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Démonstration de combat du Unitree G1 : le modèle du monde UnifoLM-X2-1.0 sans téléopération
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Démonstration de combat du Unitree G1 : le modèle du monde UnifoLM-X2-1.0 sans téléopération

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Unitree Robotics a diffusé une vidéo montrant son humanoïde G1 en séance de sparring contre un entraîneur humain équipé de protections, piloté par UnifoLM-X2-1.0, un modèle de fondation "monde-action" que l'entreprise chinoise, basée à Hangzhou, présente comme capable de prédire les états physiques à court terme et de planifier les mouvements en temps réel sans téléopération ni chorégraphie scriptée. Le clip, d'environ 39 secondes et publié autour du 7 septembre 2026, montre le G1 esquiver des coups, ajuster ses appuis et rendre des frappes au poing et au pied. Unitree affirme que son architecture s'attaque aux goulots d'étranglement habituels des modèles monde-action : planification à l'échelle de la milliseconde, choix tactiques face à un adversaire mobile, et exécution en boucle fermée sous des forces de contact continues. Contrairement aux démonstrations qui traduisent des commandes de casque VR ou de manette en cibles articulaires, UnifoLM-X2-1.0 est présenté comme une boucle prédictive perception-action anticipant l'évolution de la scène et de l'adversaire, puis sélectionnant et révisant les actions en gardant l'équilibre et la posture dans le plan. Ce système fait suite au précédent UnifoLM-WMA-0, un modèle monde par diffusion vidéo doté d'une tête d'action, ouvert en source libre par Unitree en 2025.

Cette démonstration importe car le sparring en contact constitue un test de latence bien plus exigeant que la manipulation statique de type pick-and-place : toute réaction retardée échoue immédiatement lorsque coups de poing et de pied arrivent en mouvement continu et que les fenêtres de récupération se réduisent à des fractions de seconde. Si les affirmations d'Unitree se confirment par des essais reproductibles, cela renforcerait l'hypothèse selon laquelle les modèles monde-action peuvent piloter un contrôle corporel complet en autonomie dans des interactions physiques dynamiques, et non plus seulement dans des tâches de manipulation statique, un argument clé pour les intégrateurs évaluant la maturité réelle des humanoïdes au-delà des démonstrations scénarisées. Toutefois, la prudence s'impose : Unitree n'a publié ni article de recherche, ni poids du modèle, ni chiffres de latence, ni benchmark tiers pour cette version, et n'a pas confirmé si elle sera ouverte en source libre comme sa devancière. L'adversaire est un partenaire coopératif protégé, pas un opposant cherchant à déstabiliser le robot, et aucune télémétrie publique ne précise le nombre de prises nécessaires ni si l'inférence tournait entièrement embarquée ou via un serveur externe lié à la plateforme.

Le G1 est le modèle humanoïde d'entrée de gamme d'Unitree, déjà largement diffusé pour la recherche et les démonstrations, tandis qu'UnifoLM-X2-1.0 se positionne comme le successeur orienté production d'UnifoLM-WMA-0, visant l'interaction hautement dynamique plutôt que la seule manipulation statique. Cette annonce s'inscrit dans la course mondiale aux modèles vision-langage-action pour humanoïdes, aux côtés d'acteurs comme Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus), Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2), chacun cherchant à démontrer une autonomie robuste au-delà des vidéos éditées. Sans données techniques publiques ni essais répétés, ce clip doit être considéré comme un signal de faisabilité pour un contrôle corporel autonome piloté par modèle monde, non comme une spécification de produit finalisé ni une preuve qu'une autonomie générale prête pour l'usine industriel est déjà atteinte.

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Découplage de l'intention et de la trajectoire : un cadre de déduction représentationnelle pour les modèles d'action du monde
1arXiv cs.RO 

Découplage de l'intention et de la trajectoire : un cadre de déduction représentationnelle pour les modèles d'action du monde

