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Après l'IPO à 60 milliards de yuans d'Unitree, les entreprises robotiques chinoises coincées par un nouveau seuil de prix
Chine/AsiePandaily 

Après l'IPO à 60 milliards de yuans d'Unitree, les entreprises robotiques chinoises coincées par un nouveau seuil de prix

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La souscription publique en ligne d'Unitree a démarré le 10 août à 150,80 yuans par action, valorisant l'entreprise à 60,99 milliards de yuans pour une levée visée de 6,10 milliards de yuans, près de 1,9 milliard au-dessus de l'objectif initial. Ce prix devient la référence pour les entreprises chinoises de robotique humanoïde en attente de cotation, réparties en trois groupes : dossiers publics avancés, avec Unitree en souscription, DeepRobotics au premier tour de réponses aux régulateurs, Leju en examen public et DOBOT validé par le comité du ChiNext ; voie confidentielle de Hong Kong, avec AgiBot et Zhongqing ; et groupe en planification, avec X Square Robot, Zhipingfang et CrossWise Intelligence. Unitree a déclaré 1,699 milliard de yuans de chiffre d'affaires en 2025, un résultat net non-GAAP de 591 millions de yuans et environ 670 millions de yuans de flux de trésorerie opérationnel ; ses 5 215 robots humanoïdes vendus, pour 868 millions de yuans, ont dépassé pour la première fois les ventes de quadrupèdes. DeepRobotics a généré 322 millions de yuans de revenus en robotique incarnée, quadrupèdes et robots à roues-pattes déployés dans l'inspection électrique, la lutte incendie et l'inspection industrielle, mais seulement 4 robots humanoïdes livrés entre 2024 et 2025. DOBOT a totalisé 493 millions de yuans de chiffre d'affaires, dont 395 millions issus des cobots, 80 % de l'activité, l'humanoïde et le multi-pattes ne pesant que 20,04 millions de yuans, soit 4,1 % du total.

Ce repère de prix force le marché à distinguer, dans chaque dossier, un socle de profits matures et une prime narrative liée à l'humanoïde et à l'IA incarnée. DeepRobotics et DOBOT disposent d'un plancher fondamental plus lisible que les paris purement humanoïdes, grâce à des activités industrielles déjà rentables. Les acteurs misant sur les modèles de bout en bout et le cross-embodiment, valorisés en privé sur l'équipe et la feuille de route, devront en Bourse prouver un entonnoir plus strict, du modèle à la livraison puis au revenu récurrent et à la marge durable. La question est de savoir si le chiffre d'affaires trimestriel permettra à ce récit de résister à la première correction de prix par le marché.

Cette dynamique s'inscrit dans une vague plus large de mises en Bourse pour la robotique chinoise, où Unitree, longtemps identifiée à ses quadrupèdes avant sa diversification humanoïde, sert de point de comparaison pour tout le secteur. DeepRobotics et DOBOT arrivent avec des revenus industriels établis mais une exposition humanoïde marginale, tandis qu'AgiBot et Zhongqing avancent sur la voie hongkongaise confidentielle et que X Square Robot, Zhipingfang et CrossWise Intelligence restent en amont. Les deux prochains cycles de résultats trimestriels diront si ces entreprises peuvent s'aligner sur la valorisation de 60,99 milliards de yuans d'Unitree, la dépasser, ou se coter en dessous.

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Unitree entre en bourse : les valorisations à l'épreuve d'un afflux de capital-risque dans la robotique chinoise
1SCMP Tech 

Unitree entre en bourse : les valorisations à l'épreuve d'un afflux de capital-risque dans la robotique chinoise

Unitree Robotics, fabricant chinois de robots basé à Hangzhou, a obtenu le feu vert de la Commission de régulation des valeurs mobilières de Chine (CSRC) pour une introduction en bourse à la Bourse de Shanghai. Cette approbation intervient environ un mois après que l'entreprise a passé avec succès l'examen du comité de cotation de la place shanghaïenne. Unitree finalise désormais son plan de souscription, la tarification de ses actions et les modalités de souscription en vue d'une entrée en bourse. Le calendrier précis du débuT des transactions reste à confirmer, mais le dossier est désormais dans sa phase finale d'exécution. Cette IPO est scrutée de près car elle doit fixer un référentiel de valorisation pour tout le secteur chinois de l'IA incarnée (embodied AI), qui attire des flux massifs de capital-risque depuis deux ans. Pour les acteurs de la robotique humanoïde et leurs investisseurs, ce sera un premier vrai test de l'appétit des marchés publics pour ce type d'entreprise : est-ce que la valorisation reflète des ventes et déploiements réels, ou surtout une promesse technologique encore largement en phase de développement. Le résultat influencera directement la manière dont les futurs tours de financement et cotations de concurrents seront calibrés, en Chine comme ailleurs. Unitree s'est fait connaître avec ses robots quadrupèdes puis humanoïdes (gammes G1, H1, B2), vendus à la fois à des chercheurs, industriels et grand public à des prix nettement inférieurs à ceux de rivaux occidentaux. Elle s'inscrit dans une vague de commercialisation chinoise de la robotique humanoïde, aux côtés d'acteurs comme UBTech, déjà coté à Hong Kong depuis 2023, et talonnée par des entreprises comme Fourier Intelligence. La prochaine étape attendue est la publication du prix définitif de l'offre avant la cotation effective.

