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CiDi vise une expansion à l'international pour ses équipements miniers autonomes
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CiDi vise une expansion à l'international pour ses équipements miniers autonomes

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Résumé IASource uniqueImpact UE

CiDi, entreprise chinoise cotée à Hong Kong spécialisée dans les engins miniers autonomes, prévoit d'accélérer son expansion hors de Chine. L'entreprise prépare un déploiement plus large d'excavatrices partiellement automatisées en Australie cette année, et cherche à décrocher des contrats au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Europe. CiDi anticipe que les marchés internationaux représenteront une part à deux chiffres de son chiffre d'affaires l'an prochain, contre un niveau à un chiffre bas aujourd'hui. En 2025, le chiffre d'affaires du groupe a plus que doublé, atteignant 884,8 millions de yuans. Sa flotte mondiale a elle aussi progressé, dépassant désormais 1 700 véhicules déployés sur 30 mines et carrières.

Cette progression illustre l'accélération de l'automatisation dans le secteur minier, où les coûts d'exploitation, la sécurité des opérateurs et la pénurie de main-d'œuvre poussent les exploitants à adopter des engins autonomes ou semi-autonomes. Le doublement du chiffre d'affaires en un an et l'ancrage sur 30 sites suggèrent que la technologie dépasse le stade du pilote isolé pour entrer dans une phase de déploiement à l'échelle sur des flottes réelles, un signal important pour les intégrateurs et opérateurs miniers qui évaluent encore la maturité de ces solutions. La stratégie d'internationalisation vise aussi à réduire la dépendance de CiDi au marché chinois, dans un contexte de concurrence locale accrue.

CiDi s'inscrit dans un mouvement plus large d'acteurs chinois de la robotique industrielle cherchant à se positionner sur les marchés occidentaux et émergents, face à des géants historiques comme Caterpillar ou Komatsu, qui développent eux aussi leurs propres flottes autonomes. Le choix de l'Australie comme premier marché d'ampleur n'est pas anodin : le pays concentre une part importante de l'activité minière mondiale et sert souvent de terrain d'essai avant une extension vers d'autres régions. Les prochaines étapes attendues sont la signature de contrats au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Europe, qui détermineront si CiDi atteint l'objectif de revenus internationaux à deux chiffres fixé pour l'année prochaine.

Impact France/UE

CiDi cherche à décrocher des contrats en Europe mais n'a pas encore de déploiement confirmé sur le marché européen, ce qui représente une concurrence potentielle future pour le secteur minier européen.

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La Chine mise sur l'IA et la fabrication avancée pour contrer les vents économiques contraires
1SCMP Tech 

La Chine mise sur l'IA et la fabrication avancée pour contrer les vents économiques contraires

Le Premier ministre chinois Li Qiang a effectué lundi une visite symbolique à Pékin, passant par l'usine de véhicules électriques de Xiaomi puis par le Humanoid Robot Innovation Centre, un hub qui regroupe plus d'une douzaine de start-ups spécialisées en IA incarnée (embodied AI), des partenaires industriels et des institutions de recherche. Lors de cette tournée, Li a appelé à une intégration accélérée entre les acteurs de l'IA et le secteur de la fabrication avancée, positionnant cette convergence comme levier de croissance prioritaire face au ralentissement de la demande intérieure et aux pressions commerciales extérieures, notamment les tensions tarifaires avec les États-Unis. Le signal politique est clair : Pékin veut transformer ses capacités en robotique humanoïde et en IA générative en avantages compétitifs industriels concrets, pas seulement en vitrines technologiques. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela signifie une accélération probable des déploiements pilotes en usine, avec un soutien étatique direct aux start-ups locales. La visite du Humanoid Robot Innovation Centre illustre aussi la stratégie de clustering : concentrer capital, talents et clients industriels pour réduire le fossé entre démo lab et déploiement réel. Ce mouvement s'inscrit dans une trajectoire déjà engagée : la Chine a multiplié les programmes de soutien à la robotique humanoïde depuis 2023, avec des acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence ou Agibot qui affichent des cadences de production croissantes. Face à eux, les acteurs américains (Figure AI, Physical Intelligence, Tesla Optimus) et européens avancent sur des segments différents. La prochaine étape à surveiller sera la concrétisation de ces orientations politiques en contrats industriels mesurables.

