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IndustrielRobotics Business Review 

Lockheed Martin fait appel aux robots de Machina pour des pièces de missiles critiques

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Machina Labs a obtenu un contrat de qualification de Lockheed Martin dans le cadre du programme JASSM (Joint Air-to-Surface Standoff Missile), une première pour un composant fabriqué avec sa technologie robotique "RoboForming" qui atteint ce stade de qualification pour un système de missile de défense américain. Le procédé repose sur des cellules de travail composées de deux robots industriels placés de part et d'autre d'une feuille de métal brut, qui la déforment progressivement par des mouvements coordonnés, à la manière d'un forgeron, pour obtenir des pièces complexes dans des matériaux exotiques comme le titane. La dernière génération de ces cellules ajoute le perçage, la découpe et le gravage laser. Contrairement à une ligne d'emboutissage classique, coûteuse à mettre en place, une cellule Machina peut produire des pièces de haute qualité en très petites séries, y compris à l'unité. Pour honorer ce contrat, l'entreprise ouvre une nouvelle usine, Machina Factory 3, dédiée exclusivement à Lockheed Martin et aux autres clients de défense: 18 580 m² (200 000 pieds carrés), jusqu'à 50 cellules RoboCraftsman, avec formage, usinage, soudure et assemblage regroupés sous un même toit pour, selon l'entreprise, compresser des délais de production de plusieurs mois à quelques jours.

L'enjeu dépasse le seul contrat JASSM: Edward Mehr, cofondateur et PDG de Machina, situe le problème non pas dans la conception des missiles mais dans la capacité de production de la base industrielle de défense américaine, jugée trop lente face aux besoins de montée en cadence. Une qualification de ce type valide, pour un secteur habitué aux méthodes de fabrication traditionnelles et aux cycles de qualification longs, qu'une approche robotique flexible et pilotée numériquement peut répondre aux exigences de fiabilité des programmes militaires critiques, un test bien plus dur que les démonstrations habituelles de fabrication additive ou de robotique industrielle. Pour les décideurs B2B et intégrateurs, le signal est celui d'un modèle de fabricant sous contrat entièrement automatisé qui pourrait s'imposer comme alternative crédible aux chaînes d'emboutissage classiques, notamment pour les petites séries et les pièces à délai court, un segment que Lockheed Martin Ventures a explicitement identifié en investissant dans l'entreprise.

Machina Labs, lauréat d'un prix RBR50 Robotics Innovation Award en 2023 pour cet usage inédit de robots industriels dans le formage métallique, ne vend pas ses cellules mais opère en tant que fabricant sous contrat. Chris Moran, vice-président et directeur général de Lockheed Martin Ventures, a salué la combinaison de vitesse, flexibilité et scalabilité ayant motivé l'investissement initial, tandis que John Borrego, président de Machina Bellator, la filiale dédiée à la défense, évoque un renforcement de la préparation industrielle américaine. La suite dépendra de la montée en puissance de Factory 3, actuellement en construction, et de son intégration à d'autres programmes de défense au-delà du JASSM.

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Les bras robotiques s'intègrent désormais aux machines CNC
1Robotics Business Review 

