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Chine/AsiePandaily 

BXI Robotics lève des millions en tant qu'ODM de robots humanoïdes : moteurs, commandes et algorithmes développés en interne

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BXI Robotics, fournisseur chinois de solutions ODM full-stack pour robots humanoïdes, a bouclé un nouveau tour de financement de plusieurs dizaines de millions de RMB mené par Suochen Technology, société cotée en Chine continentale (A-share). Ce tour fait suite à une première levée institutionnelle réalisée en 2025 auprès d'un autre groupe coté, Feirongda. Fondée en 2022 avec des travaux de R&D remontant à 2020, BXI a fait le choix de ne pas développer sa propre marque grand public et de se positionner comme fabricant sous-traitant pour des clients tiers. Sur le plan technique, l'entreprise revendique un développement интégralement interne : moteurs articulaires, algorithmes de contrôle moteur et logiciels applicatifs. Faute de moteurs disponibles sur le marché capables d'encaisser le couple nécessaire à des mouvements dynamiques comme un salto arrière, BXI a conçu dès 2020 ses propres modules moteurs, en itérant sur des réducteurs cycloïdaux et planétaires, jusqu'à atteindre un couple crête de 800 Nm avec refroidissement liquide intégré et une boucle de contrôle à 1000 Hz. Les modules standardisés BXI-50/70/85 couvrent aujourd'hui 31 degrés de liberté pour un humanoïde complet. Côté démonstration, le robot Elf 2 a terminé sixième du premier semi-marathon humanoïde de Pékin en avril 2025, en 4h02min19, avec une version de série non modifiée ; son successeur Elf 3 a ramené ce temps à 150 minutes en 2026, se plaçant parmi les meilleurs. La production, assurée via les usines Feirongda de Shenzhen et Changzhou, atteint actuellement quelques dizaines d'unités par mois, avec un objectif proche de 100 unités mensuelles.

Cette levée illustre un pari différent de celui des acteurs qui cherchent à imposer leur propre marque de robot humanoïde : vendre du temps de développement à des entreprises qui n'ont ni les deux à trois années ni les équipes nécessaires pour construire un stack complet en interne. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela ouvre une voie d'accès plus rapide à des plateformes matérielles éprouvées sans passer par la case R&D lourde. L'implication de Suochen, plateforme de simulation pour l'IA physique, vise explicitement à connecter simulation et déploiement réel, un enjeu central alors que le secteur cherche encore à valider le passage du sim-to-real à grande échelle. Le résultat du semi-marathon, obtenu avec une version de série non retouchée plutôt qu'un prototype de démonstration, est un signal notable dans un marché où l'écart entre vidéos promotionnelles et robots livrés reste un sujet de scepticisme récurrent.

L'essor de BXI s'inscrit dans la montée en puissance de l'écosystème chinois des composants humanoïdes, porté par des investisseurs industriels comme Feirongda et désormais des acteurs de la simulation comme Suochen, qui cherchent à construire une boucle entraînement-déploiement-données-optimisation. BXI projette une valeur de commandes mensuelles supérieure à 10 millions de RMB entre juillet 2026 et juillet 2027, pour un chiffre d'affaires annuel dépassant 100 millions de RMB, et prépare une expansion vers les marchés américain, coréen, japonais et européen, où la préférence pour des solutions humanoïdes à marque locale reste forte. Le positionnement ODM de BXI pourrait ainsi devenir un fournisseur clé pour des marques régionales qui n'ont pas les moyens de développer leur propre plateforme matérielle.

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136Kr 

Ce fournisseur de robots humanoïdes ODM lève des millions : Feirongda et Sozeen Technology investissent coup sur coup

