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HumanoïdesThe Robot Report 

Boston Dynamics discute l'art derrière l'interaction homme-robot

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Boston Dynamics organise cette semaine un webinaire gratuit intitulé « The Art Behind Human-Robot Interaction », consacré à l'interaction homme-robot (HMI) dans un contexte où les humanoïdes quittent les laboratoires pour les environnements industriels et commerciaux. La session, prévue le mercredi 22 juillet 2026 à 11h00 (heure de l'Est), est animée par Mario Bollini, directeur de l'interaction homme-robot chez Boston Dynamics, et Leland Hepler, designer UI et ancien animateur chez Disney et dans le jeu vidéo. Les intervenants doivent aborder quatre axes concrets : la communication d'intention via des signaux anticipatoires et des comportements de « réflexion » visible, la sécurité de l'humanoïde Atlas en version électrique conçu pour travailler sans cage de protection aux côtés d'humains, l'apport des grands modèles de langage (LLM) qui font passer les robots de scripts rigides à des interactions plus naturelles, et le choix de conserver une forme mécanique assumée plutôt que d'imiter l'humain pour éviter la vallée de l'étrange. Atlas fait partie des rares humanoïdes actuellement en essais commerciaux.

Ce positionnement est significatif pour l'industrie robotique : Boston Dynamics affirme explicitement que la confiance et la sécurité dans la cohabitation homme-robot ne reposent pas sur un mimétisme humain poussé, mais sur la prévisibilité des comportements du robot. C'est un message qui s'adresse directement aux intégrateurs et décideurs B2B évaluant le déploiement d'humanoïdes en usine ou en entrepôt, où l'acceptabilité par les opérateurs humains conditionne autant l'adoption que les performances techniques. L'intégration de LLM pour sortir des scripts pré-programmés illustre aussi une tendance plus large du secteur, où l'IA générative vient compléter les architectures de contrôle robotique classiques, un sujet à suivre avec prudence tant les démonstrations en environnement contrôlé ne garantissent pas toujours une robustesse équivalente en conditions réelles de production.

Ce webinaire s'inscrit dans la trajectoire de Bollini, ancien du MIT et l'une des premières recrues commerciales de Boston Dynamics, qui a piloté la mise à l'échelle du quadrupède Spot à plusieurs milliers d'unités déployées avant de diriger le programme Atlas jusqu'à son lancement en version production-grade au CES. Hepler, chez Boston Dynamics depuis 2018 après avoir dirigé l'expérience utilisateur chez Rethink Robotics, apporte une expertise d'animation de personnages issue de quatorze ans chez Disney, sur des films comme Le Roi Lion et Chicken Little. Boston Dynamics ne précise pas de calendrier de déploiement commercial élargi pour Atlas au-delà des essais en cours, mais la mise en avant de l'interaction homme-robot comme discipline à part entière signale que la course aux humanoïdes, longtemps focalisée sur la mobilité et la manipulation, se déplace désormais aussi vers l'expérience utilisateur et l'acceptabilité sociale.

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Boston Dynamics a présenté lors de la Coupe du monde de la FIFA une démonstration de son humanoïde Atlas exécutant un "Ghost Rabona", un tir de football complexe mêlant feinte et frappe enchaînée, tandis que des robots quadrupèdes Spot assurent des missions de sécurité sur les sites du tournoi. Cette initiative s'inscrit dans la campagne "School of Football" et prolonge un partenariat vieux de 27 ans entre Hyundai Motor, propriétaire de Boston Dynamics depuis 2021, et la FIFA. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robotique, et Merry Frayne, directrice produit senior pour Spot, ont détaillé au Robot Report la méthode employée: capture de mouvement (mocap) d'un joueur expérimenté, injection des données dans un moteur de simulation, puis génération d'une politique de contrôle en quelques heures à une journée grâce à l'apprentissage par renforcement (RL). Contrairement à la RoboCup, où d'autres humanoïdes s'affrontent directement, Hyundai laisse ici la compétition sportive aux humains et se concentre sur une vitrine technologique. L'enjeu dépasse le simple coup marketing. Boston Dynamics explique avoir abandonné, il y a environ un an, son contrôle prédictif basé modèle, pourtant considéré comme la référence mondiale pour l'équilibre humanoïde, au profit du RL appris en simulation. Ce choix technique permet des comportements que la démonstration humaine ne pourrait pas transmettre directement, comme le déplacement d'un réfrigérateur, et les mêmes techniques serviraient déjà à la manipulation mobile en entrepôt, par exemple le transport de cartons. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce signal est significatif: il suggère que l'apprentissage par renforcement en simulation devient la voie privilégiée pour généraliser des comportements dynamiques au delà de ce qui a été démontré, plutôt qu'un exercice isolé de motion capture. Reste que la démonstration filmée pour un événement sportif grand public relève avant tout d'une vitrine soignée, et non d'un déploiement opérationnel comparable aux usages en entrepôt. Cette communication s'inscrit dans la longue série de démonstrations spectaculaires de Boston Dynamics, danse, parkour, sauts et sauts périlleux, qui ont construit sa réputation avant même l'acquisition par Hyundai en 2021. Elle intervient aussi dans un contexte de concurrence croissante sur les humanoïdes, où d'autres acteurs mettent en avant des compétitions comme la RoboCup plutôt que des vitrines chorégraphiées. Rodriguez évoque déjà des pistes d'amélioration futures, notamment l'ajustement des recettes de simulation pour renforcer la fiabilité des comportements appris, sans toutefois fixer de calendrier précis pour d'éventuels prochains déploiements ou nouvelles démonstrations.

