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L'échographie ouvre une voie évolutive vers l'intelligence tactile pour l'IA physique
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L'échographie ouvre une voie évolutive vers l'intelligence tactile pour l'IA physique

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UltraSense publie un argumentaire technique lié à RoboBusiness 2026, conférence qui se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, pour sa 20e édition, avec le « physical AI » comme l'un des thèmes de session. L'entreprise défend une architecture de détection tactile à ultrasons positionnée sous la surface des doigts et pinces robotiques, plutôt que les « peaux électroniques » actuelles intégrées près du point de contact, à base de capteurs capacitifs, piézorésistifs, piézoélectriques, triboélectriques ou à impédance, montés dans des élastomères ou des films multicouches. Selon UltraSense, ce positionnement en surface expose ces capteurs à l'environnement mécanique le plus sévère du robot : compression, abrasion, contamination, humidité, variations de température et vieillissement des matériaux, ce qui provoque sur des millions de cycles de contact de l'usure, une dérive de calibration, de la délamination et du fluage. La publication ne cite aucun produit commercial chiffré, aucun client ni donnée de déploiement : il s'agit d'un positionnement conceptuel, pas d'une annonce de produit.

Pour les fabricants de mains humanoïdes, de pinces dextres et de robots de logistique ou de service, l'argument touche un point sensible : la fiabilité du toucher dans la durée, plutôt que sa performance en démonstration, conditionne la viabilité commerciale à grande échelle. Un capteur qui fonctionne au premier jour en laboratoire n'a pas de valeur industrielle s'il dérive après quelques mois d'usage intensif. Le texte souligne aussi que le secteur ne peut plus se contenter d'un contact binaire ou d'une seule valeur de force, et doit capter force, cisaillement, glissement et nature du matériau, ce qui complique encore la question de la durabilité des capteurs existants. UltraSense ne fournit toutefois aucune donnée de test comparatif ni mesure de durée de vie chiffrée : l'argument reste une prise de position face aux fournisseurs établis de peaux électroniques, sans preuve vérifiable indépendante à l'appui.

Cette publication s'inscrit dans une tendance où le physical AI quitte le raisonnement purement numérique pour affronter l'interaction physique réelle : la vision, la navigation et la planification des robots ont déjà beaucoup progressé, mais la manipulation fine reste freinée par la fiabilité du toucher, ce qui ouvre un espace à des spécialistes comme UltraSense face aux fournisseurs établis de capteurs capacitifs, piézorésistifs ou piézoélectriques intégrés en surface. Aucun partenaire, robot ou calendrier de déploiement n'est cité dans le texte, qui sert surtout à préparer le terrain avant RoboBusiness 2026, où UltraSense et d'autres acteurs du secteur devraient détailler leurs approches de la détection tactile dans le cadre du parcours consacré au physical AI. La prochaine étape attendue reste une démonstration concrète de cette architecture sous-surface sur des mains ou pinces réelles soumises à un usage prolongé, seul test capable de confirmer l'avantage de durée de vie annoncé.

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Vention lance un laboratoire d'IA physique pour l'industrie manufacturière à Montréal
1Robotics Business Review 

Vention lance un laboratoire d'IA physique pour l'industrie manufacturière à Montréal

