
Xiaomi ouvre en open source son modèle du monde incarné Robotics-U0 et sa suite d'entraînement
Xiaomi a publié en open source Xiaomi-Robotics-U0, un modèle de monde incarné autorégressif qui traite la génération de contenu robotique comme une extension des modèles fondation image et vidéo, plutôt que comme un simple générateur de trajectoires. La version principale compte environ 38 milliards de paramètres, entraînée en continu pour l'intelligence incarnée ; une variante Xiaomi-Robotics-U0-4B et des déclinaisons FlashAR sont aussi publiées sur Hugging Face et ModelScope, avec code d'inférence, démos Gradio et scripts d'entraînement FSDP mis en ligne début septembre. Dans un seul cadre de prédiction de token, le modèle unifie génération texte-vers-image, édition d'image, synthèse de scènes multi-vues, transfert incarné contrôlable et déroulement de vidéo, en s'appuyant sur une tokenisation IBQ et des briques issues de Qwen3-32B et de la lignée EMU3.5. Le module d'inférence FlashAR+ remplace le décodage séquentiel token par token par une génération parallèle, couplée au batching vLLM, avec un gain revendiqué de 82,9 fois à près de 83 fois en génération 1024x1024, faisant chuter la latence d'un exemple type de 450,8 à 5,44 secondes, et un score EWMScore_P de 73,64 plaçant UNIS en tête du classement WorldArena.
Pour l'industrie robotique, cette ouverture d'un modèle de monde de cette taille change la donne pour les intégrateurs qui cherchent à générer des données synthétiques d'entraînement sans multiplier les collectes réelles : Xiaomi affiche une progression du taux de réussite sur des tâches d'interférence de 36,9% à 63,2% sous fonds et éclairages inédits, en mélangeant données de transfert de style et démonstrations réelles pour le post-entraînement de politiques de contrôle. Cela nourrit le débat sur la résolution du fossé simulation-réel et la viabilité des modèles vision-langage-action (VLA) à grande échelle. Les comparaisons revendiquées face à GPT-Image-2 reposent toutefois sur des jeux de test internes non vérifiés de façon indépendante, et les checkpoints vidéo restent en retard sur les versions image et transfert, ce qui invite à la prudence avant de considérer ces poids ouverts comme une usine à données prête à l'emploi pour des robots en production.
Cette publication s'inscrit dans la montée en puissance de Xiaomi sur la robotique incarnée, aux côtés d'acteurs comme Nvidia et son GR00T N2, Physical Intelligence et Pi-0, ou Figure et Helix, qui développent tous des modèles de fondation pour l'action robotique. En misant sur un modèle de monde génératif plutôt que sur une politique d'action directe, Xiaomi se positionne sur la brique amont de génération de données et de simulation, complémentaire des VLA de contrôle. Xiaomi invite lui-même les équipes à vérifier les termes de licence, le choix du moteur FlashAR et la reproductibilité des scores WorldArena par des tiers avant tout déploiement en production, signe que cette publication reste à ce stade un jeu d'outils de recherche plutôt qu'un produit clé en main pour l'industrie.
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