Aller au contenu principal
Le fabricant de robots Huixi boucle sa série B, menée par un fonds d'IA de Pékin
Chine/AsieTechNode 

Le fabricant de robots Huixi boucle sa série B, menée par un fonds d'IA de Pékin

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Huixi Technology, un fabricant chinois de puces dédiées à la robotique, a annoncé le 22 octobre avoir bouclé des tours Pré-Série B+ et Série B. L'opération est menée par le Beijing Artificial Intelligence Industry Investment Fund, avec le Beijing Robotics Industry Development Investment Fund, Hidden Hill Capital et d'autres investisseurs. Les actionnaires existants, dont Shunwei Capital et Cathay Capital, ont aussi participé. Le montant de ces deux tours n'est pas détaillé, mais l'entreprise indique que ses levées de fonds en capital cumulent plus de 2,5 milliards de RMB sur l'année, soit environ 320 millions d'euros. Les fonds serviront à développer une nouvelle génération de puces haute performance pour l'IA embarquée et à accélérer les livraisons commerciales. Huixi propose le système sur puce R1 et la plateforme Huixi Embodied, qui associe processeurs et logiciels pour le déploiement de modèles, la simulation et le contrôle temps réel. Sa plateforme équipe déjà les robots Genie G2 d'AgiBot.

Cette levée illustre le déplacement d'une partie de la valeur de la robotique humanoïde vers la couche de calcul embarqué. Avec les modèles VLA (vision-langage-action) de plus en plus lourds, le choix du calculateur conditionne la latence, la consommation et donc l'autonomie des machines. Pour les intégrateurs et les industriels, l'enjeu est de disposer d'une alternative à Nvidia (Jetson Thor) qui ne dépende ni des contrôles à l'export américains ni d'un seul fournisseur. Le fait que des fonds publics pékinois pilotent le tour confirme que la souveraineté sur le silicium robotique est traitée comme une priorité industrielle. Une réserve s'impose toutefois : le seul client cité est AgiBot, sans volumes de livraison, performances (TOPS, consommation) ni prix. Il est donc impossible de juger si R1 rivalise réellement avec les solutions concurrentes.

Le mouvement s'inscrit dans une course chinoise à l'intégration verticale. Les fabricants de robots cherchent à maîtriser leur pile, du modèle au silicium, pendant que les spécialistes de la puce se rapprochent des constructeurs. Huixi y côtoie Nvidia, dominant avec sa gamme Jetson, ainsi que d'autres acteurs chinois de l'IA embarquée. Côté européen, aucun fournisseur de puces robotique de taille comparable n'émerge pour l'instant, ce qui laisse des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools tributaires de composants américains ou asiatiques. La suite dépendra de la capacité de Huixi à convertir cette trésorerie en puces de nouvelle génération livrées en volume, et à élargir sa base au-delà d'AgiBot. L'entreprise n'a pas communiqué de calendrier.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

À lire aussi

LivSyn Robotics lève des fonds en série A pour une plateforme reliant les robots aux modèles d'IA
1TechNode 

LivSyn Robotics lève des fonds en série A pour une plateforme reliant les robots aux modèles d'IA

La startup pékinoise LivSyn Robotics a annoncé le 8 octobre une série A d'au moins 100 millions de RMB (environ 13 millions d'euros). Le tour réunit des investisseurs financiers, Suwen Electric Energy, société cotée de services énergétiques, et un investisseur stratégique non nommé, actif dans l'IA incarnée. L'entreprise développe RUDA (Robotics Unified Device Architecture), une couche logicielle censée relier des morphologies de robots hétérogènes à des modèles d'IA et à des agents. Deux briques la composent. PhiAgent convertit des vidéos de démonstrations humaines en données d'entraînement et en trajectoires de mouvement. RoboAgent exécute les tâches et renvoie les résultats dans le système pour alimenter la boucle d'apprentissage. LivSyn affirme que sa technologie est déjà utilisée en industrie, pour l'insertion et le retrait de modules optiques, l'assemblage de batteries et l'inspection de composants électroniques. L'annonce ne donne ni nombre de sites, ni volumes, ni temps de cycle, ni taux de réussite, ni valorisation. L'intérêt tient moins au montant, modeste face aux tours de plusieurs centaines de millions de dollars des fabricants d'humanoïdes, qu'au positionnement. LivSyn ne construit pas de robot. Elle vise la couche d'abstraction entre les modèles et le matériel, là où se situe un des principaux coûts de l'intégration : chaque nouvelle machine impose aujourd'hui de reconstruire la chaîne de collecte de données, d'entraînement et de déploiement. Si les données et les compétences apprises passent réellement d'un robot à l'autre, comme le promet l'entreprise, le coût marginal d'un nouveau déploiement baisserait nettement, ce qui intéresserait les intégrateurs et les directions industrielles qui gèrent des parcs mixtes. Cette promesse reste à démontrer. Le transfert entre morphologies (cross-embodiment) est un problème de recherche ouvert, et apprendre à partir de vidéos humaines se heurte à l'écart de correspondance entre le geste humain et la cinématique du robot. Les trois applications citées, des tâches de précision dans l'électronique et la batterie, sont pertinentes mais sans chiffres de performance publiés. Elles relèvent donc, à ce stade, de l'affirmation de l'entreprise et non d'un résultat vérifié. Le tour s'inscrit dans la forte activité de financement de l'IA incarnée en Chine, où se multiplient les acteurs du « cerveau » logiciel à côté des fabricants de corps. La présence d'un groupe énergétique coté suggère un intérêt pour l'assemblage de batteries et les usages industriels liés. LivSyn rejoint un champ où d'autres tentent d'imposer une couche d'orchestration ou des modèles généralistes indépendants du matériel, comme les modèles vision-langage-action de Physical Intelligence (Pi-0), le GR00T de Nvidia ou, en Europe, des équipes visant l'intégration multi-robots. Les prochaines étapes à surveiller sont la publication de clients nommés, de métriques de déploiement et de démonstrations de transfert entre au moins deux types de robots.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
1 source
Le développeur d'IA robotique Ruoyu lève une série Pre-A menée par Sunway Communication
2TechNode 

