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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion
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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion

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Honor, filiale autonome de Huawei depuis 2020 et jusqu'ici positionnée sur les smartphones et wearables, a décroché la médaille d'or au deuxième semi-marathon humanoides de Pékin avec son robot baptisé Lightning, devançant des acteurs spécialisés comme Unitree et X-Humanoid. L'événement, organisé dimanche dernier, réunissait les principaux constructeurs de robots humanoïdes chinois dans une course d'endurance conçue pour évaluer locomotion et robustesse en conditions réelles. Alibaba figure également parmi les grands groupes technologiques qui accélèrent leurs investissements dans le secteur, dans un contexte où Pékin pousse activement à la montée en puissance de la robotique nationale.

La victoire d'Honor est significative car elle illustre un phénomène nouveau: les Big Tech généralistes chinois rattrapent en moins de deux ans des spécialistes de la robotique humanoïde qui disposent de plusieurs années d'avance en R&D. Cela suggère que les barrières à l'entrée s'abaissent rapidement, portées par la disponibilité de fondations logicielles communes et d'une chaîne d'approvisionnement matérielle dense en Chine. Pour les intégrateurs industriels, cela annonce une intensification de la concurrence et potentiellement une compression des prix sur les plateformes humanoïdes dans les 18 à 24 prochains mois.

Honor n'a lancé sa division robotique qu'en 2025, ce qui rend sa performance d'autant plus notable. La Chine compte désormais plusieurs dizaines de startups humanoïdes, dont Unitree et Fourier Intelligence, mais l'entrée des grandes plateformes tech recompose le paysage compétitif. Côté occidental, Boston Dynamics, Figure AI et Agility Robotics suivront de près cette évolution, notamment pour évaluer si les performances en course se traduisent en fiabilité opérationnelle industrielle.

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En Chine, des capitaux-risqueurs et des conglomérats industriels multiplient les mises sur les fabricants de mains robotiques dextres, désignées comme le principal verrou matériel de la course aux humanoïdes. La dernière levée en date a été annoncée vendredi par Xynova, startup basée à Hangzhou, qui a bouclé un tour de série A avec la participation des branches venture du fabricant de smartphones Xiaomi et du constructeur de véhicules électriques Li Auto. Le montant n'a pas été divulgué dans l'extrait disponible, mais le titre de l'article indique que Xynova aurait atteint le statut de licorne, c'est-à-dire une valorisation supérieure à un milliard de dollars, dans un délai qualifié d'exceptionnel. L'entrée conjointe de Xiaomi Ventures et Li Auto dans ce segment est un signal fort : deux acteurs qui maîtrisent respectivement la production électronique de masse et l'intégration mécatronique à l'échelle automobile voient dans les mains robotiques un composant critique de leur roadmap industrielle. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, ce mouvement confirme que la dextérité des effecteurs terminaux, longtemps reléguée derrière la locomotion et la cognition, devient le critère différenciant pour les déploiements en environnement non structuré, des usines automobiles aux entrepôts logistiques. L'engouement pour les mains dextres chinoises s'inscrit dans une dynamique plus large opposant les écosystèmes américain et chinois sur la chaîne de valeur de l'humanoïde. Côté américain, des acteurs comme Shadow Robot ou les équipes robotiques d'OpenAI travaillent sur des problèmes similaires. Côté chinois, Xynova rejoint un peloton de startups spécialisées bénéficiant d'un accès privilégié à la chaîne d'approvisionnement électronique locale et à un marché manufacturier captif. La prochaine étape sera d'observer si ces levées se traduisent par des déploiements industriels mesurables ou restent dans la logique de la course à la valorisation.