Chine/AsieActu
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Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus
2SCMP Tech 

Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus

Les entreprises chinoises de robotique misent de plus en plus sur les robots quadrupèdes comme moteur de revenus principal. AgiBot, acteur majeur de la robotique humanoïde en Chine, vient de filialiser son département quadrupède dans une entité indépendante baptisée AgiQuad. Qiu Heng, directeur des opérations de la nouvelle structure, a déclaré lors d'un briefing presse que l'objectif était d'éviter que l'unité "vive dans l'ombre du géant humanoïde" et de lui permettre une croissance à grande échelle. Dans le même temps, Amap prépare le lancement prochain d'un modèle quadrupède commercial. Ce repositionnement stratégique révèle un écart persistant entre l'attrait médiatique des humanoïdes et leur réalité commerciale. Les quadrupèdes, plus stables mécaniquement, plus simples à déployer en environnement industriel, et déjà éprouvés dans l'inspection d'infrastructure, l'agriculture ou la sécurité, génèrent des revenus concrets là où les humanoïdes restent majoritairement en phase pilote. La décision d'AgiBot de séparer les deux activités suggère que les cycles de vente et les profils clients sont suffisamment distincts pour justifier une structure dédiée, signal que le marché quadrupède arrive à maturité commerciale en Chine. AgiBot s'est imposé ces dernières années comme l'un des développeurs humanoïdes les plus actifs en Chine, aux côtés d'Unitree et de Fourier Intelligence. Sur le segment quadrupède, Unitree domine avec ses séries Go et B, tandis qu'à l'international, Boston Dynamics reste la référence avec Spot. La création d'AgiQuad positionne AgiBot sur une concurrence directe avec ces acteurs, avec l'avantage d'un écosystème industriel chinois intégré et des coûts de production structurellement inférieurs.

UELa montée en puissance des quadrupèdes chinois (AgiQuad, Unitree) à coûts structurellement inférieurs accroît la pression concurrentielle sur les intégrateurs et constructeurs européens positionnés sur l'inspection industrielle et la surveillance.

Chine/AsieOpinion
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Au-delà de la mobilité : le GD01 d'Unitree marque une nouvelle phase de la bataille robotique chinoise
3TechNode 

Au-delà de la mobilité : le GD01 d'Unitree marque une nouvelle phase de la bataille robotique chinoise

Après une première période dominée par les démonstrations de mobilité, Unitree Robotics a mis en scène en 2026 son robot GD01, apparu en couverture du magazine TIME aux côtés de son fondateur et PDG Wang Xingxing, sous le titre "The Big Robot Moment". La machine, haute d'environ 2,7 mètres et pesant près de 500 kilogrammes, se pilote depuis un cockpit intégré dans son torse et peut alterner entre une locomotion bipède et quadrupède. Ses deux poings sont présentés comme assez puissants pour défoncer un mur, et ses pieds sont reliés à une coque de protection en fibre de carbone via des charnières mécaniques renforcées. Unitree qualifie le GD01 de premier mécha habité produit en série au monde, une affirmation qui reste pour l'instant non étayée par des chiffres vérifiables: ni degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, ni volumes de production ou calendrier de livraison n'ont été communiqués. Il s'agit donc à ce stade d'une vitrine technologique plutôt que d'un produit commercialisé ou déployé sur le terrain. L'intérêt du GD01 dépasse son aspect spectaculaire de robot de science-fiction. Il signale un basculement dans la compétition robotique chinoise: après des années où la mobilité seule (courir, sauter, danser) suffisait à démontrer un avantage technique, la bataille se déplace désormais vers la capacité réelle des machines à accomplir des tâches utiles dans des environnements non structurés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement mixte, ni robot industriel classique ni produit grand public, illustre la difficulté persistante à faire sortir la robotique humanoïde et quadrupède des démonstrations contrôlées pour l'amener vers des cas d'usage concrets comme les interventions en zone dangereuse, le secours d'urgence, l'inspection ou le transport. Le GD01 doit encore prouver qu'il peut opérer hors du cadre scénarisé d'une couverture de magazine. Ce lancement s'inscrit dans la trajectoire d'Unitree, connue jusqu'ici pour sa gamme de robots-chiens grand public Go, puis pour ses humanoïdes G1 et de la série H, construits sur une expertise reconnue en contrôle moteur. Il intervient alors que l'industrie chinoise de la robotique, après une première phase de croissance rapide marquée par des records de mobilité, voit affluer de nouveaux acteurs dans la course à l'intelligence incarnée, poussant chaque entreprise à démontrer non plus seulement des prouesses physiques mais une utilité opérationnelle en logistique, en fabrication ou en inspection. Aucun pilote commercial, partenaire industriel ni calendrier de déploiement n'a pour l'instant été annoncé pour le GD01, dont l'avenir dépendra de sa capacité à passer du statut de plateforme exploratoire à celui d'outil réellement opérationnel.

