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Chine/AsieSCMP Tech 

Robots collègues chinois en plein essor : voici les cobots dopés à l'IA

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Le géant technologique chinois multiplie les déploiements de cobots, ces robots collaboratifs conçus pour travailler aux côtés d'employés humains sur les lignes de production. Contrairement aux robots humanoïdes et aux "usines noires" entièrement automatisées qui ont capté l'attention médiatique, cette catégorie d'automatisation progresse discrètement grâce aux avancées en apprentissage automatique et en intelligence artificielle. Les derniers modèles se distinguent par une programmation ne nécessitant plus aucune compétence en code : ils répondent désormais à des commandes vocales en langage naturel, à des gestes de l'opérateur, et peuvent apprendre une tâche par simple démonstration physique (méthode dite du "drag-to-teach"), où l'humain guide manuellement le bras robotique pour lui enseigner un mouvement.

Cette évolution marque un tournant pour l'industrie manufacturière chinoise et, plus largement, pour le secteur de la robotique collaborative mondiale. En abaissant drastiquement la barrière technique à l'installation et à la reconfiguration des cobots, les fabricants chinois rendent ces machines accessibles à des PME industrielles qui n'auraient pas les moyens d'employer des ingénieurs en robotique dédiés. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce signal est important : il suggère que l'automatisation collaborative, longtemps freinée par la complexité de programmation, pourrait connaître une diffusion beaucoup plus rapide que les humanoïdes autonomes, dont le déploiement reste largement au stade pilote.

Cette montée en puissance s'inscrit dans la stratégie industrielle chinoise de robotisation massive, portée par des acteurs nationaux cherchant à répondre à la fois à la hausse des coûts de main-d'œuvre et aux ambitions de leadership technologique de Pékin. Les cobots chinois entrent ainsi en concurrence directe avec des fabricants occidentaux établis comme Universal Robots ou ABB, historiquement dominants sur ce segment. La trajectoire annoncée table sur une intégration croissante de l'IA générative et de l'apprentissage par renforcement pour rendre ces robots encore plus autonomes dans l'adaptation à de nouvelles tâches, sans toutefois atteindre le niveau de polyvalence visé par les humanoïdes de nouvelle génération.

Impact France/UE

Les fabricants europeens Universal Robots et ABB, historiquement dominants sur le segment des cobots, font face a une concurrence accrue des fabricants chinois qui simplifient radicalement la programmation de ces robots.

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Nvidia renforce son équipe robotique en Chine face à l'essor de l'IA physique
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Nvidia intensifie ses recrutements en Chine pour renforcer son équipe dédiée à la robotique physique, avec plus d'une douzaine de postes ouverts simultanément à Beijing, Shanghai et Shenzhen. L'annonce, publiée lundi sur le compte WeChat officiel de la firme, couvre quatre domaines stratégiques : l'intelligence incarnée (embodied intelligence), la simulation, l'implémentation et les solutions. L'objectif affiché est de construire une plateforme robotique de premier plan dans un marché où les constructeurs chinois représentent la majorité des expéditions mondiales de robots industriels et humanoïdes. Ce mouvement de recrutement signale une montée en puissance de Nvidia sur le segment de la robotique physique en Chine, marché dominant à l'échelle mondiale en volume de déploiement. La stratégie de la firme repose sur son écosystème logiciel Isaac (simulation, entraînement) et sur GR00T N2, son modèle fondationnel pour robots humanoïdes présenté en mars 2025. En s'ancrant localement, Nvidia cherche à s'imposer comme couche d'infrastructure incontournable pour les intégrateurs et constructeurs chinois, dont plusieurs développent déjà des humanoïdes sur des puces concurrentes. La présence terrain est aussi un signal de conformité réglementaire dans un contexte de restrictions à l'export sur les puces avancées. Nvidia a accéléré son pivot vers la robotique depuis 2024, en positionnant la "physical AI" comme troisième vague après le calcul général et les LLMs. Les acteurs chinois comme Unitree, UBTECH et Fourier Intelligence figurent parmi les clients potentiels de cet écosystème. Les concurrents directs sur la couche plateforme incluent des startups comme Physical Intelligence (Pi-0) côté modèles, et des industriels comme Siemens ou ABB sur la simulation. Cette expansion en Chine intervient malgré les tensions commerciales persistantes autour des puces H-series, ce qui soulève des questions sur les configurations matérielles qui seront effectivement utilisées localement.

