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L'interview de Jon Roberts (Inteq) : « la couche logicielle décide de la réussite ou de l'échec des investissements en automatisation »
IndustrielRobotics & Automation News 

L'interview de Jon Roberts (Inteq) : « la couche logicielle décide de la réussite ou de l'échec des investissements en automatisation »

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L'automatisation des entrepôts n'est plus perçue comme un simple levier d'efficacité opérationnelle. Selon Jon Roberts, dirigeant chez Inteq, cabinet spécialisé dans l'automatisation logistique, les décisions d'investissement en robotique et en systèmes intelligents d'entrepôt remontent désormais jusqu'au conseil d'administration. Trois facteurs structurels expliquent ce basculement: la pénurie persistante de main-d'œuvre dans la logistique, des attentes clients de plus en plus élevées en matière de délais de livraison, et la complexité croissante des chaînes d'approvisionnement mondiales. Pour de nombreuses entreprises, l'automatisation entrepôt est devenue une priorité stratégique portée directement par les dirigeants, et non plus seulement par les équipes opérations.

Ce déplacement du centre de décision a des conséquences concrètes pour les intégrateurs et les fournisseurs de robotique d'entrepôt. Roberts insiste sur un point clé: la couche logicielle, c'est-à-dire l'orchestration, la gestion de flotte et l'intégration aux systèmes existants (WMS, ERP), est désormais l'endroit où se joue la réussite ou l'échec d'un investissement en automatisation, davantage que le matériel lui-même. Ce constat rejoint une tendance plus large du secteur: le hardware robotique s'est largement banalisé, tandis que la différenciation se fait sur la capacité logicielle à orchestrer des flottes hétérogènes et à s'intégrer proprement dans l'existant.

Cette évolution s'inscrit dans la maturation générale du marché de la robotique d'entrepôt, où les systèmes de préparation de commandes, AMR et solutions de tri se sont multipliés ces dernières années sans toujours livrer le retour sur investissement promis. En positionnant le logiciel comme facteur décisif plutôt que le robot lui-même, Inteq se distingue des discours purement centrés sur le matériel qui dominent souvent la communication des fabricants, et invite les décideurs B2B à réévaluer leurs critères de sélection avant tout nouveau déploiement.

Note: le texte source fourni est un extrait/teaser d'interview, très court et sans chiffres, dates ou détails de déploiement précis. Je n'ai donc pas inventé de données factuelles absentes de la source, si tu as le corps complet de l'interview, je peux l'enrichir avec les éléments concrets manquants.

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Top 15 des robots mobiles autonomes (AMR) : les leaders de l’automatisation industrielle

Les robots mobiles autonomes (AMR) s'imposent comme le nouveau standard de l'automatisation logistique et industrielle, en remplacement progressif des véhicules guidés automatisés (AGV) apparus dès les années 1950. Contrairement aux AGV, qui suivent des bandes magnétiques, des fils enterrés, des réflecteurs laser ou des QR codes au sol, un AMR combine capteurs, caméras, LiDAR et algorithmes de navigation pour cartographier son environnement, éviter les obstacles et recalculer son itinéraire en temps réel, sans aucune infrastructure de guidage fixe. Cette autonomie de déplacement s'étend désormais bien au-delà des entrepôts logistiques : usines de production, centres de distribution, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, aéroports, plateformes e-commerce, centres de tri et même certaines exploitations agricoles déploient aujourd'hui ce type de robots. Selon l'International Federation of Robotics (IFR), les AMR constituent l'un des segments à plus forte croissance de la robotique professionnelle. Interact Analysis confirme une accélération rapide des déploiements dans les centres logistiques, tandis qu'ABI Research souligne la montée en importance des logiciels de gestion de flotte, désormais jugés aussi critiques que le matériel robotique lui-même. Cette bascule des AGV vers les AMR répond à une transformation structurelle des besoins industriels : essor du commerce électronique, personnalisation croissante des produits, pénurie de main-d'œuvre qualifiée et exigence de résilience des chaînes d'approvisionnement imposent désormais une flexibilité que les systèmes fixes ne peuvent plus offrir. Modifier un itinéraire AGV nécessite des travaux, un arrêt de production et une reprogrammation lourde, un coût que les usines modernes, confrontées à des volumes fluctuants et des implantations changeantes, ne peuvent plus absorber. Les analystes du secteur comparent désormais l'AMR à ce que l'Ethernet est devenu pour l'informatique : une brique d'infrastructure invisible mais indispensable au fonctionnement des usines connectées, ce qui déplace la valeur ajoutée du seul robot vers l'orchestration logicielle de flottes entières. Cette évolution s'inscrit dans la continuité directe des AGV industriels des années 1950, dont les limites de rigidité ont motivé le développement d'une génération de robots capables de décision autonome plutôt que de simple exécution de trajectoire préprogrammée. La montée des logiciels de gestion de flotte comme facteur différenciant, plutôt que la seule plateforme mobile, dessine une compétition où l'intelligence de coordination entre robots devient l'enjeu principal pour les fournisseurs, avec une adoption qui devrait continuer de s'étendre à mesure que les industriels cherchent à sécuriser et fluidifier leurs chaînes logistiques.

