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Huawei entre dans l'IA incarnée avec la plateforme CloudRobo : peut-elle répéter le miracle SERES de la voiture intelligente ?
Chine/AsiePandaily 

Huawei entre dans l'IA incarnée avec la plateforme CloudRobo : peut-elle répéter le miracle SERES de la voiture intelligente ?

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Huawei a franchi une étape décisive dans l'IA incarnée lors du WAIC 2026 en lançant la bêta publique de CloudRobo, une plateforme complète de développement pour robots intelligents. La stratégie positionne le groupe chinois comme fournisseur de "cerveau robotique" plutôt que comme fabricant, calquant l'approche qui a fait le succès de SERES/AITO dans l'automobile électrique. Plus de 20 entreprises, dont Youibot et Huayan Robotics, ont déjà rejoint CloudRobo comme partenaires initiaux. La plateforme repose sur trois piliers : une base de données de niveau pétaoctet fournissant des millions d'actifs prêts à l'emploi, un moteur cloud de production de modèles s'appuyant sur la série de modèles Pangu pour l'IA incarnée exécutés sur puces Ascend, et un système de simulation et d'évaluation baptisé Real-Sim, développé en interne. Les développeurs accèdent à plus de 20 modèles optimisés pour Ascend et peuvent, selon Huawei, connecter un robot au cloud en quelques heures et déployer un modèle en quelques minutes, couvrant toute la chaîne allant de la collecte de données à l'intégration matérielle.

La logique stratégique reprend celle éprouvée dans l'automobile : Huawei avait fourni la conduite intelligente, le cockpit connecté et la motorisation électrique à SERES, qui est ainsi passé de constructeur inconnu à marque premium, le modèle M9 devenant le véhicule le plus vendu du segment au-dessus de 500 000 yuans. La même division du travail s'applique désormais à la robotique : Huawei fournit le système d'exploitation intelligent, la plateforme cloud et les modèles fondation, tandis que les fabricants se concentrent sur le matériel et les applications verticales où ils ont l'expertise métier. La marge brute de 79,8% sur l'activité contrôleurs, contre 38,4% sur le matériel, illustre le pari sur la valeur logicielle. Ce choix intervient alors que les capacités de contrôle moteur ont largement convergé entre fabricants, faisant du "cerveau" le principal facteur de différenciation, et alors que le secteur, fragmenté entre bras industriels, robots de service, quadrupèdes et humanoïdes, souffrait d'un développement artisanal coûteux en ressources.

La transposition du modèle automobile à la robotique reste toutefois incertaine : les véhicules sont hautement standardisés, alors que les robots couvrent des formes et exigences très hétérogènes. Huawei dispose néanmoins déjà de M-Robots OS sur OpenHarmony et revendique une influence sur plus de 15 startups d'IA incarnée fondées par d'anciens salariés du groupe, signe d'un rayonnement dépassant CloudRobo lui-même.

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L'équipe Qwen d'Alibaba entre dans l'IA incarnée avec son modèle VLA
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L'équipe Qwen d'Alibaba entre dans l'IA incarnée avec son modèle VLA

