
FLORA : une suite de modèles ouverts pour le passage à l'échelle des moteurs de données en robotique
Une équipe de recherche, dont les travaux alimentent l'entraînement des modèles fondation GR00T, publie sur arXiv Flora, une suite de modèles ouverts qui sert de moteur d'annotation pour les données robotiques. Un même système produit trois types de labels. Il génère des récompenses de résultat (la tâche a-t-elle réussi ?) pour surveiller les déploiements réels. Il produit des récompenses de processus pour le post-entraînement par apprentissage par renforcement. Il fournit aussi des légendes horodatées pour filtrer et rééquilibrer les données de pré-entraînement. Les auteurs annoncent des scores à l'état de l'art sur le benchmark de légendage WGO-Bench et sur les benchmarks de récompense RoboReward et Robometer. Sur leurs benchmarks internes, Flora serait comparable à GPT-6 Astra et supérieur aux autres modèles frontière. Le coût serait environ 125 fois inférieur à celui de GPT-6 Astra via API. Côté production, le système étiquette 200 000 heures de données par jour sur 512 GPU GB300, soit environ 390 heures de vidéo par GPU et par jour. Le code et les modèles sont publiés en open source.
Le goulot d'étranglement de la robotique par apprentissage se déplace de la collecte vers l'annotation. Les politiques VLA (vision-langage-action) dépendent de données propres, légendées et notées. Faire passer ce travail par des API de modèles propriétaires devient prohibitif quand on traite des centaines de milliers d'heures. Un facteur 125 sur le coût, s'il se confirme hors du laboratoire, rend l'annotation de grands jeux de données accessible à des équipes bien plus petites. Des récompenses de processus fiables sont aussi la condition pour passer du clonage de comportement au RL sur robot réel. Une réserve s'impose toutefois : la comparaison à GPT-6 Astra repose sur des benchmarks internes, non reproductibles à ce stade, et le chiffre de débit vient des auteurs eux-mêmes. L'avantage de coût dépend aussi du matériel de référence retenu.
Ce travail s'inscrit dans la course aux modèles généralistes, où GR00T de NVIDIA côtoie Pi-0 de Physical Intelligence et Helix de Figure. Chacun de ces acteurs a besoin de sa propre chaîne d'annotation, souvent restée interne. En ouvrant la sienne, l'équipe de Flora cherche à fédérer la recherche autour de ses outils. Elle cite deux usages émergents : l'auto-recherche physique, où des agents pilotent eux-mêmes des expériences, et le transfert de l'humain vers le robot à partir de vidéos de démonstration. La suite dépendra des reproductions indépendantes et de l'adoption par les laboratoires académiques et les intégrateurs, y compris européens, qui disposent rarement de telles capacités de calcul.
Des laboratoires et intégrateurs européens pourraient annoter leurs données robotiques à moindre coût, mais disposent rarement de la puissance de calcul nécessaire.
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