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Qianjue présente Polibrain, un modèle du monde prédictif conçu pour fonctionner sur différents types de robots
Chine/AsiePandaily 

Qianjue présente Polibrain, un modèle du monde prédictif conçu pour fonctionner sur différents types de robots

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Qianjue, une société d'IA embarquée issue de l'université Tsinghua, a présenté Polibrain, un modèle du monde prédictif pour robots, le 20 octobre à Nanjing, lors de la première conférence Physical AI and World Model. Le fondateur Gao Haichuan l'a dévoilé dans la keynote d'ouverture. Polibrain ne cherche pas à générer chaque image vidéo future. Il apprend les relations entre les états de l'environnement, l'historique et les conséquences des actions, puis prédit l'évolution des états pertinents pour la tâche dans un espace de représentation latent. Pour un robot qui ramasse des déchets, la couleur du sol compte moins que la position de l'objet, la relation entre le bras et l'objet, et la manière dont une prise modifiera la situation. Le modèle relie perception, compréhension de l'état, prédiction d'action, décision, exécution et retour d'information en boucle fermée. Quand le résultat s'écarte de la prédiction, par exemple après une prise ratée, il réévalue la tâche à partir du nouvel état et ajuste les étapes suivantes. Un décodage de caractéristiques clés permet de mesurer l'écart entre état attendu et état réel, afin de localiser les défauts et de se rétablir. La seule démonstration est une vidéo fournie par l'entreprise : un quadrupède équipé d'un bras et d'un panier cherche des déchets en extérieur, s'en approche, planifie le mouvement du bras et les dépose dans le panier.

L'intérêt tient moins à la démo qu'à l'approche. Prédire dans un espace latent, plutôt que générer des vidéos complètes, réduit le coût de calcul et évite de modéliser des détails sans rapport avec la tâche, ce qui compte pour un contrôle embarqué en temps réel. La boucle prédiction, écart, correction vise un point faible des modèles vision-langage-action (VLA) actuels : la récupération après échec. Qianjue se positionne comme fournisseur de « cerveau » et non comme fabricant de matériel. Son architecture faiblement couplée sépare une représentation partagée de l'environnement et de la tâche du contrôle propre à chaque machine, de sorte que des robots différents, voire des appareils connectés, exécutent le même changement d'état à leur manière. Si cela fonctionne, des données issues de morphologies différentes pourraient alimenter un seul modèle, ce qui s'attaque au problème de la fragmentation des données entre plateformes. Pour les intégrateurs, cela annoncerait une couche logicielle réutilisable d'un robot à l'autre. Il s'agit toutefois d'une annonce, sans produit livré, sans déploiement client, sans métrique de réussite, de temps de cycle ou de taux de récupération. Qianjue reconnaît elle-même que la fiabilité en scène complexe reste à valider par des essais réels plus complets.

Polibrain prolonge des travaux publiés avec une équipe de Tsinghua à l'ICML 2025 sur les conditions dans lesquelles les réseaux de neurones apprennent des modèles du monde. S'y ajoutent des recherches récentes sur une mesure de complexité appelée Effective Degree et sur une méthode contrefactuelle pour choisir quelles observations passées conserver. Qianjue indique adapter le modèle aux quadrupèdes, humanoïdes, robots à roues, mono-bras et bi-bras, pour l'accompagnement, la restauration, le rangement et la manipulation fine, sans calendrier ni partenaire annoncé. Le modèle entre en concurrence avec les approches de modèles du monde et de VLA généralistes développées par Physical Intelligence, NVIDIA ou Google DeepMind, ainsi qu'avec les acteurs chinois du « cerveau » robotique. Parmi eux, SenseTime vient d'ouvrir SenseNova-RoboRSI. Les prochains jalons à surveiller sont des benchmarks publics, des pilotes industriels et une démonstration de transfert effectif entre morphologies.