L'équipe Tongyi Qianwen d'Alibaba a annoncé en 2026 son entrée dans le domaine de l'IA embodiée avec Qwen-VLA, un modèle vision-langue-action (VLA) destiné à doter robots et appareils intelligents d'une capacité de perception, de compréhension et d'action dans le monde physique. L'architecture unifiée du modèle intègre trois composantes : la perception visuelle, la compréhension du langage naturel, et la planification d'actions physiques. Concrètement, un système embarquant Qwen-VLA serait en mesure d'analyser son environnement via des caméras, d'interpréter des instructions vocales ou textuelles, et de générer les commandes motrices correspondantes. Les applications visées couvrent un spectre large : robots industriels, robots de service, et équipements domestiques connectés. Le modèle s'appuie sur l'expertise accumulée par la série Qwen en LLM et IA multimodale, en étendant ces capacités vers la prédiction d'actions robotiques. Aucune métrique de performance (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) n'a été communiquée à ce stade, ce qui situe clairement cette publication comme une annonce de cap stratégique plutôt que le lancement d'un produit finalisé. L'entrée d'Alibaba reconfigure l'équilibre de la course à l'IA embodiée en Chine, non pas par une approche hardware-first, mais par la couche modèle. Qwen-VLA est positionné comme une plateforme ouverte : Alibaba ne construit pas ses propres robots, mais fournit le "cerveau" que des partenaires matériels peuvent embarquer dans leurs systèmes, quel que soit le facteur de forme. Cette stratégie rappelle davantage celle d'un fournisseur de fondations que celle d'un constructeur robotique intégré. L'atout différenciant réside dans les ressources mobilisables : la puissance de calcul d'Alibaba Cloud, les données réelles issues des opérations logistiques de Cainiao et des flux e-commerce de Taobao, et un écosystème dense de partenaires industriels. Si ces données propriétaires représentent un avantage réel pour l'entraînement et le fine-tuning de VLA, leur exploitation sans friction juridique ou de gouvernance reste à démontrer en pratique. La publication de Qwen-VLA s'inscrit dans une accélération marquée du marché chinois de l'IA embodiée en 2026, portée par la convergence des modèles de fondation, des capteurs et des capacités manufacturières. Alibaba rejoint un champ concurrentiel déjà dense : Unitree Robotics et Deep Robotics sur le hardware, Zhiyuan et AgiBot sur l'intégration système, et des géants tech comme Xiaomi et ByteDance qui investissent de plus en plus dans la robotique généraliste. La stratégie d'Alibaba, modèle ouvert sans robot propriétaire, la distingue de Figure AI ou 1X Technologies aux États-Unis, qui misent sur une intégration verticale complète. Elle se rapproche davantage de l'approche de NVIDIA avec GR00T N2, ou de Physical Intelligence avec Pi-0 côté américain. Les prochaines étapes à surveiller : des partenariats hardware concrets, des benchmarks comparables aux standards du secteur, et d'éventuels pilotes industriels chez des opérateurs logistiques comme Cainiao, qui constitueraient le premier vrai test de passage à l'échelle.

UEL'accélération de l'IA embodiée en Chine avec Qwen-VLA accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens du secteur, sans impact direct immédiat sur le marché français ou les réglementations EU.

Chine/AsieOpinion
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Hong Kong se positionne dans l'essor de la robotique avec le lancement d'un pôle d'IA incarnée
2SCMP Tech 

Hong Kong se positionne dans l'essor de la robotique avec le lancement d'un pôle d'IA incarnée

Le Hong Kong Productivity Council (HKPC), organisme public de promotion de la productivité, a inauguré jeudi à Kowloon Tong le premier hub expérimental de la ville dédié à l'IA incarnée (embodied AI). Baptisé Embodied AI International Applications Hub, il est hébergé dans le centre d'IA industrielle et de robotique du HKPC, dans le bâtiment du conseil. Sept entreprises de Chine continentale et de Hong Kong y participent, dont Unitree Robotics et Galbot, deux acteurs de premier plan. Le lieu propose des environnements simulés pour tester des applications. À ce stade, aucun budget, calendrier de déploiement ni volume de robots n'est mentionné. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, l'intérêt est avant tout structurel. Hong Kong cherche à se positionner comme interface entre la production robotique continentale et les marchés internationaux, en offrant un terrain d'essai neutre. Il s'agit d'un site d'expérimentation, pas d'un déploiement commercial : l'ouverture d'un hub ne prouve ni maturité des robots ni adoption à l'échelle, et la valeur dépendra des cas d'usage réellement validés. Ce lancement s'inscrit dans la course régionale à l'IA incarnée, dominée par l'écosystème chinois, où Unitree est connu pour ses humanoïdes et quadrupèdes à prix agressif. Hong Kong tente ainsi de se faire une place face aux pôles continentaux déjà installés. La suite dépendra du nombre de partenaires additionnels et des pilotes industriels que le hub saura attirer.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage

