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Robot musculaire pneumatique en tissu basé sur le principe du lacet

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Une équipe de chercheurs présente, dans une prépublication arXiv (2607.18641v1), un nouveau type de muscle pneumatique artificiel textile baptisé DPAM (drawstring fabric pneumatic artificial muscle), inspiré du principe du cordon de serrage utilisé dans l'industrie textile. Contrairement aux muscles pneumatiques classiques de type McKibben, qui se déforment radialement (gonflement latéral) lors de leur contraction axiale, le DPAM ne produit aucune déformation radiale supplémentaire, ce qui améliore nettement sa compacité structurelle. Ses performances mécaniques annoncées sont notables : une capacité de charge supérieure à 800 fois son propre poids, un taux de contraction maximal de 44%, et une densité de puissance atteignant 4,98 kW/kg. Les auteurs ont validé le concept sur deux scénarios d'application, un robot bio-inspiré et une ligne de production industrielle, et ont fabriqué une matrice de DPAM démontrant sa capacité à s'étendre facilement dans un plan bidimensionnel.

Pour la robotique souple et l'actionnement pneumatique, ce travail répond à une limite concrète des muscles artificiels existants : l'encombrement radial parasite qui limite leur intégration dans des espaces contraints, que ce soit sur des robots bio-inspirés compacts ou sur des lignes industrielles où l'espace disponible est un facteur de conception. Une architecture qui conserve son diamètre pendant la contraction ouvre la voie à des actionneurs plus denses et plus faciles à empiler ou à disposer en matrices, un point clé pour les intégrateurs cherchant à remplacer des vérins pneumatiques classiques par des solutions plus légères et plus sûres au contact humain.

Les muscles pneumatiques artificiels, popularisés par la conception McKibben datant des années 1950, souffrent depuis longtemps de ce compromis entre force de contraction et gonflement radial, un problème que plusieurs équipes de recherche en robotique souple tentent de résoudre par des architectures textiles ou tressées alternatives. En s'appuyant sur le principe du cordon de serrage plutôt que sur un tressage classique, cette approche s'inscrit dans une tendance plus large consistant à emprunter des techniques manufacturières textiles éprouvées pour concevoir des actionneurs souples, avec pour prochaine étape probable une évaluation de la durabilité et de l'intégration de ces matrices DPAM sur des systèmes robotiques complets.

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Système d'automatisation de titres modulaire pour la robotique en intérieur, basé sur un modèle vision-langage-action
1arXiv cs.RO 

Système d'automatisation de titres modulaire pour la robotique en intérieur, basé sur un modèle vision-langage-action

Voici l'article en français : Une équipe de recherche présente un système modulaire conçu pour le CMU Vision-Language-Action (VLA) Challenge, une compétition universitaire visant à faire exécuter des instructions en langage naturel par un agent robotique autonome évoluant en intérieur. L'architecture repose sur deux pipelines parallèles. Le premier, dédié à la perception, construit en temps réel une carte voxel sémantique de l'environnement à partir de flux caméra, en s'appuyant sur des embeddings issus du modèle OwlViT. Le second traite le langage : il classifie les commandes utilisateur grâce à un modèle vision-langage (VLM). La cartographie est bornée dans le temps, avec une limite d'exploration fixée à 500 secondes, au-delà de laquelle le système continue d'opérer avec une carte partielle plutôt que d'attendre une couverture complète. La requête classifiée est ensuite ancrée dans le contexte géométrique et sémantique de cette carte pour générer un prompt détaillé soumis au VLM, produisant en sortie une action exploitable par le robot. L'intérêt de ce travail dépasse le cadre du concours : il illustre concrètement comment combler l'écart entre instruction en langage naturel et action robotique physique, un défi central pour toute la famille des modèles VLA actuellement en déploiement industriel, de Pi-0 à GR00T N2 en passant par Helix. En imposant une contrainte de temps stricte sur la cartographie, les auteurs mettent en lumière un problème rarement traité frontalement dans les démonstrations commerciales : la robustesse face à une perception incomplète, plus représentative des conditions réelles que des environnements soigneusement scannés en amont. Le CMU VLA Challenge s'inscrit dans une vague de benchmarks académiques cherchant à standardiser l'évaluation des architectures VLA modulaires, en concurrence avec les approches end-to-end privilégiées par les laboratoires industriels. Les prochaines étapes attendues concernent la publication des résultats comparatifs de la compétition et l'éventuelle extension de cette architecture voxel-plus-VLM à des plateformes robotiques réelles au-delà du cadre expérimental du challenge.