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La Chine présente un robot ouvrier de 100 kg conçu pour utiliser des outils humains sur la Lune
1Interesting Engineering 

La Chine présente un robot ouvrier de 100 kg conçu pour utiliser des outils humains sur la Lune

La Chine a présenté un robot destiné à servir d'ouvrier de chantier sur la Lune dans le cadre de la mission Chang'e-8. Développé par la Hong Kong University of Science and Technology (HKUST) sous la direction de la professeure Gao Yang, l'engin pèse 100 kg et repose sur quatre roues conçues pour naviguer sur le sol lunaire accidenté. Sa caractéristique distinctive est sa paire de bras robotiques, qui lui permettent de manipuler des outils conçus initialement pour les mains humaines, évitant ainsi de devoir repenser l'ensemble des équipements spatiaux existants. Doté d'une intelligence artificielle embarquée, il fonctionne en mode semi-autonome. Ses missions prévues incluent le transport d'instruments scientifiques, le déploiement de capteurs à des emplacements précis, l'installation d'équipements et la collecte d'échantillons de sol et de roches lunaires. La mission Chang'e-7, distincte, devrait quant à elle tester le premier robot humanoïde au pôle Sud lunaire, mais dans une zone différente de celle ciblée par Chang'e-8. Ce projet marque un tournant dans la conception des missions lunaires : l'objectif n'est plus seulement l'observation et le prélèvement d'échantillons, mais une véritable ingénierie sur site. Le choix d'une architecture hybride, combinant la robustesse et l'efficacité énergétique des roues avec la dextérité de bras articulés, répond à une contrainte réelle : les outils et systèmes spatiaux actuels sont calibrés sur la morphologie humaine. Adapter le robot à ces outils plutôt que l'inverse représente un gain de temps et de coûts considérable. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce robot constitue un démonstrateur concret de polyvalence robotique en environnement extrême, un banc d'essai pour les futurs systèmes d'entretien et de construction de bases permanentes. Il reste toutefois à préciser que les performances annoncées reposent sur des éléments de conception et non sur des tests en conditions réelles. La mission Chang'e-8 s'inscrit dans la stratégie lunaire à long terme de la Chine, qui vise le pôle Sud en raison des cratères supposés contenir de la glace d'eau, une ressource potentielle pour l'eau potable, l'oxygène et la production de carburant de fusée in situ. Ce site bénéficie en outre d'un ensoleillement quasi continu, favorable à l'alimentation solaire. Sur le plan de la concurrence internationale, la NASA et ses partenaires Artemis ciblent également le pôle Sud lunaire, et des acteurs privés comme Astrobotic ou ispace multiplient les missions de service. La Chine positionne ainsi Chang'e-8 non pas comme une mission d'exploration pure, mais comme une étape de préparation à l'infrastructure permanente, avec des équipes de robots appelées à construire, maintenir et exploiter les ressources lunaires. Les prochaines étapes dépendront des résultats de ce démonstrateur, dont la date de lancement n'a pas encore été confirmée publiquement.

Chine/AsieActu
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La Chine présente le premier humanoïde au monde conçu autour d'une architecture électronique nationale
2Interesting Engineering 

La Chine présente le premier humanoïde au monde conçu autour d'une architecture électronique nationale