Le développeur d'IA robotique Ruoyu lève une série Pre-A menée par Sunway Communication

Ruoyu Technology, une société de Shenzhen spécialisée dans l'IA pour robots, a bouclé un tour de table Pre-A de neuf chiffres en yuans (soit au moins plusieurs centaines de millions de RMB, le montant exact n'étant pas divulgué), selon 36Kr le 15 octobre. Le tour est mené par Sunway Communication, avec Jinmu Capital, Qindao Capital, Huanghai Capital et Zhongchuang Capital. Fondée en 2023 et incubée par le Harbin Institute of Technology de Shenzhen, la startup développe des systèmes qui permettent aux robots de percevoir leur environnement, de planifier des tâches et de piloter des actions physiques. Son « cerveau » robotique Jiutian associe une planification déportée dans le cloud à une perception et un contrôle exécutés en local. Premier cas d'usage commercial : le ravitaillement robotisé en carburant, avec un système antidéflagrant testé dans une station-service à Foshan. Les fonds serviront à améliorer l'IA, à collecter des données opérationnelles issues de déploiements réels et à étendre la commercialisation. L'intérêt de l'annonce tient moins au montant qu'au choix de l'application. Le ravitaillement est un environnement contraint, réglementé et à fort enjeu de sécurité, où l'exigence de fiabilité est élevée et où le retour sur investissement se calcule en main-d'œuvre et en conformité. Pour un intégrateur ou un exploitant de réseau de stations, c'est un cas d'usage plus lisible qu'un humanoïde généraliste. L'architecture hybride cloud/local reflète aussi un compromis courant : le raisonnement de haut niveau est centralisé, tandis que les boucles de contrôle temps réel restent embarquées pour limiter la latence. En revanche, aucune donnée publique n'est fournie sur le temps de cycle, le taux de réussite, le nombre de sites ou le prix. Un test dans une seule station à Foshan relève du pilote, pas du déploiement à l'échelle. La logique de « données du monde réel d'abord » suggère que Ruoyu cherche à constituer un jeu de données propriétaire plutôt qu'à miser sur la seule simulation. Ce tour s'inscrit dans l'afflux de capitaux vers l'IA incarnée en Chine, où de nombreuses jeunes pousses issues des universités se positionnent sur la couche logicielle, face à des acteurs plus visibles comme Unitree, UBTech ou AgiBot, et à des modèles occidentaux de type VLA (vision-langage-action) tels que Pi-0 ou GR00T. Ruoyu se distingue en visant un « cerveau » vertical plutôt qu'un robot complet. Les prochaines étapes à surveiller : l'extension à d'autres stations ou à des partenaires pétroliers, la publication de métriques d'exploitation vérifiables et l'ouverture du cerveau Jiutian à d'autres usages industriels à risque. Aucun calendrier précis n'a été communiqué.

