Optimus de Tesla est en production, mais cela ne veut pas dire qu'il est prêt
Lors de la conférence sur les résultats de Tesla, mercredi, Elon Musk a annoncé que le constructeur avait lancé une production préliminaire de son robot humanoïde Optimus sur sa ligne à haut volume de Fremont, en Californie. Dans la foulée, il a détaillé ce qui reste à accomplir : les mains du robot, la sécurité, la fiabilité, la durabilité et l'intelligence artificielle nécessaire pour en faire un outil productif. « Il reste encore beaucoup de travail sur l'IA et sur le robot pour qu'il soit réellement utile pour des tâches ouvertes », a-t-il reconnu, avant de prédire qu'il y aura un jour plus de robots humanoïdes sur Terre que d'humains. Aucune cadence, aucun volume, aucun prix ni aucune fiche technique chiffrée n'ont été rapportés.
Ce message tempère l'effet d'annonce. Démarrer une production n'équivaut ni à un produit prêt à être livré, ni à un déploiement utile en usine. Les limites citées par Musk lui-même portent sur les points les plus critiques pour un intégrateur : la dextérité des mains, la sûreté autour des opérateurs, la tenue dans la durée et la capacité à traiter des tâches non scriptées. Autrement dit, l'écart entre la démonstration et le service réel reste entier, et la ligne de Fremont ressemble davantage à une phase d'industrialisation et d'apprentissage qu'à un lancement commercial.
Tesla promet Optimus depuis plusieurs années, avec des calendriers souvent glissants, face à des concurrents qui avancent aussi : Figure avec son modèle Figure 03, Agility Robotics, Apptronik et plusieurs acteurs chinois dont Unitree. Les décideurs B2B devront surveiller trois signaux : des cadences de production vérifiables, des déploiements mesurés en conditions réelles, y compris dans les usines Tesla, et des progrès démontrés sur les mains et la sécurité.
Dans nos dossiers




