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Premier robot de perçage déployable en flotte : 10 fois plus rapide, avec 99 % de précision

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DEWALT, la marque d'outillage de Stanley Black & Decker, présente DALE, un robot de perçage du béton conçu pour les chantiers de centres de données et développé avec la société de robotique mobile August Robotics. La machine a déjà percé plus de 385 000 trous, avec une précision annoncée supérieure à 99 %, et peut forer jusqu'à dix fois plus vite que les méthodes conventionnelles. Elle cible les perçages répétitifs nécessaires à l'installation des baies de serveurs et des réseaux mécaniques, électriques et de plomberie (MEP). DALE se déplace dans la zone de travail, se positionne et perce selon le plan de calepinage. Les opérateurs la supervisent à distance, l'aspiration des poussières est automatique, les batteries sont à échange rapide, et un contrôle qualité par IA vérifie le résultat avant les installations suivantes. Selon DEWALT, les déploiements pilotes ont permis de retirer plus de 300 semaines du calendrier de 44 phases de construction de centres de données. Le robot a fait ses débuts publics au salon World of Concrete en début d'année et a été désigné lauréat de la catégorie « Enduring Impact » des Next Big Things in Tech Awards 2026 de Fast Company.

L'intérêt tient à l'approche en flotte. Les grands chantiers de centres de données comptent plusieurs fronts de travail simultanés sur des milliers de mètres carrés, et le perçage est une tâche à forte intensité de main-d'œuvre qui conditionne tout ce qui suit. Disposer de plusieurs machines autonomes permet d'augmenter la capacité sans ajouter d'ouvriers sur une tâche répétitive, tout en livrant des trous déjà vérifiés qui débloquent plus tôt l'installation MEP. Le cas d'usage est étroit, structuré et fortement répétitif, ce qui correspond au profil où la robotique de construction a le plus de chances de passer de la démonstration au déploiement réel. Il faut toutefois lire les chiffres avec prudence : ils proviennent uniquement de DEWALT. Le facteur « dix fois » n'est pas rapporté à une méthode de référence précise (perçage manuel, gabarit, ou autre). Les 300 semaines économisées sont un cumul sur 44 phases, et non un gain de délai sur un projet donné, puisque ces phases peuvent se chevaucher. La définition de la « précision de 99 % » (tolérance, méthode de mesure) n'est pas précisée. Par ailleurs, la mention d'une « première flotte capable » relève du marketing plus que d'une preuve de nouveauté.

Ce lancement s'inscrit dans la demande de construction de centres de données portée par l'IA, où la vitesse d'exécution est devenue un critère majeur et où la main-d'œuvre qualifiée manque. Pour Stanley Black & Decker, DALE marque une avancée de l'outil à main vers la robotique de chantier. Bill Beck, président de Tools & Outdoor, affirme que l'objectif est d'aller plus vite sans sacrifier la constance, la sécurité ni le contrôle. August Robotics fournit la plateforme mobile autonome, que DEWALT a adaptée au perçage du béton. Le robot est désormais commercialisé après la phase pilote, mais aucun prix, aucune taille de flotte ni liste de clients n'a été communiqué. Ces informations permettront de juger si l'adoption va au-delà des chantiers pilotes. Il faudra aussi voir comment la machine se compare à d'autres solutions de perçage et de marquage de plafond automatisés, que d'autres acteurs de la construction développent déjà.

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Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers

Robot DALE de Dewalt (filiale de Stanley Black & Decker), développé avec la société de robotique mobile August Robotics, vient d'être lancé commercialement après une présentation au salon World of Concrete plus tôt cette année. Ce robot est conçu pour le forage vertical descendant dans le béton, une opération jusqu'ici largement manuelle et chronophage sur les chantiers. Il embarque des batteries interchangeables à chaud, un système de supervision à distance, une extraction automatique des poussières et un contrôle qualité assisté par intelligence artificielle. Grâce à la plateforme autonome et multi-robots développée par August Robotics, plusieurs unités DALE peuvent être déployées simultanément sur un même chantier, avec détection d'obstacles et délimitation automatique des zones de travail ; un mode dédié permet aussi de forer à travers des armatures en acier lorsque nécessaire. Selon les chiffres communiqués par Dewalt à l'issue d'un pilote d'un an mené avec une entreprise du secteur (non nommée), le robot aurait atteint une vitesse de forage jusqu'à dix fois supérieure aux méthodes traditionnelles, réduit les délais cumulés de 190 semaines sur 26 phases de construction de data centers, et affiché une précision de 99,97 % sur plus de 230 000 trous percés. Le robot est désormais disponible à la commande sur le site de Dewalt. Ces chiffres, s'ils se confirment en usage réel et à plus grande échelle, marqueraient une avancée notable pour un secteur de la construction de data centers en pleine tension : chaque site nécessite typiquement des milliers de perçages pour ancrer les racks serveurs et les supports des systèmes MEP (mécanique, électrique, plomberie), un travail répétitif, pénible et propice aux erreurs humaines. Pour les intégrateurs et donneurs d'ordre du BTP industriel, la promesse d'un gain de temps aussi important équivaut directement à des économies sur des projets où chaque semaine de retard pèse lourd financièrement, notamment dans la course actuelle à la capacité de calcul. Il faut toutefois noter que ces statistiques proviennent exclusivement du communiqué de Dewalt, sans validation indépendante ni détail sur les conditions précises du pilote, ce qui invite à une lecture prudente des performances annoncées comme un "monde en première mondiale". Ce lancement s'inscrit dans une stratégie plus large de Stanley Black & Decker visant à faire de sa marque Dewalt un acteur de la robotisation des chantiers, au-delà de son cœur historique de l'outillage électroportatif. Le partenariat avec August Robotics, spécialiste des plateformes robotiques autonomes pour la construction, permet à Dewalt d'apporter une brique d'automatisation avancée à ses clients sans développer en interne toute la pile technologique de navigation et de gestion de flotte. Bill Beck, président de la division Tools and Outdoor chez Stanley Black & Decker, a indiqué que l'entreprise entend désormais élargir la distribution de cette technologie à un marché plus vaste. Le secteur du forage robotisé pour la construction reste toutefois un marché naissant, où DALE devra faire ses preuves face à l'adoption progressive d'autres solutions d'automatisation de chantier, dans un contexte où la demande de data centers continue de tirer les investissements en infrastructure.