Les bras robotiques s'intègrent désormais aux machines CNC

L'intégration directe de bras robotiques dans des cellules d'usinage CNC franchit un nouveau palier industriel. Là où l'automatisation se limitait autrefois à une seule tâche isolée, des systèmes complets prennent désormais en charge le chargement d'ébauches brutes, le transfert inter-machine, l'inspection en cours de production, l'ébavurage et le routage aval, sans intervention humaine. FANUC a présenté en 2024 le ROBODRILL α-D28LiB5ADV Plus Y500 équipé du contrôleur R-50iA, avec vision embarquée pour la reconnaissance et la vérification de placement des pièces. Un retour terrain documenté chez APT Manufacturing Solutions indique un gain d'efficacité de 33 % sur une ligne tendue par ce système : production passée de 100 à plus de 150 pièces par équipe de huit heures, avec un retour sur investissement atteint en 33 semaines. Universal Robots positionne son cobot UR5e sur les ateliers à espace contraint, avec une répétabilité annoncée à 30 microns. L'entreprise Toolcraft, atelier de Seattle spécialisé dans les composants médicaux, a déployé ce modèle sur un cycle à trois opérations séquentielles, obtenant une réduction des coûts de production de 23 % et une hausse de débit de 43 %. KUKA, de son côté, propose via son logiciel KUKA.CNC une programmation robot en G-code, le même langage que les opérateurs CNC utilisent quotidiennement, ce qui réduit la barrière à l'adoption dans les environnements haute précision et forte charge. L'enjeu pour les décideurs industriels dépasse la productivité à court terme. Une étude Deloitte projette que 1,9 million des 3,8 millions de postes manufacturiers à pourvoir d'ici 2033 pourraient rester vacants, faute de main-d'oeuvre qualifiée. Cette pression démographique accélère la bascule vers des cellules autonomes capables de fonctionner en "lights-out manufacturing", c'est-à-dire de nuit et le week-end, sans personnel présent. Au-delà du volume, la régularité est un argument technique solide : un opérateur humain accumule en cours de poste des micro-erreurs de préhension et d'alignement qui se traduisent en rebuts ou reprises. Un bras robotique place chaque pièce dans le mandrin avec la même orientation et la même force à chaque cycle. Sur des lots de plusieurs centaines de pièces par quart, cette constance permet aux machines CNC d'opérer en continu à leurs spécifications nominales, ce que les métriques publiées par FANUC et Universal Robots confirment dans des contextes de production réelle, pas seulement en démonstration. La tendance actuelle s'inscrit dans une évolution plus longue : depuis les premiers systèmes mono-tâche des années 2000, les fabricants de robots industriels ont progressivement construit des offres d'intégration clés en main ou semi-ouvertes. FANUC mise sur un écosystème captif autour de ses propres machinecentres ROBODRILL, ce qui simplifie l'intégration mais réduit la flexibilité pour les ateliers multi-fournisseurs. Universal Robots cible les PME avec une approche collaborative sans cage de sécurité, pertinente pour les surfaces réduites. KUKA se différencie sur les environnements haute charge et haute précision, avec une interface de programmation pensée pour les profils d'opérateurs CNC existants. La prochaine étape logique pour ces trois acteurs est l'extension vers des cellules multi-machines pilotées par un seul bras ou un tandem robot-AMR, des configurations déjà en phase pilote dans plusieurs usines automobiles et aéronautiques en Europe et en Amérique du Nord.

UEKUKA (acteur allemand) est un des trois protagonistes centraux de cette tendance, et l'article mentionne des déploiements pilotes robots-CNC en cours dans des usines automobiles et aéronautiques en Europe, rendant cette évolution directement actionnable pour les intégrateurs et décideurs industriels européens.

IndustrielOpinion
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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
2Robotics Business Review 

ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

IndustrielOpinion
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3Pandaily 

Xiaomi déploie ses robots sur la chaîne de production automobile : opérations flexibles sur pièces réussies

