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Vidéo : une main robotique réalise des tours de magie avec précision grâce à ses 20 articulations indépendantes
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Vidéo : une main robotique réalise des tours de magie avec précision grâce à ses 20 articulations indépendantes

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La startup chinoise LinkerBot, fondée en 2023, a mis en scène la dextérité de sa nouvelle main robotique LinkerHand O30 à travers trois tours de magie : un changement de carte, l'extraction d'une petite voiture jouet d'une carte et la disparition d'une pièce de monnaie. La main manipule des cartes très fines et une pièce en coordonnant ses doigts, chacun piloté indépendamment. L'O30 repose sur une architecture à entraînement direct avec 20 degrés de liberté actifs, associant moteurs brushless et transmission de précision à vis sans fin. Elle pèse 730 g, accepte une alimentation de 24 à 48 V DC et communique en CAN et CAN FD, avec des commandes jusqu'à 500 fois par seconde. Selon le constructeur, la répétabilité atteint ±0,20 mm, l'ouverture ou la fermeture complète prend environ 0,8 s, la charge maximale annoncée est de 30 kg, la force de bout de doigt du pouce de 24 N, le pincement latéral à quatre doigts de 30 N et la prise à cinq doigts de 70 N. La consommation maximale est de 150 W, pour un courant statique pouvant descendre à 0,4 A sous 24 V.

Pour l'industrie, l'intérêt réside moins dans la démonstration que dans la fiche technique. Les mains à 20 DOF actifs restent rares, et celles qui existent sont souvent fragiles, chères ou difficiles à intégrer. Un poids contenu, des interfaces CAN standard et une fréquence de commande de 500 Hz visent précisément les équipes qui entraînent des modèles de manipulation dextre (VLA, apprentissage par imitation) et ont besoin d'un effecteur terminal fiable. Il faut toutefois relativiser. Des tours de magie en vidéo sont une démonstration soigneusement choisie, sans taux de réussite, sans durée d'essai ni conditions de répétition. Les chiffres de force et de charge sont des valeurs constructeur, non vérifiées de façon indépendante, et rien n'indique une durabilité sur des milliers de cycles. LinkerBot cite l'électronique, l'automobile et l'aérospatiale comme usages, mais aucun client, aucun volume ni aucun prix n'est communiqué : on reste au stade du produit annoncé, sans déploiement industriel documenté.

LinkerBot occupe un segment très disputé, celui des mains dextres pour humanoïdes, où des acteurs chinois comme Inspire Robots ou Sharpa multiplient les gammes, face aux mains intégrées de Tesla pour Optimus, de Figure ou de Shadow Robot au Royaume-Uni. La société propose déjà plusieurs mains aux nombres de degrés de liberté différents, ce qui lui permet de segmenter selon les budgets et les usages. Le positionnement de l'O30 est celui d'une plateforme à la fois de recherche et d'effecteur industriel. La suite dépendra de la disponibilité commerciale, du tarif et de la publication de résultats sur des tâches d'assemblage réelles. Les acteurs européens, dont Wandercraft côté robotique de mobilité, devront aussi se mesurer à cette offre chinoise, dont la dynamique de prix pourrait peser sur le marché des effecteurs dextres.

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LimX Dynamics, la start-up chinoise spécialisée dans les robots humanoïdes, atteint 2,3 milliards de dollars de valorisation avec un tour pré-IPO de 200 millions de dollars
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LimX Dynamics, la start-up chinoise spécialisée dans les robots humanoïdes, atteint 2,3 milliards de dollars de valorisation avec un tour pré-IPO de 200 millions de dollars