UEL'accélération du soutien étatique chinois à la robotique humanoïde intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens, qui devront consolider des niches différenciées face à des cadences de production chinoises croissantes.

Chine/AsieOpinion
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UBTech déploie ses robots humanoïdes pour contrôler les foules à une frontière internationale chinoise très fréquentée
2Interesting Engineering 

UBTech déploie ses robots humanoïdes pour contrôler les foules à une frontière internationale chinoise très fréquentée

La Chine a commencé à déployer des robots humanoïdes au poste-frontière de Fangchenggang, dans la région du Guangxi, l'un des points de passage les plus fréquentés avec le Vietnam. Le site, qui englobe le port de Dongzhong et celui de Dongxing voisin, gère un trafic quotidien important de camions de fret, de bus et de voyageurs, générant des embouteillages lors des contrôles douaniers. Les autorités frontalières ont acheté des robots Walker S2 du fabricant chinois UBTech Robotics dans le cadre d'un contrat évalué à environ 40 millions de dollars, sans préciser le nombre d'unités commandées ; les premières livraisons ont débuté pour un déploiement dans les hubs de transit clés. Le Walker S2 mesure 1,76 mètre, dispose de 52 degrés de liberté et peut soulever jusqu'à 15 kg par bras grâce à des mains articulées dextres. Il embarque un système de double batterie interchangeable pour un fonctionnement quasi continu, ainsi qu'une pile logicielle baptisée BrainNet 2.0 couplée à une vision stéréo binoculaire pour la navigation autonome et l'équilibre dynamique. Dans le terminal passagers, les robots détectent les engorgements de foule, orientent les voyageurs vers des files organisées et répondent en plusieurs langues aux questions sur les procédures douanières. Côté fret, d'autres unités scannent codes-barres, numéros de série et manifestes numériques sur les conteneurs, puis transmettent les données croisées avec les bases douanières à des agents humains pour validation. UBTech a par ailleurs présenté récemment sa gamme UWORLD U1, décrite par l'entreprise comme la première ligne de robots humanoïdes « ultra-bioniques » grandeur nature conçue pour la production de masse, une affirmation qui reste à vérifier à l'échelle industrielle. Ce déploiement constitue un test grandeur nature bien plus exigeant que les usines contrôlées où évoluent habituellement les humanoïdes commerciaux : humidité côtière, poussière, intempéries et flux constant de voyageurs et de véhicules. C'est précisément ce type d'épreuve qui permettra de juger si la robotique humanoïde a dépassé le stade de la démonstration scénarisée pour tenir dans la durée en conditions réelles, l'écart entre promesse et réalité restant l'un des points de friction majeurs du secteur. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu dépasse le seul cas d'usage douanier : Pékin présente explicitement ce projet comme un pilote susceptible de s'étendre aux aéroports, gares ferroviaires internationales et ports maritimes si les résultats sont concluants, ce qui en ferait un cas d'école pour l'automatisation des services publics à grande échelle. Le déploiement soulève aussi des questions pratiques et juridiques non résolues : le temps d'adaptation des voyageurs face à des machines assurant des tâches de service et de sécurité, et la répartition des responsabilités en cas d'erreur opérationnelle d'un robot lors d'une inspection ou d'un contrôle. Les tâches critiques de sécurité et les décisions relevant des forces de l'ordre restent, en l'état, hors du périmètre confié aux machines. Le contrat de Fangchenggang s'inscrit dans la stratégie plus large de la Chine visant à accélérer l'adoption de l'IA et de la robotique dans les infrastructures publiques, un axe porté à la fois par les autorités locales et par la politique industrielle nationale de soutien aux acteurs de la robotique humanoïde comme UBTech, Unitree ou AgiBot. UBTech a construit sa position sur des contrats industriels et logistiques avant d'étendre le Walker S2 à des environnements publics, une trajectoire distincte de celle d'acteurs américains comme Figure (Figure 03, associé au modèle Helix) ou Tesla (Optimus Gen 3), encore essentiellement cantonnés à des pilotes en usine, tandis que des plateformes comme GR00T N2 de Nvidia ou Pi-0 continuent de viser l'apprentissage générique de tâches de manipulation plutôt que le déploiement en environnement public. La suite dépendra des résultats du pilote de Fangchenggang : en cas de fiabilité démontrée sur la durée, les autorités chinoises ont indiqué vouloir étendre le concept à d'autres points d'entrée internationaux, faisant de ce poste-frontière un banc d'essai déterminant pour la robotique humanoïde appliquée aux services publics de transport.

