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Unitree lance Dex5-S, une main dextérique à 22 degrés de liberté à taille humaine
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Unitree lance Dex5-S, une main dextérique à 22 degrés de liberté à taille humaine

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Unitree Robotics a dévoilé le 21 septembre 2026 la Dex5-S, une main dextre à cinq doigts de taille humaine dotée de 22 degrés de liberté, au prix de lancement en Chine d'environ 39 900 RMB par main, soit environ 6 500 dollars hors taxes et frais de livraison selon les synthèses reprises par 21st Century Business Herald et relayées en anglais par AlphaSignal. Chaque articulation est motorisée et rétro-actionnable (backdrivable), pilotée par un double encodeur, avec l'ajout d'un axe de roulis sur l'auriculaire absent sur le précédent Dex5-1. La charge utile crête annoncée est d'environ 2 kg par main, ramenée à environ 1 kg en usage soutenu. Il s'agit d'un périphérique de manipulation et non d'un humanoïde complet, distinct des récentes mises à jour du modèle UnifoLM-WLA-1.0 et de la plateforme G1+ d'Unitree.

Le positionnement tarifaire est l'argument central : une paire de Dex5-S revient à environ 80 000 RMB, soit environ 13 000 dollars, hors contrôleurs, supports, taxes et intégration, un niveau nettement inférieur aux devis habituels de mains dextres de qualité recherche. Associée aux humanoïdes de la gamme G1 qu'Unitree commercialise déjà, cette main cible le goulot d'étranglement de la manipulation fine plutôt qu'un nouveau châssis bipède, avec un usage visé en téléopération, apprentissage par imitation et apprentissage par renforcement nécessitant un espace d'actions plus large. La rétro-actionnabilité peut amortir les échecs lors de contacts non maîtrisés, et Unitree annonce une protection contre les surcouples à chaque articulation, mais les spécifications de couple continu, de force au bout des doigts, de bande passante et d'options tactiles restent peu détaillées au lancement, un flou qu'il convient de souligner.

Le Dex5-S succède au Dex5-1, qui affichait 20 degrés de liberté (16 actifs, 4 passifs) avec réseaux tactiles denses en option ; la nouvelle version met l'accent sur des axes entièrement motorisés à l'échelle 1:1 d'une main humaine. Pour les intégrateurs, manquent encore une cartographie tactile complète pour ce modèle, un packaging ROS et SDK, ainsi que des guides de montage électrique et mécanique pour les plateformes G1, H1 et H2. Unitree, acteur chinois majeur de la robotique humanoïde face à Boston Dynamics, Figure ou Tesla, mise ici sur la diffusion à bas coût d'une brique de manipulation plutôt que sur une nouvelle annonce de robot entier.

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Unitree Robotics a lancé le R1, un bras robotique dextre à sept axes, à un prix de départ de 9 900 yuans (environ 1 300 dollars). Selon le fabricant chinois, l'appareil affiche une précision de répétabilité d'environ 0,1 millimètre, des vitesses articulaires maximales dépassant 180 degrés par seconde, une portée maximale de 650 millimètres lorsqu'il est équipé d'une main dextre, et une charge utile nominale de 2 kilogrammes pour un poids total de 5,5 kilogrammes. Le bras intègre un retour de force et une détection de collision, fonctionne sous un environnement de développement basé sur Ubuntu, et prend en charge les interfaces XT30 et CAN485. Unitree a précisé son intention d'ouvrir le code source du logiciel de contrôle et des interfaces du bras, en visant des applications dans la recherche, l'éducation, l'assemblage industriel et les robots de service. Ce lancement illustre la stratégie de démocratisation agressive d'Unitree, qui applique au segment des bras robotiques la même logique tarifaire que celle déjà employée pour ses robots quadrupèdes et humanoïdes, historiquement vendus à des prix nettement inférieurs à ceux des concurrents occidentaux. Pour les intégrateurs et les laboratoires de recherche, un bras à sept axes avec retour de force sous la barre des 1 500 dollars, potentiellement open-source, abaisse considérablement le coût d'entrée pour prototyper des applications de manipulation fine, ce qui pourrait accélérer l'expérimentation académique et industrielle à petite échelle, tout en mettant une pression tarifaire supplémentaire sur les fournisseurs de bras collaboratifs établis. Unitree s'est imposé ces dernières années comme l'un des acteurs chinois les plus visibles de la robotique grand public et industrielle, en particulier grâce à ses robots quadrupèdes (série Go) et humanoïdes (série G1, H1) vendus à des prix disruptifs. Le R1 s'inscrit dans cette même logique d'extension de gamme vers la manipulation, un segment où des acteurs comme Franka Robotics ou les bras collaboratifs Universal Robots dominent traditionnellement en Occident. L'annonce ne précise ni date de disponibilité commerciale généralisée, ni volumes de production, et reste pour l'instant un lancement produit plutôt qu'un déploiement documenté sur le terrain.

