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Experts examinent l'état des robots humanoïdes lors de RoboBusiness
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Experts examinent l'état des robots humanoïdes lors de RoboBusiness

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RoboBusiness se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, avec au programme un panel intitulé "State of Humanoids" consacré à l'état réel du déploiement des robots humanoïdes. Modéré par Mike Oitzman, rédacteur en chef de The Robot Report, ce panel réunira quatre intervenants : Pras Velagapudi, directeur technique d'Agility Robotics, concepteur du robot bipède Digit ; Parker Conroy, responsable de la gestion produit chez Apptronik, créateur du robot Apollo ; Michael Patrick Perry, responsable de la stratégie commerciale chez Persona AI ; et Aadeel Akhtar, PDG de PSYONIC, spécialiste des mains bioniques. Les discussions porteront sur les capacités réellement livrées aujourd'hui par les humanoïdes, les obstacles techniques et opérationnels restants, la sécurité, les normes, l'économie du secteur, ainsi que les jalons à franchir avant une adoption large dans la fabrication, l'entreposage et la logistique.

Cet événement se positionne explicitement comme un contrepoint aux vidéos virales et aux annonces d'investissements massifs qui dominent la couverture médiatique des humanoïdes : l'objectif affiché est de confronter le discours marketing à la réalité du terrain, via des retours d'expérience issus de premiers déploiements industriels. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'intérêt tient moins à une annonce technique, aucun nouveau produit n'est présenté ici, qu'à la composition des intervenants : des acteurs de la logistique robotisée à grande échelle, de l'industrie lourde et de la prothétique, plus que des seuls fabricants de plateformes humanoïdes. Le choix des thèmes, sécurité, standards, viabilité économique, reflète une préoccupation sectorielle croissante : la maturité des humanoïdes ne se mesurera pas à leurs démonstrations mais à leur capacité à tenir des cycles de production réels, avec des exigences de fiabilité et de conformité comparables à celles des robots mobiles autonomes déjà industrialisés.

Les profils des intervenants illustrent la diversité des trajectoires qui convergent aujourd'hui vers l'humanoïde. Pras Velagapudi, diplômé de Carnegie Mellon (licence, master et doctorat), a dirigé le déploiement de flottes de plusieurs centaines de robots en logistique chez Berkshire Grey avant de rejoindre Agility Robotics. Parker Conroy cumule plus de dix ans d'expérience dans le déploiement de milliers de robots mobiles autonomes, bras robotiques et drones chez Apptronik. Michael Patrick Perry, passé par Dexterity, Boston Dynamics et DJI, pilote chez Persona AI l'adoption des humanoïdes dans des environnements industriels lourds comme la construction navale, la sidérurgie et les opérations offshore, des marchés de niche à forte valeur ajoutée, loin de l'entrepôt générique. Aadeel Akhtar, titulaire d'un doctorat en neurosciences et d'un master en génie électrique de l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign obtenu en 2016, dirige PSYONIC, spécialisée dans les membres bioniques accessibles destinés aussi bien aux humains qu'aux robots. Aucune date de lancement produit ou de nouveau déploiement n'a été communiquée à ce stade, le panel s'inscrivant dans le cadre plus large du salon RoboBusiness.

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La keynote « State of Humanoids » réunit les leaders de l'industrie à RoboBusiness
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La keynote « State of Humanoids » réunit les leaders de l'industrie à RoboBusiness

