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Video Friday : quand deux robots n'en forment plus qu'un

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Pour sa sélection hebdomadaire de vidéos, IEEE Spectrum met en avant plusieurs démonstrations. Dans un test interne, des chercheurs de Google DeepMind ont fait regarder à Gemini 4 Argon une vidéo d'un humain jouant au cornhole. Le modèle a construit une simulation MuJoCo, calculé la physique du lancer et la commande corps entier nécessaire, puis le humanoïde Apollo 2 d'Apptronik a enchaîné sept tirs réussis dans le monde réel. DeepMind affirme que ce pipeline « vidéo vers simulation vers réel » ramène des semaines de modélisation manuelle à quelques heures. Côté français, Pollen Robotics montre ses Microducks, qui se synchronisent entre voisins en Bluetooth et composent en direct un morceau harmonisé, sans partition ni chef d'orchestre, dès deux à quatre unités. Au rayon spatial, le rover Perseverance de la NASA totalisait 28,10 miles (45,22 km) au 11 octobre 2026, soit le record de distance parcourue sur un autre monde. Il dépasse les 28,06 miles (45,16 km) d'Opportunity, atteints en 2 006 sols pour Perseverance, soit environ cinq ans et demi, contre près de quinze ans pour son prédécesseur. L'ESA répète de son côté la sortie de la plateforme d'atterrissage du rover Rosalind Franklin, avec une maquette grandeur nature, une pente de 20 degrés, une gravité réduite et des obstacles sous les rampes. Boston Dynamics présente son atelier Atlas, où les pièces sont usinées en interne pour accélérer assemblage et réparation. DEEP Robotics a déployé son quadrupède M20S dans les monts Ailao, en Chine, pour une expédition de biodiversité. Disney Research décrit Kamino, un solveur physique accéléré par GPU pour les boucles cinématiques, et un projet nommé WildOS vise la recherche d'objets en vocabulaire ouvert en extérieur non cartographié.

Le test de DeepMind est le plus significatif pour la recherche. Il illustre l'idée de modèles généralistes servant de générateurs de données de simulation, ce qui réduirait le coût de modélisation qui freine les pilotes industriels. Il faut cependant le lire avec prudence : il s'agit d'un test interne, sans taux de réussite global ni variation de conditions. Sept tirs consécutifs sur une tâche statique ne prouvent pas que le transfert fonctionne sur des tâches contraintes de production. L'atelier Atlas indique que Boston Dynamics met en avant sa capacité de fabrication, un critère de plus en plus central face aux concurrents du humanoïde. Les chiffres de Perseverance rappellent la valeur de la fiabilité sur la durée plutôt que des démos spectaculaires.

Ces annonces s'inscrivent dans la course aux modèles fondation pour la robotique, où Google DeepMind s'appuie sur Apptronik, partenaire historique de ses travaux sur les humanoïdes. Pollen, qui commercialise déjà ses robots, garde une présence modeste mais visible dans cette veille. Les prochaines échéances académiques sont CoRL 2026, du 9 au 12 novembre à Austin, puis Humanoids 2026, du 6 au 9 décembre à Santa Clara, où ces approches devraient être confrontées à des évaluations plus détaillées.

Impact France/UE

Pollen Robotics, entreprise française, présente ses Microducks synchronisés en Bluetooth, ce qui donne de la visibilité à la robotique française, sans impact réglementaire ou commercial direct.

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Video Friday : deux birotors forment un quadrirotor
1IEEE Spectrum Robotics 

