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Robots construisent 65 maisons distinctives dans un quartier américain imprimé en 3D
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Robots construisent 65 maisons distinctives dans un quartier américain imprimé en 3D

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À Salida, dans le Colorado, un développement de 55 acres baptisé Cleora doit accueillir plus de 65 maisons construites par impression 3D robotisée, ce qui en ferait l'un des plus grands ensembles résidentiels imprimés en 3D planifiés au monde. Le projet est porté par le promoteur Cleora, en partenariat avec l'entreprise d'impression 3D True North et le fournisseur technologique RIC Robotics. Deux systèmes d'impression autonomes de RIC Robotics opèrent actuellement sur le site, et la première maison modèle de True North est en cours de construction, sa structure devant être achevée ce mois-ci. Le projet s'appuie sur près de sept années de recherche menées par Cleora sur les technologies de construction et le logement évolutif ; plusieurs fournisseurs ont été évalués avant que RIC Robotics ne soit retenu. Cleora a également créé le premier district municipal imprimé en 3D du comté, une structure qui prendra en charge le traitement de l'eau, les réseaux, les équipements récréatifs et commerciaux, ainsi que d'autres services essentiels du quartier.

La plupart des projets de logement imprimé en 3D se sont jusqu'ici limités à des maisons individuelles ou à des démonstrations isolées. Cleora teste au contraire l'intégration de systèmes de construction autonomes dans une communauté fonctionnelle complète, en visant une diversité architecturale et une maîtrise des coûts à l'échelle d'un quartier entier, ce qui marque un changement de registre pour le secteur. Greg Kenny, associé gérant de Cleora, présente l'objectif comme allant au-delà de l'impression de maisons isolées, pour démontrer que la robotique peut transformer la conception de communautés entières ; une formulation qui reste à confirmer par l'exécution, puisqu'à ce stade une seule maison modèle est réellement en chantier et que la montée en cadence des deux imprimantes sera progressive. Le projet pourrait néanmoins apporter des réponses concrètes à des difficultés structurelles du bâtiment que sont la pénurie de main-d'œuvre, l'efficacité de construction et la difficulté chronique à industrialiser de nouvelles méthodes de logement.

Cleora servira aussi de site de formation via un partenariat avec le Colorado Mountain College, où des étudiants acquerront une expérience pratique sur les robots de construction, les systèmes d'impression 3D et les logiciels de conception numérique, en vue de futurs programmes de certification pour les métiers de la construction automatisée. Le secteur de la construction imprimée en 3D reste dominé par des projets pilotes ou des maisons uniques, à l'image de communautés comme Wolf Ranch en Texas, portée par l'entreprise ICON ; Cleora se distingue en visant d'emblée l'échelle d'un quartier complet doté d'une gouvernance municipale dédiée. La suite dépendra du rythme réel de déploiement des imprimantes RIC Robotics sur le site et de la capacité du modèle, combinant construction robotisée, formation de la main-d'œuvre et infrastructures intégrées, à tenir au-delà des 65 premières unités annoncées.

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L'entreprise américaine mise sur des robots industriels plus intelligents et plus rapides avec un nouvel accord sud-coréen
1Interesting Engineering 

L'entreprise américaine mise sur des robots industriels plus intelligents et plus rapides avec un nouvel accord sud-coréen