Chine/AsieActu
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Gong Hongjia, Lu Qi et des investisseurs internationaux misent sur le bracelet EMG d'une équipe de l'Université de Pékin
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Gong Hongjia, Lu Qi et des investisseurs internationaux misent sur le bracelet EMG d'une équipe de l'Université de Pékin

La startup chinoise SnowOrigin (雪梦未来) annonce un tour de financement impliquant trois investisseurs de premier plan : Gong Hongjia, co-fondateur du géant de la vidéosurveillance Hikvision, Lu Qi, ancien vice-président de Microsoft Chine et ex-directeur technique de Baidu, désormais à la tête du fonds Miracle Plus, et des institutions étrangères non nommées. L'entreprise, fondée par Qin Xu, diplômé du Laboratoire national d'ingénierie en encodage vidéo de l'Université de Pékin sous la direction des académiciens Gao Wen et Huang Tiejun, développe une nouvelle génération de terminaux d'acquisition de données pour l'IA incarnée (Physical AI). Sa solution combine un bracelet à sEMG (électromyographie de surface), un casque panoramique de capture en première personne et le modèle d'IA propriétaire NMH (Neural Math Hybrid), capable de décoder des signaux neuromusculaires en temps réel. Sur le plan technique, les bracelets SnowOrigin dépassent les appareils domestiques concurrents, généralement limités à 8 canaux, 200-250 Hz d'échantillonnage et un rapport signal/bruit de 20 à 25 dB, en atteignant un SNR supérieur à 43 dB, avec davantage de canaux et une fréquence d'échantillonnage plus élevée. Les données produites sont structurées en trois composantes : posture (Pose), effort musculaire (Force) et micro-ajustements fins (Micro-control). L'enjeu central que cible SnowOrigin est le fossé entre les méthodes d'acquisition de données existantes et les besoins réels de l'entraînement des robots humanoïdes. Les systèmes actuels, que ce soit la capture de mouvement, la téléopération ou la vidéo à la première personne, enregistrent ce qu'un humain fait, mais pas pourquoi ni comment : l'intention derrière un geste, la modulation de la force et les corrections imperceptibles en cours de manipulation restent invisibles. La startup s'appuie sur une analogie directe avec les LLM : de même qu'Internet a fourni la masse textuelle nécessaire à l'émergence de modèles de langage, l'ère du Physical AI requiert des données d'interaction humaine complètes en modalités multiples. Portable en conditions réelles, le bracelet sEMG ouvre la voie à une collecte à grande échelle impossible avec les gants de capture en laboratoire ou les exosquelettes, et c'est précisément ce que recherchent les équipes d'entraînement de robots dans leur pipeline de données de manipulation. Le contexte de la course aux interfaces neurales non invasives s'est considérablement accéléré depuis le rachat de CTRL-Labs par Meta en 2019 pour environ 500 millions de dollars, une opération qui a légitimé le sEMG comme vecteur d'interaction avec les systèmes AR/VR. SnowOrigin revendique avoir été, dès 2023, la première entreprise chinoise à décoder en temps réel les signaux sEMG en données complètes de posture de main, et la première à lancer en production de masse un bracelet multi-canaux au-delà des 8 canaux standards. Sur le plan concurrentiel, Meta avance avec son bracelet neural pour les lunettes Ray-Ban Meta et le casque Quest, tandis que plusieurs acteurs chinois commencent à entrer sur ce segment. SnowOrigin mise sur deux débouchés commerciaux : les fabricants de lunettes IA, dont plusieurs acteurs majeurs auraient déjà signalé leur intérêt pour une intégration comme interface d'interaction, et les équipes robotiques cherchant des données d'entraînement à l'échelle pour robots humanoïdes et modèles du monde.