Vention Inc., société montréalaise spécialisée dans l'automatisation industrielle, a annoncé l'ouverture de son Physical AI Lab, un laboratoire dédié à la manipulation robotique en environnement manufacturier. Selon Etienne Lacroix, fondateur et PDG de l'entreprise, Vention déploie chaque année plusieurs centaines de cellules robotiques qui collectent en continu des données de manipulation industrielle, un gisement selon lui resté sous-exploité jusqu'ici. La plateforme de Vention revendique plus de 28 000 machines installées dans le monde, une communauté de plus de 6 000 usines clientes, et une présence chez 90 entreprises du classement Fortune 500. Le laboratoire est dirigé par Jimmy Li, chercheur en robotique et apprentissage automatique formé à l'Université McGill, qui pilote depuis deux ans la stratégie physical AI de Vention ainsi que sa collaboration avec NVIDIA. Ses travaux couvrent la collecte de données industrielles, le contrôle robotique, la planification de trajectoires, la vision par ordinateur classique et par modèles de fondation, l'apprentissage par démonstration et l'apprentissage par renforcement, avec un focus sur les tâches manufacturières complexes et non structurées. Vention affirme que son chiffre d'affaires lié à la physical AI a progressé de 400% sur l'année écoulée, un chiffre communiqué par l'entreprise sans base de comparaison précisée. L'initiative traduit un déplacement du centre de gravité dans l'IA physique : la démonstration en laboratoire d'un robot capable d'exécuter une tâche n'est plus l'enjeu principal, la difficulté consiste désormais à rendre ces capacités fiables, rentables et déployables sur des milliers de lignes de production. Plutôt que de développer son propre modèle de fondation, Vention se positionne comme fournisseur de données et d'infrastructure de post-entraînement pour des modèles tiers, citant explicitement Skild, Generalist et Physical Intelligence comme acteurs du secteur. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce positionnement illustre une tendance de fond : la valeur se déplace du modèle générique vers la donnée industrielle réelle et vers la capacité à valider ces modèles dans des conditions de production, avec leurs contraintes de variabilité et de coût, plutôt que dans des environnements contrôlés de recherche. Vention a construit sa croissance sur une plateforme d'automatisation clé en main, permettant à des fabricants de concevoir, programmer et déployer des cellules robotiques en quelques jours plutôt qu'en plusieurs mois. Le nouveau laboratoire s'appuie sur cette base installée pour boucler un cycle que l'entreprise présente comme sa différenciation : les problèmes de production remontent directement à la recherche, et les résultats de recherche redescendent vers les usines clientes, qui participent aux essais avant même la finalisation des produits. Cette annonce intervient alors que la physical AI doit figurer parmi les thématiques de la conférence RoboBusiness 2026, prévue les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Aucun calendrier de déploiement pilote ni détail chiffré supplémentaire sur les résultats concrets du laboratoire n'a été communiqué à ce stade.

IA physiqueActu
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IA incarnée en évolution : Embodied-R1.5 améliore l'intelligence physique grâce aux modèles fondation
2arXiv cs.RO 

IA incarnée en évolution : Embodied-R1.5 améliore l'intelligence physique grâce aux modèles fondation

Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv Embodied-R1.5, un modèle de fondation incarné (EFM pour Embodied Foundation Model) de 8 milliards de paramètres intégrant cognition incarnée, planification, auto-correction et pointage d'affordances dans une architecture unifiée, entraîné sur un corpus dépassant 15 milliards de tokens construit via trois pipelines automatisés. Le cadre Planner-Grounder-Corrector (PGC) en boucle fermée permet l'exécution autonome et l'auto-correction sur des tâches longues, soutenu par une recette d'apprentissage par renforcement multi-tâches équilibré pour atténuer les conflits entre sous-domaines hétérogènes. Sur les benchmarks standardisés, Embodied-R1.5 atteint l'état de l'art sur 16 des 24 benchmarks de VLM incarnés, devançant Gemini-Robotics-ER-1.5 de Google DeepMind et GPT-5.4 d'OpenAI. Adapté en VLA (Vision-Language-Action) avec peu de données de fine-tuning, il surpasse pi-0.5 de Physical Intelligence sur quatre suites de benchmarks de manipulation. Des tests zero-shot sur robot réel valident les performances en suivi d'instructions, ancrage d'affordances, manipulation d'objets articulés et tâches longues, les poids, le code d'entraînement et EmbodiedEvalKit, un framework d'évaluation dédié, étant publiés en open source. Qu'un modèle de 8 milliards de paramètres surpasse des systèmes adossés aux ressources de Google et d'OpenAI est un signal notable pour les intégrateurs industriels, car la compacité ouvre la voie à un déploiement embarqué sur plateformes contraintes. L'auto-correction en boucle fermée du PGC répond directement au demo-to-reality gap qui freine la commercialisation des robots polyvalents, tandis que la capacité à fine-tuner en VLA avec peu de données cible le goulot d'étranglement central de la collecte de données de manipulation étiquetées. L'open source complet facilite la comparaison reproductible et devrait accélérer les itérations communautaires, à condition que les performances zero-shot annoncées soient confirmées dans des configurations adversariales que le papier ne documente pas. Embodied-R1.5 s'inscrit dans la vague des modèles de fondation robotiques généraux densifiée depuis RT-2 de Google et OpenVLA, avec pour concurrents directs Physical Intelligence (pi-0, pi-0.5) et Google DeepMind (Gemini Robotics). L'absence d'acteurs européens parmi les concurrents benchmarkés reflète le retard du continent, où des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools restent cantonnés à des niches spécialisées. L'approche open source total distingue ce travail des modèles propriétaires de Figure AI (Figure 03) ou de 1X Technologies, positionnant potentiellement Embodied-R1.5 comme base de référence pour les laboratoires et industriels souhaitant spécialiser un EFM sur leurs propres flux de manipulation.