Le fabricant américain Grid Dynamics a annoncé un partenariat stratégique avec le sud-coréen Doosan Robotics pour accélérer le déploiement de "physical AI" dans l'industrie manufacturière et la logistique. Grid Dynamics va fournir aux clients des cobots Doosan sa plateforme GAIN (Grid Dynamics AI-Native), une pile logicielle combinant manipulation robotique pilotée par modèles Vision-Language-Action (VLA), jumeaux numériques NVIDIA Omniverse, vision par ordinateur et supervision IoT. Doosan, l'un des grands fabricants mondiaux de cobots, propose une gamme allant de la série A polyvalente à la série H pour charges lourdes jusqu'à 25 kg, en passant par la série P certifiée NSF pour l'agroalimentaire et le pharmaceutique. Les cobots Doosan, équipés de capteurs de force et de couple, travaillent sans cage de sécurité aux côtés d'opérateurs humains et couvrent des tâches comme le pick-and-place, le tending machine, la palettisation, le soudage ou l'inspection qualité. Grid Dynamics revendique des gains de cycles d'inspection jusqu'à 1000 fois plus rapides et une détection d'anomalies 24 fois plus véloce, des chiffres qui restent à prendre avec prudence en l'absence de méthodologie ou de cas d'usage précisés. L'enjeu du partenariat dépasse le simple ajout logiciel : il vise les tâches qui résistent encore à l'automatisation classique, comme l'inspection d'objets de forme complexe, l'assemblage de composants variables ou l'emballage d'articles déformables ou jamais vus auparavant. C'est justement le type de scénario où les approches VLA sont censées apporter une généralisation que les robots programmés tâche par tâche n'offrent pas. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'accord illustre une tendance de fond : les fabricants de cobots cherchent à externaliser la couche IA plutôt qu'à la développer en interne, pariant sur des plateformes tierces pour combler l'écart entre démonstrations en laboratoire et déploiements réels en usine. Doosan Robotics s'est construit depuis plusieurs années une position de leader des cobots collaboratifs, avec une architecture logicielle ouverte facilitant l'intégration de systèmes de vision tiers, un choix qui rend ce type de partenariat possible sans refonte matérielle. Grid Dynamics, de son côté, positionne GAIN comme une couche d'orchestration transversale pour l'automatisation industrielle, en concurrence avec d'autres piles logicielles physical AI émergentes aux États-Unis et en Asie. Les modalités précises de déploiement, calendrier de disponibilité et sites pilotes concernés par ce partenariat n'ont pas été détaillées dans l'annonce.

IndustrielActu
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5 millions de robots sont désormais en activité dans les usines du monde entier, selon l'IFR
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5 millions de robots sont désormais en activité dans les usines du monde entier, selon l'IFR

La Fédération internationale de robotique (IFR), basée à Francfort, recense un parc mondial de robots industriels en activité de 5 millions d'unités en 2025, un record en hausse de 9% sur un an, porté par un bond de 11% des installations annuelles à plus de 600 000 nouveaux robots. La Chine concentre 59% des déploiements mondiaux avec 354 000 unités installées (+20%), dont 195 000 vendues par des fabricants chinois eux-mêmes (+15%), soit 55% de part de marché domestique contre 57% en 2024. Le Japon recule à 36 219 installations (-19%) et cède la deuxième place mondiale aux Etats-Unis, qui grimpent à environ 38 500 unités (+12%). La Corée du Sud reste quatrième avec 30 000 robots (-1%), l'Inde progresse de 15% à 10 500 unités, sixième rang mondial derrière l'Allemagne, et le Brésil bondit de 38% à 4 300 unités, porté par l'automobile (+212%, environ 2 100 unités) grâce aux investissements de constructeurs chinois. Le Mexique recule de 7% et le Canada progresse de 5%, à environ 4 000 unités. Selon Jane Heffner, présidente de l'IFR, le parc mondial de robots a plus que doublé en sept ans, confirmant une automatisation industrielle en accélération. Pour les intégrateurs et décideurs, le signal le plus structurant est la consolidation chinoise: la Chine ne se contente plus d'importer, ses fabricants captent désormais la majorité de leur propre marché, au détriment des fournisseurs étrangers. Jon Quick, PDG de Launchpad Build AI, nuance toutefois ce constat: cette domination en volume ne résout ni les difficultés chinoises à l'export ni la faiblesse de la consommation intérieure, ce qui laisse un espace pour les fabricants d'autres régions. Le passage des Etats-Unis devant le Japon marque un déplacement du centre de gravité de la robotique industrielle vers l'Amérique du Nord, pendant que la Corée du Sud stagne depuis 2019 en attendant un nouveau cycle d'investissement automobile. La percée brésilienne illustre comment l'expansion des constructeurs automobiles chinois à l'étranger génère directement des commandes de robots hors de Chine. Ces chiffres sont tirés du rapport annuel de l'IFR sur le parc mondial de robots industriels, un baromètre de référence pour le secteur, distinct des annonces de robots humanoïdes qui dominent l'actualité récente. La montée en puissance chinoise s'inscrit dans une stratégie de plusieurs années visant à bâtir une industrie domestique de composants et d'intégrateurs pour réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers. En Europe, l'IFR évoque une progression plus lente, sans détail chiffré par pays dans les extraits disponibles du rapport. Pour la Corée du Sud, l'organisation anticipe une possible reprise de la croissance dès 2027, portée par de nouveaux investissements du secteur automobile attendus en 2027 et 2028. Aucun acteur robotique français ou européen ne figure dans ce classement, dominé par les géants asiatiques et nord-américains du secteur.

