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ShengShu diffuse en direct deux semaines d'entraînement de Motubrain 2.0 avant sa publication en open source
Chine/AsiePandaily 

ShengShu diffuse en direct deux semaines d'entraînement de Motubrain 2.0 avant sa publication en open source

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ShengShu Technology, plus connue pour ses modèles de génération vidéo Vidu, diffuse en direct depuis le 21 octobre l'intégralité de l'entraînement de Motubrain 2.0, la prochaine version de son modèle d'IA embarquée pour robots. La retransmission doit durer environ deux semaines, et l'entreprise annonce une publication en open source prochaine, sans date précise. Motubrain est la famille de modèles de fondation robotique de ShengShu, conçue pour doter les robots d'un « cerveau » généraliste capable de transférer des compétences d'une tâche, d'une scène ou d'un corps robotique à l'autre. La première version avait été présentée en avril sous la forme d'un « world action model ». Le livestream est structuré en quatre étapes : le pré-entraînement, qui mesure l'effet de l'échelle d'entraînement sur la performance et la généralisation zero-shot ; le post-entraînement, ciblé sur des tâches précises pour améliorer l'exécution ; une phase « agent », qui teste le transfert des acquis vers d'autres tâches ; et enfin une exploration de l'auto-amélioration récursive, où le modèle évalue ses propres actions à partir du retour d'exécution pour les corriger. La page en ligne affiche les étapes d'entraînement et les taux de réussite en cours d'évaluation, mis à jour au fil de l'eau.

Pour les équipes de recherche comme pour les intégrateurs, l'intérêt est surtout méthodologique. Les progrès de l'IA embarquée sont aujourd'hui jugés à travers des démonstrations soignées, des tableaux de benchmarks et des articles, qui disent peu de la manière dont une capacité émerge pendant l'entraînement ni de ce qui échoue en route. ShengShu affirme vouloir montrer les échecs, les tâtonnements et les ajustements autant que les gains, et partager ses questions ouvertes sur le passage à l'échelle, la généralisation inter-tâches et l'amélioration autonome. Si cela se confirme, ce serait une pièce utile au débat sur l'écart entre démo et réalité. Les limites sont toutefois claires : un flux en direct ne prouve pas la performance. Les poids ne sont pas publiés, aucun chiffre de succès n'est fourni dans l'annonce, aucun déploiement industriel n'est mentionné, et l'entreprise reconnaît elle-même que la recherche reste exploratoire et que ses résultats devront être confirmés par des expériences et des évaluations ultérieures. La mise en scène choisit aussi ce qui est montré, et la métrique affichée reste celle que la société définit.

Cette initiative s'inscrit dans une tendance plus large de transparence chez des équipes d'IA chinoises. Luo Fuli, qui dirige les modèles MiMo de Xiaomi, avait ainsi détaillé auparavant la phase d'apprentissage par renforcement de MiMo-V2.6. ShengShu, qui a aussi lancé Motus2 après Motubrain, cherche à étendre sa légitimité du génie vidéo génératif vers la robotique, un terrain où s'affrontent déjà des modèles VLA comme Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T de NVIDIA ou Helix de Figure. L'annonce, fournie par ShengShu et relayée par la presse tech chinoise, n'a pas été vérifiée de façon indépendante. Le vrai test viendra de la publication open source : il faudra voir si les benchmarks du modèle publié correspondent à ce que montre le flux, et si la communauté peut reproduire les résultats sur des robots réels, au-delà des environnements choisis par l'éditeur.