Chine/AsieActu
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Un équipementier aérospatial intelligent issu du programme grand avion national lève plusieurs dizaines de millions de yuans
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Un équipementier aérospatial intelligent issu du programme grand avion national lève plusieurs dizaines de millions de yuans

Dalian Kunda Automation (大连坤达自动化有限公司), constructeur chinois d'équipements d'assemblage intelligent pour l'aéronautique et le spatial, a bouclé un tour de Série A de plusieurs dizaines de millions de yuans, montant non précisé, annoncé le 22 juin 2026. L'investisseur est Yongxin Rongyuan (永鑫方舟, Taizhou), Da'an Capital ayant assuré le rôle de conseiller financier exclusif. Fondée en 2016 à Dalian, la société commercialise des plateformes mobiles lourdes (MRP-T, 2 à 200 tonnes de capacité), des robots mobiles composites (FAMR) à navigation laser SLAM et contrôle multi-véhicule, ainsi que des logiciels de jumeaux numériques et d'ordonnancement. Son chiffre d'affaires s'établit à environ 80 millions de yuans (10,5 millions d'euros) lors du dernier exercice, en hausse de 49 % sur un an. La société revendique plus de 60 brevets et mène une R&D conjointe avec l'université de technologie de Dalian sur les algorithmes d'assemblage haute précision. Elle a récemment été retenue par Bailang Airlines (白鲸航线) pour la ligne de montage final du W5000, un grand drone cargo sans pilote en cours de développement en Chine. Ce positionnement répond à une contrainte structurelle qui distingue l'aéronautique de l'automobile : les composants à assembler (voilures, fuselages, moteurs) atteignent des masses de plusieurs centaines de tonnes, avec des tolérances de repositionnement à l'échelle du millimètre. Les AGV industriels standard ne sont pas conçus pour ces niveaux combinés de charge et de précision. Kunda y adresse des algorithmes de compensation d'erreur multi-degrés de liberté (multi-DOF) et des systèmes de servocommande hybride force-position, couplés à des fonctions de coordination multi-véhicule pour le docking de grandes pièces. La synchronisation de plusieurs châssis lourds sur un même axe de dépose reste un verrou technique non résolu dans la majorité des usines aéronautiques mondiales. Il convient toutefois de noter que les performances avancées dans la communication de la société (précision effective mesurée, temps de cycle) ne sont étayées par aucune mesure tierce publiée, ce qui limite la comparaison objective avec des concurrents établis. Ce tour s'inscrit dans deux accélérateurs simultanés en Chine : la montée en cadence du C919 de COMAC, avion court-moyen courrier concurrent de l'A320neo, et la politique nationale d'économie basse altitude, qui stimule le développement des grands drones cargo. L'équipe fondatrice revendique une expérience directe sur les programmes nationaux de grands avions d'État, argument d'entrée fort dans un marché structurellement fermé. Sur le plan concurrentiel, la société ne cite aucun adversaire et se déclare "premier rang national" sur les AGV/AMR industriels lourds, affirmation non vérifiable indépendamment. À l'international, les acteurs les plus proches dans l'assemblage aérospatial automatisé incluent Comau (groupe Stellantis, Italie) et MTorres (Espagne), mais le marché chinois leur reste de facto inaccessible. Les prochaines étapes annoncées couvrent l'extension aux robots médicaux spécialisés, aux laboratoires intelligents pour universités et au marché de l'usinage industriel général.

UELa montée en puissance de Kunda sur l'assemblage aéronautique automatisé renforce l'avance technologique de la Chine dans ce segment, fragilisant indirectement la position internationale de Comau (Stellantis, Italie) et MTorres (Espagne), cités comme concurrents les plus proches mais sans accès réel au marché chinois.

Chine/AsieActu
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