UELes poids et le code d'Embodied-R1.5 publiés en open source constituent une base de référence accessible pour les laboratoires européens (CEA-List, INRIA) souhaitant spécialiser un EFM sur leurs propres flux de manipulation sans dépendre des modèles propriétaires de Google ou OpenAI.

💬 8 milliards de paramètres qui coiffent Gemini Robotics et GPT-5.4 sur leurs propres benchmarks, en open source total, c'est inattendu. L'auto-correction en boucle fermée s'attaque directement au fossé entre la démo en labo et le robot qui tient la route en prod, ce qui est le vrai mur depuis RT-2. Bon, le papier esquive les configurations difficiles, donc on verra ce que ça donne quand la communauté s'en empare.

IA physiqueOpinion
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Brain Corp et UC San Diego s'associent pour faire progresser la couche d'intelligence fondatrice pour l'IA physique
3Robotics & Automation News 

Brain Corp et UC San Diego s'associent pour faire progresser la couche d'intelligence fondatrice pour l'IA physique

Brain Corp, spécialiste californien de l'IA pour robots de service, a annoncé l'extension de sa collaboration de recherche avec l'Université de Californie à San Diego (UCSD). Le partenariat cible deux axes techniques : le mapping sémantique, qui permet à un robot de comprendre la signification fonctionnelle des espaces traversés (zone de caisse, allée frigorifique, quai de chargement), et l'intelligence contextuelle, qui lui permet d'adapter son comportement selon l'état dynamique de l'environnement. Aucune date de livraison, métrique de performance ni chiffre de déploiement n'a été communiqué dans l'annonce publiée. Ce type de recherche vise à combler le fossé entre navigation autonome basique (évitement d'obstacles, planification de trajectoire) et compréhension sémantique de l'environnement, un prérequis pour les robots opérant dans des espaces commerciaux encombrés et changeants. Pour les intégrateurs et les COO industriels, l'enjeu est concret : un robot capable d'interpréter le contexte peut prendre des décisions plus robustes, réduire les interventions humaines et s'adapter à des configurations modifiées sans reprogrammation manuelle. C'est précisément ce que les constructeurs d'AMR cherchent à résoudre pour passer du pilote au déploiement à l'échelle. Brain Corp est connue pour BrainOS, son système d'exploitation robotique embarqué sur des autolaveuses autonomes commercialisées par Tennant, Nilfisk et SoftBank Robotics, avec plusieurs milliers d'unités actives dans la grande distribution américaine. Face à des acteurs comme Locus Robotics, Aethon ou Savioke, Brain Corp mise sur une couche logicielle commune à plusieurs fabricants plutôt que sur du hardware propriétaire. Ce partenariat académique s'inscrit dans une stratégie de R&D long terme visant à positionner BrainOS comme infrastructure d'IA physique généraliste, au-delà du seul nettoyage de sols.

