
AgiBot dévoile GE-Act 2.0, son modèle monde-action natif avec un passage à l'échelle des données x100
Paragraphe 1: AgiBot a présenté GE-Act 2.0, un modèle "world-action" entraîné depuis une initialisation aléatoire sur des données de manipulation robotique, plutôt qu'adapté d'un générateur vidéo préexistant, en entraînant conjointement représentation visuelle, prédiction du futur et prédiction d'action. La société en fait le premier test systématique de la mise à l'échelle des données: le volume d'entraînement passe de 300 à 30 000 heures, sans réglage fin par tâche ni démonstration au moment de l'évaluation. Sur un protocole zéro-shot, avec scènes, éclairages et objets inédits, couvrant 100 tâches élémentaires et environ 20 familles de compétences sur deux robots, le taux de réussite grimpe de 17,1% à 44,1% sur la plateforme G1-OP et de 13,4% à 31,1% sur G2-90D, avec des progrès encore mesurables entre les paliers de 5 000 et 30 000 heures. Le nombre de tâches réussies au moins une fois passe de 39 à 76 sur G1-OP et de 24 à 72 sur G2-90D; des gestes fins comme plier une serviette, empiler des gobelets en papier, reposer un capuchon de stylo ou arranger des fleurs dans des scènes inédites n'apparaissent de façon fiable qu'au plus haut palier de données. G2-90D, qui ne représente que 2% des données contre plus de la moitié pour G1-OP, gagne malgré tout 17,7 points grâce au transfert entre robots. Un encodeur CoAE compresse chaque image de 256 par 384 pixels en 24 tokens, un planificateur visuel prédit un segment de futur et un modèle de dynamique inverse le traduit en actions, pour un temps de cycle d'environ 104 millisecondes sur une RTX 5090. Après réglage fin, AgiBot revendique 60,52% sur les tests hors distribution de RoboTwin et 0,770 sur le suivi d'instructions de GenieSim, devant plusieurs modèles comparés; les documents sont publiés sur ge-act-v2.github.io.
Paragraphe 2: Ces résultats visent le débat sur la généralisation des modèles VLA (vision-language-action) et l'écart entre démonstration et déploiement réel: une architecture native, plutôt qu'un empilement de modules pré-entraînés séparément, passerait mieux à l'échelle des données. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est la robustesse hors distribution, qui réduit le coût de reconfiguration site par site, frein majeur à l'adoption des humanoïdes en usine ou en logistique. L'apparition tardive des compétences fines suggère que la course entre AgiBot, Figure, 1X ou Physical Intelligence se joue autant sur le volume et la diversité des données de téléopération que sur l'architecture du modèle. Le transfert observé entre G1-OP et G2-90D appuie l'idée qu'un apprentissage partagé entre robots différents peut compenser la rareté de données propre à chaque plateforme. Ces chiffres restent toutefois auto-publiés par AgiBot, sans validation indépendante ni comparaison en conditions réelles avec des modèles concurrents comme GR00T N2 de NVIDIA, Pi-0 de Physical Intelligence ou Helix de Figure.
Paragraphe 3: GE-Act 2.0 s'inscrit dans la pile logicielle GE d'AgiBot, où GE-Sim gère l'évaluation de politiques et la construction d'environnements simulés, tandis que GE-Act convertit les futurs prédits en mouvements robotiques. La société chinoise, déjà connue pour ses humanoïdes commerciaux et ses jeux de données de téléopération à grande échelle, présente cette publication comme une étape de recherche plutôt qu'un produit livré: les documents techniques sont diffusés sur une simple page de projet, sans partenaire industriel, site pilote ni calendrier de commercialisation annoncés pour ce modèle précis. La comparaison revendiquée face à RoboTwin et GenieSim, deux bancs d'essai utilisés par les laboratoires chinois et occidentaux, vise à positionner AgiBot dans une compétition où les vidéos soigneusement sélectionnées restent souvent difficiles à distinguer d'une capacité réellement généralisable en production.
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