MACHINA 2026 : Paris veut devenir la capitale européenne de la Physical AI
Paris accueille le 7 juillet 2026 la première édition de MACHINA, sommet dédié à la Physical AI organisé à Station F, la veille du RAISE Summit. Les organisateurs annoncent une liste d'intervenants dense pour un événement européen sur la robotique : Jim Fan (directeur recherche Physical AI chez NVIDIA), Marc Raibert (fondateur de Boston Dynamics, aujourd'hui directeur exécutif du RAI Institute), Carolina Parada (robotique chez Google DeepMind), Jeff Cardenas (CEO d'Apptronik), Bernt Børnich (fondateur de 1X), Jonathan Hurst (cofondateur d'Agility Robotics), David Reger (fondateur de NEURA Robotics), Abhinav Gupta (président de Skild AI), Thomas Wolf (Chief Science Officer de Hugging Face), Laura Modiano (OpenAI) et Péter Fankhauser (CEO d'ANYbotics). Le sommet ne se limite pas à des vitrines de machines : il couvre modèles de fondation, simulation, infrastructure de calcul et déploiement industriel, soit l'ensemble de la chaîne qui va du modèle VLA au robot physique.
Cette concentration de dirigeants issus de NVIDIA, Google DeepMind, OpenAI, Boston Dynamics et des principaux acteurs humanoïdes américains (Apptronik, Agility Robotics, 1X) sur un événement parisien signale un repositionnement : la Physical AI cherche désormais des relais de visibilité en dehors des États-Unis et de l'Asie. Pour les intégrateurs et décideurs industriels européens, MACHINA offre un accès rare à des interlocuteurs habituellement présents sur les scènes de la Silicon Valley. L'angle retenu, la convergence entre IA générative, simulation et robotique plutôt que la seule performance mécanique, reflète un basculement du secteur où le logiciel et les modèles de fondation pèsent désormais autant que le hardware dans la course humanoïde.
Cet événement s'inscrit dans la suite logique de trois années centrées sur les assistants conversationnels et les modèles génératifs, dont les avancées en vision par ordinateur et en simulation commencent à irriguer la robotique. Sur le plan concurrentiel, les États-Unis alignent Apptronik, Agility Robotics et Boston Dynamics, tandis que l'Asie conserve son avance industrielle historique ; l'Europe mise sur des acteurs comme l'allemand NEURA Robotics ou le suisse ANYbotics pour exister dans cette nouvelle vague. La proximité immédiate avec le RAISE Summit, organisé le lendemain, dessine une séquence parisienne pensée pour capter à la fois investisseurs et chercheurs sur une même semaine, un pari sur la capacité de la France à s'imposer comme point de passage européen de la Physical AI plutôt que comme simple spectatrice d'une course menée depuis San Francisco et Shenzhen.
L'événement se tient à Paris (Station F) et vise à positionner la France comme plaque tournante européenne de la Physical AI, offrant aux intégrateurs et décideurs industriels français et européens un accès direct à des dirigeants majeurs du secteur (NVIDIA, Google DeepMind, OpenAI, Boston Dynamics) ainsi qu'à des acteurs européens comme NEURA Robotics et ANYbotics.