La Chine a présenté lundi à Yichang, dans la province du Hubei, ce qu'elle décrit comme le premier robot d'IA incarnée doté d'une architecture électronique entièrement développée dans le pays, selon CCTV News. Cette architecture regroupe le système d'exploitation du robot, le réseau, les outils logiciels, les puces de calcul et les fonctions de contrôle. Elle traduit les décisions de l'IA en instructions exécutables par la machine. Ses concepteurs affirment que les fonctions de contrôle et le calcul IA fonctionnent séparément tout en restant intégrés. Lors de tests incluant des articulations endommagées, des cyberattaques et l'implantation de virus, le robot aurait continué à fonctionner en sécurité, alors que des robots à architecture conventionnelle auraient subi des pannes de circuit, des arrêts brusques ou une perte de contrôle. L'annonce n'identifie ni le fabricant ni le modèle, et ne fournit aucune spécification détaillée (payload, DOF, autonomie, prix). L'enjeu dépasse le robot lui-même : il porte sur la couche située entre le modèle d'IA (VLA ou autre) et les actionneurs, rarement mise en avant par rapport aux démonstrations de locomotion ou de manipulation. Li Qingdu, doyen exécutif de l'Institut d'intelligence machine de l'Université de Shanghai pour la science et la technologie, souligne que la localisation ne consiste plus seulement à remplacer des fournisseurs de composants (moteurs, réducteurs, capteurs), mais à maîtriser le socle logiciel et matériel qui relie cerveau et corps. Pour un intégrateur ou un responsable industriel, la question de la sûreté de fonctionnement, notamment l'isolation des défauts et le maintien dans des limites physiques sûres près d'humains, devient un critère d'achat à part entière. Il faut toutefois rester prudent : les résultats de tests sont rapportés sans méthodologie ni vérification indépendante, et les comparaisons avec les architectures « conventionnelles » ne précisent pas lesquelles. Il s'agit à ce stade d'une annonce, sans produit commercial ni déploiement documenté. Cette présentation s'inscrit dans la stratégie de souveraineté technologique chinoise. Le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information (MIIT) a appelé en 2023 à un système industriel et de chaîne d'approvisionnement sûr et fiable d'ici 2027, et l'ébauche du 15e plan quinquennal (2026-2030) classe la robotique parmi les industries émergentes à développer en priorité. Dans un contexte de restrictions sur les puces et les logiciels occidentaux, disposer d'une pile propre est un objectif stratégique, en concurrence avec des acteurs qui intègrent verticalement leur architecture, comme Tesla avec Optimus, Figure avec Helix ou NVIDIA avec sa plateforme GR00T. Les suites dépendront de l'identification du constructeur, de la publication de spécifications et de l'existence d'audits indépendants. Ce sont ces éléments qui permettront de juger si cette architecture constitue une avancée réelle ou une démonstration de portée surtout politique.

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Unitree présente un système pour chorégraphier depuis un seul poste des groupes de robots humanoïdes
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Unitree présente un système pour chorégraphier depuis un seul poste des groupes de robots humanoïdes

Unitree Robotics a présenté UniUni, un système de contrôle de essaim conçu pour coordonner des spectacles de robots humanoïdes depuis une interface unique. Selon la vidéo promotionnelle du constructeur, l'outil combine cartographie de scène, programmation de mouvements, instructions en langage naturel et supervision matérielle en temps réel. La scène est représentée par un nuage de points issu d'un LiDAR, avec une construction de scène annoncée au niveau centimétrique. Un éditeur de chorégraphie attribue une piste temporelle distincte à chaque robot et s'appuie sur une bibliothèque d'actions prédéfinies de danse. Une fonction dite « AI choreography » permet de demander par texte des modifications de mouvements, l'ajout de trajectoires ou un réagencement des positions, avec une grille de placement affichée à côté de la fenêtre de saisie. Un tableau de bord indique la batterie et la température de chaque machine, et propose des boutons d'arrêt d'urgence. Dans la démonstration, une alerte de batterie faible conduit l'équipe à retirer et remplacer un performeur. L'intérêt tient moins à la danse qu'à la couche logicielle d'exploitation qu'elle laisse entrevoir. Jusqu'ici, programmer des dizaines de robots Unitree pour un spectacle relevait largement d'un travail artisanal, machine par machine. Un outil qui regroupe planification spatiale, édition synchronisée et supervision de flotte abaisse le coût d'entrée pour les organisateurs d'événements et les intégrateurs, et rappelle que l'avantage compétitif des humanoïdes chinois se joue désormais aussi sur les outils de déploiement, pas seulement sur le matériel. Il faut toutefois relativiser : il s'agit d'une vidéo promotionnelle, donc d'un teaser et non d'un produit livré. Unitree n'indique ni le modèle d'IA derrière l'interface textuelle, ni la manière dont une phrase est traduite en mouvements exécutables, ni les robots compatibles, le prix ou la date de disponibilité. Le contrôle reste centralisé, sans preuve de coordination décentralisée ni d'usage industriel au-delà du spectacle. Cette annonce s'inscrit dans la stratégie d'Unitree, qui a gagné en visibilité grâce à des démonstrations chorégraphiées de ses humanoïdes, des prestations scéniques largement relayées aux vidéos virales d'arts martiaux, et qui a construit sa position sur des robots à prix agressif. Elle s'oppose aux acteurs occidentaux comme Figure, Tesla avec Optimus ou Agility Robotics, qui mettent en avant des déploiements logistiques et industriels plutôt que le spectacle. Reste à voir si UniUni sera commercialisé comme produit autonome, intégré aux robots de la marque ou réservé à des prestations événementielles. La question décisive sera de savoir si les briques de supervision de flotte, comme le suivi de batterie, la cartographie partagée et l'arrêt d'urgence centralisé, peuvent migrer vers des cas d'usage de production, où la fiabilité en conditions réelles compte davantage que la synchronisation d'une chorégraphie.