Optimus Gen 3 démontre 22 degrés de liberté par main et un temps de cycle de 12 secondes pour le tri de colis chez un partenaire logistique de Fremont, en Californie, selon une démonstration diffusée par Tesla le 8 août 2026. Le robot a manipulé des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes en enchaînant préhension, transport et dépose sur convoyeur pendant une session filmée sans coupure annoncée de 40 minutes. Tesla indique un déploiement pilote de 25 unités sur ce site d'ici fin 2026, avec une extension prévue à trois usines Tesla supplémentaires (Austin, Fremont assemblage, Shanghai) au premier trimestre 2027. Le modèle de contrôle sous-jacent, baptisé en interne FSD-Bot v2, s'appuie sur l'architecture VLA (vision-language-action) déjà utilisée pour la conduite autonome, entraînée sur des données de téléopération collectées depuis janvier 2026. Aucun prix commercial n'a été communiqué, Tesla réservant pour l'instant le robot à un usage interne. Cette annonce intervient alors que le secteur cherche des preuves de déploiement réel plutôt que des démonstrations scénarisées, un point sensible pour Tesla après plusieurs vidéos Optimus critiquées pour téléopération dissimulée. Un cycle de 12 secondes en environnement logistique reste correct mais loin des standards des bras industriels dédiés ou des AMR de tri, et la vidéo étant sélectionnée par le constructeur, la robustesse hors conditions contrôlées demeure à vérifier. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal important est moins la performance brute que la tentative de bascule d'un stade démo vers un pilote à volume mesurable, sur un site tiers et non plus seulement en usine Tesla. Optimus a été dévoilé en 2021 et a connu plusieurs itérations, Gen 2 fin 2023 puis Gen 3 annoncé en 2026 avec des mains à actionnement amélioré. Tesla affronte une concurrence directe de Figure AI, dont le Figure 03 est déjà en pilote chez BMW et Amazon, ainsi que d'Agility Robotics avec Digit, tandis qu'un écosystème de modèles fondation comme GR00T N2 de Nvidia ou Pi-0 de Physical Intelligence équipe des humanoïdes tiers. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans ce déploiement. Tesla n'a pas précisé de calendrier de commercialisation externe ni de tarif, la prochaine étape annoncée étant l'extension multi-sites prévue début 2027.

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TeleGate : téléopération corps entier d'un humanoïde par sélection d'experts avec prior de mouvement
2arXiv cs.RO 

TeleGate : téléopération corps entier d'un humanoïde par sélection d'experts avec prior de mouvement

Des chercheurs ont publié TeleGate (arXiv:2602.09628, preprint non encore revu par les pairs), un cadre de télé-opération corps entier pour robots humanoïdes, déployé sur le Unitree G1. Le système permet le contrôle à distance en temps réel de l'ensemble du corps du robot - membres supérieurs, inférieurs et tronc - sur un spectre de mouvements dynamiques complexes: course, récupération après chute et saut. L'entraînement n'a nécessité que 2,5 heures de données de capture de mouvement (mocap), un volume faible comparé aux approches concurrentes. L'architecture repose sur deux composants: un réseau de sélection (gating network) léger qui active dynamiquement des politiques expertes spécialisées en fonction des états proprioceptifs du robot et des trajectoires de référence, et un module de prior de mouvement basé sur un VAE (variational autoencoder) qui infère l'intention de mouvement future à partir des observations historiques, assurant un contrôle anticipatif pour les gestes nécessitant de la prédiction. L'enjeu que TeleGate cherche à résoudre est central dans la robotique humanoïde actuelle: les approches classiques fusionnent plusieurs politiques expertes en une politique générale par distillation de connaissances, ce qui entraîne une dégradation des performances sur les mouvements très dynamiques. TeleGate contourne ce compromis en préservant les politiques expertes spécialisées intactes, le réseau de sélection se contentant d'arbitrer entre elles en temps réel. Les résultats rapportés, en simulation et sur robot réel, indiquent une précision de suivi et un taux de succès supérieurs aux méthodes de référence, sans que les auteurs ne fournissent de métriques chiffrées détaillées dans l'abstract. Pour les intégrateurs, cela suggère qu'une architecture de sélection d'experts est préférable à la distillation lorsque le portefeuille de comportements est hétérogène et inclut des gestes physiquement contrastés. Unitree Robotics, fabricant chinois dont le G1 est commercialisé aux alentours de 16 000 USD, s'est imposé comme la plateforme de référence des publications académiques en télé-opération humanoïde grâce à son accessibilité tarifaire. TeleGate s'inscrit dans une effervescence de travaux publiés en 2024-2025 autour de ce thème, en parallèle d'approches comme ACT, UMI, ou les systèmes développés par Figure AI et 1X Technologies. La prochaine étape naturelle pour ce type de framework est la collecte de démonstrations de haute qualité pour l'apprentissage par imitation, goulot d'étranglement majeur sur le chemin vers l'autonomie humanoïde.

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Vidéo : le robot humanoïde Unitree G1 épate avec des sauts acrobatiques et pirouettes sur patins
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Vidéo : le robot humanoïde Unitree G1 épate avec des sauts acrobatiques et pirouettes sur patins