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En Chine, les robots à intelligence artificielle incarnée sortent des usines pour entrer dans les foyers, sous forme de location à l'heure pour des tâches ménagères. Plusieurs plateformes à la demande proposent désormais des robots humanoïdes ou à roues capables de nettoyer les sols, essuyer les surfaces, récupérer des objets ou effectuer de petites tâches de rangement, pour un tarif de départ de 74 yuans les trois heures, soit environ 25 yuans de l'heure (un peu plus de 3 euros). Ces machines s'appuient sur des modèles vision-langage-action pour naviguer de façon autonome dans un environnement domestique, éviter les obstacles, reconnaître des objets et répondre à des commandes vocales simples. C'est l'un des premiers déploiements commerciaux réels de l'IA incarnée en dehors du cadre industriel, après des investissements en R&D chiffrés en milliards de yuans. Ce tarif rend la main-d'œuvre robotique moins chère que le personnel de ménage humain dans les grandes villes chinoises, mais l'écart de capacités reste net : les retours d'utilisateurs montrent que ces robots gèrent correctement les tâches de nettoyage simples, tout en peinant face aux objets de forme irrégulière, aux instructions à plusieurs étapes et aux espaces exigus typiques des appartements chinois. Le compromis est assumé, fonctionnalités limitées contre accessibilité tarifaire, et il interroge la trajectoire des investissements massifs consacrés à l'IA incarnée en Chine. Des entreprises comme Unitree, AgiBot, Star Dynasty ou X Square Robot ont levé des fonds considérables pour des robots humanoïdes généralistes, alors que le premier vrai marché de masse concerne des robots de service bien plus spécialisés et modestes. Les défenseurs de l'approche avancent toutefois que ce déploiement réel, même limité, génère des données précieuses pour entraîner les modèles de nouvelle génération, des données que la simulation en laboratoire ne peut reproduire : agencements imprévus, objets variés, comportements d'utilisateurs divers. Cette stratégie rappelle celle des entreprises chinoises de conduite autonome, qui ont déployé des fonctions de conduite partiellement automatisée des années avant d'atteindre une autonomie complète, misant sur l'accumulation de données réelles plutôt que sur l'attente d'une technologie parfaite. Les analystes du secteur anticipent une expansion rapide du marché de la location de robots domestiques à mesure que les coûts baissent et que les capacités progressent, plusieurs acteurs chinois développant déjà des modèles de nouvelle génération optimisés pour l'environnement du foyer, avec une meilleure dextérité pour manipuler de petits objets et une compréhension plus fine des instructions complexes. Reste une question ouverte : ce modèle de facturation à la tâche, encore marginal, pourra-t-il générer des revenus suffisants pour justifier l'ampleur des investissements déjà engagés dans l'infrastructure de l'IA incarnée.

Chine/AsieActu
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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion
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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion

Honor, filiale autonome de Huawei depuis 2020 et jusqu'ici positionnée sur les smartphones et wearables, a décroché la médaille d'or au deuxième semi-marathon humanoides de Pékin avec son robot baptisé Lightning, devançant des acteurs spécialisés comme Unitree et X-Humanoid. L'événement, organisé dimanche dernier, réunissait les principaux constructeurs de robots humanoïdes chinois dans une course d'endurance conçue pour évaluer locomotion et robustesse en conditions réelles. Alibaba figure également parmi les grands groupes technologiques qui accélèrent leurs investissements dans le secteur, dans un contexte où Pékin pousse activement à la montée en puissance de la robotique nationale. La victoire d'Honor est significative car elle illustre un phénomène nouveau: les Big Tech généralistes chinois rattrapent en moins de deux ans des spécialistes de la robotique humanoïde qui disposent de plusieurs années d'avance en R&D. Cela suggère que les barrières à l'entrée s'abaissent rapidement, portées par la disponibilité de fondations logicielles communes et d'une chaîne d'approvisionnement matérielle dense en Chine. Pour les intégrateurs industriels, cela annonce une intensification de la concurrence et potentiellement une compression des prix sur les plateformes humanoïdes dans les 18 à 24 prochains mois. Honor n'a lancé sa division robotique qu'en 2025, ce qui rend sa performance d'autant plus notable. La Chine compte désormais plusieurs dizaines de startups humanoïdes, dont Unitree et Fourier Intelligence, mais l'entrée des grandes plateformes tech recompose le paysage compétitif. Côté occidental, Boston Dynamics, Figure AI et Agility Robotics suivront de près cette évolution, notamment pour évaluer si les performances en course se traduisent en fiabilité opérationnelle industrielle.

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Robots de soudage collaboratifs : le cheval noir qui redessine l'automatisation du soudage en Chine
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Robots de soudage collaboratifs : le cheval noir qui redessine l'automatisation du soudage en Chine

En six ans, les robots de soudage collaboratifs ont opéré une percée notable en Chine, passant du stade expérimental en 2020 à une solution d'automatisation largement déployée en 2026. Ces cobots se distinguent par leur aptitude à fonctionner aux côtés des opérateurs sans barrières de sécurité physiques, combinée à une planification de trajectoire adaptative qui réduit les temps de programmation par rapport aux robots industriels classiques. L'adoption a été tirée par la hausse structurelle des coûts salariaux et par une demande accrue en qualité de soudure dans les secteurs automobile, naval et des équipements lourds. Plusieurs acteurs domestiques chinois auraient atteint le premier rang technologique, concurrençant directement les marques internationales sur prix et performance. Des analystes sectoriels projettent une part de marché supérieure à 30 % dans le segment mid-market de la soudure d'ici deux ans, à mesure que les prix unitaires continuent de baisser, bien qu'aucune source indépendante ne soit citée à l'appui de cette projection. L'enjeu principal est de combler le déficit structurel de soudeurs qualifiés tout en automatisant des tâches longtemps réservées à la dextérité humaine. La rupture technique clé réside dans des algorithmes de contrôle propriétaires permettant une adaptation rapide à de nouvelles géométries de pièces, ce qui réduit les cycles de déploiement sur ligne. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela se traduit par un argument d'amortissement raccourci. Les métriques de cycle time avancées par les constructeurs restent cependant à valider sur données terrain indépendantes, les communications disponibles reposant essentiellement sur des démonstrations contrôlées plutôt que sur des rapports de production réelle. Ce mouvement s'inscrit dans la montée en gamme globale de la robotique chinoise, portée par des acteurs comme JAKA Robotics, Aubo Robotics ou Elite Robots qui réduisent progressivement l'écart avec les références occidentales FANUC, KUKA et ABB. Le soudage collaboratif représente aujourd'hui l'un des cas d'usage les plus matures pour les bras cobots en environnement industriel réel, avec des déploiements documentés dans la construction navale et l'automobile. Les prochaines étapes probables incluent l'intégration de vision 3D pour l'adaptation en temps réel aux variations géométriques des pièces et l'extension vers les marchés émergents d'Asie du Sud-Est, où les pressions sur les coûts de main-d'oeuvre créent des conditions similaires à celles qui ont catalysé l'adoption en Chine.

UEImpact indirect sur les équipementiers européens (ABB, KUKA) dont les parts de marché mid-market soudage sont directement menacées par la montée en gamme des cobots chinois JAKA, Aubo et Elite Robots, sans déploiement documenté en Europe à ce stade.

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