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Robots humanoïdes réussissent un jeu complet de corde à sauter longue sans aide humaine
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Robots humanoïdes réussissent un jeu complet de corde à sauter longue sans aide humaine

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Des chercheurs de l'Universite de Nanjing ont développe un système baptise Marope qui permet a des robots humanoïdes de jouer ensemble a la corde a sauter longue, sans intervention humaine : deux robots font tourner une corde partagée pendant qu'un troisième saute en rythme. Les résultats figurent dans un preprint accompagne de vidéos publiées sur une page projet dédiée. L'approche compte trois étages : une politique décentralisée, apprise par renforcement multi-agent, coordonne le mouvement de la corde entre les deux tourneurs ; une politique d'ordonnancement ajuste ensuite ces commandes en temps réel pour synchroniser la rotation avec le rythme du sauteur et éviter les collisions ; le robot sauteur a lui été entraine sur plusieurs styles de saut pour généraliser a différents partenaires. En simulation, Marope réduit les erreurs de suivi de la corde et le glissement des pieds face a des approches de référence, dont une version a agent unique pilotant les deux tourneurs. L'équipe a déployé le système sur des robots Unitree G1 réels, coordonnant avec succès des rotations humanoïde-humanoïde et humanoïde-humain, ainsi que des sauts mêlant participants humains et robotiques.

L'équipe présente ce travail comme une première : la coordination réussie de plusieurs robots humanoïdes sur une tache physique partagée aussi précise. Contrairement aux précédents projets de sport robotique (tennis de table, danse, course a pied), généralement portes par un seul robot agissant seul ou réagissant a un objet extérieur, la corde a sauter longue impose une véritable coopération entre deux agents qui manipulent un objet souple et imprévisible tout en gardant leur équilibre, et qui doivent en plus se synchroniser avec un troisième agent au rythme variable. Pour les chercheurs et intégrateurs en robotique, la démonstration illustre les progrès de l'apprentissage par renforcement multi-agent sur des taches ou plusieurs robots partagent le contrôle d'un objet physique instable, un scenario pertinent au-delà du jeu pour la manipulation collaborative en environnement industriel. Il s'agit néanmoins d'une preuve de concept de laboratoire, pas d'un produit commercial ni d'un déploiement en conditions réelles.

Le système tourne sur la plateforme humanoïde Unitree G1, du fabricant chinois Unitree Robotics, déjà largement utilisée comme banc d'essai par les laboratoires de recherche en robotique. Les chercheurs reconnaissent plusieurs limites : le cadre est conçu spécifiquement pour la corde a sauter longue et ne se généralisé pas automatiquement a d'autres taches coopératives entre humanoïdes ; le système actuel ne gère qu'un seul sauteur a la fois, et des formats plus complexes comme le double dutch restent non résolus. Surtout, l'ensemble repose sur un système de capture de mouvement externe pour suivre la corde et les participants, un dispositif qu'il faudrait remplacer par des capteurs embarques avant d'envisager une coordination réaliste entre humanoïdes et humains au quotidien, une piste que l'équipe présente comme un axe de travail futur.

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PHUMA : un jeu de données pour la locomotion fiable des robots humanoïdes
1arXiv cs.RO 

PHUMA : un jeu de données pour la locomotion fiable des robots humanoïdes

Une équipe de chercheurs du laboratoire DAVIAN a publié en juin 2026 PHUMA (Physically Reliable HUMAnoid locomotion dataset), un corpus de 73 heures de données de locomotion humanoide produit via un pipeline en deux étapes : une curation physiquement consciente suivie d'un retargeting contraint par des lois physiques. La base de données agrège à la fois des données de motion capture traditionnelles et des vidéos issues d'internet, les deux étant traitées pour éliminer les artefacts physiques récurrents dans les datasets existants, notamment le flottement, la pénétration géométrique et le foot skating. Entraînées sur PHUMA, les politiques de contrôle obtiennent des taux de succès supérieurs à ceux obtenus avec AMASS et Humanoid-X sur les benchmarks de motion tracking standards, et transfèrent en zero-shot vers un Unitree G1 réel. Le code et les données sont disponibles publiquement via davian-robotics.github.io/PHUMA. Le principal verrou que PHUMA prétend lever est la qualité physique des données d'entraînement pour l'imitation de mouvement humanoide. Les approches par imitation sont attractives parce qu'elles permettent d'acquérir des comportements naturels sans reward engineering fastidieux, mais leur efficacité dépend directement de la cohérence physique des données sources. Les artefacts présents dans les datasets basés sur des vidéos internet (comme Humanoid-X) se propagent dans les politiques entraînées, produisant des robots qui glissent ou oscillent de façon instable. La démonstration de transfert zero-shot sur un Unitree G1 physique est le point le plus concret : elle suggère que le filtrage physique en amont réduit effectivement le sim-to-real gap, sans fine-tuning additionnel sur hardware. Reste à qualifier l'ampleur du gain : les métriques de benchmarks internes ne se substituent pas à des comparaisons en conditions réelles standardisées. AMASS, publié en 2019, est resté longtemps la référence en motion capture humanoide, mais sa taille limitée et son coût d'acquisition ont freiné la scalabilité des approches data-driven. Humanoid-X a tenté de combler ce vide en exploitant des vidéos YouTube à grande échelle, au prix d'une dégradation qualitative. PHUMA s'inscrit dans une dynamique plus large où plusieurs équipes cherchent à constituer des datasets de locomotion humanoide à la fois volumineux et physiquement valides, en parallèle des travaux de Figure AI (Figure 03), Boston Dynamics, et des équipes derrière GR00T N2 chez NVIDIA. La prochaine étape logique serait de tester PHUMA sur d'autres plateformes humanoïdes commerciales (H1, Digit) et d'élargir les tâches au-delà de la locomotion simple vers la manipulation en déplacement.

