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BusinessRobotics & Automation News 

Cerence AI et Geely étendent leur partenariat des voitures aux robots

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Cerence AI, éditeur américain de solutions d'IA conversationnelle issu de Nuance, annonce l'extension de son partenariat avec Geely, l'un des plus grands constructeurs automobiles chinois, des cockpits intelligents vers la robotique embarquée. Les deux groupes disent vouloir faire progresser l'interaction homme-machine multilingue pour des applications robotiques, en s'appuyant sur les technologies de parole et d'IA conversationnelle de Cerence, déjà éprouvées en production dans l'automobile. Le communiqué ne précise ni robot cible, ni calendrier, ni volumes, ni montants. Il s'agit donc d'une annonce de coopération, sans produit livré ni déploiement.

L'intérêt tient moins à la nouveauté technique qu'au signal de transfert de briques logicielles de l'auto vers la robotique de service et humanoïde. La couche vocale (reconnaissance, compréhension, dialogue dans plusieurs langues, dans des environnements bruyants) est un prérequis pour que des robots opèrent auprès d'utilisateurs non experts. Les intégrateurs y voient une couche potentiellement mutualisable, mais rien ne prouve encore que des solutions conçues pour l'habitacle tiennent les contraintes d'un robot : latence, calcul embarqué, dialogue en espace ouvert, couplage avec la planification des actions.

Côté contexte, Cerence cherche à diversifier ses revenus au-delà du cockpit, où la concurrence est vive, tandis que Geely multiplie les paris dans l'IA embarquée et la mobilité. Dans la robotique, la parole reste une couche périphérique face aux modèles VLA (vision-langage-action), qui concentrent l'attention des acteurs de l'humanoïde. Les suites dépendront de l'annonce d'un robot partenaire et de pilotes mesurables, aujourd'hui absents.

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1Robotics & Automation News 

Analog Devices renouvelle son partenariat avec MassRobotics pour soutenir les start-ups en robotique

Analog Devices a renouvelé son partenariat de sponsor stratégique avec MassRobotics, l'accélérateur robotique basé à Boston. Ce partenariat s'articule autour d'Analog Garage, la structure interne de venture et d'incubation d'ADI, qui combine expertise technique en capteurs et systèmes embarqués avec financement d'amorçage et ressources d'ingénierie pour accompagner des startups robotiques. Le communiqué reste succinct sur les termes financiers précis du renouvellement et ne détaille ni montants engagés, ni nombre de startups accompagnées, ni durée de l'engagement, ce qui limite la portée factuelle de l'annonce au-delà du principe même de continuité du partenariat. Pour l'écosystème robotique, ce type de partenariat structurant compte moins comme rupture technologique que comme signal de soutien industriel à long terme : les accélérateurs comme MassRobotics dépendent de sponsors corporate pour financer mentorat, accès labo et mise en réseau avec des intégrateurs, et la présence d'un fournisseur de semi-conducteurs comme ADI apporte aux startups un accès facilité à des composants clés (capteurs, MEMS, conversion de signal) utilisés dans la robotique mobile et l'automatisation industrielle. Pour les décideurs B2B, l'info reste toutefois davantage un jalon de partenariat qu'une preuve de traction produit ou de déploiement concret. MassRobotics, fondé à Boston, s'est imposé comme l'un des hubs robotiques les plus actifs des Etats-Unis, hébergeant et accompagnant des dizaines de startups en robotique industrielle, logistique et santé. Analog Garage, de son côté, existe depuis plusieurs années comme bras d'innovation d'ADI, investissant dans des technologies émergentes adjacentes au cœur de métier des semi-conducteurs. Le communiqué ne précise pas de nouveaux pilotes, startups nommément soutenues, ni de prochaine étape calendaire, ce qui suggère une reconduction de routine plutôt qu'une inflexion stratégique majeure.

BusinessActu
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Anciens de Boston Dynamics lancent Dynamic Creatures pour donner vie à des personnages grâce à la robotique
2Robotics Business Review 

Anciens de Boston Dynamics lancent Dynamic Creatures pour donner vie à des personnages grâce à la robotique

