Aller au contenu principal
Infinigence AI publie en open source APXInf pour l'inférence embarquée sur Jetson Thor
IA physiquePandaily 

Infinigence AI publie en open source APXInf pour l'inférence embarquée sur Jetson Thor

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Infinigence AI, en collaboration avec des équipes de l'université Tsinghua et de Shanghai Jiao Tong University, a mis en open source APXInf, un moteur d'inférence conçu pour faire fonctionner des modèles de robotique embarquée directement sur l'appareil, sans passer par le cloud, afin de fermer localement la boucle percevoir-décider-agir. Le code est disponible sur GitHub sous RLinf/APXinf-robo, avec un runtime écrit en Rust et des bindings Python, ciblant les cartes Jetson de NVIDIA ainsi que des GPU de bureau. Selon Infinigence et les relais du média chinois QbitAI, le chiffre phare est une latence d'inférence de bout en bout ramenée de 278 ms à moins de 26 ms pour le modèle PI 0.5 en FP8 sur une carte Jetson Thor, soit environ 38,46 Hz, une réduction d'un facteur 10 par rapport à la version non optimisée prise comme référence. Cette performance reposerait sur des optimisations de pipeline, de graphe de calcul, de noyaux de calcul (kernels) et de quantification, complétées par une fusion de kernels CUDA assistée par un agent baptisé Agent4Kernel. Le support initial couvre les modèles PI 0.5 et WALL-OSS, sur Jetson Orin, Jetson Thor et GeForce RTX 4090.

Pour l'industrie robotique, cette annonce s'adresse directement aux intégrateurs et aux équipes R&D confrontées au fossé entre modèles vision-langage-action (VLA) impressionnants en démonstration et contrôle stable et réactif sur robot réel. En ciblant explicitement le "dernier kilomètre" entre un modèle VLA capable et un contrôle embarqué fiable, Infinigence répond à une critique récurrente du secteur: la latence cloud rend beaucoup de VLA inutilisables pour du contrôle temps réel en environnement industriel. Le choix architectural, un runtime Rust minimal pour la sécurité mémoire et la stabilité sur de longues durées, plutôt qu'une simple optimisation de vitesse de pointe, cible les déploiements industriels continus plutôt que les démonstrations ponctuelles. Toutefois, le chiffre de latence doit être lu avec prudence: il concerne un modèle et une configuration matérielle précis, et Infinigence lui-même invite les équipes à reproduire ces mesures sur leurs propres checkpoints et contraintes de puissance, ce qui suggère que la portabilité de la performance à d'autres modèles ou tailles de batch n'est pas garantie.

APXInf s'inscrit dans la continuité de RLinf, la pile d'entraînement par apprentissage par renforcement déjà développée par Infinigence, étendant ainsi son écosystème open source de la phase de post-entraînement vers le déploiement embarqué, avec une compatibilité de service annoncée avec OpenPI. La feuille de route évoquée inclut de nouveaux portages de modèles VLA, VLM et de modèles du monde (des travaux liés à Qwen et à la famille GR00T sont déjà mentionnés), une optimisation au format nvfp4, des backends AMD, ainsi que des backends d'inférence et des systèmes d'exploitation robotiques domestiques chinois. Le projet se positionne ainsi face aux piles d'inférence propriétaires ou semi-fermées des acteurs occidentaux du VLA, en misant sur l'ouverture du code comme argument de diffusion auprès des intégrateurs.

Impact France/UE

Les intégrateurs et équipes R&D européennes en robotique peuvent tester cet outil open source pour réduire la latence d'inférence VLA embarquée sur leurs propres plateformes Jetson.