UELe dataset PHUMA étant en accès libre, les équipes de recherche européennes en locomotion humanoïde (INRIA, CEA-List, LAAS-CNRS) peuvent l'intégrer directement dans leurs pipelines d'entraînement sans coût d'acquisition.

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Nouveau système robotique aide les humanoïdes à maîtriser l'acrobatie sans entraîner chaque mouvement
2Interesting Engineering 

Nouveau système robotique aide les humanoïdes à maîtriser l'acrobatie sans entraîner chaque mouvement

Des chercheurs ont présenté BeyondMimic, un système d'apprentissage en deux étapes permettant à des robots humanoïdes d'exécuter des mouvements agiles inspirés de l'humain, sans entraînement dédié à chaque geste. La première étape utilise de l'apprentissage par renforcement pour apprendre au robot à suivre une large gamme de mouvements humains, à partir d'environ 2,5 heures de données de capture de mouvement, avec une seule formulation de suivi, une structure de récompense commune et des hyperparamètres partagés plutôt qu'un réglage spécifique par mouvement. Le robot a ainsi appris des centaines de compétences : marche, course, équilibre sur une jambe, sauts, danse, gestes inspirés des arts martiaux, coups de pied retournés et roues. Vingt et un mouvements représentatifs ont ensuite été transférés avec succès sur un robot humanoïde physique. Lors d'une roue aérienne, le robot a atteint une accélération de pointe de 31 m/s² et une vitesse angulaire du bassin de 15,7 rad/s, des valeurs comparables à celles observées chez des athlètes humains entraînés. Une étude auprès de 77 participants a par ailleurs montré une préférence pour les mouvements générés par BeyondMimic par rapport à ceux du robot sans ce système. L'apport principal tient à la seconde étape : un modèle de diffusion latente, entraîné via un autoencodeur variationnel, apprend la distribution sous-jacente des trajectoires état-action plutôt que de simplement rejouer des séquences mémorisées. Un guidage par classifieur à l'inférence permet ensuite d'orienter le robot vers des objectifs non vus à l'entraînement, comme suivre une commande de joystick, naviguer vers des points de passage ou éviter des obstacles, sans réentraîner ni ajuster la politique de base. Cette capacité répond à une limite connue des systèmes de contrôle humanoïde actuels, souvent contraints à des fonctions de récompense spécifiques par tâche et à des transitions rigides entre compétences. Le résultat renforce l'hypothèse selon laquelle un transfert simulation-vers-réel robuste, combiné à une génération de mouvement compositionnelle, peut réduire la dépendance à un réglage manuel massif, un enjeu central pour les intégrateurs qui cherchent à déployer des humanoïdes polyvalents plutôt que des machines à gestes figés. BeyondMimic s'inscrit dans une compétition croissante autour des modèles de contrôle et des architectures vision-langage-action pour humanoïdes, aux côtés d'approches comme GR00T N2 de NVIDIA, Pi-0 de Physical Intelligence, Helix de Figure AI ou les itérations successives d'Optimus chez Tesla. Il s'agit à ce stade d'un résultat de recherche démontré en laboratoire sur un nombre limité de clips, et non d'un produit commercialisé ni d'un déploiement industriel ; aucun calendrier de transfert vers une plateforme commerciale n'est communiqué.

