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Stewart Platform Walker : des jambes sensibles grâce à des résistances
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Stewart Platform Walker : des jambes sensibles grâce à des résistances

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Stewart Platform Walker : des jambes sensibles grâce à des résistances
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Un bricoleur identifié comme JD a modifié un robot hexapode baptisé Stewy pour lui donner un retour de force au niveau des pattes, en utilisant simplement des résistances. Stewy repose sur une architecture inhabituelle : sa tête est une plateforme de Stewart, un système à 6 degrés de liberté normalement fixé sur une base immobile. En reliant des pattes aux mêmes servomoteurs qui pilotent cette plateforme, JD a transformé le dispositif en robot marcheur à six pattes. Le problème restant : le robot ne percevait rien du sol sous ses pieds, un manque jugé limitant pour évoluer sur des surfaces irrégulières. La solution retenue consiste à placer une résistance en série avec chaque servomoteur et à mesurer la chute de tension à ses bornes. Comme le courant consommé par un servomoteur augmente avec le couple qu'il produit, cette mesure permet, via la loi d'Ohm et une simple entrée analogique du microcontrôleur, d'estimer indirectement la force exercée par chaque patte.

Ce hack illustre un compromis intéressant pour la robotique de bricolage et les petits projets éducatifs ou de recherche low-cost : obtenir un proxy de retour de force sans capteur dédié, sans jauge de contrainte, et sans modification mécanique des servomoteurs. Les données obtenues sont présentées comme étonnamment exploitables au regard de la simplicité de l'implémentation, à condition de ralentir la vitesse des servomoteurs pour stabiliser le signal. Ce n'est en rien comparable à une véritable perception proprioceptive de niveau industriel, mais l'approche montre qu'un signal de couple approximatif peut suffire à améliorer la marche sur terrain inégal pour un robot amateur, sans budget capteurs.

L'astuce s'inscrit dans une famille de solutions bien connue des makers pour approximer une détection de force sans capteurs spécialisés, à l'image des résistances sensibles à la force (FSR) déjà employées dans des tapis MIDI de type Twister ou dans des imprimantes 3D à mise à niveau automatique. Contrairement à ces composants dédiés qui mesurent directement une pression, la méthode de JD détourne un signal électrique déjà présent dans le circuit du servomoteur, ce qui la rend applicable à quasi n'importe quel robot à base de servos bon marché. Aucune suite commerciale ou industrielle n'est annoncée : il s'agit d'un projet de hobbyiste documenté en vidéo, pensé comme une démonstration pédagogique plutôt que comme une innovation de rupture.

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Le F-47, chasseur de sixième génération, vise un rayon d'action de 1 000 milles marins, soit 70 % de plus que le F-22
1Interesting Engineering 

Le F-47, chasseur de sixième génération, vise un rayon d'action de 1 000 milles marins, soit 70 % de plus que le F-22

L'US Air Force conçoit son chasseur de sixième génération F-47 pour qu'il puisse parcourir plus de 1 000 milles nautiques (environ 1 850 km) depuis sa base, accomplir sa mission et revenir. C'est un rayon de combat supérieur à celui du F-22 Raptor, crédité de 590 milles nautiques (environ 1 090 km), et du F-35A, à 670 milles nautiques (environ 1 240 km). Le général de brigade Timothy Helfrich, responsable de l'acquisition pour les chasseurs et avions avancés à l'Air Force Life Cycle Management Center, a détaillé ces objectifs lors d'un entretien avec le Mitchell Institute. Il vise un premier vol en 2028, la mise en service dépendant ensuite du développement et des essais. Sur la base des chiffres publics, le gain serait d'environ 70 % face au F-22 et de près de 50 % face au F-35A. Le rayon de combat se distingue de la portée de convoyage : il mesure la distance à laquelle l'appareil peut opérer, remplir sa mission et rentrer, selon les conditions et les besoins en carburant. Cet écart pèserait surtout dans le Pacifique, où les distances et les missiles chinois à longue portée menacent bases aériennes, hubs logistiques et appareils de soutien. Un chasseur capable d'opérer plus loin de ses bases laisse aux commandants davantage de choix de déploiement et peut réduire le nombre de ravitaillements pour certaines missions, même si les ravitailleurs resteront nécessaires pour les patrouilles prolongées ou la pénétration profonde de zones défendues. Il faut toutefois lire ces chiffres avec prudence : il s'agit d'objectifs de conception, pas de performances démontrées, et les comparaisons reposent sur des valeurs publiques de référence dont les hypothèses de mission ne sont pas précisées. Helfrich affirme aussi que le F-47 sera nettement plus survivable que les chasseurs de cinquième génération, mais ni la surface équivalente radar ni les performances de guerre électronique n'ont été publiées. Cet avantage ne peut donc pas être évalué de façon indépendante. L'architecture entièrement ouverte promise, qui doit faciliter l'ajout de logiciels, de capteurs et de fonctions de guerre électronique, n'est pas propre à la sixième génération, puisque le F-15EX l'utilise déjà. L'enjeu est de l'associer à la furtivité. Boeing a remporté le contrat de développement d'ingénierie et de fabrication en mars 2025, pour l'avion central habité du programme Next Generation Air Dominance. Les objectifs annoncés précédemment comprennent une vitesse supérieure à Mach 2 et au moins 185 appareils. Le F-47 doit opérer avec des drones de combat collaboratifs (CCA), qui étendraient la couverture des capteurs, emporteraient des armes supplémentaires et compliqueraient le ciblage ennemi. Contrairement au F-35A multirôle, il est pensé pour la supériorité aérienne de haut niveau, avec une furtivité que n'offrent ni le F-15EX (environ 13,4 tonnes d'emports externes) ni le F-16. Le coût final, le calendrier et les cadences dépendront des essais, de la capacité industrielle et des budgets futurs. Face à l'expansion chinoise des flottes de chasseurs, des arsenaux de missiles et des défenses aériennes intégrées, l'Air Force parie sur le F-47 pour garder la supériorité aérienne contestable, ce qui suppose de transformer des exigences ambitieuses en un avion abordable.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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Un robot pour smasher au badminton comme un pro
2Hackaday Robots Hacks 

