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Chine : une licorne des mains robotiques naît en un temps record dans une course aux armements
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Chine : une licorne des mains robotiques naît en un temps record dans une course aux armements

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En Chine, des capitaux-risqueurs et des conglomérats industriels multiplient les mises sur les fabricants de mains robotiques dextres, désignées comme le principal verrou matériel de la course aux humanoïdes. La dernière levée en date a été annoncée vendredi par Xynova, startup basée à Hangzhou, qui a bouclé un tour de série A avec la participation des branches venture du fabricant de smartphones Xiaomi et du constructeur de véhicules électriques Li Auto. Le montant n'a pas été divulgué dans l'extrait disponible, mais le titre de l'article indique que Xynova aurait atteint le statut de licorne, c'est-à-dire une valorisation supérieure à un milliard de dollars, dans un délai qualifié d'exceptionnel.

L'entrée conjointe de Xiaomi Ventures et Li Auto dans ce segment est un signal fort : deux acteurs qui maîtrisent respectivement la production électronique de masse et l'intégration mécatronique à l'échelle automobile voient dans les mains robotiques un composant critique de leur roadmap industrielle. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, ce mouvement confirme que la dextérité des effecteurs terminaux, longtemps reléguée derrière la locomotion et la cognition, devient le critère différenciant pour les déploiements en environnement non structuré, des usines automobiles aux entrepôts logistiques.

L'engouement pour les mains dextres chinoises s'inscrit dans une dynamique plus large opposant les écosystèmes américain et chinois sur la chaîne de valeur de l'humanoïde. Côté américain, des acteurs comme Shadow Robot ou les équipes robotiques d'OpenAI travaillent sur des problèmes similaires. Côté chinois, Xynova rejoint un peloton de startups spécialisées bénéficiant d'un accès privilégié à la chaîne d'approvisionnement électronique locale et à un marché manufacturier captif. La prochaine étape sera d'observer si ces levées se traduisent par des déploiements industriels mesurables ou restent dans la logique de la course à la valorisation.

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BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août
1Interesting Engineering 

BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août

BYD, le numéro un mondial de la voiture électrique et principal rival de Tesla, a confirmé au South China Morning Post qu'il dévoilera ses premiers robots humanoïdes en août, dans son showroom Di Space. L'entreprise précise que les machines seront fonctionnelles et que les visiteurs pourront interagir directement avec elles lors d'une exposition immersive, et non assister à une simple vidéo promotionnelle. Cette annonce fait suite aux rumeurs apparues en 2025 sur les ambitions de BYD en robotique embarquée, puis à la confirmation en juin par Stella Li, vice-présidente exécutive du groupe, d'un investissement significatif dans l'intelligence artificielle. BYD, né comme fabricant de batteries avant de devenir un constructeur automobile intégrant lui-même la production de ses semi-conducteurs et de ses cellules énergétiques, applique désormais cette logique de verticalisation industrielle à l'humanoïde, misant sur son échelle de fabrication plutôt que sur une promesse logicielle comme le fait Tesla avec Optimus. L'enjeu dépassse la simple démonstration technologique: BYD cible d'abord l'automatisation de ses propres usines, où les robots pourraient déplacer des pièces, assembler des composants, inspecter des produits et manipuler des matériaux, avant une éventuelle commercialisation vers d'autres industriels. Ce positionnement lui permettrait de tester ses machines en interne avant de les vendre, un avantage que peu de concurrents peuvent revendiquer à cette échelle. Ding Haifeng, consultant chez Integrity à Shanghai, souligne que le marché scrutera surtout la capacité de production réelle et les prix annoncés, deux inconnues qui détermineront si l'initiative dépasse le stade de la vitrine. Stella Li estime pour sa part que la Chine sera le premier marché à voir une commercialisation complète des humanoïdes, une prédiction à prendre avec prudence tant qu'aucun calendrier de production ferme n'est communiqué. Le contexte reste celui d'une course sino-américaine déjà engagée: cinq des principales entreprises mondiales de robotique humanoïde sont chinoises, Pékin ayant classé le secteur comme industrie stratégique pour sa croissance future. Xpeng a pour sa part annoncé le déploiement de 1 000 robots d'ici 2027, tandis que Tesla n'a toujours pas commercialisé Optimus à grande échelle, une faiblesse reconnue par Allan Wang Hao, président de Tesla Chine, qui envisage lui-même une éventuelle fabrication locale de robots. Elon Musk anticipe désormais un affrontement direct entre Tesla et les constructeurs chinois sur ce terrain. Certains analystes évoquent un marché pouvant atteindre mille milliards de dollars à terme, mais cette estimation demeure spéculative et ne repose sur aucun chiffre de production ou de vente confirmé à ce stade.