LimX Dynamics, startup de robotique humanoïde basée à Shenzhen et fondée il y a quatre ans par Zhang Wei, professeur à la Southern University of Science and Technology, vient de boucler un tour de table Pre-IPO de près de 200 millions de dollars, portant sa valorisation post-money à 2,3 milliards de dollars, un montant qui la place parmi les startups robotiques les plus valorisées de Chine. L'entreprise a bâti une architecture technologique en trois couches: à la base, un modèle fondation type "cervelet" pour le contrôle moteur du corps entier; au milieu, un moteur vision-langage-action baptisé Humanoid VLA qui relie perception visuelle et commandes motrices; au sommet, un système d'exploitation agentique nommé COSA, chargé du raisonnement, de la planification et de l'exécution des tâches. Cette fusion cognito-motrice dans une architecture unique distingue LimX de concurrents qui traitent généralement contrôle moteur et raisonnement cognitif comme deux sous-systèmes séparés. Le catalogue produit illustre cette approche: Luna, le robot humanoïde phare, est vendu 298 000 RMB (environ 41 000 dollars), dispose de 27 degrés de liberté et peut orchestrer des performances synchronisées jusqu'à 200 robots pour l'événementiel. TRON 2, robot multi-formes sur châssis unique, se reconfigure entre versions bipède, à roues ou double-bras via des modules de buste interchangeables, achetés en une fois pour cinq configurations différentes. En avril 2026, LimX a également mis en open source le Flux VLA Engine, plateforme d'ingénierie pour l'intelligence incarnée codéveloppée avec Alibaba Cloud. Le choix stratégique de LimX tranche nettement avec la ruée du secteur vers les démonstrations d'utilité en usine. Zhang Wei affirme que les humanoïdes ne sont pas nés pour les chaînes de production, où l'efficacité coût et le débit priment, mais pour des scénarios commerciaux, hôteliers, touristiques et de divertissement où l'interaction humaine, le mouvement esthétique et la présence sociale créent de la valeur, notamment à l'export. Ce pari a une portée concrète pour l'industrie: si le premier marché de masse des humanoïdes se révèle bien être le service et le divertissement plutôt que l'industrie, LimX prendrait une avance difficile à rattraper sur ce segment, quand les acteurs focalisés sur l'usine capteraient en priorité les revenus manufacturiers. À prendre néanmoins avec prudence: les chiffres de déploiement en conditions réelles restent limités par rapport aux démonstrations mises en avant. Sur le plan concurrentiel, LimX se positionne face à des rivaux chinois et occidentaux qui misent majoritairement sur l'usine et la logistique. Sa stratégie logicielle, décrite par Zhang comme une plateforme à la Taobao où des développeurs tiers viendraient "ouvrir leur boutique" sur le socle matériel et de contrôle moteur LimX, vise à accélérer le déploiement d'applications verticales tout en collectant des données spécifiques à chaque scénario d'usage. Le tour Pre-IPO signale la confiance des investisseurs dans cette différenciation, sans que des pilotes commerciaux à grande échelle n'aient encore été confirmés publiquement.

Chine/AsieOpinion
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Vidéo : une nouvelle plateforme robotique combine mobilité à roues, tout-terrain et sur pattes
2Interesting Engineering 

Vidéo : une nouvelle plateforme robotique combine mobilité à roues, tout-terrain et sur pattes