Un robot pour smasher au badminton comme un pro

Le bricoleur américain Travis Mitchell a converti un bras robotique industriel Denso VS050, compact à six axes, en machine à servir des volants de badminton, en partant du modèle CAO officiel fourni par Denso. Le bras saisit un volant dans une trémie via une pince pneumatique puis l'insère entre deux disques tournant à grande vitesse qui le pincent et l'éjectent, le tout piloté par un microcontrôleur ATmega AVR (préféré à un Raspberry Pi Pico pour ses besoins en entrées-sorties) et monté sur un bureau à hauteur réglable. Après des essais en atelier puis sur un vrai terrain, la solution retenue pour les disques lanceurs combine un disque en plastique imprimé en 3D et une bande de silicone assurant l'adhérence sans se déformer. Ce prototype reste une réalisation personnelle documentée dans la communauté des makers, sans lien commercial avec Denso ni volonté affichée de production en série, mais il illustre la réutilisation croissante de bras industriels compacts et abordables, conçus pour l'usine, vers des tâches sportives de niche. Aucune intelligence artificielle de type VLA n'intervient ici : l'enjeu est purement mécatronique, avec une synchronisation fine entre préhension pneumatique et éjection à haute vitesse, et un choix de matériaux délicat pour gérer friction et usure. Cela rappelle qu'à côté de la course aux robots humanoïdes généralistes, une part de l'innovation robotique continue de se jouer à petite échelle, avec du matériel industriel standard détourné pour résoudre des problèmes très spécifiques d'entraînement sportif automatisé. Le projet résulte de plusieurs années de tâtonnements de Mitchell, le volant empenné étant plus difficile à propulser qu'une balle de tennis car il freine très vite et nécessite un lancer par pincement rotatif plutôt qu'un simple tir pneumatique. Le choix du Denso VS050, bras habituellement destiné aux lignes d'assemblage industrielles, lui a permis de bénéficier d'une cinématique déjà éprouvée plutôt que de concevoir un bras sur mesure. Aucun calendrier de déploiement en club ou en compétition n'est évoqué ; les prochaines étapes annoncées concernent surtout l'amélioration de la fiabilité du lancer et du logiciel de contrôle.

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Guide complet de RoboBusiness 2026 : tout ce qui s'y passe
3Robotics Business Review 

