
Teradyne Robotics et Elite Robots règlent leur litige sur les cobots
Teradyne Robotics et Elite Robots ont mis fin, le 1er octobre, au litige qui les opposait sur des robots et des logiciels, sans en divulguer les termes. Teradyne Robotics, filiale de Teradyne Inc. et maison mère de Universal Robots (Odense, Danemark), avait assigné en début d'année Elite Robots Deutschland GmbH pour violation de droits d'auteur portant sur des logiciels d'Universal Robots. En avril, le tribunal régional de Hambourg avait rendu une injonction préliminaire restreignant en Allemagne l'activité d'Elite Robots autour des logiciels litigieux et des produits qui les embarquent. Dans un communiqué commun, Jette Withers (directrice juridique de Teradyne Robotics) et Charles Xie (directeur des ventes à l'international d'Elite Robots) indiquent que le différend est réglé d'un commun accord, sans que ce règlement vaille reconnaissance de responsabilité, de contrefaçon ou de validité des droits de propriété intellectuelle par Elite Robots. On ignore s'il comporte un paiement, des modifications logicielles ou produit, ou une licence.
Pour les intégrateurs et les acheteurs de cobots, l'enseignement est surtout une absence d'information. Une injonction préliminaire n'est pas un constat final de contrefaçon, et l'issue du dossier ne tranche donc ni la question de la copie ni celle de la protection du logiciel de cobot. Un avocat en propriété intellectuelle, sans lien avec l'affaire, rappelle qu'un litige ouvert par une injonction en urgence se termine souvent tôt: le défendeur cesse d'utiliser le code contesté et verse une indemnité, mais rien ne prouve que ce schéma s'applique ici. Le signal pour le marché est que Teradyne, qui revendique plus de 100 000 cobots vendus depuis 2005, défend activement sa couche logicielle face aux concurrents chinois à bas coût. Les clients d'Elite Robots en Europe, en particulier en Allemagne, restent sans visibilité sur d'éventuelles conséquences pour leurs produits.
Le règlement intervient peu après le lancement par Universal Robots de sa plateforme de septième génération, dite Gen 7. Elle comprend de nouveaux bras de la série g, le contrôleur CB7 Core, la console de programmation TP7 Core et le SP7 Smart Panel. Elle repose sur PolyScope X, présenté comme la base logicielle de la nouvelle génération, avec des API ouvertes et un SDK destinés aux applications d'IA, ainsi qu'une connectivité et des capacités de programmation étendues. Ce lancement prend un relief particulier puisque le litige portait justement sur des logiciels d'Universal Robots. Ce n'est pas le seul front judiciaire: en août, Teradyne Robotics a attaqué la filiale allemande du fabricant chinois JAKA Robotics pour atteinte à trois brevets, tous attribués à Universal Robots et dotés d'une date de priorité de mars 2006. Cette procédure est toujours en cours. Elle montre que Teradyne combine droit d'auteur et brevets pour protéger sa position sur le segment des cobots face à une concurrence asiatique de plus en plus présente en Europe.
Le règlement lève l'incertitude juridique en Allemagne, où une injonction du tribunal de Hambourg visait Elite Robots, mais ses termes inconnus laissent les clients européens sans visibilité.
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