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Plus de 70 sites d'entraînement pour l'IA incarnée (embodied AI) étaient opérationnels en Chine à fin juin 2026, selon un rapport de la China Academy of Information and Communications Technology (CAICT), centre de recherche rattaché au ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information. 46 installations supplémentaires sont en construction ou en planification, portant le total à plus de 100 sites répartis dans plus de la moitié des provinces et régions administratives chinoises. Ces installations servent à collecter des données en conditions réelles, entraîner des modèles et tester des systèmes robotiques avant déploiement. L'industrie manufacturière domine largement les usages recensés, présente dans 86% des sites, concentrés dans trois zones: le delta du Yangtze, la région Pékin-Tianjin-Hebei et le delta de la rivière des Perles. Ce volume traduit l'ampleur de l'investissement public chinois dans les infrastructures physiques d'entraînement robotique, à un moment où des acteurs occidentaux comme Figure AI, Tesla avec Optimus, Physical Intelligence avec Pi-0 ou NVIDIA avec GR00T s'appuient surtout sur la simulation et des flottes pilotes restreintes pour générer leurs données. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cette mutualisation étatique vise à lever le principal goulot d'étranglement cité pour faire progresser les modèles vision-langage-action (VLA): le manque de données réelles à grande échelle. Le rapport ne précise toutefois ni le taux d'utilisation effectif de ces sites ni les volumes de données réellement produits, ce qui en fait avant tout un indicateur de capacité installée plutôt qu'un résultat vérifié. Cette annonce s'inscrit dans la politique industrielle chinoise de soutien à la robotique humanoïde, engagée depuis 2023 face à la concurrence américaine et, plus marginalement, européenne, où des acteurs comme Wandercraft, Pollen Robotics ou Enchanted Tools occupent un créneau différent, plus axé produit que sur les infrastructures d'entraînement. La CAICT publie régulièrement des rapports de référence sur les technologies numériques pour le compte de Pékin. Le document, relayé par le site chinois IT Home, ne fournit ni calendrier de pilotes ni objectifs chiffrés pour les 46 sites en projet, laissant ouverte la question du rythme auquel cette capacité se traduira en déploiements commerciaux effectifs.

UEAucun impact direct, mais l'ecart d'investissement en infrastructures de donnees chinoises souligne le positionnement different des acteurs europeens comme Wandercraft ou Pollen Robotics, centres sur le produit plutot que sur les sites d'entrainement.

Chine/AsieOpinion
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XPeng met en service sa ligne automatisée du robot humanoïde IRON avant la production de masse prévue fin d'année
2Pandaily 

XPeng met en service sa ligne automatisée du robot humanoïde IRON avant la production de masse prévue fin d'année

XPeng a mis en service à Guangzhou une ligne de production automatisée pour son robot humanoïde IRON, une étape présentée comme le passage du prototype de recherche à la fabrication industrielle. L'entreprise affirme que plus de 80% des processus centraux de la ligne sont automatisés, et une unité IRON complète a quitté la chaîne en marchant par ses propres moyens après assemblage, un signal que le matériel peut sortir de la station sans téléopération ou mise en scène pour la démonstration finale. XPeng présente son site comme une opération de niveau automobile, appliquant à la fabrication de robots de précision les systèmes qualité, la discipline de chaîne d'approvisionnement et les outils IA développés pour ses véhicules électriques. Le président et PDG He Xiaopeng a indiqué que ces lignes avaient été conçues de zéro, sans modèle industriel préexistant, qualifiant cette mise en service de petit pas vers une catégorie de produit entièrement nouvelle, tout en promettant des cycles de production plus rapides et une échelle de fabrication croissante à mesure que l'expérience s'accumule sur le terrain. La production de masse reste ciblée pour fin 2026, avec des premiers robots destinés aux boutiques et campus du groupe avant toute commercialisation large ; un lancement officiel et des livraisons en Chine et à l'international sont prévus pour 2027. XPeng n'a communiqué ni capacité de ligne, ni coût unitaire, ni prix public. La nouvelle génération d'IRON, dévoilée en novembre 2025, comporte 76 degrés de liberté sur le corps et 21 par main, enfermés dans une structure en treillis flexible censée concilier apparence humaine et sécurité en environnement partagé, le tout piloté par trois puces Turing AI maison délivrant jusqu'à environ 2250 TOPS effectifs. Cette annonce marque le basculement d'IRON du stade de démonstrateur vers celui d'objet industrialisable, un jalon que les intégrateurs et décideurs robotique surveillent de près dans une course humanoïde où l'écart entre vidéo de démonstration et réalité opérationnelle reste la principale source de scepticisme. La mise en service d'une ligne ne vaut pas production de série, et XPeng le reconnaît lui-même en distinguant explicitement ce jalon de process des futurs volumes de fabrication. L'enjeu technique central est ailleurs : la puissance de calcul embarquée doit faire tourner directement sur le robot la pile Physical AI de XPeng (modèles vision-langage, contrôle vision-langage-action), pour réduire la latence et la dépendance à la téléopération continue, un test concret de la promesse selon laquelle les modèles VLA peuvent fonctionner en autonomie à l'échelle industrielle, et non seulement en laboratoire. XPeng s'appuie sur son expérience de constructeur automobile électrique pour transposer ses méthodes qualité et ses outils IA à la robotique humanoïde, dans un paysage concurrentiel qui inclut Tesla avec Optimus, Figure avec ses modèles Figure 03, Nvidia avec GR00T, ou encore Physical Intelligence avec Pi-0. Les prochaines étapes attendues sont un déploiement pilote dans les boutiques et campus internes de l'entreprise, avant le lancement commercial visé pour 2027, avec pour véritable test la capacité à tenir les objectifs de volume fin 2026 face aux courbes d'apprentissage de rendement et à la disponibilité des composants, bien plus que la simple répétition d'une sortie de chaîne filmée pour les caméras.

