Locomotion amphibie omnidirectionnelle par actionnement de masse interne
Des chercheurs du General Robotics Lab ont présenté MARBLE, un robot roulant amphibie omnidirectionnel entièrement fermé dont toute la locomotion repose sur le déplacement de masses internes. Trois glissières linéaires orthogonales déplacent ces masses pour faire tourner une coque sphérique rigide, pilotée par un contrôleur qui convertit des commandes de vitesse planaire en positions de glissières. Cette coque étanche sert simultanément de surface de contact au sol, d'enveloppe flottante et de support à des ailerons passifs assurant la propulsion en surface de l'eau, sans reconfiguration mécanique ni actionneurs dédiés à chaque milieu. Le robot a été testé en locomotion omnidirectionnelle, sur terrains hétérogènes, en surface aquatique, lors de transitions terre-eau et lors de chocs délibérés contre des obstacles. Décrite dans une prépublication arXiv (2609.27358) de septembre 2026, l'étude s'accompagne d'une promesse d'ouverture complète du logiciel et de la conception matérielle sur le site du laboratoire.
L'intérêt pour la robotique de terrain tient à l'unification de la propulsion : la plupart des robots amphibies combinent des systèmes séparés, roues ou pattes pour la terre, hélices pour l'eau, ce qui multiplie les points de défaillance face à la boue, aux débris ou à la végétation. En logeant tous les organes actifs dans une coque scellée, MARBLE gagne en étanchéité et en robustesse aux chocs, tandis que sa forme sphérique lui permet d'absorber les changements d'orientation et de point de contact lors d'une collision, un mode d'échec courant sur le terrain. Pour les concepteurs de robots d'inspection, de surveillance environnementale ou de recherche et sauvetage, l'approche esquisse une alternative mécaniquement plus simple aux architectures hybrides à pattes ou à roues, misant sur la compacité plutôt que sur la charge utile ou la vitesse.
La locomotion par déplacement de masse interne équipe déjà des robots sphériques terrestres de type « ballbot » ; sa nouveauté ici tient à l'extension au milieu aquatique via une coque étanche et des ailerons passifs, sans mécanisme de transition dédié. Le projet, associé au General Robotics Lab, reste à un stade de validation expérimentale en laboratoire : aucun partenariat industriel, pilote de déploiement ni calendrier de commercialisation n'est mentionné dans la publication. Les auteurs annoncent vouloir publier en open source l'ensemble du logiciel et des plans matériels, une démarche orientée reproduction académique plutôt que produit commercial. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans ces travaux.
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