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Chine/AsieInteresting Engineering 

La Chine dote ses robots « Doctor Octopus » d'un cerveau capable d'apprendre entre différents corps

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La société chinoise Feagine Robotics a présenté Fi0, un modèle de fondation dit "cross-embodiment", conçu pour conserver ses connaissances sur une tâche même lorsqu'il change de corps robotique. Pour démontrer le concept, l'entreprise a également dévoilé trois bras manipulateurs souples à câbles tendineurs, surnommés "bras à la Doctor Octopus" en référence à leur mobilité proche de tentacules : l'A01, un segment flexible, deux degrés de liberté (DOF), 750 grammes pour une charge utile de 200 grammes ; l'A02, deux segments, quatre DOF, charge utile de 400 grammes ; et l'A03, trois segments, six DOF plus un axe supplémentaire, 50 centimètres de long, charge utile de 600 grammes. Plutôt que de traiter chaque robot comme une machine isolée nécessitant son propre entraînement, Fi0 intègre la structure physique et l'état courant du bras dans les informations utilisées pour générer ses actions, via une représentation que Feagine appelle "Embodiment Graph".

L'enjeu dépasse la démonstration technique. Alors que la robotique s'éloigne des bras industriels standardisés pour explorer des morphologies variées, la capacité d'un même modèle à généraliser d'un corps à l'autre pourrait réduire drastiquement les coûts de réentraînement pour les intégrateurs confrontés à des flottes hétérogènes. Feagine affirme aussi que Fi0 peut apprendre une tâche inédite à partir d'une seule démonstration humaine, utilisée comme contexte au moment de l'inférence plutôt que par un nouveau cycle d'entraînement, le modèle en extrayant les objets, la séquence et les points de contact clés plutôt que la trajectoire exacte du geste. Cette approche s'inscrit dans une tendance de recherche plus large visant à mutualiser l'apprentissage entre robots plutôt qu'à entraîner des politiques isolées par machine. Il faut toutefois noter que les charges utiles testées restent modestes (200 à 600 grammes) et que l'affirmation d'un apprentissage en une seule démonstration repose sur les déclarations de l'entreprise, sans validation indépendante ni déploiement industriel documenté à ce stade.

Le pari de Feagine s'inscrit dans le mouvement des modèles vision-langage-action (VLA) censés généraliser au-delà d'un seul robot, à l'image de Pi-0 chez Physical Intelligence, de GR00T N2 chez Nvidia ou de Helix chez Figure, mais en le poussant vers des corps mous et continûment déformables plutôt que vers des bras rigides ou des humanoïdes comme Optimus ou Figure 03. Cette différence de terrain de jeu, articulations souples contre articulations rigides à positions définies, permet à Feagine de soutenir que la robotique ne convergera pas nécessairement vers une machine universelle, les environnements de précision favorisant des bras rigides et d'autres usages des manipulateurs souples et compliants. L'article ne fournit ni date de lancement commercial ni calendrier de pilotes industriels : Fi0 et les manipulateurs A01 à A03 restent, en l'état, une plateforme de recherche et de démonstration plutôt qu'un produit déployé.

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L'unité d'Alibaba affirme qu'une IA cinq-en-un dote les robots d'un cerveau, d'un corps et de membres unifiés
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L'unité d'Alibaba affirme qu'une IA cinq-en-un dote les robots d'un cerveau, d'un corps et de membres unifiés

Note : l'extrait fourni est très court et s'arrête au milieu d'une phrase, sans aucune donnée chiffrée (DOF, payload, temps de cycle, date, sites de déploiement). Je rédige donc un texte fidèle à ce qui est réellement communiqué, sans inventer de métriques absentes de la source. Amap, la filiale cartographie et navigation du groupe Alibaba, a présenté une mise à jour de son système ABot, décrit comme le premier framework technologique au monde à unifier "pieds, mains, cerveau, nerfs centraux et nerfs moteurs" d'un robot au sein d'un seul système. L'annonce s'inscrit dans le champ dit de l'"embodied intelligence" (intelligence incarnée), qui vise à doter les machines des capacités de perception et de décision nécessaires pour naviguer et accomplir des tâches physiques. Aucune date de commercialisation, aucun chiffre de performance ni aucun site de déploiement n'ont été précisés dans la communication d'Alibaba, ce qui place pour l'instant ABot au stade de l'annonce technologique plutôt que du produit livré. Cette initiative confirme l'intérêt croissant des géants technologiques chinois pour l'IA appliquée à la robotique, dans un secteur où la maîtrise conjointe de la perception, de la planification de trajectoire et du contrôle moteur reste un verrou technique majeur, notamment pour le passage de la simulation au réel. Qu'un acteur d'abord connu pour la cartographie numérique (Amap est l'équivalent chinois de Google Maps) se positionne sur ce terrain illustre la manière dont les compétences en localisation et navigation urbaine peuvent être redéployées vers la robotique mobile et humanoïde, un axe stratégique pour les intégrateurs suivant la montée en puissance de l'écosystème IA chinois. Amap appartient à Alibaba Group Holding, qui investit plus largement dans l'IA générative et les modèles fondation via son écosystème Qwen. L'unité s'inscrit ainsi dans une compétition plus vaste entre groupes technologiques chinois cherchant à décliner leurs modèles d'IA vers des applications physiques, aux côtés d'autres initiatives locales dans l'embodied intelligence. Les prochaines étapes concrètes du déploiement d'ABot, pilotes industriels ou partenariats matériels, n'ont pas été détaillées à ce stade et restent à confirmer.

