XPeng annonce que la batterie solide de son humanoïde IRON est entrée en production en petite série
XPeng affirme que la batterie conçue spécialement pour son humanoïde IRON est entrée en production en petites séries. Gu Jie, vice-président du groupe, l'a déclaré le 28 octobre au congrès SAE-China (SAECCE), précisant que le robot lui-même se trouve à l'étape précédant le démarrage de production (SOP). Gu a présenté la cellule comme la première batterie à électrolyte solide dédiée à un robot, et XPeng a reformulé la norme batterie autour des contraintes de l'humanoïde : très peu de volume disponible, d'où un choix de haute densité énergétique. Le pack intègre une conception censée empêcher la propagation d'un emballement thermique entre cellules, et le constructeur assure qu'il résiste aux tests d'impact et de pénétration par clou. Aucune capacité, autonomie ni densité chiffrée n'a été communiquée.
Le point central reste flou : s'agit-il d'une technologie tout solide ou semi-solide ? Gu a employé le terme générique chinois « batterie à l'état solide » sans trancher. Lors du Tech Day 2025, XPeng avait pourtant annoncé que la nouvelle génération d'IRON serait la première de l'industrie à embarquer une batterie tout solide, alors que des médias anglophones évoquaient en septembre un passage à du semi-solide pour la version de série. L'entreprise n'a pas levé l'ambiguïté. Cette nuance compte : le semi-solide (électrolyte gélifié ou hybride) est déjà industrialisable à des coûts raisonnables, alors que le tout solide pose encore de sérieux défis de rendement et de coût. Sans chiffres de densité, de cycles de vie ou de volumes, « petite série » relève pour l'instant de l'annonce, pas d'un produit livré.
Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, l'autonomie énergétique est l'une des limites dures des humanoïdes : elle conditionne le temps de travail entre deux recharges, la sécurité en environnement public et donc la viabilité commerciale. Voir un constructeur automobile verticaliser la cellule, le pack et le robot illustre l'avantage des groupes capables de réutiliser leur savoir-faire véhicule, un atout face aux startups qui achètent leurs batteries sur étagère. La mise en avant de la sécurité thermique répond aussi à une préoccupation concrète des exploitants de lieux recevant du public, où les robots évolueront au contact des visiteurs.
Cette annonce s'inscrit dans un calendrier déjà tracé. Le 8 septembre, XPeng a lancé sa ligne de production de robots, où une unité IRON a achevé son assemblage final automatisé puis est sortie de la ligne en marchant. La production de masse est visée pour fin 2026 et les livraisons pour le premier semestre 2027. Les premiers déploiements concerneront les boutiques XPeng, centres commerciaux et autres lieux commerciaux, où les robots guideront les visiteurs et présenteront les produits, avant une extension aux usages industriels et domestiques. Le choix de la chimie des cellules sera scruté dès que les robots atteindront de vrais clients, en concurrence notamment avec Tesla (Optimus) et Figure.
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