Vidéo : une main robotique dextérique apprend l'art délicat de la broderie de soie
Agilink, une spin-off du géant chinois de la robotique AgiBot, a fait appel à Fu Xianghong, maître de la broderie traditionnelle de Suzhou, pour entraîner sa main robotique OmniHand 3 Ultra. Selon la vidéo de démonstration, la main a appris à fendre un fil de soie en brins plus fins, à enfiler une aiguille, à tendre le tissu sur un cadre et à broder. Cet artisanat compte plus de 2 500 ans d'histoire. Aucune spécification n'accompagne la démonstration : nombre de degrés de liberté, capteurs tactiles, méthode d'apprentissage (téléopération, imitation ou apprentissage par renforcement), durée de l'entraînement et taux de réussite ne sont pas communiqués.
Ces gestes demandent une coordination fine entre les doigts, un contrôle précis de la force et une manipulation d'objets déformables, trois points durs de la dextérité robotique. Si la main les réalise de façon fiable, c'est un signal intéressant pour l'assemblage électronique, le câblage ou la manipulation de textiles. Rien ne permet toutefois de l'affirmer : il s'agit d'une vidéo promotionnelle, sans indication sur le nombre d'essais, les échecs ou l'intervention d'un opérateur. L'écart entre démo et usage réel reste donc entier. Le choix d'un maître artisan comme formateur relève aussi autant du storytelling que de la méthode.
Pour AgiBot, la main est devenue un enjeu stratégique, car la course aux humanoïdes se joue de plus en plus sur la dextérité. Agilink se place face à la main d'Optimus chez Tesla, aux mains d'Inspire Robots en Chine et à celles du britannique Shadow Robot, référence européenne du domaine. Il faudra suivre la publication de fiches techniques, de prix et de premiers clients industriels, qui distingueront un produit commercialisé d'une simple vitrine culturelle.
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