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AgiBot déploie AGILE 2.0, un modèle de perception-contrôle pour la locomotion en monde ouvert
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AgiBot déploie AGILE 2.0, un modèle de perception-contrôle pour la locomotion en monde ouvert

AgiBot a présenté AGILE 2.0, pour AGIBOT Generative Intelligent Locomotion Engine, un modèle de perception-contrôle qui fusionne en une seule boucle de bout en bout la perception visuelle, la compréhension du terrain, le raisonnement sur les espaces franchissables, la motion du corps entier et le contact fin des effecteurs. Cette version succède à AGILE 1.0, qui reliait déjà perception et motion pour faire tourner navigation et manipulation en parallèle, mais sans dynamique unifiée capable de gérer un équilibre poussé, des interactions à grande vitesse et des changements précis de contact. AGILE 2.0 supprime les découpages en étapes intermédiaires: les caméras pilotent en continu la planification et le contrôle, ce qui évite qu'une vision en retard ne perturbe des actionneurs cadencés à la milliseconde en plein pas. Sur la plateforme humanoïde Lingxi X2, AgiBot a diffusé des démonstrations mettant en scène des sauts à travers des cerceaux enflammés, du jeu de diabolo, des sessions de corde à sauter longue à plusieurs robots, de l'empilement coopératif de boîtes et, présenté comme une première pour un humanoïde bipède, un équilibre maintenu en faisant rouler le robot sur un gros ballon. Ce déploiement logiciel reste distinct de l'exploitation du parc d'attractions Chimelong et des placements commerciaux du robot A3 Ultra, et il complète, sans le recouvrir, les travaux publiés séparément sous le nom GE-Act 2.0, consacrés au pré-entraînement de la manipulation par mise à l'échelle world-action. AgiBot n'a publié ni taux de réussite mesurés, ni budget de latence, ni reproduction indépendante pour accompagner l'annonce d'AGILE 2.0: les vidéos spectaculaires relèvent donc pour l'instant du marketing tant que des métriques de terrain ne sont pas produites. Au-delà de la démonstration, l'entreprise met en avant des comportements pensés pour un déploiement réel: boucles visuelles fermées en temps réel face à des obstacles changeants, partage d'état entre robots pour des tâches multi-agents, et récupération sécurisée lorsqu'une personne pénètre dans l'espace de travail. L'argument commercial vise les sites non structurés, où les trajectoires scriptées par points de passage cassent dès que l'éclairage, le sol ou la présence d'humains changent, et où une approche perception-action unifiée promet de réduire l'ingénierie sur mesure propre à chaque site. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si cette locomotion à yeux ouverts tient réellement hors des plateaux de tournage, ce qui reste à ce stade une question ouverte plutôt qu'une preuve déjà apportée. AGILE 2.0 s'inscrit dans une feuille de route plus large chez AgiBot, qui avance sur plusieurs fronts en parallèle: déploiement au parc Chimelong, commercialisation du A3 Ultra, et désormais une architecture logicielle à deux couches associant ce moteur de locomotion sensé-control à GE-Act 2.0 pour la manipulation. Cette séparation entre une couche dédiée à l'équilibre et au déplacement et une couche dédiée à la manipulation par apprentissage world-action illustre une stratégie construite brique par brique plutôt qu'un modèle unique tout-en-un. Aucune date de disponibilité commerciale, aucun partenaire pilote ni calendrier de déploiement n'ont été précisés pour AGILE 2.0 lui-même, et la validation de ce moteur dépendra désormais de sa capacité à démontrer, en conditions réelles et hors environnements préparés, un équilibre dynamique fiable que la génération AGILE 1.0 ne parvenait pas encore à garantir.

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