UELe rapport souligne une progression européenne plus lente sans détail chiffre par pays et l'absence de tout acteur français ou européen dans ce classement domine par la Chine et les Etats-Unis.

IndustrielActu
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Ce que la pose de briques a appris à Monumental sur les robots dans la construction
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Ce que la pose de briques a appris à Monumental sur les robots dans la construction

Monumental, une startup fondée par son PDG Salar al Khafaji, développe une flotte de robots dédiés à la construction, en commençant par la pose de briques. Le robot principal, baptisé Pisa, n'est pas humanoïde : il se présente comme deux petites grues tourelles équipées chacune d'un bras, l'un pour saisir et poser les briques, l'autre pour extruder le mortier entre elles. Deux robots complémentaires assurent l'approvisionnement du chantier : Petra livre les briques et Panama le mortier. Selon Salar al Khafaji, interrogé par The Robot Report, une grande partie du travail de construction consiste en réalité en manutention de matériaux plutôt qu'en pose proprement dite. L'entreprise s'appuie sur des chiffres du secteur : 92% des entrepreneurs du bâtiment américains peinent à pourvoir leurs postes selon l'Association of General Contractors, et le pays accuserait un déficit de 4,5 millions de logements. En Europe de l'Ouest, les maçons figurent parmi les métiers les plus en pénurie au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne. Al Khafaji présente la pénurie de main-d'œuvre comme l'argument central de la robotisation du secteur, à rebours du narratif habituel en robotique industrielle : il ne s'agit pas de remplacer des travailleurs pour réduire les coûts, mais de combler des postes vacants faute de candidats, la main-d'œuvre vieillissant sans relève suffisante. Le choix de démarrer par la maçonnerie répond à une logique double : c'est une tâche jugée suffisamment complexe pour que sa maîtrise ouvre la voie à d'autres travaux de chantier, et c'est l'un des métiers les plus touchés par la pénurie. Le positionnement de Monumental sur la phase de gros œuvre (construction de la structure, briques et blocs) le distingue des acteurs du terrassement, qui manient des engins lourds mais peu précis, et de ceux de la finition (cloisons, revêtements de sol), un segment resté quasi inexploré par la robotique. Al Khafaji décompose la construction d'une maison type en trois phases. La préparation du terrain (excavation, terrassement) concentre aujourd'hui le plus d'activité robotique, portée par des sociétés comme Bedrock Robotics, Gravis Robotics, TerraFirma, HIVE et Built Robotics, qui ont levé des montants significatifs récemment : 270 millions de dollars pour Bedrock Robotics, 200 millions pour Gravis Robotics et 115 millions pour TerraFirma. Monumental ne se considère pas en concurrence avec elles, préférant investir la phase intermédiaire du gros œuvre, qu'il juge encore peu disputée. La phase de finition, elle, reste la moins investie par la robotique : Canvas Robotics, qui développait des robots pour la finition des cloisons, a vu sa technologie de base rachetée par Oshkosh au début de l'année 2026. Le récit de Monumental reste pour l'instant centré sur des démonstrations vidéo de Pisa sur chantier, sans que l'article ne précise le nombre de sites en déploiement réel ni les prix pratiqués, ce qui invite à distinguer démonstration technologique et industrialisation à grande échelle.