IndustrielActu
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Vidéo : un système robotique atteint 99,5 % de réussite dans le câblage rapide en usine automobile
2Interesting Engineering 

Vidéo : un système robotique atteint 99,5 % de réussite dans le câblage rapide en usine automobile

La société canadienne Sanctuary AI a annoncé avoir atteint un taux de succès supérieur à 99,5 % sur une tâche d'insertion de connecteurs de câbles flexibles pour un équipementier automobile Tier 1 mondial non identifié. L'opération s'est déroulée sur une ligne de production active, avec un temps de cycle de 2,54 secondes validé contre les exigences de cadence du client. La difficulté intrinsèque de cette tâche tient à la nature des câblages souples : ils peuvent se tordre, se déformer et changer de position de façon imprévisible lors du transport sur convoyeur. Le système est piloté par la plateforme "Physical AI" de Sanctuary AI, qui combine perception en temps réel via caméras et capteurs, planification de trajectoire et contrôle adaptatif pour détecter, suivre, aligner et insérer les connecteurs sans arrêt de ligne. Olivia Norton, co-fondatrice et CTO, a résumé l'enjeu : "Manipuler un câble flexible sur une cible en mouvement sur un convoyeur en direct est exactement le type de problème de dextérité à contact riche qui a maintenu ce type de tâches hors de portée de l'automatisation traditionnelle." Ce résultat mérite attention à plusieurs égards. Le contexte est une ligne de production réelle, non un environnement de démonstration contrôlé, ce qui donne davantage de poids au taux annoncé. Le chiffre de 2,54 secondes n'est pas une métrique absolue mais un temps calibré contre les benchmarks opérationnels du client, distinction qu'il faut garder à l'esprit pour ne pas généraliser hors contexte. Pour les intégrateurs et les responsables industriels, l'approche de Sanctuary AI est notable : plutôt que d'attendre la maturité commerciale des humanoïdes, l'entreprise déploie son IA sur des systèmes industriels existants via une architecture agnostique du hardware. Ce positionnement réduit le risque d'adoption, préserve les investissements en infrastructure existants et produit des données de production sur des tâches d'assemblage restées historiquement inaccessibles à l'automatisation classique, notamment dans les industries automobile et électronique où la manipulation de câblages flexibles représente un volume de travail manuel encore considérable. Fondée à Vancouver, Sanctuary AI développe le robot humanoïde Phoenix mais mise d'abord sur la valorisation de son IA sur des plateformes existantes avant le passage à l'échelle des humanoïdes. Elle s'inscrit dans une course qui implique Figure AI (Figure 02), Tesla (Optimus Gen 3), Boston Dynamics (Atlas), 1X Technologies et Agility Robotics (Digit), ainsi que des acteurs de niche comme Enchanted Tools en France sur le segment hospitalier. L'équipementier Tier 1 impliqué n'a pas été nommé publiquement, ce qui limite la vérification indépendante des performances annoncées. Aucun volume de déploiement ni calendrier d'extension n'ont été précisés, des données qui permettraient de mieux qualifier l'ampleur réelle du projet au-delà de cette première validation en conditions de production.

UEL'approche hardware-agnostique de Sanctuary AI pour l'assemblage de câbles flexibles pourrait accélérer l'automatisation de tâches manuelles encore courantes dans les usines automobiles et électroniques européennes (Stellantis, Valeo, Bosch), sans nécessiter de remplacement d'infrastructure existante.