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Un système rapide, résilient et adaptable pour les comportements de loco-manipulation des robots humanoïdes
3arXiv cs.RO 

Un système rapide, résilient et adaptable pour les comportements de loco-manipulation des robots humanoïdes

Une équipe de recherche a publié le 2 septembre 2026 sur arXiv (2609.01518) un système d'architecture comportementale pour la loco-manipulation sur robots humanoïdes, conçu pour tourner localement et être modifié en temps réel pendant l'exécution. L'architecture combine des Affordance Templates centrées objets, une structure en arbre organisant la logique des tâches, et une scène de perception éditable au runtime, exécutée par un contrôleur corps entier combinant marche et mouvements du buste, avec une interface opérateur synchronisée en continu pour superviser et corriger à la volée. Testé sur un Unitree H1-2 et un second robot nommé Alex sur six variantes de tâches, le système franchit une porte à pousser en 34 secondes et trie six balles par couleur en 45 secondes sous perturbation humaine directe. Des sessions d'autorat chronométrées montrent la création ou l'adaptation d'un comportement de loco-manipulation en quelques heures. Ce résultat nuance un discours dominant dans la robotique humanoïde, où la performance repose de plus en plus sur des modèles vision-langage-action entraînés de bout en bout, à la manière de Pi-0, GR00T N2 ou Helix. Les auteurs affirment que leur approche, explicitement programmée plutôt qu'apprise, reste compétitive face à ces systèmes récents, tout en offrant un avantage opérationnel : créer ou corriger un comportement en heures plutôt qu'en semaines de collecte de données. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela ouvre une voie alternative moins dépendante de gigantesques jeux de démonstrations, potentiellement plus rapide à auditer sur site, même si les chiffres de cycle avancés restent issus de démonstrations contrôlées. Le travail s'inscrit dans la course à l'autonomie des humanoïdes pour des tâches physiquement pénibles, dangereuses ou répétitives, un terrain disputé par Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus Gen 3 ou NVIDIA avec GR00T, majoritairement pariés sur l'apprentissage à grande échelle. En misant sur une architecture éditable localement et supervisée par un opérateur, les auteurs positionnent leur système comme complémentaire, voire alternatif, à ces approches pilotées par les données. Aucun acteur français ou européen n'est cité, et cette publication reste à ce stade une contribution de recherche sur arXiv plutôt qu'un produit commercialisé, sans calendrier annoncé de pilotes au-delà des six tâches démontrées.

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Apprentissage de compétences de badminton proches de l'humain pour robots humanoïdes
4arXiv cs.RO 

Apprentissage de compétences de badminton proches de l'humain pour robots humanoïdes

Un article de recherche révisé sur arXiv (2602.08370v2) présente "Imitation-to-Interaction" (I2I), un framework d'apprentissage par renforcement progressif qui apprend à un robot humanoïde à jouer au badminton. La méthode construit d'abord un a priori moteur à partir de données de mouvement humain, le compresse en une représentation d'état compacte basée sur un modèle, puis stabilise la dynamique via des a priori adversariaux. Une stratégie d'expansion de variété (manifold expansion) généralise ensuite les points de frappe, rares dans les démonstrations expertes disponibles, en un volume d'interaction dense permettant d'intercepter le volant dans une zone continue plutôt qu'à des positions figées. En simulation, le robot maîtrise plusieurs coups caractéristiques comme les lifts (dégagés hauts) et les amortis courts (drop shots). Les auteurs revendiquent le premier transfert "zero-shot" simulation-vers-réel de ces gestes sur un robot humanoïde physique, sans préciser dans le résumé la plateforme utilisée, le nombre de degrés de liberté ni de taux de réussite des frappes. Le badminton combine une coordination corporelle explosive proche de la limite biomécanique et une interception où le timing se compte en dizaines de millisecondes, un défi bien supérieur à celui de la marche ou de la préhension statique en usine. L'enjeu dépasse le sport: la recherche en imitation de mouvement produit souvent des démonstrations visuellement convaincantes mais déconnectées de toute interaction physique fonctionnelle avec un objet dynamique. En affichant un transfert sim-to-real zero-shot sur une frappe à haute vitesse, ce travail s'attaque à l'un des goulots d'étranglement les plus cités du secteur humanoïde, l'écart persistant entre performance simulée et robustesse en conditions réelles. Pour les intégrateurs et décideurs évaluant la maturité des humanoïdes au-delà du pick-and-place répétitif, ce résultat suggère que des architectures combinant a priori de mouvement humain et modèles de dynamique commencent à généraliser à des gestes rapides, précis et non répétitifs. Ce travail prolonge une lignée de recherches en apprentissage par renforcement pour humanoïdes s'appuyant sur des a priori de mouvement adversariaux, technique utilisée pour ancrer des politiques de contrôle dans des captures de mouvement humain sans sacrifier le naturel du geste. Publiée en version révisée sur arXiv, la contribution reste académique à ce stade: le résumé ne cite aucun partenaire industriel, aucune plateforme robotique commerciale ni aucun site de déploiement, et rien n'indique de calendrier de mise en production. Elle s'inscrit dans un mouvement plus large de laboratoires testant la dextérité dynamique des humanoïdes via des tâches sportives, en complément des benchmarks classiques de locomotion et de manipulation statique.

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