💬 Le mapping sémantique, c'est le chaînon manquant entre un robot qui évite les obstacles et un robot qui comprend où il est. Brain Corp a les meilleures raisons du monde de s'y attaquer, avec leurs milliers d'autolaveuses dans la grande distribution américaine qui butent chaque jour sur ce problème. L'annonce est vide de chiffres et de dates, mais la direction prise avec BrainOS comme couche commune à plusieurs fabricants, ça ressemble à la bonne stratégie.

IA physiquePaper
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Skild AI utilise l'IA physique de NVIDIA pour apprendre de nouvelles tâches aux robots à partir d'une seule vidéo
4NVIDIA Blog Robotics 

Skild AI utilise l'IA physique de NVIDIA pour apprendre de nouvelles tâches aux robots à partir d'une seule vidéo

Skild AI a lancé la semaine dernière S1, un modèle de fondation robotique capable d'apprendre une tâche inédite à partir d'une seule vidéo de démonstration, sans réentraînement ni mise à jour de ses poids, une méthode dite d'apprentissage "en contexte". Entraîné sur l'infrastructure NVIDIA (simulation Isaac Lab, modèles de monde Cosmos), S1 interprète l'intention, les objets et la séquence montrés, puis les transpose en actions pour le robot présent, même hors de ses données d'entraînement. Il exécute des tâches de jusqu'à dix minutes, rempotage de plantes, préparation de pancakes, café filtre, assemblage de kits, en enchaînant des dizaines d'étapes de manipulation. Lors d'un test de rempotage, onze minutes ont suffi entre l'enregistrement de la démonstration et l'exécution autonome sur le robot. Skild annonce 66% de réussite par étape sur des tâches multi-étapes nouvelles, contre 9% pour un système comparable non identifié, soit un facteur sept, et estime qu'une seule vidéo équivaut à environ 380 exemples d'entraînement manuels, soit 50 à 100 heures de collecte. Cofondée par Deepak Pathak, la startup revendique un taux de revenu annualisé de 100 millions de dollars dix mois après son premier déploiement commercial, avec plus de 60 partenariats en logistique, inspection, sécurité, restauration et industrie manufacturière. L'enjeu pour l'industrie est de sortir de la reprogrammation systématique: chaque changement de produit, de process ou de disposition de ligne impose d'ordinaire une nouvelle collecte de données et un nouvel entraînement, un frein connu à l'adoption des robots sur des sites qui évoluent en permanence. Si ces résultats se confirment hors des tests internes de Skild, cela rapprocherait les modèles vision-langage-action d'un usage industriel réel plutôt que d'une démonstration de laboratoire, avec un argument concret face à des modèles concurrents comme Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 ou Helix. Les chiffres avancés (66% contre 9%, équivalence à 380 exemples) restent toutefois des mesures internes, sans protocole indépendant ni identification du système comparé, à lire comme une tendance plutôt qu'une preuve définitive. Le déploiement le plus tangible reste celui mené avec Foxconn: Skild et NVIDIA font tourner le "Skild Brain" sur des bras manipulateurs bimanuels pour l'assemblage de précision de systèmes NVIDIA Blackwell, un robot posant une busbar et un bloc de fin de course puis vissant 16 vis tout en s'adaptant aux aléas. S1 s'inscrit dans une collaboration plus large entre Skild et NVIDIA, couvrant génération de données synthétiques, entraînement, simulation et déploiement en conditions réelles, illustrant la stratégie de NVIDIA consistant à fournir l'infrastructure de toute la chaîne robotique plutôt qu'à concurrencer directement les fabricants de robots. Skild revendique plus de 60 partenariats noués en dix mois, signe d'une commercialisation rapide dans un secteur où beaucoup d'acteurs en sont encore au stade du pilote. Ni le calendrier d'extension du déploiement chez Foxconn ni l'ouverture de S1 à d'autres intégrateurs ne sont précisés, et les vidéos diffusées sur le blog de NVIDIA relèvent de la démonstration commerciale plutôt que d'un rapport technique indépendant, dans une tendance de fond où les modèles de fondation robotiques, entraînés sur des données vidéo et simulées à grande échelle, cherchent à remplacer la programmation tâche par tâche qui limite depuis des décennies la flexibilité des robots industriels.

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