UELe bras R1 d'Unitree exerce une pression tarifaire sur les fabricants europeens de bras collaboratifs comme Franka Robotics (Allemagne) et Universal Robots (Danemark), sans impact reglementaire direct.

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RoboScience, société pékinoise spécialisée en intelligence incarnée, a présenté le 17 août 2026 son premier robot, le REX G1, un humanoïde à roues destiné à la logistique, la fabrication, le commerce de détail et, à terme, le domicile. La machine compte 22 degrés de liberté, répartis entre la tête et le cou (2), chaque bras (7), la taille (2), un axe de levage vertical et le châssis à roues (3). Ses deux bras peuvent porter ensemble jusqu'à 10 kg, avec une répétabilité annoncée de ±0,1 mm. Le robot mesure 540 mm de large, sa longueur s'ajuste de 540 à 640 mm et sa hauteur de 1100 à 1700 mm, pour une zone de travail comprise entre 0,1 et 2 mètres au sol, un gabarit pensé pour circuler dans des entrepôts existants sans reconfiguration des allées ou des étagères. Il embarque une vision stéréo à 360 degrés avec éclairage adaptatif pour les zones sombres ou les surfaces réfléchissantes, ainsi que 2070 TFLOPS de calcul embarqué pour traiter perception, décision et contrôle en local. Sa batterie tient jusqu'à quatre heures et se remplace à chaud, le robot reprenant le travail en à peine cinq secondes. Au cœur du système, le modèle Visics, bâti sur une architecture Vision-Language-Object-Action (VLOA), relie instructions, perception visuelle et trajectoires physiques via un modèle du monde et un modèle d'opération distinct qui traduit ces trajectoires en commandes moteur. Cette annonce illustre une évolution notable dans la course aux humanoïdes chinois: au-delà de la performance brute, RoboScience mise sur la compatibilité avec les infrastructures logistiques existantes, un angle que peu d'acteurs occidentaux formalisent avec autant de précision dimensionnelle. La capacité à marcher, lever et saisir simultanément, via un contrôle dit "zero-space" censé stabiliser les effecteurs en espace confiné, répond directement à une limite fréquente des bras industriels fixes ou des AMR à charge utile séparée. Si les chiffres avancés, précision de 0,1 mm, 2070 TFLOPS, autonomie de quatre heures, sont impressionnants sur le papier, RoboScience ne communique à ce stade ni prix, ni sites de déploiement confirmés, ni volumes de production: il s'agit d'un lancement produit démontrant des capacités plutôt que d'un déploiement industriel vérifié. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'intérêt réel dépendra de la disponibilité commerciale et de tests en conditions réelles, au-delà des vidéos promotionnelles. Le REX G1 s'inscrit dans une vague d'humanoïdes commerciaux chinois et internationaux, aux côtés d'Optimus Gen 3 de Tesla, du Figure 03 de Figure AI, ou de modèles fondation comme GR00T N2 de Nvidia, Pi-0 de Physical Intelligence ou Helix de Figure, tous engagés à démontrer qu'un même modèle vision-langage-action peut généraliser au-delà d'un seul poste de travail. RoboScience se positionne comme un nouvel entrant misant sur l'intégration facile en entrepôt plutôt que sur la seule prouesse mécanique, une approche qui rappelle les efforts d'acteurs européens comme Wandercraft ou Exotec sur l'adaptation aux environnements industriels réels. L'entreprise présente le REX G1 comme un outil de productivité destiné à s'insérer dans des flux de travail continus, de la manutention en entrepôt à la fabrication flexible, en passant par la préparation de commandes et, plus tard, des usages domestiques. Aucun calendrier précis de déploiements pilotes ni de partenariats commerciaux n'a toutefois été communiqué à ce stade.

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Au-delà de la mobilité : le GD01 d'Unitree marque une nouvelle phase de la bataille robotique chinoise
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Au-delà de la mobilité : le GD01 d'Unitree marque une nouvelle phase de la bataille robotique chinoise