HumanoïdesActu
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Boston Dynamics révèle comment Atlas soulève des charges industrielles de 45 kg en production
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Boston Dynamics a publié début 2025 un billet technique détaillant comment son robot humanoïde Atlas a appris à manipuler des charges industrielles lourdes grâce au reinforcement learning et à la simulation à grande échelle. La démonstration montre Atlas effectuer une rotation du torse à 180 degrés, se baisser pour saisir un mini-réfrigérateur, puis le transporter sur plusieurs mètres en compensant le déplacement du poids interne de l'objet. La charge nominale d'entraînement se situe entre 23 et 32 kg (50-70 lb), mais le robot a réussi à déplacer un réfrigérateur dépassant les 45 kg (100 lb) lors des tests. Pour percevoir le poids, l'équilibre et la résistance, Atlas s'appuie principalement sur la proprioception, c'est-à-dire la conscience interne de son propre corps, plutôt que sur la vision seule. L'entraînement repose sur des millions d'heures de simulation parallèle sur GPU, où l'on fait varier le poids de l'objet, le frottement au sol, la force de préhension et la position initiale de la charge pour forcer le robot à généraliser ses comportements. Ce que cette publication révèle, au-delà de la performance brute, c'est une avancée méthodologique sur le problème dit du "sim-to-real gap" : l'écart historique entre les comportements appris en simulation et leur transposition sur le robot physique. Boston Dynamics affirme l'avoir réduit grâce à une architecture matérielle délibérément simplifiée : Atlas n'utilise que deux types d'actionneurs sur l'ensemble du corps, les bras et les jambes sont symétriques, et les câbles ont été éliminés au niveau des articulations, autorisant une rotation continue des joints et réduisant les sources d'usure et de latence. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela signifie que la simulation devient un outil de développement comportemental fiable, raccourcissant potentiellement les cycles de mise en production. Le fait que le comportement de levage ait été développé en quelques semaines seulement après le lancement public d'Atlas est un signal fort sur la scalabilité du pipeline d'entraînement. Il faut toutefois noter que la démonstration reste une vidéo sélectionnée en laboratoire : aucun déploiement terrain ni données de fiabilité sur durée longue ne sont communiqués. Boston Dynamics, rachetée par Hyundai en 2021 pour 1,1 milliard de dollars, a rebooté Atlas en version entièrement électrique début 2024, abandonnant la plateforme hydraulique utilisée depuis 2013. Ce nouvel Atlas se positionne explicitement comme un "outil polyvalent pour le travail physique", en concurrence directe avec Figure (Figure 02 et 03 annoncés), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), Agility Robotics (Digit), et NVIDIA dans l'écosystème GR00T N2. La décision de lier les démonstrations athlétiques d'Atlas, dont des figures au sol et des backflips, à des cas d'usage industriels est une communication stratégique visant à montrer que l'agilité n'est pas une fin en soi mais un proxy pour la robustesse en environnement difficile. Les prochaines étapes annoncées concernent des pilotes en environnement industriel réel, notamment avec BMW, sans calendrier précis communiqué.

UEUn pilote industriel avec BMW (groupe allemand) est évoqué sans calendrier précis, signal pertinent pour les intégrateurs européens qui évaluent les humanoides en environnement de production.