Chine/AsieActu
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SF Express, Sequoia China et IDG investissent dans une licorne en robots humanoïdes issue de Tsinghua
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SF Express, Sequoia China et IDG investissent dans une licorne en robots humanoïdes issue de Tsinghua

Wujie Power (无界动力), spin-off de l'université Tsinghua spécialisé dans les robots humanoïdes à usage général, a bouclé un tour de financement impliquant des investisseurs chinois et internationaux de premier rang. Ce tour est co-dirigé par Envision Group et le Fonds d'investissement en intelligence artificielle de Pékin, avec la participation récurrente de Sequoia China, Linear Capital, Hillhouse Ventures, Baidu Ventures et Yunshan Capital. La société est par ailleurs sur le point de clôturer une tranche additionnelle dite "angel+++" auprès de capitaux américains et en renminbi, portant le financement total au stade angel à plus de 200 millions de dollars. Ce tour intervient dans la continuité d'un tour stratégique d'un milliard de yuans finalisé en mars 2026. Simultanément, StarTrace (星动纪元), autre constructeur d'humanoïdes issu du même écosystème d'investisseurs, a clôturé un tour dépassant également 200 millions de dollars. Le géant de la logistique SF Express figure parmi les nouveaux entrants, rejoignant le capital à l'intersection de la robotique et de l'automatisation de la chaîne d'approvisionnement. L'annonce ne précise ni la valorisation exacte ni les spécifications techniques du robot : pas de charge utile, de degrés de liberté ou de cadence opérationnelle communiqués. Ces levées consécutives confirment l'appétit persistant du capital-risque chinois pour l'IA incarnée (embodied AI), mais signalent surtout un mouvement stratégique côté industrie. La présence de SF Express au capital est un indicateur concret : un opérateur logistique de cette envergure n'engage pas plusieurs dizaines de millions sans anticiper un horizon d'intégration dans ses entrepôts ou centres de tri. Pour les décideurs B2B, cela suggère que la logistique reste le premier terrain de déploiement visé par les humanoïdes chinois en 2026-2027, avant le manufacturing. Les deux tours simultanés (Wujie Power + StarTrace) indiquent également une stratégie de portefeuille coordonnée, plutôt qu'une conviction isolée sur un seul acteur. Wujie Power s'inscrit dans la vague de spin-offs académiques issus de Tsinghua ces deux dernières années, aux côtés d'acteurs comme Unitree Robotics, Agibot et UBTECH, qui ont tous intensifié leurs levées et annonces produit en 2025-2026. Face à eux, les constructeurs occidentaux Figure AI, Agility Robotics (désormais dans l'orbite d'Amazon) et 1X Technologies avancent sur leurs propres déploiements, tandis qu'en Europe Enchanted Tools et Wandercraft restent à plus petite échelle de capitalisation. La course sino-américaine sur l'humanoïde s'accélère avec des capitaux publics et privés engagés des deux côtés. Les prochaines étapes probables pour Wujie Power sont la clôture de la tranche angel+++ et l'annonce de premiers pilotes industriels, possiblement en logistique avec SF Express en client-investisseur.

UELa concentration de plus de 400 M$ sur deux tours simultanés chez des constructeurs d'humanoïdes chinois accentue l'écart de financement avec Enchanted Tools et Wandercraft, fragilisant le positionnement concurrentiel européen à moyen terme.

