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Kelidian Technology développe des robots de transfert pour personnes âgées avec Tsinghua, CAS et l'hôpital West China
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Kelidian Technology développe des robots de transfert pour personnes âgées avec Tsinghua, CAS et l'hôpital West China

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La société shenzhenoise Kelidian Technology a bouclé un tour de financement stratégique mené par Leaguer Tech Innovation, avec la participation d'une plateforme rattachée à l'Institut de recherche en sciences et technologies appliquées intelligentes du Jiangsu Zhongke. Les fonds serviront au développement produit, au renforcement de l'équipe et au déploiement commercial. Kelidian se positionne sur la robotique assistée par IA pour le soin aux personnes âgées, un marché porté par l'essor de l'économie silver en Chine. L'entreprise développe deux lignes de produits parvenues au stade de prototype d'ingénierie et en voie de passer en production pilote à petite échelle : un robot compagnon domestique pour le maintien à domicile, et le GR-150, un robot de transfert pour la rééducation conçu avec l'hôpital West China de l'université du Sichuan. Le GR-150 s'appuie sur une navigation SLAM haute précision et une fusion multi-capteurs pour se déplacer de façon autonome en intérieur et assister le transfert de patients à mobilité réduite. Kelidian a déposé plusieurs dizaines de brevets et de dépôts de droits d'auteur logiciels, et sollicite en Chine l'enregistrement du GR-150 comme dispositif médical de classe II. Le robot compagnon domestique fait office de hub de soin connecté : surveillance de santé, compagnie émotionnelle, assistance cognitive, contrôle de sécurité, reconnaissance de l'utilisateur à son retour avec salutation vocale, suivi nocturne avec détection de chutes et alertes, plus un écran interactif pour la vidéo, la musique et les rappels de médicaments.

Ce double positionnement, robot de transfert médicalisé d'un côté et compagnon domestique de l'autre, illustre une stratégie assez courante chez les acteurs chinois de la robotique de service : capter la demande hospitalière réglementée pour asseoir une crédibilité technique et clinique, tout en construisant en parallèle un marché grand public sur le maintien à domicile, nettement plus vaste mais aussi plus concurrentiel. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur médico-social, le GR-150 reste à ce stade un prototype en transition vers la petite série, sans déploiement clinique confirmé ni volumes chiffrés : la démarche d'homologation en classe II en Chine, si elle aboutit, sera le vrai jalon à surveiller plutôt que les annonces de financement elles-mêmes. Sur le plan technique, l'accent mis sur l'adaptation du moteur NLP/NLU aux particularités de la parole des personnes âgées (débit plus lent, prononciation atypique, dialectes) et sur la fusion de radar biologique ou d'imagerie thermique infrarouge pour le dépistage d'apnées du sommeil et l'analyse de variabilité cardiaque témoigne d'une approche produit assez mature pour ce segment, encore largement expérimental ailleurs dans le monde.

L'équipe fondatrice s'appuie sur un ancrage académique fort : le CEO et CTO Zhang Tengteng, chercheur postdoctoral à Tsinghua, titulaire d'un doctorat de l'université d'ingénierie de Harbin et d'un master de l'Académie chinoise des sciences (CAS), est spécialisé en reconnaissance de formes et perception robotique. Le cofondateur et chief scientist Gong Xinyi, professeur à l'université Hangzhou Dianzi, est également diplômé de Tsinghua et de la CAS. Cette filiation Tsinghua-CAS, combinée au partenariat clinique avec West China Hospital, positionne Kelidian dans la lignée d'autres spin-offs universitaires chinoises qui cherchent à transformer une expertise en perception et navigation robotique en produits médicaux commercialisables, dans un marché de la silver economy que Pékin pousse activement depuis plusieurs années via des politiques de soutien à l'innovation gériatrique.