UEAucun impact direct sur la France/UE, mais ce virage chinois vers l'utilite operationnelle est un signal concurrentiel a suivre pour les acteurs europeens de la robotique humanoide.

Chine/AsieOpinion
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La première entreprise chinoise de puces cérébrales pour robots lève des centaines de millions de yuans
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La première entreprise chinoise de puces cérébrales pour robots lève des centaines de millions de yuans

Beijing Weifan Intelligent Technology a levé plusieurs centaines de millions de yuans lors d'un tour de table seed, co-dirigé par Zhongguancun Capital et sa filiale Qihang Investment, avec la participation du Shanghai Future Industry Fund, Shixi Capital, Biwin Storage, Yanhuang Group et deux autres fonds. Fondée en mai 2025 et issue du laboratoire PAICORE Lab de l'Université de Pékin, spécialisé dans les puces neuromorphiques, la société développe une architecture de puce unifiée "grand cerveau / petit cerveau" pour robots humanoïdes et systèmes à intelligence incarnée. Son co-fondateur Yin Jilei regroupe plus de vingt ans d'expérience semiconducteur, avec des passages chez IBM, GlobalFoundries, MediaTek et VIA, puis comme COO de Zhicun Technology ; l'équipe compte également d'anciens ingénieurs de Huawei et Tencent. La puce centrale repose sur une architecture propriétaire baptisée BiGPU (Brain-Inspired GPU), qui fusionne dans un seul bloc matériel calcul neuromorphique par réseau de neurones impulsionnels (SNN, Spiking Neural Network) et GPU généraliste (ANN), sur un jeu d'instructions et une chaîne d'outils logiciels partagés. La mise en production est prévue pour le deuxième trimestre 2027, à l'issue d'un cycle de R&D de deux ans actuellement à mi-parcours. L'enjeu principal est la réduction de la dépendance de la robotique chinoise envers la gamme Jetson de Nvidia, aujourd'hui quasi-incontournable pour l'inférence embarquée dans les robots humanoïdes, mais jugée trop coûteuse, peu localisée et exposée aux restrictions américaines à l'exportation. Aucune puce domestique ne propose encore d'alternative mature. La valeur ajoutée de BiGPU réside dans sa résolution du trilemme puissance de calcul / efficacité énergétique / coût : en convertissant les opérations de multiplication-accumulation matricielle (GEMM), qui représentent plus de 80 % du calcul dans les réseaux de neurones, en additions SNN à faible consommation, Weifan vise une réduction significative de la puissance dissipée sans sacrifier la compatibilité avec les frameworks existants. L'intégration isomorphe, c'est-à-dire un seul ISA partagé pour ANN et SNN plutôt que deux systèmes hétérogènes maintenus en parallèle, simplifie l'intégration côté équipementier. La prise en charge native des architectures Transformer, VLA (Vision-Language-Action) et des modèles du monde ancre BiGPU comme cible industrielle plutôt que démonstrateur académique. Weifan est une spin-off directe du laboratoire PAICORE de l'Université de Pékin, ce qui lui confère une crédibilité technique solide mais aussi la trajectoire classique d'un acteur académique en phase de validation industrielle. La puce ne sera pas disponible avant le deuxième trimestre 2027, laissant une fenêtre ouverte à des concurrents déjà en production : Nvidia Jetson Thor pour les humanoïdes, Qualcomm RB-series côté international, et Cambricon côté chinois. La société annonce des discussions en cours avec plusieurs fabricants de robots humanoïdes de premier plan, certaines ayant dépassé la phase exploratoire, sans divulguer de noms. Les fonds levés sont destinés à finaliser l'architecture du jeu d'instructions, étoffer l'équipe R&D et structurer la définition produit. À ce stade, il s'agit d'un pari sur une architecture prometteuse et une équipe expérimentée, pas encore sur un produit livré.

UEÀ surveiller comme signal d'intelligence compétitive sur la stratégie d'indépendance semiconducteur de la Chine dans la robotique humanoïde, sans impact opérationnel direct pour les acteurs européens avant 2027 au plus tôt.

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