Chine/AsieActu
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L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots
2Pandaily 

L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots

Ant Group, la maison mère d'Alipay, développe via sa filiale Lingbo une approche inhabituelle pour concevoir des cerveaux de robots, en s'appuyant sur l'immense infrastructure de données et d'intelligence artificielle issue de son écosystème de paiement. Plutôt que de partir du matériel comme la plupart des startups d'IA incarnée, Lingbo privilégie d'abord la couche cognitive. L'entreprise mobilise l'expertise d'Ant Group en traitement transactionnel à haute fréquence, en prise de décision en temps réel dans l'incertitude et en inférence distribuée à grande échelle, des compétences accumulées sur plusieurs années à traiter des milliards de transactions quotidiennes via Alipay (détection de fraude, évaluation de risque, recommandation personnalisée). Lingbo entend transposer cette infrastructure vers la robotique pour bâtir un cerveau robotique capable de gérer la complexité et l'incertitude du monde physique avec la même fiabilité que le traitement financier. L'unité bénéficie d'une autonomie importante au sein d'Ant Group et attire des talents issus à la fois de la recherche en IA et de l'industrie robotique. Aucun produit concret ni calendrier commercial n'a été rendu public à ce stade. Cette stratégie illustre un mouvement plus large : des acteurs de la tech et de la finance entrent dans la course à l'IA incarnée en misant sur leurs atouts logiciels et data plutôt que sur la fabrication de matériel. Pour Lingbo, la partie la plus valorisable de la chaîne robotique ne serait pas la mécanique mais la couche d'intelligence, un pari qui, s'il se confirme, redistribuerait les cartes face aux spécialistes du hardware comme les fabricants d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement pose une question stratégique : la donnée comportementale et transactionnelle à l'échelle d'Alipay, plusieurs centaines de millions d'utilisateurs, peut-elle vraiment se transférer à la compréhension d'un environnement physique et à la décision robotique ? Rien dans les éléments communiqués ne le démontre encore, et l'annonce reste à ce stade programmatique plutôt que prouvée par un produit déployé. Elle mérite néanmoins d'être suivie car elle traduit un changement de doctrine : dans un paysage chinois où les plateformes matérielles se banalisent, l'avantage compétitif se déplacerait vers le logiciel, la donnée et l'infrastructure de déploiement. Ant Group a construit ses capacités d'IA sur plusieurs années, d'abord pour la détection de fraude et la gestion des risques sur Alipay, avant d'intégrer des assistants IA à l'échelle de son écosystème, utilisés par des centaines de millions de personnes. Lingbo s'inscrit dans le prolongement naturel de cette expansion technologique vers le monde physique, dans un contexte où la Chine voit fleurir de multiples acteurs robotiques, qu'il s'agisse de fabricants d'humanoïdes ou de laboratoires développant des modèles généralistes de type VLA (vision-language-action), comparables aux Pi-0 ou GR00T N2 développés aux États-Unis. Contrairement à des concurrents qui présentent déjà des démonstrateurs matériels, Lingbo n'a pour l'instant communiqué ni prototype ni partenariat industriel identifié, ce qui place la démarche au stade de la déclaration d'intention stratégique. Les prochaines étapes à surveiller seront la première présentation publique d'un système intégré, d'éventuels partenariats avec des fabricants de plateformes robotiques, et la manière dont Ant Group articulera cette activité avec ses autres investissements en IA générative.

Chine/AsieOpinion
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La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal
3Interesting Engineering 