Chine/AsieActu
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Vidéo virale : un robot humanoïde manque de se briser en deux lors d'un entraînement pour les Robot Olympics
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Vidéo virale : un robot humanoïde manque de se briser en deux lors d'un entraînement pour les Robot Olympics

Une vidéo devenue virale montre un robot humanoïde percutant à pleine vitesse un mur rembourré lors d'un entraînement à Pékin, provoquant des étincelles et pliant sa structure au niveau de la taille avant qu'il ne s'effondre sur la piste. Le modèle exact n'a pas été identifié, mais les images, publiées le 20 août 2026 par le compte @pianhangx, ont dépassé 13 millions de vues. Le robot sprintait sur une piste intérieure et n'est apparemment pas parvenu à freiner à temps avant l'obstacle. L'incident s'est produit en préparation des World Humanoid Robot Games, surnommés les "Robot Olympics", qui débutent le 22 août à Pékin pour cinq jours. Cette deuxième édition réunit environ 2 056 robots issus de 666 équipes venues de 16 pays, contre 26 épreuves et 487 matchs lors de la première édition : le nombre d'équipes progresse de 138% et la participation robotique quadruple. La Chine domine avec 157 entreprises, 641 équipes et 1 975 robots, dont des équipes de 27 universités représentant 30 provinces et régions ; les États-Unis, l'Allemagne, le Japon et le Brésil (avec une équipe de champions de la Robot World Cup) sont aussi engagés. Le programme comprend 30 épreuves compétitives et 21 épreuves scénarisées, avec deux nouveautés : le Dexterous Hand Challenge (assemblage d'outils, pesée de poudre, empilement de blocs, manipulation à la pince) et l'Integrated Five Challenge, combinant manipulation fine, transport d'objets, port de charges lourdes et un sprint de 100 mètres. Les temps limites du 100 m, 400 m et 1500 m ont été resserrés à respectivement 1, 5 et 15 minutes. Au-delà de l'anecdote virale, cet épisode illustre les limites persistantes des humanoïdes en conditions réelles de vitesse et de perception : plusieurs observateurs évoquent une possible confusion du système de vision entre la barrière bleue et le sol, un défaut classique de perception qui n'a rien d'anecdotique pour des machines destinées à évoluer en usine ou en entrepôt. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'incident rappelle que la course à l'humanoïde reste freinée par des lacunes basiques en planification de mouvement, équilibre et freinage d'urgence, bien avant les enjeux de manipulation fine mis en avant par les nouvelles épreuves. Les compétitions comme celle-ci servent précisément à révéler ces failles avant un déploiement commercial, en générant des données d'échec exploitables par les équipes d'ingénierie plutôt qu'à masquer ces limites derrière des démonstrations scénarisées. L'événement de Pékin s'inscrit dans la montée en puissance rapide de l'écosystème humanoïde chinois, porté par un tissu industriel dense et un soutien étatique affiché, face à des acteurs occidentaux et japonais encore peu représentés en nombre. L'expansion du format, avec des scénarios couvrant hôtellerie, logistique, secours d'urgence, bibliothèques ou recharge de véhicules, ainsi que le durcissement des chronomètres, indique une volonté d'orienter la compétition vers des cas d'usage plus proches du terrain que du simple spectacle athlétique, en amont des cinq jours de compétition qui débutent le 22 août.