BXI Robotics (半醒具身), fabricant chinois de robots humanoïdes en mode ODM (conception et fabrication pour des marques tierces), vient de boucler un tour de table de plusieurs dizaines de millions de yuans mené par Suochen Technology (索辰科技, coté en Chine sous le code 688507), après un premier tour institutionnel en 2025 mené par Feirongda (飞荣达). Fondée en 2022 mais active en R&D depuis 2020, l'entreprise est dirigée par Chen Yan, diplômé en informatique de l'université Southeast en 2003 et ancien trader quantitatif, aux côtés de Liu Fuqiang, plusieurs fois primé en compétition robotique universitaire. BXI développe en interne l'intégralité de sa chaîne technique : mécanique, moteurs articulaires, contrôle moteur et logiciels applicatifs. Ses modules moteurs planétaires standardisés BXI-50/70/85 couvrent 31 degrés de liberté, avec un couple de pointe de 800 N·m et un contrôleur cadencé à 1000 Hz. En avril 2025, son robot « Jingling 2 » (精灵2), en version de série non modifiée, a terminé le premier semi-marathon de robots humanoïdes de Pékin en 4h02min19s (6e place) ; en avril 2026, « Jingling 3 » a fait mieux avec un temps net de 150 minutes. Côté production, l'entreprise s'appuie sur les usines de son actionnaire Feirongda à Shenzhen et Changzhou, avec une capacité actuelle de plusieurs dizaines d'unités par mois, extensible à plus de 100. Elle anticipe des commandes mensuelles dépassant 10 millions de yuans entre juillet 2026 et juillet 2027, pour un chiffre d'affaires annuel supérieur à 100 millions de yuans. Ce positionnement ODM répond à un problème concret : de nombreuses entreprises veulent une gamme de robots humanoïdes sous leur propre marque mais ne peuvent assumer un cycle de développement de deux à trois ans en interne. En revendiquant une compétence de bout en bout rare sur ce marché, et surtout validée par une participation effective à une épreuve d'endurance avec du matériel de série non retouché, BXI cherche à se distinguer des nombreux intégrateurs qui assemblent des composants tiers sans maîtriser la chaîne motrice. C'est un signal pour les décideurs industriels : la marche libre bipède, longtemps présentée comme un verrou technologique, semble désormais suffisamment mature pour être sous-traitée en marque blanche, déplaçant la compétition vers l'exécution de tâches (mains, perception, calcul embarqué). L'arrivée de Suochen au capital illustre aussi une convergence entre simulation physique et robotique réelle : la société investit pour connecter sa plateforme de simulation IA physique aux données de terrain collectées par les robots de BXI, dans une boucle simulation-déploiement-réentraînement. BXI dit viser désormais les marchés coréen, japonais et européen, en plus d'un premier client américain, et table sur un basculement vers une adoption grand public des humanoïdes autour de 2027.

Chine/AsieActu
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2Robotics Business Review 

AI² Robotics lève 735 millions de dollars pour ses robots humanoïdes à roues, valorisation à 3 milliards

AI² Robotics, start-up basée à Shenzhen, vient de lever environ 735 millions de dollars lors d'un tour de financement qui porte sa valorisation au-delà de 50 milliards de yuans, soit environ 2,8 milliards de dollars (le titre de l'annonce évoque 3 milliards, un écart qui illustre la façon dont ces valorisations circulent parfois de manière approximative). Le tour de table rassemble un panel d'investisseurs révélateur de l'enjeu stratégique que représente désormais la robotique physique en Chine: des fonds publics comme le National Small and Medium Enterprises Development Fund, des industriels comme Sino Biopharmaceutical et le groupe Moutai, ainsi que des acteurs financiers comme CICC Capital et GSR Ventures. Le produit phare, AlphaBot 2, est un manipulateur mobile à roues doté d'un buste humanoïde et de mains à cinq doigts, avec plus de 34 degrés de liberté et un mécanisme de levage buste-jambes propriétaire. Contrairement à la majorité des constructeurs chinois qui misent sur la bipédie, AI² Robotics a choisi une base roulante: le robot ne peut ni monter d'escaliers ni franchir un terrain accidenté, mais il est nettement moins coûteux à produire, mécaniquement plus robuste et soumis à des contraintes réglementaires bien plus légères pour une exploitation en espace public. L'ensemble tourne sous Alpha Brain, un modèle vision-langage-action (VLA) maison chargé du raisonnement spatial en temps réel, de la compréhension de l'environnement et de la planification de tâches multi-étapes. Ce choix technique traduit un pari assumé sur le compromis coût-fiabilité plutôt que sur la polyvalence locomotrice, et positionne AI² Robotics à contre-courant de la course à la bipédie qui domine la communication du secteur. L'entreprise évite délibérément la rhétorique grand public et cible des environnements structurés où la configuration roues-plus-bras est déjà pertinente: logistique, manufacturing, biotech, services publics et retail. C'est un signal important pour les intégrateurs et décideurs B2B: la validation ne se joue pas sur des démonstrations spectaculaires mais sur la capacité à déployer rapidement dans des entrepôts ou des lignes de production, où un modèle VLA robuste et un robot durable comptent davantage qu'une allure humaine complète. Cette levée s'inscrit dans une séquence de mouvements de capitaux intense sur le marché des humanoïdes: l'introduction en bourse en préparation d'Agility Robotics, les tours de financement récents d'Apptronik et de Neura Robotics, et le rachat de Kinisi Robotics par Bear Robotics. Elle confirme aussi le rôle moteur de capitaux d'État et d'industriels chinois dans le financement de la robotique physique, à un moment où le pays cherche à consolider sa position face aux acteurs américains et européens. Les prochaines étapes attendues concernent le rythme de déploiement industriel d'AlphaBot 2 et la capacité d'Alpha Brain à tenir ses promesses de planification de tâches complexes à grande échelle, un test que la plupart des modèles VLA du secteur n'ont pas encore pleinement réussi.

