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IndustrielRobotics Business Review 

Percepto lance Axion, une plateforme d'IA qui unifie l'analyse des données d'inspection

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Percepto, fournisseur israélo-américain d'inspection par drones autonomes, a lancé cette semaine Axion, une plateforme d'IA physique indépendante du matériel, qui marque son virage vers une stratégie centrée sur le logiciel. Disponible en SaaS, Axion ingère les données de drones tiers pris en charge, de capteurs fixes et mobiles et d'archives d'inspection existantes. Il les organise par actif et leur applique plus de 160 modèles d'IA censés interpréter l'état des équipements en contexte. L'éditeur cite l'exemple d'un câble tombé, identifié par sa relation avec les composants voisins, ou d'une anomalie thermique évaluée par rapport au comportement attendu de l'actif et aux conditions environnementales. Chaque constat s'appuie sur l'historique d'inspection et une validation d'expert. Un modèle de langage (LLM) permet aussi d'interroger le corpus de données en langage naturel. Les cibles sont le pétrole et le gaz en amont, le transport et la distribution d'électricité et la plupart des installations de traitement en aval. Fondée en 2014 et basée à Modi'in (Israël), avec un siège américain à Austin (Texas), l'entreprise a vu Julien Bellanger succéder récemment à Dor Abuhasira au poste de CEO, avec de nouveaux responsables des revenus et du marketing.

Pour les exploitants d'infrastructures, l'intérêt tient à l'entrée progressive. Une équipe peut démarrer avec les données d'inspection qu'elle possède déjà, puis ajouter les systèmes autonomes de Percepto et ses opérations à distance managées là où il faut une couverture plus fréquente. Cela abaisse la barrière d'adoption, car le client n'a plus à remplacer sa flotte pour obtenir de la valeur. Cela répond aussi à un problème connu du secteur : les données d'inspection s'accumulent dans des silos propriétaires et restent sous-exploitées. Il faut toutefois rester prudent. Le chiffre de 160 modèles n'est qu'une déclaration de l'éditeur, sans benchmark de précision ni taux de fausses alertes, et la liste des plateformes tierces compatibles n'est pas détaillée. Le lancement relève de l'annonce de produit, sans client nommé ni volume de déploiement chiffré.

Ce virage s'inscrit dans l'évolution d'un marché où le matériel des docks et drones autonomes se banalise, tandis que la valeur se déplace vers la couche d'analyse. Percepto a bâti sa réputation sur des drones qui volent chaque jour en autonomie sur des sites industriels exigeants, et utilise des dérogations réglementaires pour des vols en configuration « un opérateur, plusieurs drones ». Bellanger présente Axion et l'offre AIM (Autonomous Inspection & Monitoring) comme un moyen d'étendre cette expérience opérationnelle au-delà de sa propre flotte. L'entreprise continuera de vendre et de soutenir ses drones et docks actuels, avec une production relocalisée aux États-Unis en soutien aux initiatives américaines « Drone Dominance ». Le calendrier de disponibilité détaillé et les premiers déploiements d'Axion n'ont pas été précisés.

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Robotiq lance une plateforme IA pour automatiser l'intégration des cellules robotiques
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Robotiq lance une plateforme IA pour automatiser l'intégration des cellules robotiques

Robotiq, fabricant québécois d'effecteurs pour robots collaboratifs, a annoncé le lancement d'IQ, une plateforme d'intelligence artificielle conçue pour automatiser l'intégration de cellules robotiques industrielles. IQ ingère les données non structurées des projets d'automatisation, spécifications client, contraintes d'atelier, historiques de projets, pour coordonner les workflows d'ingénierie et générer des designs de cellules validés. L'objectif affiché est de réduire la dépendance aux experts intégrateurs humains, dont la rareté constitue l'un des principaux goulots d'étranglement du secteur. Les métriques de gain de temps ou de réduction de coût restent pour l'instant non communiquées publiquement. L'intégration d'une cellule robotique demeure aujourd'hui un processus largement artisanal, chronophage et peu reproductible d'un site à l'autre. En automatisant la capture des exigences et la génération de designs à partir de données historiques réelles, IQ cible directement le fossé entre phase de conception et déploiement effectif. Pour les intégrateurs partenaires de Robotiq, le bénéfice potentiel est concret : scaler les opérations sans recruter proportionnellement d'ingénieurs seniors, dans un marché où les profils spécialisés se raréfient. Fondée en 2008 à Lévis (Québec), Robotiq s'est imposée comme fournisseur de référence d'accessoires pour cobots, pinces adaptatives, capteurs force/couple, principalement sur les plateformes Universal Robots et Fanuc. IQ marque un pivot vers la couche logicielle de gestion de projets, terrain où la société entre en concurrence indirecte avec Vention, qui opère déjà une plateforme cloud de conception et déploiement de cellules, ou encore Wandelbots côté programmation. Les modalités d'accès pour les partenaires intégrateurs et les timelines de déploiement à grande échelle n'ont pas encore été précisées.