Galileo, société chinoise de robotique, a présenté Galileo X, une nouvelle plateforme de mobilité au sol, lors de la World Robot Conference (WRC) 2026 à Pékin. Le système repose sur ce que l'entreprise appelle son "Unified Embodied Ground Mobility System", une architecture matérielle et un cadre de contrôle censés unifier mécanique, actionneurs, perception et pilotage du mouvement au sein d'une seule plateforme. Selon Galileo, cette base commune permet à Galileo X de combiner la précision de déplacement des véhicules à guidage automatique (AGV) à roues utilisés en entrepôt, l'autonomie longue distance des véhicules tout-terrain, et la capacité de franchissement de terrains accidentés propre aux robots à pattes de type quadrupède. L'entreprise n'a communiqué aucune spécification technique chiffrée, ni charge utile, ni degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, et n'a précisé aucun calendrier de déploiement commercial: il s'agit à ce stade d'une annonce de plateforme, pas d'un produit livré ou déployé sur site. L'intérêt tient moins à la démonstration elle-même qu'au pari architectural formulé: plutôt que de développer châssis, modèles cinématiques et systèmes de contrôle distincts pour chaque type de robot au sol, Galileo mise sur une architecture unique capable de couvrir logistique d'entrepôt, transport directionnel, inspection tout-terrain et base mobile pour robots humanoïdes. Pour des intégrateurs qui doivent aujourd'hui faire cohabiter flottes d'AGV, véhicules tout-terrain et quadrupèdes sur des piles logicielles différentes, la promesse d'un socle matériel et logiciel commun réduirait la complexité de maintenance et de coordination sur tout le cycle de vie des machines. L'annonce s'inscrit dans un débat plus large du secteur sur l'écart entre démonstration et réalité opérationnelle: en l'absence de métriques vérifiables ou de déploiements documentés, Galileo X reste pour l'instant une preuve de concept architecturale plutôt qu'une validation en conditions réelles. Cette présentation s'inscrit dans la stratégie plus large de Galileo autour de l'intelligence incarnée, l'entreprise revendiquant une approche intégrée verticalement: plateformes robotiques, composants clés, contrôle de mouvement et ingénierie système développés en interne plutôt que sous-traités à des fournisseurs tiers. Galileo présente Galileo X comme le socle de sa stratégie de mobilité tout-terrain et prévoit d'ouvrir les interfaces matérielles et logicielles de la plateforme à des développeurs d'algorithmes et à des partenaires industriels, dans une logique de plateforme ouverte plutôt que de robot isolé. Ce lancement survient alors que de nombreux acteurs chinois de la robotique, portés par le WRC 2026 de Pékin, multiplient les annonces de plateformes de mobilité au sol et de robots humanoïdes, dans une course où la Chine cherche à peser face aux acteurs occidentaux et japonais du secteur. Reste à voir si Galileo transformera ces ambitions en pilotes industriels concrets et en spécifications techniques vérifiables, au-delà de la démonstration de concept présentée au salon.

Chine/AsieActu
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SenseTime ouvre un magasin de proximité avec des robots à IA physique à Shanghai
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SenseTime ouvre un magasin de proximité avec des robots à IA physique à Shanghai

SenseTime, via sa filiale SenseMart, a inauguré à Shanghai (quartier touristique de Baoshan Riverside) un magasin de proximité autonome baptisé "Shaomai Gou" (烧卖购), dont l'affluence lors des congés du 1er mai a confirmé l'intérêt du public. Le client scanne un QR code ; un bras robotique sélectionne et délivre le produit en 15 secondes dans les meilleures conditions annoncées, sans caissier ni gérant sur place. Le point de vente de 15 m² propose plus de 300 références (SKUs) couvrant boissons, café, glaces et plats chauds, produits standardisés et non standardisés confondus. Trois boutiques sont actuellement en exploitation régulière à Shanghai, avec 400 transactions quotidiennes par unité en moyenne. SenseTime vise une extension à d'autres villes chinoises d'ici fin 2026. Ce que ce déploiement démontre pour l'industrie, c'est la viabilité opérationnelle d'une boucle "percevoir-comprendre-décider-exécuter" en environnement retail réel. L'architecture repose sur deux moteurs : SenseMartGalaxy pour la perception visuelle et la compréhension multimodale, et SenseMartGalaxy-EAI, qui intègre la reconstruction 3D par gaussiennes et des world models pour la manipulation physique. Point concret pour les intégrateurs : le système reconnaît de nouveaux produits sans réentraînement, ce qui abaisse le coût d'onboarding des références. Cette capacité s'appuie sur cinq ans d'accumulation de données propriétaires, soit 300 000 modèles 2D produits, 100 000 assets 3D et 1,5 million d'enregistrements de transactions journalières. C'est un avantage structurel difficile à répliquer rapidement par un entrant. SenseTime est historiquement connue pour ses solutions de vision par ordinateur et de reconnaissance faciale ; SenseMart constitue son pivot vers la robotique de service. Le segment du retail autonome est disputé : Amazon Go est en recul commercial en Occident, tandis que Standard AI et AiFi misent sur des formats "grab and go" sans manipulation physique. En Chine, Cainiao (Alibaba) et JD.com explorent des approches similaires, mais l'intégration d'un bras robotique dans un espace aussi réduit reste rare. Les analystes soulèvent des questions légitimes sur la durabilité économique du modèle (coûts de maintenance, taux de pannes, comportements atypiques côté clients) que les chiffres actuels, issus d'un lancement récent dans un cadre touristique contrôlé, ne permettent pas encore de trancher.