Chine/AsieOpinion
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Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques
3Pandaily 

Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques

Linkhou, fabricant chinois de composants pour la robotique avancée, a annoncé fin avril 2026 la clôture d'un tour de financement Series B+, d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans (soit plusieurs dizaines de millions de dollars), mené par le China Internet Investment Fund avec la participation de plusieurs investisseurs historiques. Fondée en 2015 à Suzhou par Dong Hao, ancien de Bozhon Precision, la société produit des briques matérielles critiques pour la robotique incarnée : modules de vision, châssis mobiles et bras robotiques humanoïdes. Linkhou revendique avoir soutenu des déploiements de robots incarnés à l'échelle de 10 000 unités, un seuil rarement atteint dans le secteur. Son outil industriel comprend deux bases de production à Suzhou et Jiaxing, dont un site principal ayant mobilisé 1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars) d'investissement total, dimensionné pour produire annuellement 850 000 modules de vision, 450 000 unités de contrôle du mouvement et 80 000 robots complets. Les fonds levés seront alloués à la R&D, à l'extension des capacités de production et au développement international. Ce financement illustre un pivot stratégique dans la course humanoïde chinoise : plutôt que de financer un nouveau constructeur de robots complets, le marché capitalise sur les équipementiers de niveau 2, ceux qui fournissent les sous-systèmes sensoriels et mécaniques à l'ensemble de l'écosystème. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est un signal que la chaîne d'approvisionnement en composants robotiques à haute cadence commence à se structurer en Chine, réduisant la dépendance aux importations japonaises ou européennes pour les actionneurs et capteurs. L'affirmation d'un déploiement à 10 000 unités mérite toutefois d'être nuancée : le communiqué ne précise ni les clients, ni les environnements de déploiement, ni si ce chiffre correspond à des unités en opération réelle ou livrées sur stock. Linkhou s'inscrit dans une vague de spécialistes de composants embarqués qui émergent en Chine aux côtés des constructeurs humanoïdes comme Unitree, Agibot ou UBTECH. Son positionnement en fournisseur multi-client de modules de vision et de contrôle du mouvement le place en concurrence indirecte avec des acteurs comme Hikrobot pour la vision industrielle et Leaderdrive pour les actionneurs. Le soutien du China Internet Investment Fund, fonds d'État rattaché à la Cyberspace Administration of China, donne à ce tour une dimension stratégique au-delà du pur rendement financier, dans un contexte où Pékin pousse activement à l'industrialisation de la robotique incarnée comme axe de compétitivité nationale. Les prochaines étapes annoncées incluent une expansion sur les marchés internationaux, sans précision de calendrier ni de géographies cibles.