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Atlas, le robot humanoïde de Boston Dynamics, vole la vedette pendant la mi-temps d'un match de la Coupe du monde de la FIFA avec un show de football
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Le robot humanoïde Atlas de Boston Dynamics a fait une apparition remarquée lors de la mi-temps du match des huitièmes de finale entre la Norvège et le Brésil à la Coupe du Monde FIFA 2026, disputé au stade de New York/New Jersey. Sorti du tunnel des joueurs devant un stade comble et une audience télévisée mondiale, le robot a exécuté une chorégraphie recréant plusieurs célébrations de buts emblématiques, dont celles de Harry Kane, Erling Haaland, Matheus Cunha et Son Heung-min. Il a ensuite récupéré le ballon officiel du match et l'a porté jusqu'à l'arbitre pour signaler le début de la seconde période. Il s'agit de la première apparition d'un robot humanoïde lors d'un match de Coupe du Monde FIFA, et surtout de la première démonstration publique de la version de production d'Atlas, dévoilée plus tôt cette année au CES 2026. En amont de l'événement, Hyundai Motor, maison mère de Boston Dynamics, avait diffusé une vidéo montrant Atlas étudiant des séquences de football avant de reproduire des mouvements de joueurs, y compris le contrôle et la passe du ballon lors d'une séance d'entraînement, dans le cadre de sa campagne School of Football. Cette démonstration a une portée qui dépasse le simple coup marketing sportif. Selon Hyundai, l'intégralité de la séquence s'est déroulée en direct pendant un match officiel, ce qui, si les conditions réelles de tournage sont confirmées, prouverait qu'une version de série d'un humanoïde peut opérer de façon fiable dans un environnement bondé, imprévisible et chronométré, tout en exécutant des mouvements coordonnés du corps entier avec précision et stabilité. C'est un signal important pour l'industrie robotique et les décideurs B2B: la frontière entre démonstration contrôlée en laboratoire et déploiement en conditions réelles reste le principal point de friction du secteur humanoïde, et Boston Dynamics cherche ici à démontrer que ce fossé se réduit. Il faut toutefois noter la prudence habituelle qui s'impose face à ce type de communication d'entreprise très maîtrisée: la marge d'erreur tolérée dans une chorégraphie sportive de mi-temps n'est pas comparable aux exigences de fiabilité d'une ligne de production industrielle, même si Hyundai établit explicitement ce parallèle. L'architecture technique repose sur trois briques mises en avant par Boston Dynamics: le retargeting, qui traduit des mouvements humains de football en trajectoires adaptées à la morphologie du robot, l'apprentissage par renforcement, entraîné sur des millions d'heures de simulation GPU en faisant varier poids des objets, force de préhension, friction du sol et positionnement, et le contrôle corps entier (whole-body control), qui assure l'équilibre et la fluidité du mouvement grâce à la proprioception, soit la perception interne de la position, de l'équilibre et des forces appliquées. Les comportements validés en simulation sont ensuite transférés au robot physique, une approche classique de sim-to-real dans la robotique humanoïde actuelle. Cette performance s'inscrit dans la campagne plus large de Hyundai baptisée Next Starts Now, qui mêle football, robotique et intelligence artificielle, et prolonge la série School of Football lancée en amont du tournoi. Elle intervient alors que la concurrence sur le segment humanoïde s'intensifie, avec des acteurs comme Figure, Tesla (Optimus) ou Agility Robotics qui multiplient également les démonstrations publiques pour asseoir la crédibilité commerciale de leurs plateformes.

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Atlas de Boston Dynamics épate avec un appui tendu renversé parfait
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Atlas de Boston Dynamics épate avec un appui tendu renversé parfait

Boston Dynamics a publié de nouvelles séquences de test montrant son robot humanoïde Atlas enchaîner une série de figures acrobatiques avancées : passage d'une posture debout vers un équilibre sur une jambe, descente des mains au sol, puis montée en poirier complet avec rotation des jambes à 180 degrés grâce à des épaules à mobilité étendue, maintien en L-sit pendant plusieurs secondes, et retour fluide en position verticale. Ces capacités reposent sur un système de contrôle corps entier entraîné par apprentissage par renforcement en simulation, conçu pour un transfert dit "zero-shot" : les politiques apprises en simulation sont déployées directement sur le matériel sans recalibration spécifique à la tâche. La version de production de l'Atlas dispose de 56 degrés de liberté et d'un préhenseur à quatre doigts avec retour haptique. Hyundai Motor Group, maison-mère de Boston Dynamics, a confirmé un déploiement sur le site Hyundai Motor Group Metaplant America d'ici 2028, d'abord pour le séquençage de pièces, puis pour l'assemblage complet de composants à l'horizon 2030. Ce que ces démonstrations valident avant tout, c'est la robustesse du sim-to-real sur des comportements hautement dynamiques : le fait qu'une politique unique gouverne à la fois la locomotion, la manipulation et la récupération après instabilité contredit les architectures traditionnelles en pipeline séparé. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, le signal important n'est pas le poirier en lui-même, mais ce qu'il teste : la capacité du stack logiciel à gérer des forces de contact imprévisibles, des transitions posturales rapides et des corrections de couple articulaire en temps réel. C'est exactement ce que requièrent les environnements d'assemblage contraints, où un robot doit adapter sa posture à des espaces réduits et manipuler des pièces à géométrie variable. Cela dit, la prudence s'impose : les vidéos publiées sont sélectionnées et ne renseignent pas sur les taux d'échec, le temps de cycle moyen, ni les conditions environnementales réelles. Boston Dynamics développe Atlas depuis plus d'une décennie, le robot ayant progressivement évolué d'une plateforme hydraulique à un système entièrement électrique présenté en 2024. Cette phase de validation acrobatique, menée en collaboration avec le Robotics & AI Institute, s'inscrit dans la transition explicite de la recherche vers la production industrielle. Sur le marché humanoïde, l'entreprise se positionne face à Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (pi0), et NVIDIA/GR00T N2 comme backbone de contrôle, ainsi que 1X, Agility Robotics ou Apptronik pour les applications logistiques. L'ancrage dans l'écosystème Hyundai lui confère un débouché industriel direct que peu de concurrents peuvent revendiquer aujourd'hui. Les prochaines étapes annoncées pointent vers des pilotes terrain chez Hyundai en 2026-2027 avant le déploiement confirmé à grande échelle en 2028.

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