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Robot bipède DIY : des muscles pneumatiques à la place des moteurs
2IEEE Spectrum Robotics 

Robot bipède DIY : des muscles pneumatiques à la place des moteurs

En 1987, Richard Greenhill, photographe britannique autodidacte passionné de robotique, lance dans son grenier londonien un projet qui n'intéresse personne chez son employeur de l'époque, la startup Intergalactic Robots : construire un humanoïde bipède de taille réelle. Il réunit chaque mercredi soir une douzaine d'enthousiastes, baptisés le Shadow Group, qui assemblent des composants récupérés dans des imprimantes et des déchetteries. Leur machine principale, le Shadow Walker, repose sur un squelette en bois d'érable inspiré des atlas médicaux d'anatomie humaine, dessiné par David Buckley, spécialiste de la robotique et de l'animatronique. Plutôt que des moteurs électriques, Greenhill opte pour 28 muscles pneumatiques, une variante des muscles de McKibben inventés dans les années 1950, qui se contractent ou s'étendent sous air comprimé. Ces actionneurs sont répartis sur huit articulations (hanches, genoux, chevilles, orteils), offrant 12 degrés de liberté. Le robot mesure 168 cm, pèse 38 kg et intègre dans son torse les électrovannes, l'électronique et les interfaces informatiques. L'équipe parvient à lui faire tenir debout et à maintenir son équilibre, y compris après de légères poussées. La marche, en revanche, reste hors de portée. Ce projet illustre un paradoxe structurant des débuts de la robotique humanoïde : la station debout et l'équilibre statique sont des problèmes résolubles avec des moyens modestes, mais la locomotion dynamique exige une fiabilité de capteurs et d'actionneurs que les composants de récupération ne peuvent garantir. Rich Walker, recruté adolescent dans le groupe, tente d'utiliser des réseaux de neurones pour résoudre le problème de l'équilibre, une approche qui anticipe d'une trentaine d'années les architectures d'apprentissage par renforcement aujourd'hui au coeur des locomotion controllers de Boston Dynamics ou Agility Robotics. Les obstacles rencontrés, notamment la défaillance fréquente des valves pneumatiques et la fragilité générale du châssis, documentent en creux pourquoi les muscles artificiels pneumatiques ont largement cédé la place aux actionneurs électriques dans les humanoïdes commerciaux contemporains. Le Shadow Walker émerge dans un contexte d'effervescence institutionnelle : 1987 voit simultanément la création de l'IEEE Robotics and Automation Society et de l'International Federation of Robotics. Sur le plan industriel, Honda travaille depuis 1986 sur ses robots expérimentaux de la série E, dont les travaux conduiront au P2 (1996, 183 cm, 210 kg, premier humanoïde à marche autonome stable) puis à ASIMO. L'approche pneumatique du Shadow Group, documentée par Rich Walker dans une note technique publiée en 1999 sur le site de David Buckley, reste une référence de niche pour les chercheurs explorant les actionneurs bio-inspirés à compliance variable, un domaine qui connaît un regain d'intérêt dans les laboratoires travaillant sur la sécurité humain-robot en manipulation industrielle.

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BiPneu : conception et contrôle d'un système pneumatique à pression bipolaire pour robots souples
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BiPneu : conception et contrôle d'un système pneumatique à pression bipolaire pour robots souples

