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Les robots qui font passer les entrepôts à la vitesse supérieure

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Hai Robotics, entreprise de Shenzhen fondée en 2016, a déposé le 13 septembre une demande d'introduction en bourse actualisée à Hong Kong, avec Goldman Sachs et CITIC Securities comme sponsors conjoints. Elle fabrique des robots qui prélèvent des bacs ou des cartons individuels dans des racks d'entrepôt et les amènent à des postes de préparation. Ses machines récentes montent elles-mêmes le long des racks, ce qui permet de stocker plus haut sans envoyer d'opérateurs chercher les produits. Son chiffre d'affaires a atteint 2,02 milliards de RMB en 2025, et les ventes hors de Chine continentale ont représenté un peu plus de la moitié du total au premier semestre 2026. Selon une étude commandée pour le dossier, Hai était en 2025 le premier fournisseur mondial de solutions de robots de manutention de caisses autonomes (ACR), en revenus comme en volumes expédiés. Ce classement est celui d'un segment précis de l'automatisation logistique, établi par une étude commandée par l'entreprise elle-même.

L'intérêt tient moins au robot grimpeur qu'à ce qu'il change autour de lui. Quand le produit va vers l'opérateur (le principe « goods-to-person »), les allées peuvent être resserrées, le stock organisé pour la densité plutôt que pour l'accès humain, et le travail se concentre aux postes de préparation. Un logiciel décide quel bac bouger, quel robot l'envoie et quelle commande traiter ensuite, ce qui fait de l'entrepôt un système coordonné. Pour un COO logistique, la valeur se mesure en bacs prélevés, commandes servies et surface récupérée, pas en démonstrations spectaculaires. Cette trajectoire illustre aussi une expansion chinoise de la robotique qui passe par des machines non humanoïdes, déjà commercialisées. L'enjeu pour Hai est maintenant de convertir des projets réussis en activité mondiale rentable, ce que le prospectus devra documenter par les marges et non par les seuls revenus.

Le marché n'est pas neuf. Convoyeurs, grues et systèmes de stockage automatisés existent depuis des décennies, et des robots mobiles déplacent étagères ou bacs depuis plus récemment. Hai s'est concentrée sur le bac individuel, avec un système à bac unique lancé en 2017 puis un robot multi-bacs en 2018, capable de transporter plusieurs conteneurs par trajet. Son fondateur et PDG, Chen Yuqi (Richie Chen à l'international), présente l'ambition de départ comme une automatisation abordable et simple d'emploi pour des entrepôts et usines existants. Le texte disponible ne détaille pas les concurrents, mais le segment des robots grimpant dans les racks est disputé, notamment par le Français Exotec et son système Skypod, qui suit une logique voisine. L'étape suivante est l'examen du dossier par la Bourse de Hong Kong, dont le calendrier de cotation n'est pas précisé.

Impact France/UE

Hai Robotics, concurrent direct du français Exotec (Skypod) sur le stockage en racks, renforce la pression concurrentielle sur le marché européen de l'automatisation logistique avec plus de la moitié de ses ventes hors de Chine.

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Webinaire sur la sécurité et le passage à l'échelle des flottes de robots en entrepôt
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Webinaire sur la sécurité et le passage à l'échelle des flottes de robots en entrepôt