UEL'Allemagne participe aux Robot Olympics de Pékin mais aucun acteur ou cadre reglementaire francais ou europeen n'est directement concerne par cet incident.

Chine/AsieOpinion
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Ant Group dévoile sa stratégie duale VLA et modèles d'action du monde pour l'IA physique, écosystème open source et défi des données
4Pandaily 

Ant Group dévoile sa stratégie duale VLA et modèles d'action du monde pour l'IA physique, écosystème open source et défi des données

Ant Group a fondé en décembre 2024 Ant LingBot, filiale à 100 % basée à Shanghai et bras armé du groupe dans l'IA physique, où plus de 90 % des effectifs sont titulaires d'un master ou d'un doctorat. Dirigée par le PDG Zhu Xing et le scientifique en chef Shen Yujun, l'entreprise a présenté six modèles d'IA incarnée en open source lors du WAIC 2026, couvrant vision, vidéo, perception spatiale, manipulation, modèles du monde et modèles d'action du monde. Sa stratégie technologique repose sur deux voies parallèles. La première, VLA (vision language action), incarnée par LingBot-VLA 2.0, suit l'architecture dominante du secteur, celle qu'utilisent aussi Figure ou la série RT de Google DeepMind. La seconde, portée par LingBot-VA 2.0, prédit l'évolution du monde avant de générer une action ; présenté comme le premier modèle d'action du monde nativement incarné du secteur, il est entraîné from scratch sur une architecture autorégressive atteignant 150 Hz d'inférence temps réel sur un seul GPU, avec tokenisation sémantique visuelle-action, pré-entraînement causal strict, architecture MoE et inférence asynchrone permettant au robot de prédire ses états futurs tout en exécutant l'action en cours, avec un temps de réponse de 6,7 millisecondes, contre 300 à 400 millisecondes pour un clignement d'œil humain. Plus d'une dizaine de fabricants ont noué des partenariats, dont Unitree Robotics, Xinghaitu et Leju Robotics, dont le KUAVO 4 Pro a été adapté à LingBot-VLA sur 95 scénarios de manipulation réels. LingBot commercialise aussi son propre robot de service, le Robbyant R1, destiné aux usages domestiques, à la santé et aux personnes âgées, mais dont les volumes livrés restent limités. Ce choix d'ouvrir intégralement poids, code, outils de post-entraînement et benchmarks d'évaluation, à un moment où les standards techniques de l'IA incarnée restent instables, vise à faire de LingBot une base logicielle partagée entre plateformes matérielles hétérogènes. Mais la principale contrainte du secteur demeure la donnée : contrairement aux LLM entraînés sur des billions de tokens textuels, les données d'interaction physique ne s'accumulent que par l'exploitation réelle de robots. LingBot compense en s'appuyant sur les données de ses partenaires (Unitree, Leju, Xinghaitu) plutôt qu'en opérant sa propre flotte, une dépendance qui fragilise sa position à mesure que ces mêmes partenaires développent leurs propres capacités IA. Cette approche intégrale, du modèle cerveau au modèle du monde jusqu'au déploiement matériel, distingue LingBot des autres géants technologiques chinois. Alibaba, Tencent, Huawei, JD.com et Meituan privilégient tous des stratégies plus ciblées, et Ant Group entre en outre en concurrence avec d'autres initiatives affiliées à Alibaba. LingBot constitue ainsi un test grandeur nature : une entreprise de la fintech peut-elle incuber une activité robotique viable, et l'open source combiné à l'emprunt de données suffira-t-il à surmonter les limites structurelles de l'IA incarnée ?

Chine/AsieOpinion
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