Les organisateurs de RoboBusiness 2026 ont annoncé la tenue d'une keynote intitulée "State of Humanoids" qui ouvrira la deuxième journée du salon, le 21 octobre. Le panel réunira Pras Velagapudi, directeur technique d'Agility Robotics, Parker Conroy, responsable de la gestion produit chez Apptronik, Michael Patrick Perry, responsable de la stratégie commerciale chez Persona AI, et Aadeel Akhtar, fondateur et PDG de PSYONIC. La discussion sera animée par Mike Oitzman, rédacteur en chef de The Robot Report. L'événement s'inscrit dans la 20e édition de RoboBusiness, salon nord-américain consacré à la robotique commerciale. Aucun produit, chiffre de déploiement ou spécification technique n'est communiqué à ce stade : il s'agit d'une annonce d'événement et non d'un lancement, le contenu réel des échanges ne sera connu qu'à l'issue du panel. L'initiative illustre un repositionnement du discours sectoriel sur les robots humanoïdes, qui passe des vidéos de démonstration virales vers une évaluation plus posée de leur maturité opérationnelle réelle. En réunissant sur une même scène des dirigeants de quatre entreprises aux approches différentes, du bipède industriel à la prothèse bionique en passant par l'humanoïde destiné aux environnements lourds, l'organisation cherche explicitement à confronter le discours marketing à l'état effectif des déploiements en usine, en entrepôt et en logistique. Les thèmes annoncés, sécurité, normes, modèle économique et jalons nécessaires à une adoption commerciale plus large, indiquent que le secteur cherche désormais à documenter l'écart entre promesse et réalité plutôt qu'à l'occulter, un signal utile pour les intégrateurs et décideurs industriels qui doivent arbitrer entre pilotes précoces et attente d'une technologie plus mûre. Le choix des intervenants reflète des trajectoires distinctes dans la course humanoïde. Agility Robotics, connue pour son robot bipède Digit, et Apptronik, qui développe la plateforme Apollo avec des déploiements pilotes chez des industriels comme Mercedes-Benz, comptent parmi les acteurs américains les plus avancés en matière de tests en environnement réel. Persona AI, entreprise plus récente positionnée sur les humanoïdes pour la construction navale et l'industrie lourde, apporte une perspective centrée sur des cas d'usage à forte pénibilité. PSYONIC, de son côté, vient du monde des prothèses bioniques avec sa main robotique Ability Hand, un angle complémentaire sur la manipulation fine plutôt que sur la locomotion. Aucun acteur français ou européen ne figure dans ce panel. RoboBusiness, organisé par WTWH Media et couvert par The Robot Report, se tiendra les 21 et 22 octobre 2026 ; les organisateurs invitent déjà les professionnels du secteur à s'inscrire pour assister à la session en personne.

HumanoïdesActu
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7 fabricants de robots humanoïdes qui s'imposent dans les usines réelles
2Interesting Engineering 

7 fabricants de robots humanoïdes qui s'imposent dans les usines réelles

Les robots humanoïdes sortent des laboratoires pour entrer dans les usines et entrepôts, et en 2025 la Chine a capté plus de quatre installations mondiales sur cinq. Figure AI (Californie) a testé son Figure 03, piloté par le système d'IA Helix qui traduit voix et vision en gestes, sur une chaîne de production BMW active ; son prédécesseur Figure 02 a chargé plus de 90 000 composants sur 1 250 heures de fonctionnement, contribuant à plus de 30 000 véhicules. AgiBot, fondée à Shanghai en 2023, domine le marché avec 30,4 % des installations mondiales en 2025 selon des chiffres relayés par le South China Morning Post, devant Unitree Robotics (26,4 %), dont le modèle G1 démarre à environ 13 500 dollars. UBTech (Shenzhen) a livré 1 079 humanoïdes de sa série Walker en 2025, dont le Walker S2, capable de remplacer seul sa propre batterie. Tesla développe Optimus à partir des technologies de ses véhicules autonomes mais n'a pas encore atteint de déploiement commercial significatif, Elon Musk ayant reconnu que la montée en production serait très lente, tandis qu'Apptronik (Texas), issu de travaux liés au programme Valkyrie de la NASA, développe le robot Apollo pour le transport de matériaux, la livraison de composants et l'inspection de produits. Cette avance chinoise en volume nuance l'idée d'une domination américaine totale sur la robotique humanoïde : Washington garde la main sur l'IA générale et les architectures vision-langage-action comme Helix, mais Pékin a industrialisé le hardware à bas coût, à l'image du G1 d'Unitree à 13 500 dollars. Le déploiement de Figure 03 sur une vraie ligne BMW, plutôt qu'en démonstration scénarisée, suggère que l'écart entre marketing et usage industriel réel se réduit pour des tâches répétitives bien définies. La prudence reste toutefois de mise : une enquête de Reuters conclut que les humanoïdes demeurent globalement trop lents et trop sujets aux erreurs pour la plupart des tâches industrielles, ce qui relativise les volumes annoncés côté chinois. Pour les décideurs B2B, le hardware devient plus accessible et plus rapide à produire, mais la fiabilité opérationnelle à grande échelle reste à prouver, y compris pour Tesla, dont l'expérience de fabrication de masse n'a pas empêché une montée en charge très progressive d'Optimus. Cette répartition reflète des trajectoires distinctes : Figure AI et Apptronik misent sur l'intelligence artificielle incarnée et un héritage de recherche, Apptronik prolongeant directement le programme Valkyrie de la NASA, tandis que Tesla capitalise sur son savoir-faire de fabrication automobile à très grande échelle. En Chine, AgiBot, Unitree et UBTech ont privilégié la production de masse, l'ouverture des plateformes et des prix cassés pour saturer le marché avant même la pleine maturité de la technologie, une stratégie qui explique leur poids combiné de près de 57 % des installations mondiales en 2025. Les prochaines étapes attendues incluent la poursuite des essais de Figure 03 chez BMW, une montée en production toujours qualifiée de lente pour Optimus, et l'extension des usages de la série Walker d'UBTech vers davantage de manutention et de contrôle qualité, dans un secteur où la vitesse d'exécution reste, selon Reuters, le principal frein à un déploiement industriel généralisé.