Marc Theermann, ancien directeur de la stratégie de Boston Dynamics, et Farbod Farshidian, ancien responsable de recherche au Robotics and AI Institute (RAI Institute), ont annoncé début septembre 2026 la création de Dynamic Creatures, une société dédiée aux robots de divertissement. Théermann prend la direction générale, Farshidian la direction technique. Le nom de l'entreprise rend hommage à la fois à Boston Dynamics et au Creature Shop de Jim Henson. Dynamic Creatures devient le partenaire officiel de Boston Dynamics pour les secteurs du divertissement et de l'hôtellerie, avec des applications visées dans les parcs à thème, les casinos, les croisières et l'hôtellerie. La jeune pousse a levé des fonds auprès d'investisseurs américains et européens, dont Eniac Ventures, Kindred Ventures, Heliad, Sunshine Lake et BlueGrass Ventures, ainsi que des business angels stratégiques, notamment Marc Raibert, fondateur de Boston Dynamics et directeur exécutif du RAI Institute, et Lukas Ziegler. La société a aussi présenté SnowJay, une plateforme logicielle d'IA et de robotique conçue comme couche de contrôle commune à ses robots, axée sur deux fonctions: une locomotion naturelle, obtenue par capture de mouvement et par apprentissage par renforcement combiné à des outils NVIDIA, et l'interaction homme-robot. Farshidian, qui a dirigé une partie des travaux de locomotion, avait déjà contribué à la démarche plus naturelle d'Atlas présentée lors du CES 2026. Le positionnement de Dynamic Creatures tranche avec l'orientation dominante du secteur humanoïde, focalisée sur les modèles vision-langage-action et la manipulation dextre comme prochain verrou technique. Théermann revendique au contraire l'interaction homme-robot, jugée négligée, comme condition d'acceptation sociale des robots dans des lieux publics comme les restaurants. Pour Boston Dynamics, l'opération permet de valoriser commercialement son image grand public, construite depuis des années via des vidéos virales de Spot et Atlas dansant, exécutant des figures acrobatiques ou apparaissant lors d'America's Got Talent et de la Coupe du monde de la FIFA, sans dévier son activité principale de robotique industrielle. À ce stade, il s'agit d'une annonce de lancement d'entreprise et d'une plateforme logicielle présentée publiquement, non d'un produit commercialisé ni de déploiements chiffrés: l'article ne fournit ni volumes, ni prix, ni sites clients confirmés, ni données chiffrées de performance des robots. Boston Dynamics, dont Amanda McMaster assure la direction générale par intérim, décrit ce partenariat comme l'ouverture d'une "nouvelle frontière" pour la robotique avancée, une formulation promotionnelle qu'il convient de lire comme un positionnement stratégique plutôt qu'un constat établi. L'implication personnelle de Marc Raibert comme investisseur souligne la continuité avec l'écosystème historique de Boston Dynamics et du RAI Institute. Aucun acteur français ou européen du type Wandercraft, Pollen Robotics ou Enchanted Tools n'est mentionné dans l'article, malgré la présence de fonds européens au tour de table. Aucune date de déploiement pilote ni de calendrier commercial précis n'est communiquée à ce stade.

UEDes fonds européens (Heliad, BlueGrass Ventures) participent au financement mais aucun acteur robotique français ou européen n'est implique et aucun déploiement en Europe n'est annonce.

BusinessOpinion
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FORT Robotics acquiert Mapless AI pour étendre ses capacités de téléopération
3Robotics Business Review 

FORT Robotics acquiert Mapless AI pour étendre ses capacités de téléopération

FORT Robotics, spécialiste américain de la sécurité pour l'IA physique, a annoncé l'acquisition de Mapless AI, une startup fondée à Boston et Pittsburgh développant des technologies de télé-opération et de sécurité active embarquée. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué. L'objectif affiché est d'intégrer deux briques technologiques au sein de la Trust Platform de FORT : un système de télé-opération à distance baptisé "Human-in-the-Loop from Anywhere", permettant à un opérateur déporté de superviser et d'intervenir sur plusieurs véhicules simultanément, et un module de perception embarquée pour la détection et l'anticipation d'obstacles en temps réel. Ces ajouts étendent le positionnement de FORT au-delà du contrôle machine certifié pour viser une architecture complète d'autonomie supervisée, applicable à la construction, la logistique, l'agriculture et la défense. L'acquisition répond à un problème structurel bien documenté dans le secteur : le fossé entre démonstrations convaincantes et déploiements scalables. La capacité à maintenir un opérateur humain dans la boucle sans l'exposer physiquement aux environnements dangereux est un prérequis que les gestionnaires de flottes industrielles réclament explicitement avant de valider des déploiements à grande échelle. En ajoutant une couche de perception prédictive, FORT positionne la sécurité comme un accélérateur commercial plutôt qu'un frein réglementaire, ce qui représente un changement de paradigme notable pour les intégrateurs B2B évaluant des solutions d'autonomie sur site. La décision de découpler physiquement les travailleurs des zones à risque tout en conservant une supervision humaine significative adresse directement les contraintes HSE (hygiène, sécurité, environnement) qui bloquent de nombreux projets pilotes en milieu industriel non contrôlé. FORT Robotics a été fondée en 2018 et revendique aujourd'hui 27 brevets, plus de 19 000 unités déployées et une base de plus de 600 clients à l'international. Mapless AI, de son côté, s'était distinguée par son expérience dans des environnements non structurés, notamment les aéroports, bien plus complexes que les entrepôts standardisés où opèrent la plupart des AMR (robots mobiles autonomes). Sur le marché de la sécurité pour l'IA physique, FORT se retrouve en concurrence indirecte avec des acteurs comme Pilz, SICK ou encore Honeywell pour la certification sécurité, et avec des plateformes d'autonomie supervisée comme Phantom Auto ou Designated Driver pour la télé-opération. Aucun calendrier de déploiement ni pipeline client n'a été communiqué à ce stade, ce qui maintient l'annonce dans la catégorie acquisition stratégique plutôt que produit immédiatement disponible.