Chine/AsieOpinion
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Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque
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Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque

NORINCO (China North Industries Group Corporation), conglomérat public chinois de l'armement, dévoile cette semaine son robot humanoïde Fuxi au World Robot Conference et World Robot Expo de Pékin, qui se tient du mercredi au dimanche. Développé par l'institut d'innovation de NORINCO avec des technologies présentées comme entièrement domestiques, Fuxi est un humanoïde grandeur nature d'environ 90 kilogrammes destiné à la reconnaissance tous temps, la patrouille intelligente et les opérations en zones dangereuses, avec des fonctions de sentinelle capables d'identifier du personnel et de déclencher des alertes. Son pilotage s'appuie sur un système de téléopération baptisé "external avatar", présenté comme la première solution chinoise de téléopération pleinement maîtrisée pour des humanoïdes de cette masse, retranscrivant en temps réel les mouvements d'un opérateur distant. Plusieurs unités doivent évoluer en formation lors d'une démonstration de patrouille urbaine nocturne. NORINCO anime aussi la zone des entreprises publiques centrales avec 68 produits issus de 18 filiales; le salon réunit plus de 2 000 exposants et plus de 150 produits en première mondiale. Cette approche tranche avec la trajectoire dominante du secteur, portée par des modèles vision-langage-action autonomes comme Figure 03, Optimus Gen 3, Pi-0 ou GR00T N2: NORINCO mise sur la téléopération assistée, qui contourne le problème encore non résolu de la généralisation autonome en gardant un humain dans la boucle, au prix d'une dépendance à la bande passante et à l'opérateur. Le positionnement révèle surtout l'entrée d'un acteur industriel militaire d'État dans la course humanoïde chinoise, aux côtés d'entreprises civiles comme Unitree ou UBTech, avec des usages orientés sécurité et missions à risque plutôt que logistique. Les chiffres avancés (temps réel, 90 kg, "première" solution du genre) proviennent exclusivement du communiqué NORINCO relayé par Global Times, sans démonstration indépendante à ce stade. Le lancement parallèle d'une "Global Robot Application Exploration Initiative", invitant à soumettre des humanoïdes produits en série à des essais réels, confirme que le secteur chinois cherche à combler l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements effectifs. NORINCO est l'un des plus grands conglomérats publics d'armement de Chine, habituellement associé aux véhicules blindés plutôt qu'à la robotique de service, ce qui situe Fuxi dans une logique dual-use distincte de la compétition commerciale menée par Tesla, Figure AI, Boston Dynamics ou les start-up chinoises Unitree et Agibot. Son développement s'est concentré sur trois briques technologiques: la détection du mouvement humain, le transfert de mouvement entre plateformes robotiques et le contrôle coordonné du corps entier. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite à l'écosystème public chinois autour de NORINCO et de l'institut Zhiyuan de Hangzhou. Pour l'instant, aucune date de commercialisation ni volume de déploiement n'ont été communiqués: Fuxi en est au stade de démonstration de salon, sa seule échéance confirmée étant sa présentation à Pékin cette semaine.

Chine/AsieOpinion
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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion
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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion

Honor, filiale autonome de Huawei depuis 2020 et jusqu'ici positionnée sur les smartphones et wearables, a décroché la médaille d'or au deuxième semi-marathon humanoides de Pékin avec son robot baptisé Lightning, devançant des acteurs spécialisés comme Unitree et X-Humanoid. L'événement, organisé dimanche dernier, réunissait les principaux constructeurs de robots humanoïdes chinois dans une course d'endurance conçue pour évaluer locomotion et robustesse en conditions réelles. Alibaba figure également parmi les grands groupes technologiques qui accélèrent leurs investissements dans le secteur, dans un contexte où Pékin pousse activement à la montée en puissance de la robotique nationale. La victoire d'Honor est significative car elle illustre un phénomène nouveau: les Big Tech généralistes chinois rattrapent en moins de deux ans des spécialistes de la robotique humanoïde qui disposent de plusieurs années d'avance en R&D. Cela suggère que les barrières à l'entrée s'abaissent rapidement, portées par la disponibilité de fondations logicielles communes et d'une chaîne d'approvisionnement matérielle dense en Chine. Pour les intégrateurs industriels, cela annonce une intensification de la concurrence et potentiellement une compression des prix sur les plateformes humanoïdes dans les 18 à 24 prochains mois. Honor n'a lancé sa division robotique qu'en 2025, ce qui rend sa performance d'autant plus notable. La Chine compte désormais plusieurs dizaines de startups humanoïdes, dont Unitree et Fourier Intelligence, mais l'entrée des grandes plateformes tech recompose le paysage compétitif. Côté occidental, Boston Dynamics, Figure AI et Agility Robotics suivront de près cette évolution, notamment pour évaluer si les performances en course se traduisent en fiabilité opérationnelle industrielle.

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