Video Friday : deux birotors forment un quadrirotor

IEEE Spectrum a publié le 18 septembre 2026 sa sélection hebdomadaire Video Friday, qui compile des vidéos de recherche et d'industrie en robotique sans lien thématique unique. Parmi les clips retenus: un quadrirotor construit à partir de deux birotors assemblés par le CLIMB Lab; une vidéo du Robotic Systems Lab de l'ETH Zurich; une démonstration de manipulation par Figure, jugée impressionnante mais pas encore convaincante sur la sécurité domestique ni sur la capacité à remplacer un humain; le humanoïde Digit 5 d'Agility Robotics, présenté comme une référence de sécurité malgré une esthétique jugée peu soignée. Des chercheurs de NYU Tandon ont dévoilé WorMa, un robot ondulant qui pompe de l'eau entre sa tête et sa queue pour grimper des pentes, franchir des marches et nager sans changer de démarche: le déplacement d'eau vers l'avant a permis de gravir une pente de 19,5 degrés, la seule configuration à y parvenir, en réduisant le coût de transport d'au moins 33% par rapport aux autres réglages, et de franchir des marches allant jusqu'à 15 centimètres via une séquence de transfert d'eau tête-queue. Kubi 2.0, robot de téléprésence de bureau utilisé depuis plus de dix ans au Japon pour des élèves hospitalisés ou confinés chez eux, se lance à l'international via une campagne Kickstarter. DEEP Robotics a montré un nouveau cas d'usage pour son quadrupède à roues, tandis que le laboratoire de robotique autonome de la NTNU (Norvège) a présenté un quadrupède sous-marin doté de boîtiers moteurs étanches en polyoxyméthylène et d'un contrôleur d'attitude en boucle fermée basé sur SO(3), validé en bassin. Le japonais Ugo a présenté Ugo Nova, un robot semi-humanoïde destiné à l'industrie, et Daimon Robotics a montré une manipulation fine réalisée avec une simple pince à deux doigts. Cette accumulation hétéroclite illustre où se situe réellement l'effort de R&D en robotique en 2026: loin de se limiter à la course aux humanoïdes générauistes, une bonne partie de l'innovation porte sur la locomotion spécialisée (amphibie, sous-marine), la téléprésence comme vecteur d'IA physique, et des architectures de préhension simples mais efficaces. La tonalité éditoriale reste prudente face aux annonces spectaculaires: la démonstration de Figure est explicitement mise en doute quant à son passage à l'échelle réelle en environnement domestique, un rappel que l'écart entre démonstration filmée et déploiement effectif demeure la question centrale pour les décideurs B2B évaluant ces technologies. Ce numéro s'inscrit dans le format récurrent hebdomadaire d'IEEE Spectrum, qui documente depuis plusieurs années l'actualité vidéo de la robotique académique et industrielle. Le positionnement concurrentiel entre Figure et Agility sur l'argument de la sécurité humanoïde illustre une bataille de discours en cours dans ce segment. IEEE Spectrum rappelle par ailleurs le calendrier des prochains rendez-vous du secteur: le Humanoids Summit à Séoul les 22 et 23 septembre 2026, la conférence IROS à Pittsburgh du 27 septembre au 1er octobre 2026, et CoRL à Austin du 9 au 12 novembre 2026.

UEImpact indirect et limité: seule la démonstration du quadrupède sous-marin de la NTNU (Norvège) implique un acteur européen, sans conséquence commerciale ou réglementaire pour la France ou l'UE.

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Video Friday : a-t-on besoin de robots humanoïdes surhumains ?
2IEEE Spectrum Robotics 

Video Friday : a-t-on besoin de robots humanoïdes surhumains ?