UEL'acquisition renforce FORT Robotics comme concurrent direct des spécialistes européens de la sécurité industrielle (Pilz, SICK) sur le segment de l'autonomie supervisée en milieu industriel non structuré.

BusinessOpinion
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Après les usines, les robots entrent dans les spas
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Après les usines, les robots entrent dans les spas

Aux États-Unis, la société Aescape a dépassé les 100 installations de son robot masseur dans des spas, hôtels et clubs de sport, avec des séances facturées environ 89 dollars l'heure, à des tarifs dégressifs pour les formats plus courts. Le système repose sur une table équipée de deux bras robotisés qui reproduisent les gestes d'un praticien, pendant que l'utilisateur ajuste en temps réel la pression exercée et les zones du corps à privilégier. En France, la start-up Capsix Robotics développe une approche comparable avec son robot iYU, destiné aux mêmes professionnels du bien-être. Ces machines n'imitent pas l'expérience haut de gamme d'un massage traditionnel, mais automatisent un protocole standardisé de plusieurs dizaines de minutes, avec un objectif de disponibilité plutôt que de prestige. Un calcul simple illustre l'argument économique avancé par le secteur : un robot assurant six séances d'une heure par jour, facturées en moyenne 60 euros, génère un potentiel de 360 euros de chiffre d'affaires quotidien, soit plus de 9 000 euros par mois sur 26 jours d'exploitation ; à huit séances par jour, ce total dépasse 12 000 euros, avant déduction du financement de la machine, de sa maintenance, de l'énergie et de l'espace occupé. Cette arithmétique cible une contrainte structurelle du secteur du bien-être : un praticien humain ne peut masser que quelques heures par jour compte tenu des pauses, des horaires et des congés, et le recrutement reste difficile dans de nombreuses régions. En automatisant une partie du protocole, ces robots permettent aux exploitants de spas, hôtels et salles de sport d'ouvrir des créneaux supplémentaires, y compris sur des plages horaires coûteuses à couvrir avec une équipe complète. Pour les décideurs du secteur, la question centrale devient financière : coût d'acquisition ou de location, nombre de séances réalisables par jour, et délai d'amortissement. Ce déploiement illustre aussi une tendance plus large de la robotique de service, qui sort des usines et des entrepôts pour investir des espaces grand public, où l'acceptabilité du client compte autant que la performance technique. Le massage automatisé n'est pas une nouveauté, les fauteuils massants existant depuis des décennies dans les aéroports, mais la génération actuelle de robots vise une précision et une personnalisation nettement supérieures, grâce à des capteurs et des bras articulés plutôt qu'à des mécanismes fixes. Aescape s'est imposée comme l'acteur le plus visible de ce segment outre-Atlantique, tandis que Capsix Robotics tente d'occuper une position équivalente en Europe avec iYU. Le scénario le plus probable pour l'industrie n'est pas un remplacement des praticiens, mais une coexistence : le massage humain conservant sa valeur pour l'expertise et la relation client, le robot occupant un créneau de séances courtes, de récupération sportive ou de disponibilité immédiate. Les prochaines étapes attendues par le secteur concernent l'élargissement du nombre d'installations et la validation, sur la durée, des taux d'utilisation nécessaires pour rentabiliser l'investissement.

UELa start-up française Capsix Robotics développe un robot masseur comparable (iYU) pour spas et hôtels, positionnant la France sur ce segment naissant de la robotique de bien-être.

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