IndustrielOpinion
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Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide
3Interesting Engineering 

Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide

L'entreprise américaine Haddy, basée à St. Petersburg en Floride, a fabriqué un bateau-drone baptisé TF-179 à l'aide de bras robotiques d'impression 3D grand format, plutôt que par moulage ou usinage traditionnel. La société, fondée en 2022 et initialement spécialisée dans le mobilier sur mesure et les éléments architecturaux, s'est progressivement réorientée vers la fabrication de défense. Elle opère depuis un atelier d'environ 2 800 mètres carrés équipé de huit systèmes de fabrication additive grand format fournis par le néerlandais CEAD, dont sept montés sur rails pour étendre leur portée sur de grandes pièces. Haddy avait déjà démontré la rapidité de sa plateforme avec une coque de véhicule de surface sans pilote (USV) à faible profil de 12 mètres, produite en dix jours entre la conception et l'expédition, soit selon l'entreprise jusqu'à neuf fois plus vite qu'une fabrication de coque classique, avec une réduction de coûts revendiquée de 50 à 65 % par rapport au bateau-building conventionnel. Haddy n'a révélé ni le client à l'origine du TF-179 ni la mission opérationnelle visée pour ce drone. Cette annonce illustre un déplacement de la fabrication additive robotisée vers le secteur maritime militaire, à un moment où la demande américaine pour des drones navals petits et consommables augmente. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt affiché n'est pas tant la performance d'un vaisseau donné que la promesse d'un cycle de développement raccourci, permettant de produire, tester et modifier des designs de coques sans reprendre un outillage traditionnel à chaque itération. Les chiffres de rapidité et de coûts mis en avant restent toutefois des déclarations de l'entreprise elle-même, non vérifiées de façon indépendante, et l'absence de détails sur le donneur d'ordre et la mission du TF-179 invite à distinguer la démonstration technologique du déploiement opérationnel confirmé. Ce projet s'inscrit dans la montée en puissance d'une division défense chez Haddy, qui combine impression 3D robotisée grand format, fraisage intégré, matériaux avancés et flux de production numériques pour accélérer la fabrication de structures de grande taille, en quelques jours ou semaines plutôt qu'en mois, avec des designs modifiables sans redémarrer les cycles d'outillage classiques. L'entreprise positionne cette approche comme adaptée à des modèles de fabrication distribuée et expéditionnaire, capables de produire aussi bien des prototypes que des séries répétables. Aucune échéance de production en série ni programme pilote n'a pour l'instant été annoncé publiquement pour le TF-179.

UELe fabricant neerlandais CEAD fournit les huit systemes d'impression 3D grand format utilises par Haddy, positionnant une entreprise europeenne comme sous-traitant cle de cette chaine de fabrication navale militaire americaine.

IndustrielActu
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Pudu Robotics déploie un robot de nettoyage IA en Europe via un partenariat avec Gom
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Pudu Robotics déploie un robot de nettoyage IA en Europe via un partenariat avec Gom

Pudu Robotics, fabricant chinois de robots de service fondé en 2016 à Shenzhen, a annoncé un partenariat avec Gom Schoonhouden, l'un des principaux prestataires de nettoyage professionnel aux Pays-Bas, pour déployer le robot autolaveuse PUDU BG1 Series. L'accord a été facilité par Fulin Robot Technologie, distributeur régional de Pudu en Europe. Selon le communiqué, il s'agit du premier déploiement commercial de ce modèle sur le continent européen. La BG1 Series est positionnée par Pudu comme un robot "AI-Native" de grande capacité, conçu pour le nettoyage de sols à grande échelle. Aucune métrique technique précise (surface couverte par heure, autonomie, temps de cycle) n'est communiquée dans cette annonce. Pour les décideurs en facility management et les intégrateurs, ce type de déploiement signale une montée en maturité des autolaveuses robotisées dans le B2B européen. Les robots de nettoyage de grande taille ciblent des environnements à fort volume de surface : aéroports, centres commerciaux, entrepôts logistiques, où le ROI sur la masse salariale est direct et calculable. L'absence de données opérationnelles publiées reste toutefois un frein à l'évaluation sérieuse : sans chiffres de productivité vérifiés, l'annonce reste au stade du signal commercial plutôt que de la preuve terrain. Pudu Robotics s'est d'abord imposée sur le segment de la livraison en restauration avec des modèles comme le BellaBot, avant d'étendre son portefeuille vers le nettoyage et la désinfection. Sur ce créneau, la concurrence est dense : Gaussian Robotics (intégré dans SoftBank Robotics), Tennant et ICE Cobotics sont déjà actifs en Europe. Ce pilote aux Pays-Bas, via un partenaire local établi comme Gom Schoonhouden, constitue pour Pudu une tête de pont pour accélérer sa commercialisation dans le Benelux.

UEPremier déploiement commercial de la BG1 Series de Pudu aux Pays-Bas via Gom Schoonhouden, signal d'accélération des autolaveuses robotisées chinoises sur le marché B2B européen (Benelux en tête de pont), face à des acteurs déjà implantés comme Gaussian/SoftBank Robotics.

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