Chine/AsieActu
1 source
Les fabricants chinois de robots répondent à la pénurie de main-d'œuvre au Japon
3Pandaily 

Les fabricants chinois de robots répondent à la pénurie de main-d'œuvre au Japon

Lors de l'anniversaire d'un homme de 80 ans au Japon, deux robots humanoïdes chinois ont dansé sur scène avant que l'un d'eux ne tende un cadeau à l'invité, une image devenue emblématique de l'entrée massive des fabricants chinois sur le marché robotique japonais. Unitree compte désormais parmi les marques d'humanoïdes chinoises les plus connues au Japon, selon un ingénieur d'une société japonaise de logiciels pour humanoïdes, les clients trouvant de plus en plus l'entreprise plutôt que l'inverse. Selon Smart Analytics Global, les fabricants chinois ont représenté 97% des livraisons mondiales d'humanoïdes, soit environ 18 500 unités, au premier semestre 2026. Geek+ a lancé son premier projet à l'étranger au Japon dès 2017, le robot livreur BellaBot de Pudu a intégré des chaînes de restaurants, et la marque domotique SwitchBot équipe désormais plus de deux millions de foyers japonais. Hitachi s'est associé à UBTECH en mai 2026, et Unitree a signé un accord d'agence avec GMO AIR en juin 2026. Keenon a ouvert une filiale japonaise en 2022, avec plus de 200 points de support, et Dobot un bureau à Tokyo en 2023. Cette expansion survient alors que le Japon, confronté à un vieillissement démographique marqué, cherche des solutions d'automatisation en entrepôt, restauration, domicile, automobile et aéroports. McKinsey projette une baisse d'environ 1,5 million de travailleurs disponibles sur les vingt prochaines années, et une enquête Reuters-Nikkei menée auprès de 220 entreprises montre que 34% d'entre elles utilisent déjà des robots dotés d'IA, prévoient de le faire, ou l'envisagent. Pour les fournisseurs chinois, réussir au Japon vaudrait démonstration que leurs plateformes de robots humanoïdes et de service passent de la vitrine médiatique au déploiement industriel réel, dans une économie réputée exigeante en intégration. Mais le marché n'est pas un raccourci facile: les clients japonais privilégient une automatisation compatible avec leurs processus existants, maintenue par des équipes locales et au retour sur investissement démontré, plutôt qu'un humanoïde spectaculaire mais isolé. Le Japon reste une puissance industrielle de la robotique: ses fabricants ont dominé le groupe historique des "quatre grands" et fourni environ 45% des exportations mondiales de robots industriels en 2020. Les commandes de l'industrie robotique japonaise ont atteint 1,0456 trillion de yens en 2025, en hausse de 25,7%. Mais les usages récents en logistique et services exigent des équipements plus simples à déployer et adapter que les robots industriels classiques, une brèche que les acteurs chinois exploitent. Leur distribution passe par des maisons de commerce et des intégrateurs système, avec des cycles de vente souvent longs de plusieurs années. Pour les fabricants chinois, s'implanter durablement au Japon reste avant tout un test de patience et d'engagement à long terme, plus qu'une conquête de marché rapide.

Chine/AsieActu
1 source
Le fabricant de robots AGIBOT bientôt à une nouvelle levée de fonds, valorisé 50 milliards de RMB
4TechNode 

Le fabricant de robots AGIBOT bientôt à une nouvelle levée de fonds, valorisé 50 milliards de RMB

AGIBOT, constructeur chinois de robots dotés d'IA, serait sur le point de boucler un nouveau tour de table d'environ 1 à 1,5 milliard de RMB (autour de 140 à 210 millions de dollars). La valorisation visée est d'environ 50 milliards de RMB, soit près de 7 milliards de dollars. L'information vient d'investisseurs cités par le média chinois Caijing. Fondée en 2023, l'entreprise a déclaré 1,05 milliard de RMB de revenus pour 2025. Elle a lancé en juillet la préparation d'une introduction à la Bourse de Hong Kong. AGIBOT a refusé de commenter le financement, la valorisation et l'avancement de l'IPO. Pour les décideurs, le chiffre à retenir est le multiple. Une valorisation de 50 milliards de RMB pour 1,05 milliard de revenus représente près de 48 fois le chiffre d'affaires annuel. Le marché valorise donc surtout la trajectoire, pas les volumes livrés. Le communiqué ne dit rien du nombre de robots déployés, de la marge ni de la part des revenus issue de déploiements réels plutôt que de ventes de plateformes à des laboratoires ou à des intégrateurs. Ces données sont pourtant celles qui permettraient de juger si l'humanoïde industriel sort du stade de la démonstration. Ce tour est de type pré-IPO. Selon un investisseur cité par Caijing, il repousserait l'introduction au-delà de fin 2026, car un intervalle de 120 jours est exigé entre la clôture d'un financement pré-IPO et la cotation, sauf dérogation. Tout est donc à confirmer : le montant, la valorisation et le calendrier reposent sur des sources anonymes. AGIBOT évolue dans un secteur où la concurrence est vive, avec d'autres acteurs chinois cotés ou en préparation de cotation et des américains comme Figure et Tesla. Une cotation à Hong Kong offrirait une transparence financière rare dans ce secteur.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
1 source