Xiaomi a déployé son robot humanoïde sur la ligne de production de la SU7, sa berline électrique, où il exécute désormais deux nouvelles tâches avec un taux de réussite supérieur à 90 % en fonctionnement continu, après seulement six mois d'entraînement en usine. La première consiste à trier des panneaux latéraux de console centrale, des pièces souples et de forme irrégulière extraites de bacs répartis sur trois rangées puis placées avec précision dans un support de fixation. Pour atteindre les pièces au fond d'un bac, le robot stabilise son centre de gravité en agrippant le bord du bac d'une main pendant qu'il tend l'autre, puis réalise plusieurs transferts main à main pour ajuster l'orientation de la pièce avant de la positionner ; en cas de résistance à la pose, il la retire, corrige l'angle et retente automatiquement. La seconde tâche, le pliage et le recyclage de cartons, exige d'ouvrir des loquets avec un contrôle fin de la force des doigts, de plier les boîtes à deux bras puis d'empiler et pousser les unités vers un poste cible, plusieurs robots coordonnant leur cadence avec celle de la chaîne. Six mois plus tôt, ce même robot se limitait à un poste unique de vissage d'écrous autotaraudeurs, avec une fiabilité annoncée de 98 %. Ces chiffres proviennent des communications de Xiaomi et n'ont pas été vérifiés de façon indépendante, ce qui invite à une certaine prudence sur leur portée réelle en conditions de production non filmées. Cette progression prend une dimension particulière face à la déclaration d'Elon Musk en janvier 2026, selon laquelle Optimus n'était pas encore capable d'un travail utile en usine. Que Xiaomi, acteur de l'électronique grand public sans passé industriel en robotique, affiche une trajectoire comparable à celle de Figure 03 chez BMW, référence actuelle du secteur pour le déploiement d'humanoïdes en usine, resserre l'écart perçu entre démonstration et exploitation réelle. La capacité du robot à détecter une résistance et à adapter son geste en cours d'opération, grâce à un retour de force proprioceptif, le distingue des robots industriels classiques, programmés pour des positions fixes et incapables de gérer un imprévu. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de compliance active laisse entrevoir des robots capables de traiter des pièces souples et variables, un usage jusqu'ici hors de portée de l'automatisation rigide. Le robot avait été présenté pour la première fois en avril 2026 lors de la conférence investisseurs de Xiaomi, où il serrait des mains et distribuait des cadeaux, un registre purement social et démonstratif. Le passage en six mois vers des tâches industrielles à cadence de ligne s'inscrit dans une course mondiale aux humanoïdes de production où s'affrontent déjà Tesla avec Optimus, Figure avec son modèle 03 chez BMW, et les architectures VLA comme Pi-0 ou GR00T N2. Xiaomi ne détaille pas de calendrier de déploiement à plus grande échelle, mais la vitesse de cette itération fixe un repère agressif pour l'ensemble du secteur.

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Fanuc renforce son partenariat avec Nvidia pour la simulation de robots IA et les jumeaux numériques
4Robotics & Automation News 

Fanuc renforce son partenariat avec Nvidia pour la simulation de robots IA et les jumeaux numériques

Fanuc a approfondi son partenariat avec Nvidia en intégrant Isaac Sim, le framework ouvert de simulation robotique de Nvidia, directement dans RoboGuide, le logiciel de simulation et de programmation hors-ligne propriétaire de Fanuc. Cette interconnexion permet désormais aux opérateurs de piloter des robots Fanuc au sein d'environnements d'usine entièrement virtuels, et de générer des jumeaux numériques haute-fidélité exploitables pour la planification de production et la validation de trajectoires. La technologie a été présentée en démonstration lors de l'International Robot Exhibition (IRE) de Tokyo en décembre 2025, où Fanuc a montré un flux d'importation de mouvements robotiques entre les deux plateformes. L'enjeu industriel est significatif : RoboGuide est l'un des outils de programmation hors-ligne les plus déployés dans l'automatisation industrielle, Fanuc ayant franchi le cap des 900 000 robots installés à l'échelle mondiale. Connecter cet outil à Isaac Sim, qui s'appuie sur le moteur de simulation physique Omniverse d'Nvidia, réduit concrètement l'écart sim-to-real lors de la mise en service : les programmes validés en virtuel arrivent sur la cellule réelle avec moins de cycles d'ajustement. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est une réduction directe des temps de commissioning et des risques de redémarrage en production. Fanuc intègre progressivement l'IA à son catalogue depuis plusieurs années, notamment via des modules de vision et d'inspection basés sur l'apprentissage profond. Nvidia, de son côté, multiplie les partenariats similaires avec Universal Robots, Boston Dynamics, Agility Robotics et Figure pour imposer Isaac Sim comme infrastructure standard de la robotique physique. Cette annonce est pour l'instant une démonstration technologique, pas un déploiement commercial confirmé ; les modalités de disponibilité pour les intégrateurs tiers n'ont pas été précisées.

UELes intégrateurs et industriels européens utilisant des robots Fanuc (très présents dans l'automobile et l'aérospatiale EU) pourraient bénéficier d'une réduction des temps de commissioning via cette intégration, mais l'absence de disponibilité commerciale confirmée limite l'impact concret à court terme.

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