UELa plateforme IQ entre en concurrence directe avec Wandelbots (Allemagne) sur la programmation et gestion de cellules cobots ; les intégrateurs européens sur Universal Robots et Fanuc devront évaluer cette offre face aux solutions européennes existantes.

IndustrielOpinion
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ANYbotics lance Shift, une plateforme pour gérer des flottes de robots autonomes et les inspections industrielles
2Robotics & Automation News 

ANYbotics lance Shift, une plateforme pour gérer des flottes de robots autonomes et les inspections industrielles

ANYbotics, entreprise suisse issue de l'ETH Zurich, a lancé Shift, une plateforme logicielle qui pilote des flottes de robots d'inspection autonomes et relie les données collectées aux systèmes de maintenance et aux outils d'entreprise. Elle regroupe la cartographie des sites, la gestion de flotte, les données d'inspection et les workflows de maintenance. Un industriel peut ainsi exploiter plusieurs robots et organiser leurs constats autour de ses processus existants. Le communiqué ne donne ni tarification, ni nombre de sites équipés, ni indicateur de performance chiffré. Il s'agit donc d'une annonce de produit logiciel, sans preuve publique d'un déploiement à grande échelle. L'enjeu dépasse le robot lui-même. Dans l'inspection industrielle, la valeur se déplace de la machine vers la donnée exploitable. Un quadrupède qui produit des relevés sans alimenter la GMAO (gestion de maintenance assistée par ordinateur) reste un pilote isolé. En intégrant les constats aux outils de maintenance, ANYbotics s'attaque au passage du projet pilote au déploiement multi-sites, un point souvent bloquant pour les directions d'exploitation. Les intégrateurs y trouvent une couche d'interface plus standardisée, même si la profondeur réelle des connecteurs reste à vérifier. ANYbotics est surtout connue pour ANYmal, son robot quadrupède conçu pour les environnements industriels sévères, comme l'énergie ou la pétrochimie. L'entreprise vise désormais la couche logicielle, terrain où Boston Dynamics propose déjà Orbit pour Spot, et où des éditeurs indépendants comme l'allemand Energy Robotics se positionnent. La suite dépendra des intégrations annoncées avec les systèmes de maintenance et des premiers retours clients, qui permettront de mesurer l'écart entre l'annonce et l'usage réel.

UEANYbotics étant suisse et visant les sites industriels européens, cette plateforme pourrait faciliter le passage des pilotes d'inspection robotisée au déploiement multi-sites chez les industriels et intégrateurs européens.

IndustrielActu
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Universal Robots lance sa septième génération de plateforme robotique à l'IMTS
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Universal Robots lance sa septième génération de plateforme robotique à l'IMTS

Universal Robots (UR), filiale de Teradyne, a présenté au salon IMTS sa septième génération de plateforme robotique, Gen 7, articulée autour d'un nouveau système d'exploitation PolyScope X, d'un boîtier de contrôle CB7 repensé, d'un pendant d'apprentissage et d'une bride d'outil inédits. Le CB7, proposé en version autonome et en version compacte pour armoire d'automatisation, offrirait selon UR 40% de puissance de calcul supplémentaire dans un volume 30% plus compact, tout en restant compatible avec les bras e-Series et UR Series existants. Le fabricant danois, basé à Odense, lance aussi trois bras plus imposants que ses modèles précédents: l'UR10g-1750, l'UR17g-1300 et l'UR18g-950, nommés d'après leur charge utile en kilogrammes et leur portée en millimètres. La nouvelle bride de série g, destinée à faciliter le câblage des caméras et capteurs pour l'IA temps réel, a été démontrée avec un effecteur Intrapal du fabricant allemand Weiss Robotics. Cette mise à jour traduit l'ambition affichée par Teradyne Robotics Group de devenir une plateforme de déploiement pour l'IA physique en usine, au-delà du simple bras robotique. Pour les intégrateurs, l'apport concret tient à la communication multi-réseaux native du contrôleur vers automates, IHM, systèmes MES et vision, qui réduit le besoin de commutateurs externes et répond à une demande croissante des équipes IT de contrôler les flux de données sur le réseau industriel. Les gains chiffrés de 40% et 30% restent des chiffres communiqués par UR, sans mesure indépendante publiée. Teradyne, maison mère du groupe, a enregistré cinq trimestres consécutifs de croissance qu'elle attribue en partie à l'IA, ce qui explique l'ampleur de l'investissement consenti sur cette septième génération plutôt qu'une simple mise à jour incrémentale. UR capitalise depuis toujours sur sa réputation de facilité de programmation et de déploiement face à des concurrents comme Fanuc, ABB, Kuka ou Techman Robot sur le marché des cobots à force et puissance limitées, un argument que Will Healy, directeur marketing produit et industrie chez UR, réaffirme comme différenciateur à l'heure de l'IA embarquée. Le choix de démontrer la bride de série g avec un effecteur du partenaire allemand Weiss Robotics souligne la stratégie d'écosystème de UR pour l'intégration de capteurs et d'outils tiers. Le lancement à l'IMTS marque la disponibilité commerciale immédiate du CB7 et des nouveaux bras dans leurs deux versions annoncées, mais UR n'a communiqué ni calendrier de déploiements clients ni volumes de commandes à ce stade.