À lire aussi

Robots Jetson-PI : contrôle robotique en temps réel embarqué via inférence asynchrone alignée sur l'anticipation
1arXiv cs.RO 

Robots Jetson-PI : contrôle robotique en temps réel embarqué via inférence asynchrone alignée sur l'anticipation

Une équipe du PKU-SEC-Lab (Peking University) publie Jetson-PI, une méthode pour déployer des modèles Vision-Language-Action (VLA) directement à bord de cartes embarquées à faible consommation comme le Nvidia Jetson Orin, très utilisées en robotique mobile et humanoïde. Le problème ciblé est connu : l'inférence asynchrone, qui parallélise l'exécution des actions et le calcul de l'action suivante pour masquer la latence, introduit en pratique un décalage entre ce que le robot perçoit et ce qu'il exécute, ainsi qu'un temps de réaction dégradé. Jetson-PI corrige cela via un module léger de "correction par anticipation" qui prédit la représentation future de l'environnement à partir des actions déjà engagées, permettant à l'expert d'action de raisonner directement sur l'état futur plutôt que sur un état périmé. S'y ajoute un ordonnancement piloté par la confiance du modèle, qui arbitre dynamiquement entre appels au VLM et à l'expert d'action, complété par des optimisations bas niveau (réutilisation de CUDA graphs, buffers intermédiaires résidents en mémoire GPU, déroulement de flux). Résultat mesuré : un gain de fréquence de contrôle de 8,66x face à une implémentation PyTorch naïve et de 5,41x face à vla.cpp, avec un taux de réussite supérieur de 14,8% à VLASH sur le benchmark LIBERO. L'enjeu dépasse la performance brute : c'est le goulot d'étranglement classique du déploiement de VLA en robotique embarquée qui est visé, celui qui empêche des modèles entraînés en simulation ou sur GPU serveur de tourner en temps réel sur du matériel embarqué bon marché. Pour les intégrateurs et fabricants de robots mobiles ou humanoïdes, cela réduit un frein concret à la mise en production de piles de contrôle par VLA, sans dépendre d'une puissance de calcul embarquée démesurée. Le travail s'inscrit dans la lignée des recherches sur l'accélération des VLA (dont VLASH, utilisé ici comme référence de comparaison) et sur les moteurs d'inférence légers type llama.cpp. Les auteurs publient à la fois leur algorithme d'inférence asynchrone et un moteur d'inférence dédié, Jetson-PI-Edge, en open source sur GitHub, ouvrant la voie à une reproduction et une adoption par la communauté robotique.

IA physiqueActu
1 source
Anyverse Dynamics publie en open source MWA-Phoenix, un modèle d'action du monde de 7 milliards de paramètres embarqué pour robots
2Pandaily 

Anyverse Dynamics publie en open source MWA-Phoenix, un modèle d'action du monde de 7 milliards de paramètres embarqué pour robots