Guide complet de RoboBusiness 2026 : tout ce qui s'y passe

RoboBusiness 2026 ouvre ses portes au Santa Clara Convention Center pour deux jours, avec plus de 1 600 participants attendus et plus de 40 sessions réparties sur cinq pistes : IA, business et développement, robotique de terrain, humanoïdes et technologies habilitantes. Le salon marque ses 20 ans. La première journée démarre à 9h15 (heure du Pacifique) avec la keynote « The Next 20 Years of Robotics », réunissant Rodney Brooks (cofondateur et CTO de Robust AI), Jonathan Hurst (cofondateur et chief robot officer d'Agility Robotics) et Ken Goldberg (UC Berkeley). Elle se conclura par une annonce spéciale dont le contenu n'est pas dévoilé. L'exposition est ouverte de 10h à 18h30 le premier jour, puis de 10h à 15h le second, avec Engineering Theater et Startup Alley. À 16h30, la table ronde « Beyond the Demo: AI in Production Robotics » rassemble Amazon Robotics, Teradyne Robotics, ABB Robotics, Cambridge Consultants et Cobot. Le deuxième jour s'ouvre à 9h30 sur le panel « State of Humanoids », avec les responsables d'Agility Robotics, d'Apptronik, de Persona AI et de PSYONIC. L'intitulé de la table ronde du premier jour est le signal le plus parlant du programme : « au-delà de la démo » reconnaît que l'écart entre démonstrations et production reste le sujet central du secteur. Le panel humanoïdes est annoncé comme un état des lieux des capacités livrées aujourd'hui, des obstacles techniques et opérationnels restants, et des leçons tirées des premières implémentations industrielles. Pour un intégrateur ou un COO, c'est le format utile : des retours d'exploitation plutôt que des vidéos choisies. Le programme ne fournit toutefois aucun chiffre de déploiement, de payload ou de temps de cycle. Il faudra attendre les interventions elles-mêmes pour juger de la part de données réelles. La présence d'ABB Robotics sur le thème des centres de données, et celle de Locus Robotics, d'Amazon Robotics et de Teradyne, montre aussi que la logistique et la cobotique pèsent autant que les humanoïdes dans les discussions. RoboBusiness est un rendez-vous américain historique de l'industrie, désormais à Santa Clara, au cœur de la Silicon Valley. Cette édition anniversaire met en scène des figures fondatrices (Brooks, Hurst) aux côtés d'acteurs de la nouvelle vague humanoïde (Agility, Apptronik, Persona AI), ainsi que des écosystèmes de soutien comme MassRobotics. Le programme n'indique la participation d'aucun acteur français ou européen, hormis Cambridge Consultants côté britannique. Le salon se déroule aussi dans un contexte de concurrence très forte entre humanoïdes, que le panel du deuxième jour rassemble sur une même scène. L'annonce surprise de la keynote d'ouverture et la dernière keynote du deuxième jour sont les deux temps à surveiller. La seconde, à 15h, est donnée par Morgan Pope, directeur de la « companionship » chez Familiar Machines & Magic, ce qui élargit la discussion vers la robotique de compagnie.

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Ouverture des candidatures aux TRR50 Robotics Innovation Awards 2027
4Robotics Business Review 

Ouverture des candidatures aux TRR50 Robotics Innovation Awards 2027

The Robot Report ouvre les candidatures pour la prochaine édition de ses TRR50 Robotics Innovation Awards, qui récompensent chaque année depuis 2012 les organisations et robots jugés les plus innovants au monde. Le palmarès, jusqu'ici connu sous le nom RBR50, change de marque et devient The Robot Report 50 (TRR50). La date limite de dépôt est fixée au 5 janvier 2027. Seules les innovations lancées, livrées ou mises en œuvre entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026 sont éligibles. Les lauréats seront célébrés lors d'un gala organisé pendant le Robotics Summit & Expo, les 2 et 3 juin 2027 à Boston, et certains présenteront leurs robots dans un « TRR50 Pavilion » sur le salon. Les catégories sont : Startup de l'année (moins de cinq ans d'existence, avec des tests clients déjà en cours), Application de l'année, Robot de l'année, Robots for Good, et une nouvelle catégorie, Best Use of AI. S'y ajoutent les catégories Produits, Business et Applications. Chaque candidat peut concourir dans deux catégories au maximum et décrit son innovation en 500 mots ou moins. Ce programme sert de baromètre de ce que la presse spécialisée américaine considère comme significatif, et ses choix passés dessinent une hiérarchie des priorités du secteur. La création d'une catégorie dédiée à l'IA reflète le déplacement de l'attention vers les modèles qui changent la façon dont les robots apprennent, bien plus que vers le matériel seul. Le sacre de Physical Intelligence comme startup de l'année 2026 va dans le même sens. Les critères de l'Application de l'année, qui exigent un bénéfice démontré face aux procédés antérieurs, sont utiles pour les intégrateurs et les décideurs B2B : ils valorisent des déploiements mesurables plutôt que des démonstrations. Il faut toutefois rester lucide : il s'agit d'un classement éditorial fondé sur des dossiers auto-déclarés, sans audit indépendant des performances, et la visibilité qu'il offre est aussi un levier marketing pour les candidats, d'autant que la participation au salon est liée à l'événement organisé par le même éditeur. Côté historique, les lauréats récents montrent l'éventail couvert. En 2026, le robot Vulcan d'Amazon a remporté le titre de Robot de l'année, Tatum Robotics a été distinguée pour sa main robotique permettant la communication tactile en langue des signes, et Harvard pour ses aides robotiques portables destinées aux personnes touchées par un AVC ou la SLA. En 2025, Waymo avait été sacré pour ses robotaxis et le Stretch 3 de Hello Robot avait inauguré la catégorie Robots for Good. Mytra (stockage automatisé) avait été startup de l'année en 2025 et TEPCO avait été primé pour son travail de retrait du combustible radioactif à Fukushima Daiichi. L'article ne cite aucun acteur français ou européen parmi les lauréats mentionnés, ce qui laisse de la place à des candidatures de Wandercraft, Exotec, Pollen Robotics ou Enchanted Tools. Les dossiers sont à déposer via un formulaire en ligne, et les questions sont à adresser à Steve Crowe, de la rédaction.

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