Après une première période dominée par les démonstrations de mobilité, Unitree Robotics a mis en scène en 2026 son robot GD01, apparu en couverture du magazine TIME aux côtés de son fondateur et PDG Wang Xingxing, sous le titre "The Big Robot Moment". La machine, haute d'environ 2,7 mètres et pesant près de 500 kilogrammes, se pilote depuis un cockpit intégré dans son torse et peut alterner entre une locomotion bipède et quadrupède. Ses deux poings sont présentés comme assez puissants pour défoncer un mur, et ses pieds sont reliés à une coque de protection en fibre de carbone via des charnières mécaniques renforcées. Unitree qualifie le GD01 de premier mécha habité produit en série au monde, une affirmation qui reste pour l'instant non étayée par des chiffres vérifiables: ni degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, ni volumes de production ou calendrier de livraison n'ont été communiqués. Il s'agit donc à ce stade d'une vitrine technologique plutôt que d'un produit commercialisé ou déployé sur le terrain. L'intérêt du GD01 dépasse son aspect spectaculaire de robot de science-fiction. Il signale un basculement dans la compétition robotique chinoise: après des années où la mobilité seule (courir, sauter, danser) suffisait à démontrer un avantage technique, la bataille se déplace désormais vers la capacité réelle des machines à accomplir des tâches utiles dans des environnements non structurés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement mixte, ni robot industriel classique ni produit grand public, illustre la difficulté persistante à faire sortir la robotique humanoïde et quadrupède des démonstrations contrôlées pour l'amener vers des cas d'usage concrets comme les interventions en zone dangereuse, le secours d'urgence, l'inspection ou le transport. Le GD01 doit encore prouver qu'il peut opérer hors du cadre scénarisé d'une couverture de magazine. Ce lancement s'inscrit dans la trajectoire d'Unitree, connue jusqu'ici pour sa gamme de robots-chiens grand public Go, puis pour ses humanoïdes G1 et de la série H, construits sur une expertise reconnue en contrôle moteur. Il intervient alors que l'industrie chinoise de la robotique, après une première phase de croissance rapide marquée par des records de mobilité, voit affluer de nouveaux acteurs dans la course à l'intelligence incarnée, poussant chaque entreprise à démontrer non plus seulement des prouesses physiques mais une utilité opérationnelle en logistique, en fabrication ou en inspection. Aucun pilote commercial, partenaire industriel ni calendrier de déploiement n'a pour l'instant été annoncé pour le GD01, dont l'avenir dépendra de sa capacité à passer du statut de plateforme exploratoire à celui d'outil réellement opérationnel.

UEAucun impact direct sur la France/UE, mais ce virage chinois vers l'utilite operationnelle est un signal concurrentiel a suivre pour les acteurs europeens de la robotique humanoide.

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Linkerbot lève un tour B+ pour passer à l'échelle la production de mains dextériques
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Linkerbot lève un tour B+ pour passer à l'échelle la production de mains dextériques

Linkerbot, fabricant chinois de mains dextères fondé en 2020 à Pékin, a bouclé un tour de financement Serie B+ d'un montant non divulgué, avec la participation du Zhongguancun Science City Fund, de BOC Asset Management, de Fosun Capital et de plusieurs actionnaires existants. Ce nouveau tour intervient moins de deux mois après une Serie B de 1,5 milliard de yuans (environ 210 millions de dollars) annoncée en février 2026. La société commercialise la gamme Linker Hand, qui couvre trois architectures mécaniques : actionnement par liaisons rigides, par tendons, et par entraînement direct (direct-drive). Ces mains haute-DOF (degrés de liberté) s'adressent aux laboratoires de recherche, aux intégrateurs de robots humanoïdes, à l'automatisation industrielle et à la robotique de performance. L'entreprise déclare une capacité de production mensuelle dépassant 4 000 unités, et revendique plus de 80 % du marché mondial, chiffre à prendre avec prudence en l'absence d'audit indépendant. Le rythme du financement est significatif : deux tours majeurs en moins de soixante jours signalent une pression concurrentielle intense sur la chaîne d'approvisionnement en actionneurs pour robots humanoïdes. Les intégrateurs qui construisent des plateformes comme Figure 03, Optimus ou les robots de 1X cherchent des fournisseurs capables de livrer en volume, et non de simples démonstrateurs de laboratoire. Si Linkerbot atteint son objectif de 10 000 unités mensuelles, elle deviendrait l'un des rares fabricants mondiaux de mains dextères à opérer à l'échelle industrielle, ce qui représente un levier potentiel de commoditisation pour ce composant longtemps considéré comme le goulot d'étranglement de la manipulation fine. Créée en 2020 dans l'écosystème technologique de Zhongguancun (Pékin), Linkerbot s'est positionnée en amont de la chaîne de valeur robotique, pari risqué mais stratégique à mesure que la demande en humanoïdes s'accélère. Côté concurrents, Shadow Robot (Royaume-Uni) et Wonik Robotics (Corée du Sud) ciblent des segments similaires, mais restent sur des volumes bien inférieurs. En Europe, aucun acteur comparable n'existe à ce stade en termes de capacité de série. Les fonds levés serviront à construire des lignes de production intelligentes et à passer le cap des 10 000 unités mensuelles ; aucun site de déploiement client ni date de livraison précise n'a été communiqué à ce stade.

UEL'absence d'équivalent européen à l'échelle industrielle pour les mains dextères expose les intégrateurs de robots humanoïdes européens à une dépendance structurelle vis-à-vis des fournisseurs chinois, Shadow Robot (UK) restant très en deçà des volumes annoncés par Linkerbot.

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