Les robots mobiles en entrepôt peuvent être sécurisés sans interrompre la production, selon un webinaire gratuit prévu le mercredi 26 août à 14h00 (heure de l'Est) intitulé « When Robots and People Share the Floor: Safety That Keeps Fleets Moving ». L'événement virtuel réunit trois intervenants: John Calcio, vice-président des partenariats chez Redpoint Positioning (Newton, Massachusetts), fabricant de systèmes de positionnement et de sécurité industriels en ultra-large bande (UWB) déployés à plus de 50 000 exemplaires dans le monde, dont le système phare Crew Safety System, certifié SIL2/PLd selon les normes IEC 61508 et ISO 13849-1, conçu pour les fabricants d'AGV et d'AMR; John Santagate, fondateur du cabinet de conseil EMP Advisors, ancien analyste chez IDC et ex-vice-président senior de la robotique mondiale chez Infios; et Jonathan Cortellacci, professionnel de l'automatisation d'entrepôt chez Geek+, passé auparavant cinq ans chez Walmart sur des initiatives d'automatisation à grande échelle. Les panélistes doivent aborder l'évaluation des risques à mesure que les flottes de véhicules guidés automatisés (AGV), de robots mobiles autonomes (AMR) et de chariots élévateurs autonomes s'agrandissent, l'interopérabilité avec les systèmes de stockage et de récupération automatisés (ASRS), les points où les pratiques de sécurité actuelles freinent la productivité, ainsi que les retours d'expérience sur l'évitement de collision et la protection du personnel. Pour les intégrateurs et décideurs logistiques, l'enjeu dépasse le simple format webinaire: la sécurité reste un frein structurel à l'adoption et au passage à l'échelle des flottes robotiques en entrepôt, souvent à cause de frictions entre équipes conformité et équipes opérations, et d'arrêts de production déclenchés par des mesures de précaution trop rigides. L'argument mis en avant par Redpoint, à savoir qu'un système de sécurité certifié permet à un opérateur humain d'intervenir au sein d'une flotte active sans déclencher un arrêt général, répond directement à une inquiétude opérationnelle concrète: chaque arrêt de flotte coûte en throughput. Ce positionnement illustre une tendance plus large du secteur des AMR et AGV, où la certification fonctionnelle (SIL2/PLd) et les technologies de localisation en temps réel (RTLS/UWB) deviennent des arguments de vente différenciants face à des solutions de sécurité perçues comme trop conservatrices, freinant la cohabitation homme-robot à grande échelle. Le contexte est celui d'un marché de l'automatisation d'entrepôt en pleine expansion, où la cohabitation entre opérateurs humains et flottes robotiques multiplie les cas d'usage à risque, notamment avec la croissance simultanée des AGV, AMR et chariots élévateurs autonomes sur un même site. Geek+, acteur chinois de premier plan dans les AMR de préparation de commandes, apporte une perspective d'intégrateur confronté à des défis d'exploitation complexes chez ses clients. Le webinaire, gratuit et accessible en direct avec session de questions-réponses ainsi qu'en rediffusion à la demande, s'inscrit dans une série d'initiatives de sensibilisation du secteur plutôt que dans l'annonce d'un nouveau produit: il ne s'agit pas d'un lancement technologique mais d'un partage de bonnes pratiques opérationnelles, avec inscription requise pour y assister.

IndustrielActu
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LG fait équipe des robots humanoïdes et quadrupèdes pour automatiser ses entrepôts
2Interesting Engineering 

LG fait équipe des robots humanoïdes et quadrupèdes pour automatiser ses entrepôts

LG CNS, filiale IT du conglomérat sud-coréen LG, a présenté le 6 mai 2026 une démonstration de logistique multi-robots sur son campus Magok, dans l'ouest de Séoul. Quatre robots de fabricants différents ont exécuté une chaîne de manutention complète sans téléopération ni intervention humaine : un humanoïde bipède a saisi des colis sur un tapis roulant et les a transmis à un robot quadrupède à roues, qui les a acheminés jusqu'à un humanoïde sur plateforme roulante, lequel a positionné les boîtes sur des étagères situées à plus de deux mètres de hauteur. Le cycle complet, entre stations espacées de deux à trois mètres, s'est bouclé en environ 90 secondes. L'ensemble repose sur la plateforme Physical Works de LG CNS, articulée en deux briques : Physical Works Forge (entraînement par simulation et données vidéo) et Physical Works Baton (orchestration centralisée de flottes multi-marques). La plateforme prend en charge les humanoïdes bipèdes et sur roues, les quadrupèdes, les AMR et les AGV via une interface unifiée. LG Display a par ailleurs dévoilé en parallèle un écran P-OLED courbe de 7,2 pouces (technologie Tandem OLED troisième génération) destiné à l'affichage facial des robots humanoïdes. Ce qui rend la démonstration techniquement notable, c'est moins la performance individuelle de chaque robot que la couche logicielle de coordination inter-marques. La plateforme intègre un mécanisme de réaffectation dynamique des tâches : lors de la simulation d'un incident, le quadrupède a été basculé vers une mission de patrouille de sécurité, et un AMR de remplacement a pris le relais de transport sans interrompre le flux. LG CNS annonce que cette approche ramène les délais de déploiement de plusieurs mois à un à deux mois, avec des projections de gains de productivité supérieurs à 15 % et de réduction des coûts opérationnels allant jusqu'à 18 % dans des environnements de flottes mixtes d'environ 100 unités. Ces chiffres restent des projections internes, non encore validés en production à grande échelle, et le cycle de 90 secondes a été mesuré sur une distance très courte, ce qui en limite la portée comme indicateur de performance industrielle réelle. LG CNS positionne Physical Works dans un marché où la concurrence se structure autour de plateformes d'orchestration robotique plutôt que d'hardwares isolés. Aux États-Unis, Boston Dynamics propose Orbit pour la gestion de flottes Spot, tandis qu'Amazon et ses partenaires intègrent déjà des flottes mixtes AMR-humanoïdes (Digit d'Agility Robotics) dans leurs entrepôts. En Corée du Sud, Samsung et Hyundai (actionnaire de Boston Dynamics) sont également présents sur ce terrain. LG CNS a annoncé mener des projets pilotes avec 20 clients industriels et déployer la plateforme dans le cadre du projet Busan Smart City. Le groupe a aussi pris des participations dans des entreprises de contrôle humanoïde et de robot foundation models, sans en préciser les noms, ce qui suggère une stratégie d'intégration verticale en cours de consolidation.

