents fabricants varient en structure squelettique, en nombre de degrés de liberté et en systèmes moteurs, rendant leurs données d'entraînement mutuellement incompatibles. La plateforme vise à combler ces gaps et à standardiser la collecte de données entre systèmes hétérogènes, un problème structurel qui freine la montée en puissance de l'IA incarnée (embodied AI). Contrairement aux modèles de langage qui s'appuient sur des corpus internet massifs, les robots physiques dépendent de données d'interaction réelles, coûteuses à produire. Résoudre ce bottleneck à l'échelle industrielle représenterait un levier majeur pour l'ensemble de la filière, en accélérant la commercialisation des humanoïdes dans des secteurs à forte valeur comme la logistique et l'assemblage manufacturier. Cette initiative s'inscrit dans une course internationale aux infrastructures de formation robotique. En parallèle, l'Allemagne prépare le TUM RoboGym, développé en collaboration entre la Technische Universität München et NEURA Robotics, basée à Metzingen. Situé à proximité de l'aéroport de Munich, ce centre couvrira environ 2 322 m² et sera dédié à l'entraînement supervisé de robots humanoïdes sur des tâches de manipulation d'objets, d'assemblage de composants et de pliage. L'investissement est décrit comme "multi-millions de dollars", sans montant précis communiqué. Si la Chine mise sur la diversité des plateformes et le partage de données à grande échelle, avec une ambition clairement industrielle, l'approche allemande privilégie l'articulation recherche-industrie via un acteur académique de premier plan. Les deux modèles convergent néanmoins vers le même constat : la pénurie de données physiques de qualité est aujourd'hui le principal obstacle à la généralisation des humanoïdes en environnement réel.

UEL'initiative allemande TUM RoboGym (TU München + NEURA Robotics, Metzingen) positionne directement l'Europe dans la course aux infrastructures d'entraînement pour humanoïdes, avec un modèle recherche-industrie concurrent de l'approche chinoise.

Chine/AsieOpinion
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MWC Shanghai : oubliez le score, les tirs au but de robots humanoïdes ont mis l'IA incarnée à l'épreuve
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MWC Shanghai : oubliez le score, les tirs au but de robots humanoïdes ont mis l'IA incarnée à l'épreuve

Pendant deux jours au Shanghai New International Expo Centre, lors du MWC Shanghai 2026, huit équipes chinoises de robotique humanoïde se sont affrontées dans un tournoi de tirs au but entièrement autonomes, réunissant plus de 10 000 spectateurs sur environ 100 rounds de compétition. Trois équipes ont dominé le classement final : China Mobile (Hangzhou) Information Technology a décroché la première place, devant Tianshu Tanjie (Beijing) Technology et Hangzhou Xingshu Intelligent Robot. La règle centrale du concours, imposée par les organisateurs, prohibait tout contrôle à distance et tout script de mouvement préprogrammé : les robots devaient localiser le ballon, se positionner, tirer, défendre le but et retrouver leur équilibre en temps réel via leurs propres systèmes de perception, de planification et de contrôle moteur. Le robot de China Mobile (Hangzhou) s'est distingué par sa régularité sur plusieurs rounds avec peu de défaillances visuelles ou d'instabilités posturales, en s'appuyant sur une connectivité 5G à faible latence couplée à du calcul edge AI embarqué. Tianshu Tanjie a démontré des capacités solides en contrôle dynamique et en actuation articulaire, permettant à son gardien compact de s'ajuster à des tirs provenant d'angles variés. Hangzhou Xingshu, start-up de nouvelle génération, a présenté une plateforme allégée d'environ 30 % par rapport à ses concurrents, lui conférant une agilité notable dans les changements de direction, malgré quelques erreurs de mouvement résiduelles. Ce qui rend cet événement significatif pour l'industrie dépasse largement la performance footballistique. Contrairement aux démonstrations classiques en laboratoire contrôlé ou aux vidéos promotionnelles soigneusement montées, le concours a exposé les robots à des conditions imprévisibles en conditions réelles : environnement dynamique, éclairage variable, interactions non scriptées. C'est précisément le profil de test le plus révélateur pour évaluer la maturité des systèmes d'IA incarnée (embodied AI). La capacité à percevoir, planifier et maintenir l'équilibre dans un environnement non déterministe est le vrai critère de qualification pour un déploiement industriel. Le fait que plusieurs équipes aient tenu des rounds complets sans intervention humaine, même si le taux de réussite global reste modeste, indique que le "demo-to-reality gap" se resserre. Pour un intégrateur B2B ou un COO industriel, ce n'est pas encore une maturité commerciale, mais c'est un signal de trajectoire difficilement ignorable. La Chine investit massivement dans la robotique humanoïde depuis 2023, avec un écosystème dense de start-ups bénéficiant du soutien d'opérateurs institutionnels comme China Mobile. Ce concours illustre la montée en puissance compétitive de cet écosystème national, qui se développe en parallèle des initiatives américaines (Boston Dynamics, Figure, Agility Robotics) et européennes, où des acteurs comme Enchanted Tools ou Wandercraft avancent sur des segments spécialisés. L'absence totale de concurrents non-chinois dans ce tournoi révèle aussi la fragmentation géographique croissante du secteur. Les suites concrètes restent floues : aucune des trois équipes primées n'a annoncé de pilote industriel ni de calendrier de commercialisation à l'issue de la compétition, ce qui maintient ces systèmes dans la catégorie "démonstrateur avancé" plutôt que "produit déployable à court terme".