Anyverse Dynamics, société d'IA incarnée, a publié en open source MWA-Phoenix, un modèle d'action fondé sur un « world model » en espace latent, présenté comme un modèle de fondation pour la manipulation robotique. Il compte 7 milliards de paramètres et est conçu pour tourner directement sur le robot. Le code est disponible sur GitHub, accompagné d'un rapport technique. Le modèle travaille uniquement à partir d'images RGB, sans profondeur de référence. Selon l'entreprise, il se classe premier ou parmi les premiers sur six évaluations : 94,63 % sur LIBERO-Plus (perturbations de angle de caméra, d'éclairage, bruit capteur), 66,48 % sur LIBERO-Pro (objets, positions et objectifs modifiés), 82,67 % sur RoboCasa GR1 Tabletop (+7,5 points face à son précédent modèle WALA) et 72,42 % sur RoboTwin 2.0 en bimanuel. Il affiche aussi des résultats sur le classement RoboDojo en robot réel (trois morphologies, 18 tâches). Le chiffre le plus parlant vient de Bench2Dex, qui couvre 12 combinaisons de bras et de mains dextres : Phoenix y obtient 45,6 % de moyenne, soit 17,3 points de plus que la meilleure référence, pi0.5. Sur le plan technique, le backbone visuel est DINOv3, avec une distillation de deux modèles enseignants : VGGT pour la géométrie et V-JEPA pour la dynamique temporelle. Un VAE sémantique causal compresse ces représentations sans lire les images futures. Un expert vidéo et un expert d'action sont couplés par attention conjointe, de sorte que le modèle prédit simultanément l'évolution de la scène et l'action à exécuter. Deux modules complémentaires visent l'écart simulation/réel : Phoenix-ILA intègre mouvement et contact dans l'apprentissage de l'action pour la manipulation fine, et Phoenix-PhysCanvas est un monde simulé interactif où les politiques peuvent continuer à s'améliorer dans le cloud avant déploiement. Pour le contrôle temps réel, une exécution asynchrone prépare le prochain segment d'actions pendant que le robot bouge encore. Le pré-entraînement mêle opérations de robots réels, vidéo égocentrique humaine et captures UMI portées à la main. Pour les intégrateurs et responsables R&D, l'intérêt tient moins aux classements qu'au signal d'ouverture : un VLA/world action model de 7 milliards de paramètres exécutable en embarqué, avec code public, abaisse le coût d'entrée pour tester des politiques génératives sans dépendre d'une API cloud. Le score de 45,6 % sur Bench2Dex rappelle toutefois que le transfert de compétences entre morphologies différentes reste loin d'être résolu : l'avance sur pi0.5 est nette, mais l'absolu reste faible pour un usage industriel. Il faut aussi relever que tous les chiffres proviennent de l'entreprise, qu'elle affirme qu'aucune donnée de test n'a servi à l'entraînement sans vérification indépendante à ce stade, et que la majorité des benchmarks sont simulés. Seul RoboDojo touche du matériel réel, et rien n'indique de déploiement client ni de temps de cycle en production. Le contexte est celui d'une course aux modèles de fondation pour la manipulation, où pi0.5 fait figure de référence ouverte et où les approches « world model » (prédire la scène future pour guider l'action) gagnent du terrain face aux VLA purement réactifs. Anyverse Dynamics se positionne sur ce créneau en s'appuyant sur plus de 200 000 heures de données multimodales et annonce l'entraînement de modèles plus grands, sans calendrier précis. D'autres acteurs chinois explorent la même voie, comme Qianjue avec son modèle prédictif Polibrain ou Shengshu avec Motus2. La suite dépendra des reproductions indépendantes des résultats, des tests sur robots réels hors des benchmarks de l'éditeur et de la sortie des versions plus volumineuses.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IA physiqueActu
1 source
Light Origins publie en open source Light-O1-Preview, son modèle corps entier de 6 milliards de paramètres
3Pandaily 

Light Origins publie en open source Light-O1-Preview, son modèle corps entier de 6 milliards de paramètres

Light Origins a mis en open source Light-O1-Preview, un modèle d'action « corps entier » d'environ 6 milliards de paramètres, publié sous licence Apache 2.0 sur Hugging Face et GitHub selon le blog technique de l'entreprise daté du 21 septembre. Ce checkpoint public constitue la partie visible de Light-O1, la ligne de fondation incarnée de Light Origins, distincte de son précédent cerveau de navigation LightNav-0. Le pipeline segmente des humains filmés en vidéo, reconstruit leur mouvement en trois dimensions, puis tokenise trajectoire, pose et état des mains en jetons discrets entrelacés avec le langage et la vision pour un pré-entraînement Transformer autorégressif. Des expériences de mise à l'échelle allant de 3,75 à 120 milliards de tokens multimodaux, soit jusqu'à environ 100 000 heures d'action humaine récupérée dans le plus grand budget testé, montreraient une baisse en loi de puissance de l'erreur de prédiction après adaptation à des données égocentriques, à des jeux de téléopération du Unitree G1 et aux corpus maison LightBot. Les démonstrations montrent ce modèle transféré sur LightBot et un Unitree G1 pour s'agenouiller, tenir l'équilibre, essuyer une surface ou saisir des objets. Bâti sur l'arbre Qwen3.5-4B-Base, le checkpoint accepte une instruction textuelle, produit une courte trace de raisonnement puis des séquences à 20 images par seconde, avec 138 valeurs par image couvrant mouvement racine, hauteur du bassin, lacet, 22 articulations et ouverture des mains. Déployer ces trajectoires exige encore un modèle de comportement séparé : l'exemple Unitree G1 documenté tourne aujourd'hui en simulation avec un checkpoint de politique additionnel. Light Origins revendique 79,3% de succès sur 24 tâches en simulation de cuisine RoboCasa GR-1, un chiffre produit en interne, sans classement public indépendant. Pour les intégrateurs et équipes robotique, Light-O1-Preview n'est pas un système clé en main mais une couche de « prior » de mouvement téléchargeable sous licence permissive, qui permet de tester publiquement l'hypothèse d'un pré-entraînement sur vidéo humaine généralisable à plusieurs embodiments, une piste aussi suivie par Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA ou Helix de Figure. La qualité de la manipulation locomotrice inter-embodiments dépend cependant toujours de données d'adaptation et de contrôleurs bas niveau restés partiellement propriétaires, ce que cette publication ne résout pas. Le taux de 79,3% cité provient d'un benchmark maison, non d'un classement tiers vérifiable, et les démonstrations mêlent simulation et robot réel sans distinction toujours explicite : la sortie relève donc pour l'instant davantage de l'ouverture de recherche que d'un produit déployé en usine ou en entrepôt. Light-O1-Preview prolonge la stratégie de Light Origins consistant à bâtir des modèles fondation incarnés à partir de vidéos humaines plutôt que de téléopération coûteuse à grande échelle, après son précédent LightNav-0 dédié à la navigation. L'entreprise positionne ainsi Light-O1 face aux laboratoires occidentaux de modèles vision-langage-action déjà cités, dans une course où des poids ouverts sous Apache 2.0 restent rares comparés aux offres fermées de Physical Intelligence ou NVIDIA. Le recours au Unitree G1 comme plateforme de référence confirme le rôle de ce humanoïde chinois comme banc d'essai standard pour plusieurs équipes de recherche. Aucune date de pilote industriel n'est annoncée en dehors des environnements de simulation et de démonstration ; l'étape suivante reste l'ajout d'un modèle de comportement ou d'un contrôleur bas niveau capable de transformer ces séquences en commandes robot fiables en conditions réelles.