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Chine/AsiePaper
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SF Express, Sequoia China et IDG investissent dans une licorne en robots humanoïdes issue de Tsinghua
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Wujie Power (无界动力), spin-off de l'université Tsinghua spécialisé dans les robots humanoïdes à usage général, a bouclé un tour de financement impliquant des investisseurs chinois et internationaux de premier rang. Ce tour est co-dirigé par Envision Group et le Fonds d'investissement en intelligence artificielle de Pékin, avec la participation récurrente de Sequoia China, Linear Capital, Hillhouse Ventures, Baidu Ventures et Yunshan Capital. La société est par ailleurs sur le point de clôturer une tranche additionnelle dite "angel+++" auprès de capitaux américains et en renminbi, portant le financement total au stade angel à plus de 200 millions de dollars. Ce tour intervient dans la continuité d'un tour stratégique d'un milliard de yuans finalisé en mars 2026. Simultanément, StarTrace (星动纪元), autre constructeur d'humanoïdes issu du même écosystème d'investisseurs, a clôturé un tour dépassant également 200 millions de dollars. Le géant de la logistique SF Express figure parmi les nouveaux entrants, rejoignant le capital à l'intersection de la robotique et de l'automatisation de la chaîne d'approvisionnement. L'annonce ne précise ni la valorisation exacte ni les spécifications techniques du robot : pas de charge utile, de degrés de liberté ou de cadence opérationnelle communiqués. Ces levées consécutives confirment l'appétit persistant du capital-risque chinois pour l'IA incarnée (embodied AI), mais signalent surtout un mouvement stratégique côté industrie. La présence de SF Express au capital est un indicateur concret : un opérateur logistique de cette envergure n'engage pas plusieurs dizaines de millions sans anticiper un horizon d'intégration dans ses entrepôts ou centres de tri. Pour les décideurs B2B, cela suggère que la logistique reste le premier terrain de déploiement visé par les humanoïdes chinois en 2026-2027, avant le manufacturing. Les deux tours simultanés (Wujie Power + StarTrace) indiquent également une stratégie de portefeuille coordonnée, plutôt qu'une conviction isolée sur un seul acteur. Wujie Power s'inscrit dans la vague de spin-offs académiques issus de Tsinghua ces deux dernières années, aux côtés d'acteurs comme Unitree Robotics, Agibot et UBTECH, qui ont tous intensifié leurs levées et annonces produit en 2025-2026. Face à eux, les constructeurs occidentaux Figure AI, Agility Robotics (désormais dans l'orbite d'Amazon) et 1X Technologies avancent sur leurs propres déploiements, tandis qu'en Europe Enchanted Tools et Wandercraft restent à plus petite échelle de capitalisation. La course sino-américaine sur l'humanoïde s'accélère avec des capitaux publics et privés engagés des deux côtés. Les prochaines étapes probables pour Wujie Power sont la clôture de la tranche angel+++ et l'annonce de premiers pilotes industriels, possiblement en logistique avec SF Express en client-investisseur.

UELa concentration de plus de 400 M$ sur deux tours simultanés chez des constructeurs d'humanoïdes chinois accentue l'écart de financement avec Enchanted Tools et Wandercraft, fragilisant le positionnement concurrentiel européen à moyen terme.

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Les robots humanoïdes commerciaux en Chine pourraient bientôt faire la lessive, faire les lits et s'occuper des personnes âgées
3SCMP Tech 

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GigaAI a présenté mercredi le SeeLight S1, annoncé comme le premier robot humanoïde domestique à usage général conçu pour le marché résidentiel chinois. Développé en partenariat avec le Hubei Humanoid Robot Innovation Centre et le Hubei Humanoid Robotics Industry Alliance, l'appareil est destiné à des tâches ménagères non structurées : lessive, préparation des lits, assistance aux personnes âgées. GigaAI lance un programme de test gratuit auprès de familles à Wuhan, capitale du Hubei, sans communiquer à ce stade de prix public ni de métriques techniques précises (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle). Cette annonce illustre un pivot stratégique majeur dans le secteur des humanoïdes chinois : après avoir ciblé les environnements industriels et manufacturiers, les constructeurs s'attaquent à l'environnement domestique, structurellement beaucoup plus difficile à maîtriser. Les tâches ménagères impliquent une variabilité quasi infinie des objets, dispositions et comportements humains, là où une ligne d'assemblage reste prévisible. Passer de la démo convaincante au déploiement réel dans des foyers reste le défi central du secteur, et ce programme de test en conditions réelles constitue une étape méthodologique pertinente, à condition que GigaAI publie des résultats chiffrés. Le projet s'inscrit dans une dynamique nationale soutenue par Pékin, qui a identifié les humanoïdes comme secteur stratégique prioritaire. En parallèle, UnitTree, Fourier Intelligence et UBTECH accélèrent leurs propres développements, tandis qu'à l'international Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) et Physical Intelligence (Pi-0) restent les références concurrentes. Le programme de Wuhan est un pilote terrain : son issue déterminera si GigaAI peut réellement combler l'écart entre démonstration et usage quotidien.