IndustrielOpinion
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Pourquoi les robots d'extérieur échouent (et comment concevoir des systèmes qui survivent)
3Robotics Business Review 

Pourquoi les robots d'extérieur échouent (et comment concevoir des systèmes qui survivent)

Les outdoor robots, ces robots mobiles déployés hors des entrepôts et usines contrôles, souffrent de défaillances spécifiques que The Robot Report examine lors d'une session dédiée a RoboBusiness 2026, prévue le 21 octobre de 14h15 a 15h00 heure du Pacifique. Intitulee "Lessons Learned: Building Reliable Outdoor Robots", la table ronde réunit trois intervenants du secteur : Ben Waters, cofondateur et PDG de WiBotic (spécialiste de la recharge sans fil pour robots) ; Vibhor Sood, cofondateur et vice-président ingénierie de Burro (chariots autonomes pour l'agriculture) ; et Derek Chase, vice-président robotique et IA chez Nextpower (systèmes d'alimentation pour flottes robotiques). La discussion sera modérée par Mike Oitzman, rédacteur en chef senior de The Robot Report. Les thèmes annonces couvrent le durcissement environnemental, l'architecture d'alimentation électrique, l'autonomie opérationnelle, les infrastructures de recharge, l'ingénierie de fiabilité et la maintenance de flotte sur le long terme. Il s'agit d'une session de conférence a venir, et non d'un lancement produit ou d'un retour d'expérience chiffre : aucun taux de panne, volume de déploiement ou cout n'est encore communique. L'enjeu soulève dépasse le simple format panel : les robots mobiles sortent désormais massivement des environnements contrôles pour opérer en agriculture, construction, mines, ports, défense et infrastructures critiques, ou ils affrontent intempéries, poussière, humidité, vibrations, terrains irréguliers, sites isoles et absence d'équipes de maintenance sur place. Ces contraintes génèrent des modes de défaillance quasi invisibles en laboratoire ou en phase de prototypage précoce, comme les écarts de température, les infiltrations d'eau, les connecteurs encrasses, les limites d'autonomie des batteries, les difficultés de recharge et la connectivité instable. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela confirme un écart persistant entre démonstration et fiabilité opérationnelle réelle : la question n'est plus de savoir si un robot outdoor fonctionne en pilote, mais s'il tient la disponibilité, les couts de service et le cout total de possession sur la durée en production. Cette session s'inscrit dans la vingtième édition de RoboBusiness, événement organise par The Robot Report qui réunit chaque année ingénieurs, dirigeants produit, opérateurs et investisseurs de la robotique. Aucun acteur français ou européen ne figure parmi les intervenants annonces, WiBotic, Burro et Nextpower étant tous bases aux Etats-Unis. L'article ne précise ni lieu exact de la conférence ni programme complet au-delà de cette session, et n'annonce aucun pilote ou déploiement concret a venir : il s'agit d'une invitation a s'inscrire pour assister au panel, présente comme un retour d'expérience pratique destine aux équipes développant des robots pour fermes, chantiers, inspection d'infrastructures ou sites logistiques extérieurs.