Des chercheurs ont publié sur arXiv (ref. 2605.12804) BiPneu, un système pneumatique multicanal capable de gérer simultanément des pressions positives et négatives pour actionner des robots souples. L'architecture repose sur un contrôleur à modes glissants dual (DM-SMC, Dual-Mode Sliding-Mode Controller) couplé à une sélection de mode supervisée par hystérésis, dérivé d'un modèle électro-pneumatique hybride. En tests expérimentaux, le DM-SMC atteint une erreur absolue moyenne de 1,44 kPa sur des références en échelon, et de 4,23 kPa en suivi sinusoïdal, soit des réductions respectives de 11,9 % et 35,6 % par rapport à un PID bien calibré. Le système surpasse également un contrôleur prédictif (MPC) avancé, tout en réduisant l'effort de commande, le taux de commutation des électrovannes et le temps de réponse transitoire. Deux démonstrations physiques valident l'approche : manipulation dynamique d'une balle avec un manipulateur parallèle souple, et téléopération en temps réel d'un actionneur à soufflets piloté par éléments finis (FEM). La régulation bipolaire -- pression positive pour gonfler, pression négative pour aspirer -- est le point dur de la robotique souple : les dynamiques d'inflation et de dégonflement sont asymétriques, les électrovannes introduisent des non-linéarités, et les transitions génèrent des perturbations de débit difficiles à compenser. BiPneu s'attaque directement à ces trois problèmes dans un seul framework scalable et économique, compatible avec les écosystèmes logiciels standards (ROS implicitement). Pour un intégrateur ou un laboratoire de R&D, cela signifie qu'il devient possible de déployer des actionneurs souples bipolaires sans développer un contrôleur bas niveau sur mesure, ce qui était jusqu'ici le principal frein à la standardisation de ces systèmes. La robotique souple pneumatique s'appuie depuis une décennie sur des régulateurs PID éprouvés, mais les limites de cette approche face aux dynamiques non linéaires des actionneurs à chambre variable ont poussé plusieurs équipes vers le MPC ou les contrôleurs adaptatifs. BiPneu positionne le DM-SMC comme une alternative plus robuste et moins coûteuse en calcul que le MPC, tout en restant plus précis que le PID. Il n'existe pas à ce stade de déploiement industriel annoncé ni de partenariat commercial mentionné -- il s'agit d'une contribution académique de type preprint, dont la robustesse reste à valider hors laboratoire sur des cycles prolongés et des géométries d'actionneurs variées.

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CoRAL : contrôle adaptatif basé sur LLM pour la manipulation robotique en contact riche
4arXiv cs.RO 

CoRAL : contrôle adaptatif basé sur LLM pour la manipulation robotique en contact riche

Une équipe de chercheurs propose CoRAL (Contact-Rich Adaptive LLM-based control), un framework publié en preprint sur arXiv (2605.02600) en mai 2025, conçu pour résoudre l'une des limites persistantes des grands modèles de langage appliqués à la robotique : la manipulation en contact riche, c'est-à-dire les tâches nécessitant des interactions physiques précises et réactives. L'architecture repose sur un découplage strict entre raisonnement de haut niveau et exécution de bas niveau. Contrairement aux approches VLA (Vision-Language-Action) qui emploient le modèle comme contrôleur direct, CoRAL utilise le LLM comme concepteur de fonctions de coût pour un planificateur par échantillonnage (MPPI, Model Predictive Path Integral). Un VLM fournit des priors sémantiques sur les paramètres physiques de l'environnement - masse et friction - affinés en temps réel par identification de système en ligne, tandis qu'une mémoire par récupération permet de réutiliser des stratégies validées sur des tâches récurrentes. Sur des scénarios incluant le retournement d'objets contre des murs via des contacts extrinsèques, CoRAL affiche un taux de succès supérieur de plus de 50 % en moyenne aux baselines VLA testées, sur des tâches jamais vues en entraînement, aussi bien en simulation que sur hardware réel. L'intérêt principal pour les intégrateurs réside dans la résilience au gap sim-to-real : en adaptant dynamiquement sa représentation des paramètres physiques lors des premières interactions, le système corrige en vol ses erreurs stratégiques sans nécessiter de re-entraînement. La séparation raisonnement/exécution garantit en outre une stabilité temps réel, le LLM étant par nature trop lent pour s'insérer dans une boucle de contrôle réactif. C'est un argument concret contre les VLA pures, qui peinent précisément sur les tâches à fort contact car leurs politiques apprises ne s'adaptent pas aux incertitudes physiques non vues. Le gain de 50 % mérite cependant d'être pondéré : les baselines exactes et le périmètre précis des tâches de test ne sont pas détaillés dans le résumé, et ce travail reste un preprint non relu par les pairs. CoRAL s'inscrit dans un champ de recherche actif qui cherche à hybrider planification symbolique et modèles de fondation pour dépasser les limites des VLA comme Pi-0 (Physical Intelligence), RT-2 (Google DeepMind) ou OpenVLA. Ces modèles ont montré des capacités convaincantes sur des tâches de manipulation standards mais buttent sur les contacts complexes et les environnements non vus. Le planificateur MPPI est une méthode stochastique éprouvée en robotique, ce qui ancre CoRAL dans un socle technique solide plutôt que dans une approche purement émergente. Aucun déploiement industriel ni partenariat n'est annoncé à ce stade - la prochaine étape naturelle serait une validation sur un spectre plus large de tâches industrielles, comme l'assemblage ou la manipulation d'objets déformables, pour mesurer la généralisation réelle de l'approche.

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