UEBMW, constructeur automobile allemand, teste le Figure 03 sur une de ses chaînes de production actives, illustrant l'adoption naissante de robots humanoïdes par un grand industriel européen.

HumanoïdesActu
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Agility Robotics, créateur du robot humanoïde Digit, explore les robots à roues
3Robotics Business Review 

Agility Robotics, créateur du robot humanoïde Digit, explore les robots à roues

Agility Robotics, le fabricant du robot humanoïde Digit, a glissé un détail inattendu à la fin de la vidéo de lancement de Digit 5 la semaine dernière : le rendu d'un robot humanoïde sur roues. Interrogé par The Robot Report, le PDG et « chief robot officer » Jonathan Hurst a confirmé que l'entreprise explore effectivement des robots à roues, en complément de ses robots à jambes, pour couvrir des environnements et des besoins clients différents. Il n'a donné aucune précision sur la forme finale (version à roues de Digit, ou robot entièrement nouveau, par exemple un manipulateur mobile à un seul bras) ni de calendrier, se contentant de dire qu'il est « trop tôt pour le dire ». Cette annonce intervient alors qu'Agility entre en Bourse via une fusion SPAC avec Churchill Capital Corp. XI, valorisant l'entreprise à 2,5 milliards de dollars et devant générer plus de 620 millions de dollars de produit brut. Le dossier S-4 déposé pour l'opération a révélé les chiffres financiers de l'entreprise : 1,8 million de dollars de revenus en 2025, pour une perte opérationnelle de 140 millions de dollars, ainsi qu'un carnet de commandes pluriannuel de plus de 300 millions de dollars pour Digit v5, provenant d'un seul client. Digit 5 a par ailleurs abandonné les genoux inversés caractéristiques des versions précédentes du robot. Hurst et le CTO d'Agility, Pras Velagapudi, doivent intervenir à RoboBusiness, les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, Hurst participant à la keynote d'ouverture aux côtés de Rodney Brooks (Robust AI) et Ken Goldberg. Le signal est significatif pour un secteur où le débat jambes contre roues structure une bonne partie des choix d'ingénierie : les roues offrent stabilité, simplicité mécanique et sobriété énergétique en environnement plat et prévisible, tandis que les jambes restent nécessaires dans les espaces conçus pour l'humain, avec escaliers et obstacles. Qu'une entreprise dont l'identité repose entièrement sur la locomotion bipède envisage des roues traduit une pression commerciale bien réelle : le carnet de commandes de 300 millions de dollars démontre une demande concrète pour Digit, mais le revenu reconnu de seulement 1,8 million de dollars en 2025 rappelle à quel point Agility, comme les autres fabricants de robots humanoïdes à jambes, reste à un stade précoce dans la mise à l'échelle commerciale. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : la promesse de la bipédie universelle cède du terrain face à une logique plus pragmatique, où la forme du robot doit s'adapter aux contraintes réelles d'un site plutôt que l'inverse, afin d'accélérer le déploiement et les revenus avant que les jambes ne soient pleinement fiables pour tous les usages. Cette inflexion s'inscrit dans la trajectoire d'un fondateur, Jonathan Hurst, qui a consacré des décennies de recherche à la locomotion sur pattes et bâti Agility autour de robots bipèdes distinctifs. L'entreprise avait déjà montré sa capacité à remettre en cause des choix de conception jugés fondamentaux, comme l'abandon des genoux inversés entre les générations précédentes et Digit 5. La piste des roues s'ajoute donc à une stratégie plus large de diversification des formes robotiques pour accélérer la commercialisation, dans un marché des humanoïdes industriels où plusieurs acteurs rivalisent pour prouver la viabilité économique de leurs plateformes au-delà des démonstrations. Aucun calendrier de lancement n'a été communiqué pour un éventuel robot à roues, et Hurst a lui-même reconnu n'en être qu'aux prémices de la réflexion ; les prochaines indications pourraient venir de la présentation d'Agility à RoboBusiness, à Santa Clara les 20 et 21 octobre, où l'entreprise doit revenir sur les vingt prochaines années de la robotique aux côtés d'autres figures du secteur.