UELa montée en puissance de l'écosystème humanoïde chinois (8 équipes autonomes, ~100 rounds en conditions réelles sans intervention humaine) renforce la pression concurrentielle sur les acteurs européens comme Enchanted Tools et Wandercraft, sans impact opérationnel immédiat mais avec un signal de trajectoire à intégrer dans les feuilles de route R&D.

Chine/AsieOpinion
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Première mondiale : un parc à thème robotique avec des humanoïdes danseurs de K-pop pour séduire le public
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Première mondiale : un parc à thème robotique avec des humanoïdes danseurs de K-pop pour séduire le public

Galaxy Corporation, société de management artistique sud-coréenne dont le catalogue inclut G-Dragon, a inauguré le Galaxy Robot Park dans l'arrondissement de Gangdong à Séoul. L'installation de 16 500 m², présentée par ses promoteurs comme "le premier parc à thème robotique au monde", propose des robots humanoïdes de taille enfantine exécutant des chorégraphies K-pop synchronisées, tenant le rôle de valets à l'entrée, dessinant des portraits ou s'affrontant dans un ring de boxe contrôlé en mirroring temps réel par les visiteurs. Le show d'ouverture mettait en scène plusieurs robots dansant sur Home Sweet Home de G-Dragon ainsi que Advice et Idea de Taemin. La réalité technique s'est néanmoins imposée dès la première représentation : l'un des robots a dysfonctionné en pleine performance et a dû être retiré de scène. Galaxy ambitionne d'organiser plus de 1 000 concerts robotiques par an, de lancer une tournée mondiale et de déployer ces systèmes dans des zones difficilement accessibles aux artistes humains, dont des zones de conflit. Le mécanisme repose sur une synchronisation centralisée : une chorégraphie chargée sur un robot serait instantanément répliquée à l'ensemble du parc de machines. L'initiative soulève une question structurelle pour l'industrie du divertissement et, par extension, pour les intégrateurs robotiques travaillant sur l'expressivité humanoïde : les robots peuvent-ils générer une connexion émotionnelle réelle avec un public, ou restent-ils cantonnés au registre de la curiosité technologique ? L'analyste Cha Woo-jin compare économiquement une tournée robotique à une troupe de cover dance, mais avec l'avantage d'éliminer les frais d'hébergement et les per diems. La K-pop, genre ultra-visuel fondé sur la précision chorégraphique, constitue un terrain d'évaluation pertinent pour ce type de système, plus que d'autres genres où le rapport à l'interprète est plus intime. Le dysfonctionnement en ouverture, lui, rappelle que l'écart entre démonstration maîtrisée et déploiement live reste un facteur de risque concret pour ce type d'expérience grand public. Ce projet s'inscrit dans une trajectoire déjà bien engagée au sein de la K-pop : les agences ont depuis plusieurs années intégré des avatars virtuels aux côtés de membres réels, et des groupes entièrement digitaux comme Plave atteignent régulièrement les charts coréens. Galaxy Corporation franchit un cran supplémentaire en substituant le robot physique à l'humain, là où ses concurrents restent dans le registre du virtuel projeté. Aucun acteur européen ou français n'est impliqué dans ce projet. La société annonce également le lancement d'un label de mode robotique et d'un premier défilé humanoïde, dont les détails techniques et calendaires restent flous. La pérennité du Galaxy Robot Park dépendra moins de la fluidité mécanique des chorégraphies que de la capacité de ces machines à entretenir le lien affectif qui fonde l'économie du fandom K-pop.

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