UEUniversal Robots (Danemark) et son partenaire Weiss Robotics (Allemagne) illustrent le poids industriel de la robotique européenne, avec un nouveau contrôleur et de nouveaux bras cobots disponibles immédiatement pour les intégrateurs européens.

IndustrielActu
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Eclipse Automation lance sa plateforme de simulation RealitySync
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Eclipse Automation lance sa plateforme de simulation RealitySync

Eclipse Automation a présenté Eclipse RealitySync lors du salon Automate 2026 à Chicago, début juin 2026. Il s'agit d'une plateforme de collaboration immersive destinée aux industriels qui souhaitent évaluer, simuler et valider des projets d'automatisation avant leur déploiement physique. Le système repose sur la technologie Apple Vision Pro et permet aux équipes d'ingénierie, d'exploitation, de finance et de direction de naviguer virtuellement dans une usine future : parcourir des lignes de production, explorer des flux de travail en contexte, et collaborer à distance dans un environnement partagé interactif. Aucun tarif ni délai de livraison n'a été communiqué ; il s'agit pour l'instant d'un lancement commercial annoncé en salon, avec démonstrations en direct au stand 24011. La proposition de valeur d'Eclipse RealitySync répond à un problème concret dans la phase amont des projets d'automatisation : aujourd'hui, les décisions d'investissement se prennent encore majoritairement sur la base de plans 2D et de maquettes statiques, qui ne permettent pas d'anticiper les frictions opérationnelles ni d'aligner rapidement les parties prenantes. En intégrant les données projet, les équipes pluridisciplinaires et la représentation physique du système dans un seul environnement immersif, la plateforme vise à réduire le risque en phase de conception, à accélérer la validation et à diminuer les coûts de modification tardive, souvent les plus élevés dans un projet industriel. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est l'argument du "shift left" appliqué à l'automatisation : détecter les problèmes le plus tôt possible dans le cycle projet. Il faut néanmoins noter que l'article repose entièrement sur des déclarations d'Eclipse et ne cite aucun cas client ni donnée chiffrée sur les gains mesurés, ce qui reste à vérifier dans la pratique. Eclipse Automation est un intégrateur mondial fondé il y a plus de 25 ans, présent aux États-Unis, au Canada, en Hongrie et en Allemagne, et actif dans des secteurs exigeants : sciences de la vie, véhicules électriques, batteries, aérospatial et défense, électronique grand public. Sur le marché de la simulation et du jumeau numérique industriel, Eclipse RealitySync se positionne dans un espace déjà occupé par des plateformes comme NVIDIA Omniverse, Siemens NX/Teamcenter ou encore Dassault Systèmes 3DEXPERIENCE, mais avec une approche orientée intégration clé-en-main et accompagnement expert plutôt que plateforme ouverte. L'ajout de l'Apple Vision Pro comme interface principale est un choix différenciant, bien que ce dispositif reste limité dans son adoption industrielle à grande échelle. Les prochaines étapes crédibles seraient l'annonce de clients pilotes et la publication de métriques de réduction de risque projet issues de déploiements réels.

UEEclipse Automation étant implanté en Hongrie et en Allemagne, la plateforme RealitySync pourrait être commercialisée auprès d'industriels européens, mais aucun déploiement ni partenariat EU n'est annoncé à ce stade.

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