Chine/AsieOpinion
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La Chine teste des robots humanoïdes dans des plantations de thé avant les Jeux mondiaux de robotique 2026
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La Chine teste des robots humanoïdes dans des plantations de thé avant les Jeux mondiaux de robotique 2026

Le 10 mai 2026, les premières équipes engagées dans les World Humanoid Robot Games 2026 ont déployé leurs robots humanoïdes non pas dans une salle de compétition, mais dans les plantations de thé blanc de Fuding, province du Fujian, l'une des régions productrices les plus importantes de Chine. Ce premier tronçon du relais dit "Energy Transfer" constitue une épreuve de terrain réelle : les robots devaient identifier et cueillir des feuilles de thé, transporter des charges sur des pentes irrégulières, étaler les feuilles pour séchage au soleil, puis participer aux étapes de torréfaction et de pressage en galettes. Selon CGTN, l'exercice est explicitement conçu comme un banc de collecte de données pour les systèmes d'IA généraliste et d'IA incarnée (embodied AI), dans des conditions impossibles à reproduire fidèlement en laboratoire. L'intérêt technique de ce choix d'environnement est réel, et va au-delà de l'opération de communication. Les plantations de thé cumulent précisément les variables qui mettent en défaut les robots humanoïdes actuels : terrain pentu et non structuré, variation naturelle des objets à manipuler (taille, maturité et position des feuilles changent en continu), lumière fluctuante, et nécessité de combiner locomotion en terrain difficile et manipulation fine. Ce profil de tâche est fondamentalement différent des environnements entrepôt ou atelier où opèrent la plupart des démos publiques d'acteurs comme Figure, Agility Robotics ou Tesla Optimus. Le déploiement en champ de thé signale une volonté de tester le "sim-to-real gap" sur des tâches non structurées, là où les architectures VLA (Vision-Language-Action) actuelles montrent encore des limites documentées à l'échelle industrielle. Les World Humanoid Robot Games ont tenu leur première édition en 2025, rassemblant 280 équipes et plus de 500 robots humanoïdes issus de 16 pays. L'édition 2026 monte en ambition : 32 épreuves réparties en deux catégories, compétitive (26 épreuves sur 9 disciplines : athlétisme, football, gymnastique, haltérophilie, arts martiaux, danse, tir à la corde, et pitch-pot, jeu de précision traditionnel chinois) et scénarisée (6 environnements opérationnels réels : domicile, hôtel, usine, urgence médicale, hôpital, commerce de détail). L'organisation annonce un glissement délibéré des épreuves vers des sites opérationnels réels plutôt que des arènes simulées. Dans le contexte de la course mondiale à la commercialisation des humanoïdes, où Unitree, Zhiyuan et d'autres acteurs chinois accélèrent leurs cycles de déploiement face aux plateformes américaines et européennes, ce type d'exercice collectif à grande échelle représente un vecteur d'entraînement et d'itération difficile à répliquer en dehors d'un programme national coordonné.

UEL'accumulation de données d'entraînement à grande échelle sur des tâches non structurées en conditions réelles renforce l'avantage compétitif chinois face aux acteurs européens du marché des humanoïdes, sans mécanisme de rattrapage immédiat identifié côté UE.

Chine/AsieOpinion
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Les avancées de l'IA physique chinoise s'affichent sur les routes, dans les airs et en usine
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Les avancées de l'IA physique chinoise s'affichent sur les routes, dans les airs et en usine

L'IA physique - la combinaison de machines avancées dotées de "cerveaux" capables d'interagir avec leur environnement - connaît une expansion accélérée en Chine. Des drones de livraison sillonnent désormais les airs au-dessus de Shenzhen, dans le sud du pays, tandis que des robots de livraison empruntent les réseaux de métro urbains. Les premiers véhicules autonomes circulent sur des axes publics, et des robots humanoïdes font leur apparition aussi bien sur les lignes de production industrielles que sur des scènes de spectacle. Cette convergence entre robotique, véhicules autonomes et drones représente un changement structurel dans la façon dont la Chine déploie l'IA au-delà des serveurs : il ne s'agit plus de démos en laboratoire, mais de systèmes en opération réelle dans des environnements non contrôlés. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela signifie que le fossé entre prototype et déploiement se réduit concrètement sur plusieurs verticales simultanément, ce qui accroît la pression concurrentielle sur les acteurs occidentaux et japonais du secteur. Ce déploiement s'inscrit dans une stratégie industrielle nationale de long terme, soutenue par des financements publics et une chaîne d'approvisionnement en composants (actionneurs, capteurs, puces) largement localisée. Face à la Chine, les États-Unis misent sur des acteurs comme Figure AI, Agility Robotics ou Boston Dynamics, tandis qu'en Europe, des sociétés comme Enchanted Tools (France) ou Wandercraft restent à des stades de commercialisation plus précoces. Les prochaines étapes chinoises devraient inclure une densification des flottes de drones en zone urbaine et l'extension des corridors de test pour véhicules autonomes.