IndustrielActu
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Comment la fabrication logicielle s'intègre aux opérations réelles en usine
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R2 Labs, société de technologies de fabrication intelligente basée à Peachtree Corners, en Géorgie, est l'invitée de l'épisode 258 du podcast The Robot Report, consacré à la fabrication définie par logiciel (software-defined manufacturing). Son fondateur et PDG, Roby Lynn, docteur en génie mécanique du Georgia Institute of Technology et ancien ingénieur chez Formlabs, y présente le RAC (R2 Autonomy Controller), un contrôleur qui modernise des équipements industriels existants en leur ajoutant vision par intelligence artificielle et robotique avancée, sans remplacement matériel complet. La première partie de l'émission, à partir de la 11e minute, couvre l'actualité du secteur : le système de livraison autonome NoTip, l'introduction en bourse de Unitree Robotics, l'entrée en bourse de FORT Robotics via une fusion avec une société d'acquisition à vocation spécifique (SPAC) pour sa pile logicielle de sécurité, et la solution de transbordement rail-route de Logic, bâtie autour de la Logic Pallet et d'un Digital Twin OS. L'entretien avec Roby Lynn démarre à la 26e minute. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'approche de R2 Labs illustre une tendance de fond : plutôt que d'investir dans de nouvelles lignes entièrement robotisées, l'entreprise mise sur le rétrofit logiciel de machines déjà en place pour accélérer le retour sur investissement et abaisser la barrière à l'automatisation flexible en usine. Les autres actualités relayées dans l'épisode confirment une maturation financière du secteur robotique dans son ensemble : l'introduction en bourse de Unitree Robotics teste l'appétit des marchés pour les humanoïdes commerciaux, tandis que l'entrée en bourse de FORT Robotics via SPAC montre que les couches logicielles de sécurité deviennent des actifs valorisables à part entière, distincts des robots qu'elles supervisent. R2 Labs s'inscrit dans un mouvement de start-up issues de la recherche universitaire américaine en robotique industrielle, porté par un fondateur formé à Georgia Tech et passé par Formlabs, acteur reconnu de l'impression 3D. Sur le segment de la logistique intra-usine, Logic se positionne face aux fournisseurs traditionnels de systèmes de transbordement en misant sur un jumeau numérique pour piloter ses opérations rail-route. Aucun prix ni calendrier de déploiement commercial n'est communiqué pour le RAC dans cet épisode, qui reste avant tout un format d'entretien et de veille sectorielle. The Robot Report invite par ailleurs son audience à s'inscrire dès maintenant à la conférence RoboBusiness 2026, prochain rendez-vous du secteur.

IndustrielActu
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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
3Robotics Business Review 

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Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté. L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes. Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

UESi Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

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