Unitree Robotics a publié le 23 avril une vidéo montrant son robot humanoïde G1 exécuter des figures sur rollers et patins à glace : virages à 360 degrés, rotations sur une jambe, et frontflips, le tout en maintenant l'équilibre via un contrôle coordonné des roues et des membres articulés. La plateforme G1 est un hybride roues-jambes lancé en novembre 2025 sous la désignation G1-D, disponible en deux versions. La version Standard, stationnaire, embarque 17 degrés de liberté ; la version Flagship, motorisée par une base à entraînement différentiel capable de 1,5 m/s, monte à 19 DOF. Les deux variantes mesurent entre 126 et 168 cm pour un poids maximal de 80 kg. Chaque bras offre 7 DOF et supporte une charge utile de 3 kg. L'articulation de taille permet 155° de rotation sur l'axe Z et une plage de -2,5° à 135° sur l'axe Y, couvrant une enveloppe de travail verticale de 2 mètres. La perception repose sur une caméra binoculaire en tête et des caméras poignet pour la vision rapprochée. La version Flagship tourne sur un module Nvidia Jetson Orin NX délivrant jusqu'à 100 TOPS, avec une autonomie annoncée de six heures. Cette démonstration illustre une tendance de fond : la mobilité humanoïde sort du strict bipédisme pour intégrer la locomotion hybride. L'association roues et jambes avait été largement laissée de côté au profit du seul marcheur anthropomorphe, considéré comme la voie vers les environnements humains. Unitree repose la question en montrant qu'un humanoïde peut gagner en efficacité énergétique et en polyvalence terrain sans sacrifier l'adaptabilité des membres. Sur le fond, la vidéo reste une démonstration contrôlée, pas un déploiement industriel, et les conditions de tournage ne sont pas précisées. Ce type de footage sélectif est courant dans le secteur et ne documente pas les taux d'échec ni les conditions réelles d'opération. Ce qui est lisible, néanmoins, c'est la maturité des algorithmes de contrôle temps réel et l'apport de l'entraînement en simulation pour des mouvements dynamiques complexes. Unitree, fondée en Chine et connue pour ses quadrupèdes Go1 et B2, a accéléré son virage humanoïde avec le G1 commercialisé à partir de 16 000 dollars en 2024, un prix agressif qui le positionne directement contre les plateformes de recherche d'Agility Robotics (Digit), Figure (Figure 02) et Boston Dynamics (Atlas). Le G1-D intègre un stack logiciel complet couvrant l'annotation de données, la simulation et l'entraînement distribué, ce qui signale une ambition au-delà du hardware : se positionner comme plateforme de développement de modèles d'action (VLA). La prochaine étape attendue du secteur est le passage de ces démos en conditions contrôlées à des déploiements industriels répétables, un saut que ni Unitree ni ses concurrents n'ont encore documenté publiquement à grande échelle.

UELa démonstration Unitree G1-D accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens du secteur humanoïde, en confirmant la capacité des fabricants chinois à proposer des plateformes polyvalentes à prix agressif sans déploiement industriel documenté à ce stade.

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JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services
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JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services

JAKA Robotics, fabricant shanghaïen de robots collaboratifs industriels basé dans le district de Minhang, a présenté le JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 mètre pour 42 kilogrammes. Le système embarque 27 degrés de liberté, avec des modules articulaires 15 à 27 % plus petits en diamètre que la génération précédente. L'articulation du genou délivre 120 Nm de couple pour assurer une locomotion stable, et chaque bras supporte une charge utile de 3 kg pour des tâches de manipulation légère. L'encombrement global est contenu à 1 220 x 420 x 220 mm. L'architecture de contrôle, baptisée "fusion brain" par l'entreprise, repose sur la plateforme de calcul hétérogène Intel et sépare deux domaines distincts : un "cerveau" supérieur dédié au raisonnement IA, aux algorithmes de vision et aux modèles de langage, et un "cervelet" gérant le contrôle moteur temps réel via bus EtherCAT à latence milliseconde. Le produit est présenté comme disponible, mais aucun chiffre de déploiement ni de prix public n'a été communiqué lors de ce lancement. La transition d'un spécialiste des cobots industriels vers un humanoïde de service constitue un signal stratégique notable, même si le positionnement retenu, axé sur l'éducation, la recherche universitaire, l'animation d'expositions et l'accompagnement des personnes âgées, reste dans un segment à faible exigence de fiabilité opérationnelle comparé aux applications logistiques ou manufacturières. La séparation architecturale entre couche IA et couche temps réel via EtherCAT est une approche déjà adoptée par d'autres acteurs du secteur pour résoudre la tension entre latence de l'inférence LLM et déterminisme du contrôle moteur, et représente une décision d'ingénierie sensée plutôt qu'une rupture. La valeur du JAKA Pi pour les intégrateurs et les équipes R&D réside davantage dans sa compacité et dans sa plateforme de développement secondaire ouverte que dans des performances mécaniques exceptionnelles, son payload de 3 kg par bras le plaçant dans une catégorie intermédiaire entre les démonstrateurs de laboratoire et les solutions industrielles. JAKA Robotics a officiellement repositionné sa marque en 2025, abandonnant l'étiquette de fabricant de robots collaboratifs pour celle de société de "robotique intelligente généraliste", et a formalisé un partenariat avec l'Université Jiao Tong de Shanghai pour un centre de recherche conjoint sur l'intelligence incarnée et les systèmes de perception avancée. Le marché des humanoïdes compacts pour l'éducation et le service voit coexister des acteurs très différents : Unitree (H1, G1), Agility Robotics (Digit), Boston Dynamics (Atlas), ainsi que des startups chinoises comme Fourier Intelligence ou Agibot, sans oublier Figure et 1X en Occident. À ce stade, le JAKA Pi s'inscrit davantage comme une annonce de positionnement stratégique que comme un produit à déploiement industriel imminent, en l'absence de données de terrain ou de pilotes clients confirmés.

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