UELa pénurie de maçons touche aussi le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Allemagne, ce qui ouvre un marché potentiel pour ce type de robotique en Europe de l'Ouest, mais aucune entreprise française n'est citée ni impact direct sur la France mentionné.

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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?
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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?

Selon la Fédération internationale de robotique (IFR), les usines ont installé 542 000 robots industriels en 2024, portant le parc mondial en service à environ 4,66 millions d'unités, avec des installations annuelles supérieures à 500 000 pour la quatrième année consécutive. Les cobots, capables de travailler près des humains et d'être reprogrammés pour différentes tâches, représentaient 10,5% des installations de robots industriels en 2023. Du côté des humanoïdes, les déploiements restent embryonnaires et concentrés sur des tâches répétitives de manutention. Mercedes-Benz teste actuellement l'humanoïde Apollo d'Apptronik pour déplacer des composants et effectuer des contrôles qualité de premier niveau, en se limitant à des opérations de logistique interne plutôt qu'à l'assemblage central des véhicules. Dans la logistique, le prestataire GXO a signé un accord pluriannuel avec Agility Robotics pour déployer son humanoïde Digit ; sur un site de la marque Spanx, ce robot transfère des bacs depuis des robots mobiles autonomes vers des convoyeurs. Ces déploiements illustrent l'écart persistant entre les démonstrations soigneusement montées des fabricants d'humanoïdes et la réalité industrielle actuelle : aucun humanoïde ne circule encore de façon autonome entre des dizaines de postes de travail différents. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : le bras robotique fixe reste, pour l'instant, le choix économique dominant. Un bras spécialisé ne nécessite ni marche, ni équilibre, ni compréhension globale de l'usine ; il exécute un mouvement défini avec rapidité et précision, parfois des milliers de fois par jour, ce qui le rend généralement plus rapide, plus fiable et plus facile à entretenir qu'une plateforme polyvalente. Les humanoïdes ne trouvent un intérêt économique que lorsque la restructuration d'une ligne de production pour une tâche irrégulière ou ponctuelle ne se justifie pas. Leur promesse tient dans leur capacité à évoluer dans des environnements conçus pour le corps humain (escaliers, chariots, étagères, outils) sans convoyeurs ni cages de protection, et à cumuler plusieurs fonctions sur une seule plateforme logicielle reconfigurable. Cette dynamique s'inscrit dans une industrie où les robots industriels classiques bénéficient de décennies d'avance : un écosystème mature de fabricants, développeurs logiciels, fournisseurs de composants, spécialistes de la sécurité et techniciens de maintenance permet déjà de calculer précisément le retour sur investissement d'un bras dédié au soudage, à la peinture, à la palettisation ou à l'assemblage. Les humanoïdes, portés par des acteurs comme Apptronik et Agility Robotics, doivent donc se positionner non pas contre les robots d'hier, mais contre une technologie établie qui devient elle-même plus sûre et plus adaptable grâce aux cobots. Des obstacles techniques subsistent, notamment l'autonomie des batteries : Agility Robotics a indiqué en 2025 travailler sur des mises à niveau pour prolonger le temps de fonctionnement de Digit. La suite dépendra largement des résultats économiques des pilotes en cours chez Mercedes-Benz et GXO, qui détermineront si les humanoïdes élargissent réellement le périmètre de l'automatisation industrielle ou s'ils restent cantonnés à combler les tâches que les robots industriels classiques ne peuvent pas justifier économiquement.

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