HumanoïdesOpinion
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Mobile manipulators et humanoïdes : l'avenir de la robotique
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Mobile manipulators et humanoïdes : l'avenir de la robotique

Depuis un an, les startups de robotique humanoïde et logicielle se multiplient chaque semaine, captant l'attention médiatique et des milliards de dollars d'investissement. The Robot Report a publié un rapport gratuit intitulé « Mobile manipulators and humanoids: The future of robotics », accompagné d'une liste de plus de 200 fournisseurs de robots humanoïdes vérifiés dans le monde, avec leur localisation, le type de système développé et leur statut, en développement ou déjà commercialisé. Le document reprend une session keynote du Robotics Summit & Expo 2026 consacrée aux choix techniques nécessaires pour faire mûrir ces systèmes, en s'appuyant sur les leçons tirées de la montée en échelle de l'industrie automobile. Il inclut un entretien avec Jan Zizka, PDG de Brightpick, fournisseur slovaque de manipulateurs mobiles, sur la combinaison d'un robot mobile autonome (AMR) et d'un bras manipulateur, ainsi que des contributions de Lattice Semiconductor sur la fiabilité et la sécurité des humanoïdes dotés d'IA, de Palm Garden AI sur sa technologie Coherence Guard appliquée à l'hôtellerie et au soin, et d'Unidata sur la collecte de données égocentriques pour l'entraînement des compétences. Le rapport pointe un décalage entre l'engouement médiatique et financier pour les humanoïdes et la réalité opérationnelle du secteur : la plupart des humanoïdes en restent au stade des essais commerciaux, tandis que des manipulateurs mobiles semi-humanoïdes ou non humanoïdes équipent déjà des usines et des entrepôts. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cette distinction oriente les arbitrages entre systèmes bimanuels généralistes encore immatures et solutions spécialisées déployables dès aujourd'hui, un débat directement abordé par Brightpick dans le rapport. Ce dernier identifie aussi les verrous techniques qui subsistent : gestion de l'énergie embarquée, perception à 360 degrés à coût maîtrisé, et collecte/traitement des données pour entraîner les modèles d'IA et les modèles du monde, signe que le passage à l'échelle des architectures vision-langage-action n'est pas encore acquis, malgré les démonstrations mises en avant par les fabricants. Ce travail s'inscrit dans le suivi régulier du secteur mené par The Robot Report, qui documente depuis plusieurs années l'évolution des fournisseurs de robotique mobile et humanoïde à l'échelle mondiale. Le positionnement concurrentiel qu'il dresse oppose des acteurs déjà commercialisés comme Brightpick à une constellation bien plus large de plus de 200 entreprises travaillant sur des plateformes humanoïdes à des stades variés, de la recherche à la vente. Les contributions de Lattice Semiconductor, Palm Garden AI et Unidata illustrent la structuration progressive d'un écosystème de fournisseurs spécialisés, sur le matériel embarqué, l'interaction humain-machine et la collecte de données, autour des grands fabricants de robots. Disponible en téléchargement gratuit via un formulaire, le rapport ne fixe pas de calendrier précis de déploiement mais vise à donner aux intégrateurs et ingénieurs robotique un état des lieux factuel des capacités actuelles en matière de locomotion, de dextérité manuelle et d'entraînement flexible des compétences.

UELe rapport met en avant Brightpick, fournisseur slovaque de manipulateurs mobiles, illustrant la presence d'acteurs europeens deja commercialises face a la vague d'humanoides encore en phase d'essai.

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