UELes entreprises françaises comme Enchanted Tools et Wandercraft, encore en phase de commercialisation précoce, subissent une pression concurrentielle croissante face aux déploiements à grande échelle opérés en Chine sur plusieurs verticales simultanément.

Chine/AsieOpinion
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Une nouvelle main robotique chinoise combine un actionnement hybride pour améliorer la préhension
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Une nouvelle main robotique chinoise combine un actionnement hybride pour améliorer la préhension

La startup chinoise Xynova a dévoilé la Flex 2, sa main robotique de deuxième génération, conçue pour équiper les robots humanoïdes de capacités de manipulation proches de celles de la main humaine. Le système embarque 23 degrés de liberté pour un poids de 400 grammes, et atteint une cadence de deux extensions de poing par seconde. Sa répétabilité est annoncée à ±0,1 mm, avec une précision de contrôle de force descendant à 0,05 newtons, ce qui lui permet de saisir des objets fragiles ou de forme irrégulière sans les endommager. La charge utile en préhension atteint 12 kg en pic et 4 kg en continu. Xynova revendique un score parfait au test de Kapandji, référence clinique pour évaluer l'opposition du pouce, ainsi qu'une résistance à la poussière, aux chutes et aux impacts compatible avec des millions de cycles opérationnels. La main intègre un système de perception multi-modal comprenant capteurs tactiles, proprioception et un module de détection de glissement, que l'entreprise qualifie de "cervelet artificiel" adaptatif. La Flex 2 illustre une tendance de fond dans la conception des mains robotiques : l'hybridation des modes d'actionnement. Le système combine des tendons à câbles, qui apportent compliance et légèreté, avec une actuation directe qui fournit le couple nécessaire aux tâches de contact précis. Ce compromis cherche à surmonter l'un des obstacles persistants du secteur : la manipulation dite "au dernier centimètre", soit la capacité à exécuter des gestes contact-riches hors d'environnements contrôlés. Xynova a également repositionné la caméra du système de vision depuis la paume vers le poignet, ce qui réduit les problèmes d'occlusion lors de la saisie et améliore la qualité des données collectées pour entraîner des pipelines VLA (vision-language-action) utilisés dans les systèmes d'IA incarnée. C'est une décision architecturale modeste en apparence, mais potentiellement significative pour quiconque développe des politiques d'imitation learning sur données visuelles. Xynova s'inscrit dans une vague de startups chinoises spécialisées dans la manipulation dextre, un segment en croissance rapide depuis que les grands intégrateurs humanoïdes comme Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Physical Intelligence (Pi-0) ont montré les limites des préhenseurs rigides industriels sur des tâches non structurées. Le précédent modèle de Xynova, la Flex 1, affichait 25 DOF, 380 grammes et une force d'extrémité de doigt de 20 N pour une charge de 30 kg, positionnant déjà la marque sur le segment haute performance. Avec la Flex 2, l'entreprise pivote explicitement vers la fidélité de contrôle lors des interactions physiques plutôt que vers les seules métriques hardware. Aucun prix public ni calendrier de livraison commerciale n'ont été communiqués à ce stade : la Flex 2 reste pour l'instant une annonce produit sans déploiement confirmé.

Chine/AsieActu
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