Chine/AsieOpinion
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La Chine présente un robot soudeur capable de découper l'acier à 70 mm, avec une capacité de 30 tonnes et 20 ans de durée de vie
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La Chine présente un robot soudeur capable de découper l'acier à 70 mm, avec une capacité de 30 tonnes et 20 ans de durée de vie

Offshore Oil Engineering Co. a déployé sur son site de fabrication intelligente à Tianjin le premier système de soudage marin autonome développé entièrement en Chine. Conçu pour les plateformes pétrolières et gazières offshore, le robot traite des composants spécialisés comme les nœuds de modules, les anneaux de verrouillage et les renforts de jacket en eaux profondes. Ses caractéristiques techniques sont substantielles : capacité de charge maximale de 30 tonnes, soudage et découpe d'acier jusqu'à 70 millimètres d'épaisseur, durée de vie annoncée de 20 ans et efficacité opérationnelle globale supérieure à 40 %. Le système embarque une reconnaissance visuelle des cordons de soudure, un alignement par vision laser 3D, et une planification dynamique de trajectoires multi-passes. D'une seule commande, il gère l'intégralité du cycle de soudage, passe de racine, correction automatique de trajectoire, remplissage multi-fils double face, avec un taux de qualification au premier passage supérieur à 98 %. Un robot de meulage autonome, développé en parallèle, l'accompagne sur la ligne de production : il a déjà traité plus de 500 sections d'acier avec un gain d'efficacité de 15 % par rapport aux opérations manuelles. La mise en service n'a pas été instantanée : dix mois de débogage sur site et environ 1 000 expériences de soudage ont été nécessaires avant le passage en production. Ce déploiement signale un changement de périmètre pour la robotique de soudage industriel. Longtemps cantonnée à l'automobile, où la répétabilité des pièces facilite l'automatisation, la soudure lourde marine représentait jusqu'ici une frontière difficile à franchir : géométries irrégulières, masses considérables, tolérances serrées dans des environnements hostiles. Un taux de qualification au premier passage de 98 % sur de l'acier de 70 mm en conditions réelles, et non en environnement contrôlé de laboratoire, serait, s'il est confirmé par des audits indépendants, une donnée significative pour les intégrateurs et les donneurs d'ordre du secteur naval et offshore. Pour les décideurs B2B, l'argument le plus fort n'est pas la performance brute mais la suppression du retravail structurel, coûteux en temps et en matière sur des pièces à faible volume et haute valeur. Ce développement s'inscrit dans l'initiative nationale chinoise "AI Plus", qui cible depuis 2023 l'automatisation avancée des industries lourdes considérées comme stratégiques, énergie offshore en tête. Offshore Oil Engineering Co. est un opérateur historique des infrastructures pétrolières maritimes chinoises, ce qui lui donne un terrain de validation industriel direct. Sur le plan concurrentiel, les acteurs établis du soudage robotisé lourd sont Fronius, Lincoln Electric et Yaskawa, tandis que des startups comme Path Robotics (États-Unis) ou Novarc Technologies (Canada) développent des approches similaires de soudage adaptatif par vision. Aucun acteur européen de référence n'est mentionné dans ce segment précis. Les prochaines étapes déclarées n'ont pas été communiquées publiquement, mais la logique du programme suggère une extension à d'autres chantiers navals dans le cadre de la politique industrielle nationale.

UEPression concurrentielle indirecte sur les acteurs européens du soudage lourd industriel, notamment Fronius (Autriche), sans déploiement ni contrat européen annoncé.

Chine/AsieOpinion
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