Unitree a publié une nouvelle vidéo démonstrative où l'un de ses robots humanoïdes ou quadrupèdes exécute des mouvements rapides et acrobatiques, au point que même les rédacteurs d'IEEE Spectrum peinent à identifier un cas d'usage commercial concret, plaisantant sur une hypothétique livraison de colis à haute vitesse par fenêtre du deuxième étage. La société Generalist a dévoilé GEN-1.5, un modèle fondation pour robots capable d'apprentissage "one-shot" et "few-shot" à partir d'un seul exemple de démonstration, sans mise à jour de gradient ni fine-tuning, ce que l'entreprise présente comme une première à cette échelle. L'institut italien IIT a montré BeanBot, un robot sauteur inspiré des haricots sauteurs mexicains, tandis qu'AgileX Robotics a fait défiler des robots batteurs de tambour synchronisés. Une collaboration entre le AIMS Group de la Hong Kong Polytechnic University et le DRAGON Lab de l'Université de Tokyo a produit un cadre d'optimisation de trajectoire par programmation convexe séquentielle pour multirotors omnidirectionnels, sans recours à l'apprentissage. Gravis Robotics a présenté son kit de rétrofit Gravis Rack, qui équipe des engins hydrauliques de chantier existants de caméras, de lidar et de calcul embarqué pour automatiser les cycles de terrassement. Le laboratoire EVARL a démontré un robot bimanuel grandeur nature capable de franchir quatre barres consécutives grâce à une méthode d'apprentissage par renforcement guidée par points de passage (WGRL). Kawasaki a montré une nouvelle approche du soudage robotisé en chantier naval, et Flexiv a présenté des applications agricoles. Trois rendez-vous du secteur sont annoncés : le Humanoids Summit à Séoul les 22 et 23 septembre 2026, IROS 2026 à Pittsburgh du 27 septembre au 1er octobre 2026, et CoRL 2026 à Austin du 9 au 12 novembre 2026. Cette sélection hebdomadaire illustre l'écart persistant entre démonstrations spectaculaires et utilité industrielle réelle, un point que la rédaction elle-même souligne en s'interrogeant sur l'intérêt pratique des humanoïdes domestiques incapables de gérer un simple verre tombé au sol. Les annonces de type GEN-1.5 méritent une lecture prudente : l'entreprise elle-même reconnaît ne pouvoir garantir, "à sa connaissance", l'absence de données de pré-entraînement pertinentes pour les tâches démontrées, ce qui fragilise la portée de la revendication d'apprentissage en un coup. À l'inverse, des produits comme le Gravis Rack ou les cellules de soudage Kawasaki relèvent d'une automatisation industrielle plus mature et déployable, utile aux intégrateurs cherchant à distinguer recherche exploratoire et solutions commercialisables. Video Friday est une rubrique récurrente d'IEEE Spectrum qui agrège chaque semaine des vidéos issues de laboratoires universitaires et d'entreprises du monde entier, avec un ton éditorial volontairement distancié face au marketing du secteur. Le paysage concurrentiel couvre aussi bien les modèles fondation généralistes pour la robotique, dans la lignée de Pi-0, GR00T N2 ou Helix, que des laboratoires académiques comme ceux de Hong Kong et Tokyo, et des fabricants spécialisés comme Unitree, AgileX, Kawasaki, Flexiv ou Gravis Robotics. Les prochains rendez-vous à surveiller pour le secteur restent le Humanoids Summit de Séoul, IROS et CoRL, qui serviront probablement de vitrines pour des versions plus abouties de ces technologies.

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Quand un robot peut se fier aux inversions du vent pour trouver une source d'odeur
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Quand un robot peut se fier aux inversions du vent pour trouver une source d'odeur

Des chercheurs décrivent, dans une prépublication arXiv (2610.20970), une stratégie de recherche de source d'odeur par robot fondée sur un cap dérivé du vent, qui reste exploitable même lorsque le vent s'inverse. Les essais ont été menés sur un robot quadrupède initialement orienté vers la source. En conservant son cap initial, il a atteint la source dans tous les essais avec vent alternant, alors que les contrôleurs de comparaison ne se sont jamais stabilisés à cet endroit. Les auteurs formulent une condition géométrique exacte qui relie la justesse du cap au transport net de l'odeur. Des simulations permettent de distinguer l'erreur de capteur des écarts par rapport à l'écoulement nominal. Lorsque les directions de vent alternées sont trop proches pour que l'inversion seule produise des caps du mauvais côté, le taux de caps erronés passe de 1,0 % sous transport uniforme à 4,7 % dans un écoulement stochastique. Enfin, la ré-acquisition du cap à partir de nouveaux contacts avec l'odeur améliore la recherche simulée quand ces contacts sont intermittents. L'intérêt tient à la clarification des conditions de validité d'une approche très répandue en olfaction robotique. Le vent est le signal d'orientation le plus utilisé, mais il se retourne souvent en environnement réel (ventilation industrielle, fuites en intérieur, sites chimiques). Le travail montre qu'un cap fiable dépend de l'histoire de transport du panache, pas seulement de la direction instantanée du vent, et il sépare deux exigences: un cap soutenu par la géométrie du transport, et assez de contacts intermittents avec l'odeur pour le remplacer quand il devient faux. Pour un intégrateur visant l'inspection de fuites de gaz, la détection de substances dangereuses ou la maintenance autonome, cela donne un critère testable plutôt qu'une heuristique. Il faut toutefois rester prudent: la validation matérielle porte sur un seul quadrupède dans un scénario favorable (départ face à la source), et les gains de la ré-acquisition de cap ne sont démontrés qu'en simulation. Ce résultat s'inscrit dans la lignée des algorithmes bio-inspirés de poursuite de panache, comme le « surge and cast » inspiré des insectes, qui alternent remontée du vent et balayage transversal après perte du contact. Ces méthodes supposent un vent assez stable et peinent quand il s'inverse. Les quadrupèdes d'inspection, notamment ceux de Boston Dynamics ou d'ANYbotics (Suisse), sont déjà déployés sur des sites industriels, mais la localisation autonome de sources d'odeur reste surtout un sujet de recherche. Les prochaines étapes naturelles sont des essais en conditions turbulentes réelles, avec capteurs de gaz embarqués et départs non favorables. Les auteurs ne fournissent ni calendrier de pilote ni partenaire industriel.

