Hello Robot et A&K Robotics débattront de la navigation des robots dans les espaces intérieurs bondés à RoboBusiness
RoboBusiness 2026 se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Le premier jour, à 15h30 (heure du Pacifique), dans l'Engineering Theater, Aaron Edsinger, cofondateur et PDG de Hello Robot, et Matt Anderson, cofondateur et PDG d'A&K Robotics, donneront la session « Shared Spaces: Navigating Challenges for Indoor Robots ». Hello Robot construit des robots manipulateurs mobiles destinés aux personnes, dont le Stretch, présenté ici dans sa version 4. A&K Robotics développe une infrastructure de mobilité autonome pour des lieux très fréquentés comme les aéroports. Son produit Cruz est un pod autonome qui transporte des passagers dans les terminaux. Sa plateforme Kineos AI vise une autonomie « socialement intelligente », capable de se déplacer naturellement parmi les gens. Il s'agit d'une annonce de conférence : aucun chiffre de performance, aucune date de déploiement ni aucun client n'est communiqué.
L'intérêt tient au sujet plus qu'à une nouveauté technique. La navigation en espace partagé est le point où l'on voit si un robot sort de l'entrepôt. Les obstacles y changent sans cesse, l'éclairage varie, les passages sont étroits et encombrés, et il faut s'intégrer à des infrastructures existantes tout en arbitrant entre autonomie et sécurité. Les deux entreprises abordent le problème par des voies opposées : un manipulateur mobile compact qui travaille près des personnes, et un véhicule porteur de passagers dans un flux dense. Cette confrontation est utile aux intégrateurs et aux exploitants de sites, car l'acceptation du public et la sécurité pèseront autant que la technologie. L'article reste en revanche muet sur les taux d'intervention humaine, les incidents et les volumes réellement déployés, soit les indicateurs qui séparent un pilote d'un service commercial.
Edsinger a fondé quatre entreprises de robotique collaborative. Deux d'entre elles, Meka Robotics et Redwood Robotics, ont été rachetées par Google en 2013, où il a ensuite dirigé la robotique. Anderson affiche dix ans d'expérience, des drones autonomes aux dispositifs chirurgicaux, après un parcours d'expert-comptable, et met en avant sa capacité à traduire l'autonomie en solutions acceptables pour des institutions et des partenaires publics. Dans le même segment des robots évoluant près du public, des acteurs européens comme Pollen Robotics (Reachy) ou Enchanted Tools (Mirokaï) font face aux mêmes contraintes de sécurité et d'acceptation. Le salon rassemble des développeurs de robotique commerciale autour de la fabrication, de la santé, de l'agriculture et de la logistique. La session sera l'occasion de mesurer la maturité de ces approches, mais seuls les retours chiffrés des sites en exploitation permettront de la confirmer.
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