UELa structuration rapide de la chaîne d'approvisionnement chinoise en composants robotiques haute cadence (modules de vision, actionneurs) accroît la pression concurrentielle sur les équipementiers européens et japonais, potentiellement au détriment de leurs parts de marché dans l'écosystème robotique mondial.

Chine/AsieOpinion
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Près de 20 constructeurs de moteurs chinois en lice pour prendre l'avantage sur le marché des robots humanoïdes
4Pandaily 

Près de 20 constructeurs de moteurs chinois en lice pour prendre l'avantage sur le marché des robots humanoïdes

Près de vingt fabricants chinois de moteurs cotés en bourse se sont positionnés sur le marché des robots humanoïdes, révèlent leurs rapports annuels 2025. Parmi eux : Step Electronics, Haozhi Electromechanical, Leadshine Technology, Hechuan Technology, Jiangsu Leili et Weichuang Electric. Deux technologies ont émergé comme voies de référence dans le secteur : les moteurs couple sans cadre (frameless torque motors) pour l'actionnement des articulations majeures, couplés à des réducteurs harmoniques et encodeurs haute précision, et les moteurs à coupelle creuse (hollow cup motors) pour les mains dextres. Les volumes livrés témoignent d'une croissance très rapide : Leadshine Technology a expédié plus de 120 000 moteurs couple sans cadre en 2025, soit une multiplication par plus de 20 en un an. Step Electronics a vendu environ 83 000 unités sur l'année, en hausse de 247 % par rapport à 2024, puis 35 000 unités supplémentaires au premier trimestre 2026, soit encore +246 % sur un an. Step a développé une quatrième génération de moteurs sans cadre couvrant des diamètres extérieurs de 25 à 160 mm, spécifiquement optimisés pour les 26 articulations d'un humanoïde complet. Haozhi Electromechanical revendique une capacité de surcharge de 3,5x et une réduction de masse de 15 % par rapport aux produits concurrents. Du côté des moteurs à coupelle creuse, Mingzhi Electric se place parmi les leaders mondiaux en moteurs sans balais sans encoches (brushless slotless), avec une croissance des revenus robotique supérieure à 40 % deux années consécutives ; Zhaowei Electromechanical pousse la miniaturisation jusqu'à 4 mm de diamètre pour les actionneurs de doigts. Ces volumes industriels signalent un passage de seuil pour la chaîne d'approvisionnement humanoïde : on sort des petites séries de prototypes pour entrer dans une logique de production de masse naissante. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela signifie que les composants critiques d'actionnement, longtemps considérés comme un goulot d'étranglement, commencent à se standardiser autour de deux architectures consensus. La convergence vers les moteurs sans cadre et à coupelle creuse facilite la qualification des fournisseurs, réduit les délais d'approvisionnement et permet des comparaisons tarifaires directes. En revanche, la disparité visible entre les acteurs révèle un marché encore fragmenté : une poignée d'entreprises livre à grande échelle, un second groupe est en petite série, et d'autres restent au stade d'échantillons clients, ce qui anticipe une consolidation à mesure que les volumes passeront de milliers à millions d'unités. La course actuelle s'inscrit dans le contexte de l'industrialisation accélérée des humanoïdes en Chine, portée par des plateformes comme l'Unitree H1, le Fourier GR-1 et plusieurs projets étatiques liés au plan "Made in China 2025". Face à ces acteurs chinois, les concurrents occidentaux positionnés sur les mêmes composants, notamment des fournisseurs allemands et japonais de motoréducteurs pour la robotique collaborative, se retrouvent sous pression tarifaire. Aucun acteur européen ou français n'est directement mentionné dans ce segment de composants d'actionnement. Les prochaines étapes déterminantes seront la capacité des fournisseurs de premier rang à tenir leurs cadences de livraison lorsque les fabricants d'humanoïdes comme Figure, Agility ou leurs équivalents chinois passeront à des volumes annuels à cinq ou six chiffres, un test grandeur nature que les chiffres de 2026 commenceront à révéler.

UELes fournisseurs européens de motoréducteurs pour la robotique collaborative (notamment allemands et japonais) se retrouvent sous pression tarifaire face à la montée en puissance et à la standardisation rapide des composants d'actionnement chinois pour humanoïdes.

Chine/AsieActu
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