IndustrielActu
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ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle
4Robotics Business Review 

ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle

ANYbotics, l'entreprise zurichoise fondée en 2016 et connue pour son quadrupède ANYmal, a lancé Shift, une plateforme cloud destinée à piloter des flottes de robots d'inspection et à convertir leurs relevés en actions de maintenance. Elle s'organise en quatre modules. Shift Fleet centralise la planification, la supervision et le contrôle des missions multi-robots, qu'un système de contrôle distribué (DCS) peut déclencher directement. Shift Insight croise mesures thermiques, acoustiques, visuelles et gaz avec les conditions de fonctionnement (vitesse moteur, charge, température ambiante) pour ne qualifier d'anomalie que ce que le contexte justifie : surchauffe, décharge partielle, fuite, désalignement. Shift Connect transforme les anomalies confirmées en ordres de travail via des connecteurs prêts à l'emploi et des API REST standard, vers des DCS (Yokogawa), des GMAO, des ERP (SAP, IBM Maximo), des plateformes APM (GE Vernova APM) et des couches de jumeau numérique (Cognite, Oracle). Les notifications passent par e-mail et Microsoft Teams, avec SMS et WhatsApp prévus. Shift Maps fournit un jumeau numérique du site, où les cibles d'inspection sont importées par identifiant d'actif. Un moteur, Shift AI, apprend à partir de l'ensemble des modules. Le produit Data Navigator sera migré automatiquement vers Shift lors d'une prochaine mise à jour. Aucun prix ni calendrier de déploiement client n'a été communiqué dans les éléments disponibles. Pour les industriels, l'enjeu se déplace du robot vers la donnée : la valeur d'une inspection autonome dépend moins de la locomotion que de sa capacité à alimenter les outils de maintenance déjà en place. ANYbotics met en avant le chiffre de 1,4 billion de dollars de pertes annuelles dues aux pannes non détectées pour les 500 plus grandes entreprises mondiales, avec une moyenne de 250 000 dollars par heure d'arrêt. Il s'agit d'estimations de l'entreprise, à prendre comme argument commercial et non comme mesure indépendante. L'approche contextuelle de la détection d'anomalies répond à un frein classique de la robotique d'inspection, les fausses alertes qui noient les ingénieurs fiabilité. Son efficacité réelle reste à démontrer : aucun taux de détection, de faux positifs ni retour client chiffré n'accompagne l'annonce. Les promesses d'économies « de plusieurs millions » citées par le PDG Péter Fankhauser relèvent à ce stade de l'affirmation. L'intégration bidirectionnelle, où un seuil process déclenche une nouvelle ronde robotisée, est en revanche un vrai différenciateur si elle fonctionne en production. Ce lancement s'inscrit dans la montée en gamme logicielle des fabricants de robots d'inspection, qui cherchent à s'ancrer dans les systèmes d'information industriels plutôt qu'à vendre uniquement du matériel. ANYbotics, qui cible l'énergie, la production d'électricité, la métallurgie, les mines et la chimie, y est en concurrence frontale avec Boston Dynamics et son Spot, associé à Orbit, ainsi qu'avec d'autres acteurs du quadrupède d'inspection comme Ghost Robotics et Unitree, plus agressif sur le prix mais moins avancé sur l'intégration industrielle. En s'appuyant sur des standards déjà adoptés par les grands comptes, ANYbotics réduit la charge d'intégration pour un premier client, un point que l'entreprise a défendu auprès de The Robot Report par la voix de Jacob Euler-Rolle, responsable produit. La suite dépendra des premiers déploiements multi-sites et de la publication de résultats mesurables sur la réduction des arrêts non planifiés.

UEANYbotics est une entreprise suisse (non-UE) et la plateforme s'intègre à des outils largement utilisés par les industriels européens (SAP, Yokogawa), mais aucun déploiement en France/UE n'est annoncé.

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