Chine/AsieOpinion
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La Chine présente un robot soudeur capable de découper l'acier à 70 mm, avec une capacité de 30 tonnes et 20 ans de durée de vie
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La Chine présente un robot soudeur capable de découper l'acier à 70 mm, avec une capacité de 30 tonnes et 20 ans de durée de vie

Offshore Oil Engineering Co. a déployé sur son site de fabrication intelligente à Tianjin le premier système de soudage marin autonome développé entièrement en Chine. Conçu pour les plateformes pétrolières et gazières offshore, le robot traite des composants spécialisés comme les nœuds de modules, les anneaux de verrouillage et les renforts de jacket en eaux profondes. Ses caractéristiques techniques sont substantielles : capacité de charge maximale de 30 tonnes, soudage et découpe d'acier jusqu'à 70 millimètres d'épaisseur, durée de vie annoncée de 20 ans et efficacité opérationnelle globale supérieure à 40 %. Le système embarque une reconnaissance visuelle des cordons de soudure, un alignement par vision laser 3D, et une planification dynamique de trajectoires multi-passes. D'une seule commande, il gère l'intégralité du cycle de soudage, passe de racine, correction automatique de trajectoire, remplissage multi-fils double face, avec un taux de qualification au premier passage supérieur à 98 %. Un robot de meulage autonome, développé en parallèle, l'accompagne sur la ligne de production : il a déjà traité plus de 500 sections d'acier avec un gain d'efficacité de 15 % par rapport aux opérations manuelles. La mise en service n'a pas été instantanée : dix mois de débogage sur site et environ 1 000 expériences de soudage ont été nécessaires avant le passage en production. Ce déploiement signale un changement de périmètre pour la robotique de soudage industriel. Longtemps cantonnée à l'automobile, où la répétabilité des pièces facilite l'automatisation, la soudure lourde marine représentait jusqu'ici une frontière difficile à franchir : géométries irrégulières, masses considérables, tolérances serrées dans des environnements hostiles. Un taux de qualification au premier passage de 98 % sur de l'acier de 70 mm en conditions réelles, et non en environnement contrôlé de laboratoire, serait, s'il est confirmé par des audits indépendants, une donnée significative pour les intégrateurs et les donneurs d'ordre du secteur naval et offshore. Pour les décideurs B2B, l'argument le plus fort n'est pas la performance brute mais la suppression du retravail structurel, coûteux en temps et en matière sur des pièces à faible volume et haute valeur. Ce développement s'inscrit dans l'initiative nationale chinoise "AI Plus", qui cible depuis 2023 l'automatisation avancée des industries lourdes considérées comme stratégiques, énergie offshore en tête. Offshore Oil Engineering Co. est un opérateur historique des infrastructures pétrolières maritimes chinoises, ce qui lui donne un terrain de validation industriel direct. Sur le plan concurrentiel, les acteurs établis du soudage robotisé lourd sont Fronius, Lincoln Electric et Yaskawa, tandis que des startups comme Path Robotics (États-Unis) ou Novarc Technologies (Canada) développent des approches similaires de soudage adaptatif par vision. Aucun acteur européen de référence n'est mentionné dans ce segment précis. Les prochaines étapes déclarées n'ont pas été communiquées publiquement, mais la logique du programme suggère une extension à d'autres chantiers navals dans le cadre de la politique industrielle nationale.

UEPression concurrentielle indirecte sur les acteurs européens du soudage lourd industriel, notamment Fronius (Autriche), sans déploiement ni contrat européen annoncé.

Chine/AsieOpinion
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