
Xiaomi rend open source son modèle fondation pour l'IA incarnée, Xiaomi-Robotics-1
Xiaomi a annoncé le 5 août l'ouverture en open source de son modèle fondateur d'IA incarnée Xiaomi-Robotics-1, dévoilé en juillet comme solution « prête à l'emploi », en publiant le pipeline complet, du post-entraînement sur robot réel jusqu'au déploiement, avec le code des évaluations de référence. Le modèle a été pré-entraîné sur plus de 100 000 heures de données UMI puis post-entraîné sur plus de 10 000 heures de données cross-embodiment, collectées sur différentes plateformes robotiques. La publication comprend les liens vers le projet, le dépôt GitHub et la page Hugging Face.
Cette ouverture s'inscrit dans la course aux modèles fondateurs pour la robotique, censés généraliser des compétences de manipulation sur plusieurs types de robots plutôt que nécessiter un modèle par plateforme, et elle abaisse la barrière d'entrée pour les laboratoires et intégrateurs qui veulent tester des politiques cross-embodiment sans constituer eux-mêmes des jeux de données à cette échelle. Ce choix de l'open source, plutôt qu'une simple démonstration produit, met à l'épreuve une promesse encore débattue dans le secteur : que les modèles génériques de manipulation passent réellement à l'échelle, au-delà des démonstrations sélectionnées.
Le groupe chinois, connu pour son électronique grand public et ses véhicules électriques, avait déjà affiché ses ambitions robotiques avec l'humanoïde CyberOne dévoilé en 2022, et rejoint désormais la course aux modèles fondateurs, aux côtés d'autres laboratoires chinois et internationaux qui multiplient ce type d'annonces depuis un an. Il s'agit ici d'une brique logicielle mise à disposition de la communauté, sans calendrier de déploiement industriel précisé : la suite dépendra de l'adoption du modèle par des équipes tierces sur leurs propres robots, seul vrai test de sa capacité de généralisation au-delà des données d'entraînement de Xiaomi.
Les laboratoires et intégrateurs européens peuvent librement tester ce modèle open source pour leurs propres robots, mais aucun déploiement ni partenariat français ou européen n'est mentionné.
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