La société chinoise 3Srobotics (昇视唯盛), spécialisée dans les robots industriels à intelligence incarnée pour le soudage, a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans (数亿元), mené par Shanghai Semiconductor Industry Investment et le Jinqiao Fund, avec la participation de Zero1 Ventures, Xinding Capital, Zhongguancun Dinghua et de son investisseur historique Weiguang Capital. Fondée en 2020, certifiée entreprise de haute technologie en 2023 puis reconnue entreprise pionnière "spécialisée, précise et innovante" et entreprise robotique de référence à Shanghai en 2024, la société en est à sa troisième génération de robots soudeurs. Son architecture repose sur un modèle "cerveau" multimodal entraîné sur des dizaines de millions de données de production réelles, couplé à un "cervelet" de contrôle moteur temps réel développé par sa filiale Harbin Institute of Technology Modern (哈工现代). Selon le fondateur Wang Dezhao, un robot 3Srobotics remplace en moyenne 1,5 à 2 soudeurs humains, avec un retour sur investissement de 1 à 1,5 an ; l'entreprise vise plusieurs centaines de millions de yuans de chiffre d'affaires en 2026. Le pari de 3Srobotics illustre une bascule stratégique du secteur robotique chinois : passer d'une automatisation générique, programmée à l'avance et incapable de s'adapter à des pièces non standard, vers des systèmes capables de percevoir en 3D, de raisonner sur une géométrie de soudure inconnue et d'ajuster en temps réel courant, tension et vitesse de déplacement, y compris sans plan technique fourni au préalable. C'est un signal pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B occidentaux : la Chine revendique une pénurie de plusieurs millions de soudeurs qualifiés d'ici 2025, sur un bassin d'environ dix millions de soudeurs enregistrés dont l'âge moyen dépasse 45 ans, et anticipe un marché du soudage intelligent dépassant les 100 milliards de yuans sur dix ans. Reste que les chiffres avancés, notamment ce ratio de remplacement de 1,5 à 2 soudeurs ou le gain d'efficacité de 2,88 fois annoncé pour son offre de "main-d'œuvre robotique" facturée au mètre soudé, proviennent uniquement de la société elle-même et méritent d'être vérifiés en conditions réelles indépendantes. L'entreprise, initialement positionnée sur la robotique industrielle généraliste, s'est recentrée sur le soudage en misant sur un modèle intégré combinant corps robotique, IA et procédé de soudage, avec une usine de fabrication propre garantissant une capacité de production et une chaîne d'approvisionnement maîtrisées, contrairement aux fournisseurs purement logiciels. Sa distribution passe majoritairement par des revendeurs et intégrateurs (les clients finaux directs ne pèsent que 10 à 20 % du chiffre d'affaires), sur des marchés comme la construction métallique, les ponts, le naval, le ferroviaire, les équipements électriques et, dans une moindre mesure, l'aérospatial et les nouvelles énergies. Les fonds levés serviront à faire évoluer les modèles "cerveau" et "cervelet", augmenter la capacité de son usine et étendre les équipes R&D et commerciales, avant une diversification annoncée vers le meulage, la découpe, l'assemblage et la manutention.

Chine/AsieActu
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Hong Kong se positionne dans l'essor de la robotique avec le lancement d'un pôle d'IA incarnée

Le Hong Kong Productivity Council (HKPC) a ouvert jeudi, dans son bâtiment de Kowloon Tong, le premier hub expérimental de la ville consacré à l'IA incarnée, l'Embodied AI International Applications Hub. Rattaché au centre d'IA industrielle et de robotique de l'HKPC, il réunit sept entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, dont les spécialistes Unitree Robotics et Galbot. Le lieu comprend des environnements simulés pour tester des applications. Les éléments communiqués ne précisent ni budget, ni nombre de robots installés, ni calendrier de déploiement chez des clients. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, l'intérêt tient moins à la technologie qu'au positionnement. Hong Kong ne fabrique pas de robots humanoïdes à grande échelle. Le hub joue donc le rôle d'un banc d'essai et d'une vitrine, où des constructeurs continentaux peuvent valider des usages (logistique, services, inspection) dans un cadre institutionnel international. Il s'agit d'un site de démonstration et d'expérimentation, pas d'un déploiement commercial. Sans indicateurs publiés sur les cas d'usage ou les taux de réussite, sa valeur réelle reste à démontrer. Ce lancement s'inscrit dans la course des places régionales qui cherchent leur part du boom de la robotique, face à des pôles continentaux déjà bien établis comme Hangzhou, Pékin ou Shenzhen, où sont installés Unitree et Galbot. La présence de ces deux acteurs donne de la crédibilité au projet, mais pas de preuve d'impact industriel. Les prochains signaux à surveiller sont l'arrivée d'autres industriels, d'éventuels pilotes avec des entreprises locales et la publication de résultats mesurables issus des tests menés sur place.

Chine/AsieActu
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