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Video Friday : découvrez Microduck
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Video Friday : découvrez Microduck

IEEE Spectrum a publié le 28 août 2026 son édition hebdomadaire Video Friday, consacrée notamment à Microduck, un petit robot bipède en forme de canard. Haut de 25 cm pour 780 grammes, il embarque 15 degrés de liberté, une caméra frontale, un lidar 8x8, deux centrales inertielles, des microphones, un haut-parleur, ainsi que des puces NFC, Wi-Fi et Bluetooth. Dès sa sortie de boîte, il marche, s'assoit, s'accroupit, patine, saisit des objets avec son bec articulé et se relève seul après une chute. Pilotable à la manette, via des objets tagués NFC ou par des comportements autonomes programmables, il peut aussi être réuni en groupe pour des courses ou des matchs de football entre plusieurs unités. Le logiciel est intégralement open source, et le robot est en précommande à 399 dollars, livraison annoncée avant Noël 2026. IEEE Spectrum relie, sur un ton ironique, cette sortie au rachat par NVIDIA, pour 12,9 milliards de dollars, de l'entreprise qui avait elle-même acquis la société française Pollen Robotics, sans expliciter de lien produit direct entre les deux opérations. Cette sortie illustre la montée des plateformes bipèdes low-cost et open source, dans la lignée d'Open Duck Mini, qui abaissent la barrière à l'entrée pour la recherche en locomotion et l'enseignement de la robotique, loin des coûts à cinq ou six chiffres des humanoïdes commerciaux. Pour les intégrateurs et chercheurs, un robot à moins de 400 dollars, riche en capteurs et entièrement documenté, ouvre la voie à des usages en essaim, en pédagogie ou en prototypage rapide de comportements. Le rapprochement avec le rachat de Pollen Robotics par NVIDIA, même présenté avec humour, rappelle l'intérêt stratégique croissant des acteurs du calcul et de l'IA pour la propriété intellectuelle robotique européenne. Reste que les spécifications et le prix de Microduck ne sont, à ce stade, que des promesses de précommande : le produit n'a pas encore été livré et ses performances devront être vérifiées à la réception des premières unités. Cette édition de Video Friday rassemble aussi d'autres actualités marquantes : un robot sauteur de 54 grammes surpassant les performances d'un kangourou, publié dans IEEE Transactions on Robotics, le poisson-robot modulaire ScaFi développé par l'université de New York, ou encore une pince de moins de 200 grammes pour cueillir des fraises, montée sur un humanoïde Unitree G1 par la start-up tchèque Sentio Robotix. Le numéro mentionne également Noble Machines, qui revendique le déploiement de son premier robot généraliste chez un client du classement Fortune Global 500 dix-huit mois après son lancement, et LimX Dynamics, qui déploie son humanoïde TRON 2 pour des tâches de pharmacie traditionnelle chinoise. Les prochains rendez-vous du secteur cités incluent le Humanoids Summit de Séoul (22-23 septembre 2026), IROS 2026 à Pittsburgh (27 septembre-1er octobre) et CoRL 2026 à Austin (9-12 novembre).

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