La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal

La Chine a déployé des robots humanoïdes dans le centre logistique de Jianggao, rattaché au hub postal de Guangzhou (province du Guangdong), pour trier les colis à une cadence annoncée de 1 200 unités par heure. Des images diffusées cette semaine par l'agence Xinhua montrent ces systèmes humanoïdes travaillant en parallèle avec des bras robotiques et des chariots élévateurs autonomes dans un entrepôt fortement automatisé opéré par China Post Group. Le site traite en moyenne 6,5 millions de pièces de courrier par jour, avec des pics dépassant 10 millions. Les robots filmés saisissent des colis depuis des conteneurs et les déposent sur des lignes de tri, tandis que des véhicules autonomes assurent les flux au sol. À noter : les chiffres de cadence (1 200 colis/heure) émanent des médias d'État et n'ont pas été vérifiés de manière indépendante, et les vidéos publiées ne montrent que des séquences sélectionnées dans des conditions optimales. Ce déploiement marque une inflexion notable dans la stratégie d'automatisation logistique. Les robots humanoïdes présentent un avantage structurel par rapport à l'automatisation industrielle fixe : ils peuvent théoriquement opérer dans des infrastructures conçues pour les humains, sans nécessiter de refonte complète de l'entrepôt. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, cela réduit la barrière à l'entrée par rapport aux systèmes dédiés qui exigent une architecture entrepôt repensée de zéro. La logistique devient ainsi le premier secteur à tester à grande échelle la promesse de la robotique humanoïde en conditions réelles, au-delà des démos en laboratoire, dans un environnement à forte pression opérationnelle (24h/24, volumes croissants portés par l'e-commerce, pénuries de main-d'oeuvre régionales). C'est précisément ce contexte de charge élevée et continue qui permet d'évaluer si le gap sim-to-real est réellement comblé. China Post Group s'inscrit dans une dynamique nationale soutenue par des investissements publics massifs dans la robotique humanoïde, avec des acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence et UBTECH qui cherchent à commercialiser leurs systèmes dans l'industrie, les services à la personne et la logistique. À l'international, les concurrents directs incluent Figure (avec son robot 02 déployé chez BMW), Agility Robotics (Digit chez Amazon) et 1X Technologies. La différence est que la Chine déploie à une échelle de volumes postaux nationaux, là où les déploiements occidentaux restent pour l'instant des pilotes industriels circonscrits. Des interrogations légitimes subsistent sur la fiabilité à long terme, les coûts de maintenance et la pertinence économique face à des alternatives plus simples comme les AMR (robots mobiles autonomes). Mais la décision de China Post de franchir le seuil du déploiement opérationnel à grande échelle, plutôt que de rester en mode pilote, constitue en soi un signal industriel significatif.

UELe déploiement à grande échelle de robots humanoïdes par China Post accentue le retard compétitif des intégrateurs et constructeurs européens, qui restent cantonnés à des pilotes industriels circonscrits face à une automatisation logistique humanoïde déjà opérationnelle à l'échelle nationale en Chine.

Chine/AsieOpinion
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Chine dévoile une plateforme cerveau-robot qui permet de contrôler des machines par la pensée
4Interesting Engineering 

Chine dévoile une plateforme cerveau-robot qui permet de contrôler des machines par la pensée

BrainCo, société chinoise spécialisée dans les interfaces cerveau-machine (BCI), a présenté lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC) à Shanghai une plateforme intégrée de contrôle de robots par la pensée, qu'elle qualifie de première mondiale du genre. Le système repose sur un casque EEG non invasif qui capte les signaux électriques produits naturellement par le cerveau via des capteurs posés sur le crâne. Des algorithmes d'IA analysent ensuite ces signaux pour déterminer l'action que l'utilisateur souhaite effectuer, puis traduisent cette intention en instructions exécutables par un robot connecté. Nyx He, vice-présidente senior de BrainCo, a expliqué à SCMP que dix ans de recherche en BCI ont permis à l'entreprise de décoder les intentions humaines et de les convertir en actions machine. La plateforme est compatible avec du matériel tiers varié : bras robotiques, robots humanoïdes et robots quadrupèdes. Lors d'une démonstration, un bras robotique a saisi des objets comme une tasse ou une pomme uniquement à partir des signaux cérébraux de l'utilisateur. Au-delà du contrôle mains libres, BrainCo positionne sa technologie comme une réponse à un problème plus large de l'IA incarnée : le manque de données d'entraînement de qualité issues d'interactions réelles. Selon l'entreprise, combiner exécution robotique réelle, démonstrations humaines et simulations virtuelles via cette interface pourrait enrichir les jeux de données nécessaires à l'apprentissage des robots. L'argument mérite d'être nuancé : la présentation reste une démonstration de conférence, pas un produit commercialisé ni un déploiement industriel documenté. Un rapport récent de HSBC rappelle que le secteur chinois des robots humanoïdes manque encore de données réelles de haute qualité et que leur commercialisation à grande échelle reste éloignée de plusieurs années, ce qui replace l'annonce de BrainCo dans un contexte où la promesse dépasse encore largement l'usage industriel avéré. BrainCo se distingue d'acteurs comme Neuralink en misant sur des interfaces non invasives et des technologies prothétiques plutôt que sur des implants chirurgicaux, un positionnement qu'elle développe depuis plusieurs années. L'annonce s'inscrit dans une compétition plus large entre entreprises chinoises et américaines sur l'IA incarnée, où Tesla et Nvidia investissent massivement dans des robots capables de percevoir leur environnement et de manipuler des objets de façon autonome. BrainCo n'a pas communiqué de calendrier de déploiement pilote ni de partenaire industriel confirmé, et reconnaît elle-même que des limitations techniques importantes restent à résoudre avant une adoption à plus grande échelle.

Chine/AsieOpinion
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