UEAucun acteur ni déploiement français ou européen n'est implique, mais les équipes robotique européennes peuvent télécharger ce modèle Apache 2.0 pour évaluer l'hypothèse d'un pré-entrainement vidéo humaine généralisable.

IA physiqueOpinion
1 source
Xiaomi rend open source son modèle fondation pour l'IA incarnée, Xiaomi-Robotics-1
4TechNode 

Xiaomi rend open source son modèle fondation pour l'IA incarnée, Xiaomi-Robotics-1

Xiaomi a annoncé le 5 août l'ouverture en open source de son modèle fondateur d'IA incarnée Xiaomi-Robotics-1, dévoilé en juillet comme solution « prête à l'emploi », en publiant le pipeline complet, du post-entraînement sur robot réel jusqu'au déploiement, avec le code des évaluations de référence. Le modèle a été pré-entraîné sur plus de 100 000 heures de données UMI puis post-entraîné sur plus de 10 000 heures de données cross-embodiment, collectées sur différentes plateformes robotiques. La publication comprend les liens vers le projet, le dépôt GitHub et la page Hugging Face. Cette ouverture s'inscrit dans la course aux modèles fondateurs pour la robotique, censés généraliser des compétences de manipulation sur plusieurs types de robots plutôt que nécessiter un modèle par plateforme, et elle abaisse la barrière d'entrée pour les laboratoires et intégrateurs qui veulent tester des politiques cross-embodiment sans constituer eux-mêmes des jeux de données à cette échelle. Ce choix de l'open source, plutôt qu'une simple démonstration produit, met à l'épreuve une promesse encore débattue dans le secteur : que les modèles génériques de manipulation passent réellement à l'échelle, au-delà des démonstrations sélectionnées. Le groupe chinois, connu pour son électronique grand public et ses véhicules électriques, avait déjà affiché ses ambitions robotiques avec l'humanoïde CyberOne dévoilé en 2022, et rejoint désormais la course aux modèles fondateurs, aux côtés d'autres laboratoires chinois et internationaux qui multiplient ce type d'annonces depuis un an. Il s'agit ici d'une brique logicielle mise à disposition de la communauté, sans calendrier de déploiement industriel précisé : la suite dépendra de l'adoption du modèle par des équipes tierces sur leurs propres robots, seul vrai test de sa capacité de généralisation au-delà des données d'entraînement de Xiaomi.

UELes laboratoires et intégrateurs européens peuvent librement tester ce modèle open source pour leurs propres robots, mais aucun déploiement ni partenariat français ou européen n'est mentionné.

IA physiqueActu
1 source